La mémoire chevaline sous la loupe


Je crois que la plupart d’entre-nous ne seront pas surpris de lire que les chevaux sont beaucoup plus intelligent qu’ils en ont l’air. Ils reconnaissent ceux qui ne sont bien ou pas avec eux, reconnaît les voix .. Leurs oreilles sont un indice pour nous de son humeur. Et ils savent si la personne devant eux est nerveuse. Mieux connaître les chevaux permet d’avoir une meilleure relation avec des belles bêtes.
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La mémoire chevaline sous la loupe

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Les chevaux sont capables de reconnaître la voix d’une personne qui les a bien ou mal traités.

Les chevaux ont plus de mémoire que l’on croit. Ils sont notamment capables de reconnaître la voix d’une personne qui les a bien ou mal traités. Ces résultats de biologistes bretons permettront d’améliorer les soins dans les écuries.

MATHIEU PERREAULT
LA PRESSE

Les émotions… des oreilles

« On savait que le cheval pouvait reconnaître les commandements vocaux et déceler la nervosité dans la voix », explique Hugo Cousillas, de l’Université de Rennes, qui est l’auteur principal de l’étude publiée l’été dernier dans la revue Scientific Reports. « Mais on ne savait pas s’il pouvait reconnaître un individu. »

Pour en avoir le cœur net, les chercheurs bretons ont exposé 21 chevaux à des expériences positives et négatives avec une personne, qui leur donnait soit de la nourriture, soit de la nourriture trempée dans du vinaigre. L’expérimentateur portait un haut-parleur qui émettait quelques phrases en français, lues d’un ton neutre par deux personnes, une pour les expériences positives, l’autre pour les expériences négatives. Par la suite, les chercheurs ont observé la réaction du cheval à l’écoute des enregistrements alors qu’il n’y avait personne dans son box. Quand le cheval entendait la voix associée à l’expérience positive, il manifestait du plaisir avec ses oreilles (quand elles sont couchées, le cheval est fâché). Les émotions du cheval étaient aussi enregistrées par un électroencéphalogramme.

Odorat et vision

Il est bien établi que les chevaux peuvent reconnaître les individus avec leur odorat, affirme M. Cousillas.

« Pour ce qui est de la vision, c’est moins clair, car elle est moins performante que la nôtre. La vision chevaline est très efficace quand il est en mouvement, mais ils ne perçoivent pas les couleurs comme nous. »

Les éthologues pensent d’ailleurs que le cheval est capable de reconnaître si une personne est nerveuse par des gestes imperceptibles.

« Quelques études mentionnent aussi le rôle de l’odorat dans l’identification des émotions humaines. Une prochaine étape sera de voir si le cheval peut identifier la nervosité d’un humain avec son ouïe. »

Éthologie et bien-être animal

« Quand les chevaux interagissent avec des humains, on se rend compte que, a posteriori, l’animal va avoir des ressentiments, des expériences positives ou négatives face à certaines personnes, soutient M. Cousillas. Nous nous occupons d’éthologie, nous voulons améliorer le bien-être animal. Ce type d’informations, s’ils sont capables d’identifier des individus, va nous permettre d’améliorer les soins. Si on se rend compte que c’est important d’avoir la même personne, on va en tenir compte. »

Domestiqué depuis 6500 ans

Le cheval aurait été domestiqué il y a 6500 ans dans les steppes russes ou ukrainiennes, selon une étude publiée en 2018 dans la revue Science. Auparavant, c’était le cheval de Botai, au Kazakhstan, qui était considéré comme le premier cheval domestiqué, il y a 5500 ans. Mais les chevaux modernes ne descendent pas du cheval de Botai. Seul le cheval de Przewalski, en Mongolie, descend du cheval de Botai, affirmait l’étude, dont les auteurs étaient des généticiens du Musée d’histoire naturelle du Danemark. Jusqu’alors considérés comme les derniers chevaux sauvages de la planète, les chevaux de Przewalski sont donc des animaux redevenus sauvages (feral en anglais), comme les mustangs des Amérindiens de l’Ouest américain au XIXe siècle. Les mustangs étaient des chevaux espagnols redevenus sauvages.

