Ferme de Saint-Jude Les animaux maltraités libérés intentionnellement


Je suis contre les actes illégaux, mais ici, c’est clairement un sauvetage, mais malgré tout certains des renards n’ont pas saisi la chance de s’échapper alors que quelques visons ont pris la clé des champs. Je pense qu’il est clair que le gouvernement doit réagir en faveurs des animaux dans une ferme d’élevage intensif (Cruauté envers les animaux : la SPCA dénonce la mollesse de Québec)
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Ferme de Saint-Jude

Les animaux maltraités libérés intentionnellement

 

 

Les animaux maltraités libérés intentionnellement

Crédit photo : archives, Agence QMI

Après la récente publication d’images d’une centaine de renards et de milliers de visons d’élevage vivant dans des conditions exécrables sur une ferme de Saint-Jude, en Montérégie, une personne s’est introduite dans le bâtiment agricole pour libérer les animaux, dans la nuit de mardi à mercredi.

Les policiers de la Sûreté du Québec ont reçu un appel leur demandant de se rendre sur place vers 8h, mercredi matin. À leur arrivée sur les lieux, ils ont constaté que de nombreuses cages abritant des visons avaient été ouvertes délibérément.

«La grande majorité des bêtes sont sorties de leur cage, mais sont demeurées dans le bâtiment et ont donc pu être récupérées», a dit la sergente Joyce Kemp, porte-parole de la SQ.

Il a toutefois été impossible de savoir précisément combien de cages avaient été ouvertes et combien de visons se sont échappés.

La Sûreté du Québec a ouvert une enquête dans ce dossier, mais aucune arrestation n’avait encore eu lieu, mercredi après-midi.

Les images chocs publiées récemment dans le Journal de Montréal montrant l’état pitoyable dans lequel se trouvent les animaux d’élevage gardés dans cette ferme de Saint-Jude pour leur fourrure ont soulevé l’ire de nombreux citoyens.

Quelques heures après la publication du reportage, une pétition demandant la fermeture de l’entreprise a été mise en ligne sur le site petitions24.net. À ce jour, la pétition a recueilli près de 14 000 signatures.

http://tvanouvelles.ca

Cruauté envers les animaux : la SPCA dénonce la mollesse de Québec


Il semble qu’il y a encore beaucoup a faire pour protéger les animaux . Le ministère de la Faune semble trainer les pieds pour que les choses changent. Alors que cela prend un permis pour l’élevage de chien, pourquoi pas pour d’autres élevages avec animaux sauvages. Et pourquoi qu’ils laissent des animaux encore dans ce genre de bâtiment que les propriétaires sont incapables de s’en occuper correctement. En tout cas, l’élevage pour la fourrure …. cela devrait être interdit
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Cruauté envers les animaux : la SPCA dénonce la mollesse de Québec

 

 

La vétérinaire de la SPCA affirme que les 91 renards qu’elle a examinés étaient déshydratés. Photo :  SPCA Montréal

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) reproche au gouvernement du Québec de ne pas en faire assez pour protéger les animaux d’une ferme de la Montérégie. Il s’agit d’un élevage d’une centaine de renards et 2000 visons destinés à la production de fourrure dans la région de Saint-Hyacinthe. Selon la SPCA, ils sont gardés dans des conditions insalubres et dangereuses.

La SPCA a pu visiter la ferme en mai, grâce à un mandat obtenu après une plainte.

Les cages sont bourrées d'excréments et n'offre pas un accès adéquat à l'eau, selon la SPCA.

Les cages sont bourrées d’excréments et n’offrent pas un accès adéquat à l’eau, selon la SPCA. Photo :  SPCA Montréal

L’avocate et directrice de la protection des animaux à la SPCA, Alanna Devine, a été horrifiée par ce qu’elle a découvert.

« Des animaux qui n’ont pas accès à de l’eau potable, de grandes quantités d’excréments, des cages crasseuses… Le genre de choses qui ferait scandale s’il s’agissait de chiens. Des cages électrifiées, sans accès à un sol dur. C’était très difficile à voir », raconte-t-elle.

Une vétérinaire a aussi examiné les animaux à la demande de la SPCA.

« J’ai vu plusieurs types de blessures et de maladies, dit Sherri Cox. La déshydratation était évidente chez l’ensemble des 91 renards. La plupart des animaux étaient amaigris ou affamés. J’ai aussi constaté une variété de blessures : orteils cassés, jambes cassées, œil manquant, lésions sur la queue. »

Une centaine de renards et 2000 visons sont élevés dans cette ferme de la région de Saint-Hyacinthe. Une centaine de renards et 2000 visons sont élevés dans cette ferme de la région de Saint-Hyacinthe. Photo :  SPCA Montréal

Québec lent à intervenir, selon la SPCA

La SPCA a interpellé le ministère de la Faune pour qu’il retire les animaux de la ferme.

Selon Mme Devine, le ministère a été lent à intervenir, et il n’en fait toujours pas suffisamment dans le dossier. La découverte a été faite en mai, mais ce n’est qu’à la mi-juillet que des inspecteurs du ministère se sont rendus sur place, et il n’y a eu aucune conséquence immédiate.

La vétérinaire de la SPCA a constaté de nombreuses blessures : orteils cassés, jambes cassées, œil manquant, lésions sur la queue, etc.

La vétérinaire de la SPCA a constaté de nombreuses blessures : orteils cassés, jambes cassées, œil manquant, lésions sur la queue, etc. Photo :  SPCA Montréal

Le ministère est retourné sur place début août, accompagné par la SPCA. Il a saisi 16 renards arctiques détenus illégalement et a euthanasié 4 renards roux et 1 vison. Les autres animaux ont été laissés sur place, au grand désespoir de Mme Devine.

Le ministère assure qu’il prend l’affaire au sérieux. La vétérinaire en chef Guylaine Seguin affirme que des inspecteurs se rendent sur place tous les deux ou trois jours depuis le 4 août.

« Notre approche est un peu différente de celle de la SPCA. Nous préférons laisser les animaux où ils sont pour le moment », dit-elle.

Le ministère veut donner la chance au propriétaire de se conformer à ses exigences, dont un accès adéquat à de l’eau et de la nourriture.

Mme Seguin affirme que le propriétaire collabore et que des inspecteurs continuent de visiter la ferme.

Manque d’encadrement

La SPCA croit que la situation met en lumière un problème plus large : le manque d’encadrement de l’élevage d’animaux pour la fourrure. Alors que plusieurs pays dans le monde interdisent l’élevage d’animaux pour la fourrure,  les producteurs québécois n’ont même pas besoin de permis pour le faire dans la plupart des cas, ce qui fait qu’il n’existe pas de registre d’éleveurs. 

L’organisme demande au ministre de la Faune, Laurent Lessard, d’agir.

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