Quelques chiffres

60 millions : nombre de chevaux dans le monde 67 : nombre de races chevalines internationales 784 : nombre de races chevalines dans le monde

Sources : FAO, Université suédoise des sciences agricoles

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Comment voir sans yeux : le cas de l’ophiure


Une ophiure ressemble à une étoile de mer sans en être une. Elle serait le 2e animal marin à voir sans yeux, bien que sa vision n’en soit pas très claire. Il semble que sa vision soit lié avec ses changements de couleurs.
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Comment voir sans yeux : le cas de l’ophiure


Julie Kern
Rédactrice scientifique

Faut-il forcément des yeux pour voir ? Des scientifiques ont décrit pour la seconde fois seulement, un mécanisme permettant aux ophiures de « voir » alors qu’elles sont dépourvues d’yeux. À la place, ces étranges créatures marines utilisent des cellules sensibles réparties sur tout leur corps.

Bien qu’elles leur ressemblent fortement, les ophiures ne sont pas des étoiles de mer. Avec le corps arrondi et leurs bras longs et fins, elles forment une classe d’échinodermes à part : les Ophiuroidea. Ces étranges créatures qui évoluent dans les récifs coralliens intéressent les scientifiques depuis plus de trente ans. En effet, Ophiocoma wendtii intrigue par son changement brutal de couleur entre le jour et la nuit.

Récemment, les scientifiques ont identifié des centaines de cellules sensibles à la lumière sur le corps de cette espèce. Aujourd’hui, une étude publiée dans Current Biology affirme que cette espèce d’ophiure est capable de « voir » des stimuli visuels grâce à ces cellules. De plus, cette capacité visuelle serait liée au mystérieux changement de couleur observé il y a trente ans. C’est seulement le deuxième cas décrit d’un animal capable de « voir » sans yeux, le premier étant l’oursin.

La différence de pigmentation se voit sur ce gros plan d’un bras d’ophiure. © Lauren Sumner-Rooney

La différence de pigmentation se voit sur ce gros plan d’un bras d’ophiure. © Lauren Sumner-Rooney

Voir grâce à des pigments

Les scientifiques ont testé l’acuité visuel d’Ophiocoma wendtii. Bien que sa vue soit très grossière, cette ophiure est capable de détecter les zones d’ombres et de lumière en laboratoire. Ce comportement lui permettrait de trouver, au milieu des récifs coralliens des Caraïbes dans lesquels elle évolue, des abris pour se prémunir des prédateurs. 

« On a suggéré il y a 30 ans que le changement de couleur pouvait être la clé de la « vision » des Ophiocoma, nous sommes donc très contents de pouvoir combler un vide et de décrire un nouveau mécanisme », explique Lauren Sumner-Rooney, un chercheur du Oxford University Museum of Natural History.

Comment fonctionnent les « yeux » de l’ophiure ? Sa capacité visuelle réside dans les pigments qui lui permettent de passer du rouge intense ou beige pâle. Lorsque que la lumière atteint les cellules pigmentées, celles-ci réfractent la lumière selon un angle bien précis qui constitue leur vision. Les espèces d’ophiures qui ne possèdent pas ces pigments sont aveugles. C’est le premier système visuel décrit qui utilise le changement de couleur d’un animal. Certaines espèces d’oursins pourraient utiliser le même mécanisme.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les chats fixent-ils des points dans le vide ?


Tous ceux qui ont des chats, savent qu’ils ont cette petite manie de fixer un point dans le vide. Difficile de voir ce qu’il regarde, car à nos yeux, il n’y a rien du tout, mais pas selon la vision du chat.
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Pourquoi les chats fixent-ils des points dans le vide ?

chat noir tête

Crédits : iStock

Il arrive régulièrement que votre chat, alors qu’il est tranquillement installé sur vos genoux et vous fait des câlins, cesse subitement tout ronronnement, se redresse légèrement et fixe un point précis sur le mur ou au plafond durant de longues minutes. Voit-il des fantômes ? Est-il devenu fou ?


Une vision d’aigle

Vraiment, vous avez beau regarder ce que votre chat fixe ainsi, vous ne voyez rien, pas même une mouche voler. Mais qu’est-ce qui peut tant le fasciner ? Avant de commencer à paniquer en pensant qu’un monstre invisible est entré chez vous et est en passe de dévorer votre âme sans que vous vous en rendiez compte, sachez que les chats ont une vue bien plus développée que la nôtre.

La vétérinaire Rachel Barrack, interrogée par le célèbre webzine The Dodo, explique la raison pour laquelle les chats donnent l’impression de voir des choses qui n’existent pas :

« Quand les chats semblent regarder dans le vide, ils peuvent en fait détecter des mouvements subtils, comme leur vision est bien plus aiguisée que la nôtre ».

Ainsi, nos petits félins peuvent voir des choses que nous ne voyons pas, comme un minuscule insecte ou encore un spectre lumineux, comme un reflet.

Une grande curiosité

Les chats sont des chasseurs nés. Ils sont toujours en alerte et ne dorment que d’un œil afin de pouvoir contrôler leur environnement en permanence et potentiellement identifier des proies, voire des prédateurs. C’est donc dans leur nature d’être observateurs et curieux, ce qui explique également leur tendance à bloquer sur des choses qui paraissent sans importance.

Un moucheron qui vole par exemple, cela ne nous paraît pas foncièrement incroyable à nous, humains. Mais le chat ne le voit pas de la même manière. Pour lui, un moucheron qui vole reste un élément nouveau dans la pièce à surveiller.

Dans ce cas, tentez de le distraire en le câlinant, en jouant avec lui ou en brassant l’air au niveau du point qu’il fixe afin de faire partir la petite bête ou le reflet qui le perturbe tant. En revanche, si c’est un fantôme, fuyez.

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Un nouvel angle mort pour les automobilistes


En temps que piéton, généralement, je m’assure en traversant dans les espaces pour piétons qu »un conducteur me voit. Il semble que cette précaution ne soit pas superflu, car il y a un nouveau point mort que les automobilistes doivent faire attention avec les nouvelles voitures.
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Un nouvel angle mort pour les automobilistes

PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL

Les experts recommandent de « bonifier le cours de conduite ». « L’objectif est d’inciter les conducteurs de tous les types de véhicules à regarder derrière ces piliers pour vérifier la présence de piétons ou d’autres usagers vulnérables », écrivent-ils.

(Québec) Les cours de conduite seront mis à jour pour sensibiliser les automobilistes québécois à un angle mort méconnu, de plus en plus présent dans les nouvelles voitures et particulièrement dangereux pour les piétons, confirme la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

GABRIEL BÉLAND
LA PRESSE

Un rapport sur la sécurité des piétons dévoilé vendredi par la SAAQ a émis 10 recommandations.

L’une d’elles vise à « sensibiliser les conducteurs de véhicules routiers à la problématique liée aux angles morts créés par les piliers de pare-brise ».

Le pilier de toit avant, aussi appelé « pilier A », se situe entre le pare-brise et les vitres latérales. Ce pilier est devenu de plus en plus large au fil des années, puisque les voitures conduites par les Québécois sont de plus en plus grosses et aussi parce que ce pilier contient souvent un coussin gonflable.

Résultat, la vision du conducteur devient obstruée. En avril 2018, par exemple, un piéton a été tué à Lac-Brome. Dans son rapport, le coroner a conclu que le conducteur du véhicule utilitaire sport (VUS) n’avait pas vu le piéton, probablement caché par un pilier de pare-brise.

« Au fil des années, les constructeurs de voitures ont construit des véhicules de plus en plus solides. Pour ce faire, ils ont renforci certaines parties des véhicules, dont les piliers de pare-brise », écrivait le coroner Richard Drapeau.

Voilà que le comité d’experts sur la sécurité des piétons de la SAAQ sonne l’alarme.

Aucune information n’est présentement véhiculée quant à la présence d’angles morts créés par les piliers de pare-brise pour les véhicules de promenade. Le comité d’experts des piétons de la SAAQ

Les experts recommandent de « bonifier le cours de conduite ». « L’objectif est d’inciter les conducteurs de tous les types de véhicules à regarder derrière ces piliers pour vérifier la présence de piétons ou d’autres usagers vulnérables », écrivent-ils.

La SAAQ entend appliquer la recommandation, confirme une porte-parole, Sophie Roy.

« Le constat a été partagé avec notre équipe responsable des cours de conduite afin que cette problématique soit considérée et ajoutée au contenu des cours », assure Mme Roy.

De plus en plus de VUS

La prolifération des VUS n’est pas directement montrée du doigt dans le rapport, principalement axé sur la sensibilisation. Mais plusieurs experts pensent que leur prolifération soulève des questions importantes.

C’est le cas de Marie-Soleil Cloutier, professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et membre du comité d’experts de la SAAQ.

Un élément qui me préoccupe, ce sont les VUS dans les villes. Le problème, c’est que les piétons sont frappés plus haut, ils ont plus de risques d’être frappés à la tête. Marie-Soleil Cloutier

« Les VUS sont les plus gros vendeurs, mais j’ai vu très peu d’études sur l’impact auprès des piétons heurtés », poursuit-elle.

À l’intérieur de l’écosystème routier, le cas des piétons intrigue les experts. Car si, au Québec, le bilan routier s’améliore globalement pour tous les utilisateurs – automobilistes, motocyclistes, cyclistes, etc. –, il stagne chez les piétons.

Ceux-ci représentent une proportion de plus en plus importante des morts sur les routes : 13,7 % des morts de la route en 2009, mais 19,2 % en 2018.

Parmi les hypothèses, on compte le vieillissement de la population, l’augmentation de la taille des véhicules, mais aussi la popularité des transports actifs.

« Afin d’adopter un mode de vie sain, la population utilise de plus en plus des modes de transport actifs, comme la marche, le vélo et le transport collectif, commente le rapport. En contrepartie, on trouve davantage de véhicules en circulation, ce qui contribue à exposer les piétons à davantage de risques. »

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Patient bizarre : il voit tout rétréci de 30 %


L’infarctus cérébral est un type d’AVC. Pour ce patient, les conséquences sont assez étranges. Ce qui est plus bizarre est selon sa vision, les choses paraissant plus petites que la réalité. Ce qui doit être assez étrange dans la vie de tous les jours. Acheter un gilet XL au lieu de M, les distances plus courtes (je ne comprends pas qu’il conduit encore une auto.). Les portes lui paraissent plus basses. Bref, c’est toute une adaptation.
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Patient bizarre : il voit tout rétréci de 30 %


Suite à un infarctus cérébral, un patient de 64 ans a été atteint d’un trouble de la vision très étrange : tous les objets lui semblent plus petits de 30 %. Une distorsion qu’il a appris à compenser, non sans mal, dans sa vie quotidienne.

Le 28 décembre 2017, un homme de 64 ans nommé DN est admis en urgence à l’hôpital avec une hémiplégie du côté gauche. Onze jours auparavant, le patient s’était plaint d’une baisse de vue temporaire, suite à laquelle une IRM avait été pratiquée. Cet examen avait alors révélé un infarctus cérébral dans la partie droite du lobe occipital et le lobe pariétal. Le 28 décembre, les médecins constatent que l’infarctus s’est étendu à une plus large partie du cerveau, provoquant l’hémiplégie.

Chérie, les rideaux ont rétréci !

C’est alors que DN s’aperçoit d’un phénomène étrange : tout son environnement lui apparaît rétréci. Il achète par erreur un T-shirt XL qu’il croyait de taille M. Les portes lui paraissent trop petites pour les franchir et les rideaux du salon lui semblent tellement courts qu’il s’imagine que sa femme a dû les passer à la machine à laver. Dans la rue, toutes les distances sont également raccourcies. En comparant la taille des objets et des personnes avec celles dont il se souvient, il constate que tout est 30 % plus petit. DN s’aperçoit aussi qu’il a des problèmes avec le champ visuel côté gauche. Lorsqu’il essaye de lire, il saute des phrases entières parce qu’elles sont situées sur la page gauche. En revanche, il ne souffre pas d’autres séquelles neurologiques : sa mémoire et ses capacités cognitives sont intactes.

La lésion dans le lobe occipital et le lobe pariétal à droite explique la déficience visuelle du champ visuel gauche, ce dernier étant projeté dans l’hémisphère droit du cerveau. © Nils van den Berg et al., Neurocase, 2019

La lésion dans le lobe occipital et le lobe pariétal à droite explique la déficience visuelle du champ visuel gauche, ce dernier étant projeté dans l’hémisphère droit du cerveau. © Nils van den Berg et al., Neurocase, 2019

    Une baisse de la vision à gauche, compensée par un rétrécissement global de la réalité

    Pour mieux comprendre cette étrange distorsion, Nils van den Berg et ses collègues de l’université d’Amsterdam ont fait passer divers tests visuels à DN. Lors d’une étude dont les résultats ont été publiés dans Neurocase, ils lui ont par exemple demandé d’estimer la taille de différents cubes, qu’il a évaluée en moyenne à 73 % de leur taille réelle. D’autres tests ont montré que DN avait également du mal à appréhender les formes et les objets en mouvement, mais uniquement dans le champ visuel gauche. Les médecins suggèrent que la vision globalement « rétrécie » provient d’un phénomène de compensation, où l’œil droit essaie de contrebalancer la mauvaise vision du champ visuel gauche.

    « Le résultat donne une apparence plus petite aux objets, mais qui reste une représentation symétrique et compréhensive de la réalité », explique Nils van den Berg.

    La lésion de DN dans le lobe occipital droit expliquerait la distorsion du champ visuel gauche, ce dernier étant projeté dans l’hémisphère droit du cerveau.

    Micropsie et « Alice au pays des merveilles »

    Le mal dont souffre DN est rare mais pas unique : cela s’appelle une métamorphopsie, un trouble de la vision caractérisé par une déformation des images. Il en existe plusieurs sortes. Celui de DN, où les objets apparaissent plus petits, est la micropsie. Il existe la forme inverse, la macropsie, où les objets sont grossis. Dans le « syndrome d’Alice au pays des merveilles », les patients souffrent d’une dissociation leur faisant croire que leurs propres membres sont allongés ou déformés. Décrits dans la littérature scientifique, ces cas font le plus souvent suite à des commotions cérébrales, mais leur origine exacte demeure encore très floue.

    Trois mois après son infarctus cérébral, DN va mieux. Il retrouve peu à peu l’usage de son bras gauche. Il continue en revanche à voir le monde en plus petit mais s’en accommode. Il compare les objets inconnus avec ceux qui lui sont familiers pour estimer leur taille, et lorsqu’il fait du vélo ou qu’il conduit une voiture, il reste collé près du trottoir pour ne pas risquer une collision.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Suite à un infarctus cérébral, un patient de 64 ans voit tous les objets rétrécis de 30 % de leur taille réelle.

  • Ce trouble, appelé micropsie, s’explique à la fois par la lésion cérébrale et par un phénomène de compensation entre les deux champs visuels.

  • Le patient a appris à estimer la taille des objets en les comparant pour se débrouiller dans la vie courante.

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Un séjour dans l’espace affecte différemment les femmes et les hommes


Vous avez sans doute entendu parler que deux femmes ont fait leur première sortie dans l’espace, le 18 octobre dernier. Ce n’est pas évident pour une femme, car c’est un milieu pensé pour les hommes. En plus, comme sur la Terre, les hommes et les femmes réagissent différemment dans l’espace sur le plan médical. C’est quand même important ce genre de recherche avant de s’aventurer plus longtemps au travers des étoiles.
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Un séjour dans l’espace affecte différemment les femmes et les hommes


Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s'apparentent à un processus de vieillissement accéléré. I skeeze via Pixabay

Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s’apparentent à un processus de vieillissement accéléré. I skeeze via Pixabay

Repéré sur BBC

Repéré par Robin Tutenges

Pression artérielle, maladies, vision trouble: les effets ressentis loin de la Terre varient selon le sexe.

Pour la première fois de l’histoire, une sortie dans l’espace 100% féminine a eu lieu le 18 octobre 2019. Les deux Américaines Christina Koch et Jessica Meir ont fait un grand pas dans la conquête d’un univers dominé majoritairement par les hommes. Mais est-ce davantage la galère pour les femmes de voyager dans l’espace?

La docteure Varsha Jain, gynécologue et chercheuse pour la Nasa sur la santé des femmes dans l’espace, s’est penchée sur les effets qui peuvent survenir après une telle excursion, notamment en fonction du sexe de l’individu. Selon elle, l’adaptation aux conditions extrêmes rencontrées dans un environnement spatial est à peu près la même pour les hommes et les femmes, mais il existe certaines variations.

Un retour sur Terre vécu différemment

Revenir d’un séjour dans l’espace n’a rien d’une promenade de santé. Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s’apparentent à un processus de vieillissement accéléré: fonte des muscles, de la masse osseuse et déformation de façon temporaire du tissu cérébral.

Cependant, alors que les femmes ont plus tendance à se sentir mal au-delà de l’atmosphère, «les hommes sont plus susceptibles de contracter une maladie à leur retour», précise Varsha Jain dans un entretien accordé à la BBC.

Par ailleurs, «la gent masculine a davantage de problèmes de vision et d’ouïe une fois sur Terre», alors que les femmes sont plus exposées à un dérèglement de la pression artérielle.

L’enjeu de ces analyses est de comprendre s’il s’agit de différences hormonales ou de changements physiologiques plus subtils. À long terme, comprendre ces variations «pourrait aider à mieux comprendre la santé humaine sur Terre», souligne Varsha Jain.

La procréation après un tel voyage est aussi au centre des questionnements.

Pour les cosmonautes hommes, «la qualité et le nombre de spermatozoïdes diminuent pendant le voyage avant de se régénérer automatiquement une fois sur Terre».

Pour les cosmonautes femmes, le mystère reste entier. Les radiations auxquelles elles sont exposées pourraient impacter leur fertilité, bien qu’aucune étude ne le démontre, rappelle la chercheuse. Par précaution, la Nasa est notamment favorable à ce que les femmes congèlent leurs ovocytes avant leurs missions.

Mais vivre dans l’espace peut aussi s’avérer être un défi pour les femmes car rien ou presque n’a été à l’origine pensé pour elles. Quand aller aux toilettes relève du vrai casse-tête, la question des menstruations a aussi longtemps posé problème. Le manque d’études et de matériel adapté rappelle que le spatial demeure un monde très masculin. L’exemple criant reste la sortie dans l’espace entièrement féminine annulée en mars 2019 en raison d’un problème de garde-robe. Il n’y avait à bord qu’une seule combinaison adaptée pour les deux femmes. Au total, seules 65 femmes ont effectué un voyage spatial sur 564 astronautes. Mais les choses semblent évoluer, et la gent féminine représente désormais plus du tiers des astronautes actifs et actives de la Nasa.

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Le Saviez-Vous ► Les symptômes de la cataracte: ce que vous devez savoir


Il est important de faire vérifier nos yeux une fois l’an ou aux 2 ans. Entre-temps, il y a des symptômes qui pourrait indiquer s’il est possible qu’une cataracte se forme aux yeux.
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Les symptômes de la cataracte: ce que vous devez savoir

Symptôme de la cataracte: la vision devient floue.

ISTOCK/PICK-UPPATH

Hana Hong

Signalée par une opacification partielle ou totale du cristallin, la cataracte touche plus de 2,5 millions de Canadiens. La plupart des cas ne sont pas détectés avant un stade avancé, car cette affection est indolore et la perte de vision, progressive. Voici ce qu’il faut savoir.

Vision voilée ou floue

La cataracte peut provoquer une baisse générale de vision ou rendre embrouillée une zone précise du champ visuel.

«Une vision floue en est le principal symptôme, affirme Rosa Braga-Mele, du département d’ophtalmologie de l’Université de Toronto. La plupart des patients se plaignent d’une baisse de vision, mais la cataracte peut se faire discrète – certains ne s’en rendent pas compte immédiatement.»

Comme il est difficile de la distinguer d’autres maladies, le glaucome notamment. Consultez votre optométriste si vous éprouvez un des symptômes suivants.

Perception moins vive des couleurs

En raison de l’opacification de l’œil, les couleurs deviennent de plus en plus ternes. Par exemple, les blancs apparaissent plus jaunes. Mais ce changement est tellement progressif que la plupart ne le remarquent qu’après l’opération de la cataracte.

«Les patients affirment alors souvent ne pas se souvenir avoir vu des couleurs aussi vives. Nous leur rendons la vue des couleurs de leur jeunesse», explique Michael Nordlund, de l’Institut de l’œil de Cincinnati.

Symptôme de la cataracte: les petits caractères sont difficiles à lire.SHUTTERSTOCK

Difficulté à lire les petits caractères

Le cristallin fonctionne comme l’objectif d’un appareil photo: il concentre la lumière dans la rétine et permet de distinguer clairement les objets proches comme lointains. Il est principalement composé d’eau et de protéines qui sont agencées de sorte à laisser la lumière les traverser. Comme la cataracte cause une agglutination de ces protéines, les petits caractères peuvent devenir difficiles à discerner. La méthode de Bates peut vous aider à corriger les problèmes de vision et calmer les migraines.

Difficulté à conduire 
de nuit

La cataracte rend difficile l’équilibre des contrastes entre l’obscurité et les lumières vives de la circulation. Aussi, la plupart des personnes atteintes ont du mal à conduire de nuit. Si vos yeux sont très sensibles aux phares et aux lampadaires, ou si vous peinez à lire les panneaux, faites-vous examiner, conseille Kirsten North, optométriste à Ottawa.

Sensibilité à la lumière et éblouissement

Certaines sources lumineuses en sont venues à vous déranger? Vous supportez difficilement lampes, phares de voitures et lumière du soleil? C’est que leur éclat se diffuse comme un halo, car la cataracte disperse une grande partie de la lumière qui pénètre dans l’œil.

Symptôme de la cataracte: la vision est double.SHUTTERSTOCK

Vision double

La diplopie, plus connue sous le terme de vision double, peut être un autre symptôme silencieux de la cataracte – il ne faut pas la confondre avec celle qui est causée par un mauvais alignement des yeux. Dans son cas, le problème se produit même avec un œil fermé.

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