Ce fossile d’arai­gnée est vieux de 110 millions d’an­nées et ses yeux brillent encore


Trouver un fossile d’araignée de 110 millions d’années et déjà un exploit, mais qu’en plus ses yeux brillent encore malgré toutes ces années est extraordinaire. Il aurait été un prédateur nocturne au temps des dinosaures. Les scientifiques sont encore à étudier cette espèce qui ces yeux sont situés différemment de nos araignées. C’est une belle découverte.
Nuage

 

Ce fossile d’arai­gnée est vieux de 110 millions d’an­nées et ses yeux brillent encore

 

Crédits : Tae-Yoon S Park

par  Laura Boudoux

 

En Corée du Sud, des paléon­to­logues ont retrouvé dix fossiles d’arai­gnées mesu­rant tous moins de 2,5 cm. Parmi eux, deux nouvelles espèces ont été décou­vertes, dont les yeux de l’une brillent encore, 110 millions d’an­nées après sa mort. Une carac­té­ris­tique qui prou­ve­rait que cette arai­gnée était dotée de vision nocturne compa­rable à celle des chats ou des hiboux, rapporte Natio­nal Geogra­phic.

Le tape­tum, aussi appelé « tapis clair », est une couche réflé­chis­sante située derrière la rétine, qui renvoie la lumière et améliore ainsi la vision de nuit. Le fossile, âgé de 110 à 113 millions d’an­nées, présente encore les fameux tape­tum de l’arai­gnée.

« Ils sont telle­ment réflé­chis­sants qu’ils accrochent vrai­ment le regard. Nous avons eu un espèce d’ef­fet eurêka », s’est souvenu Paul Selden, de l’uni­ver­sité du Kansas, en évoquant cette trou­vaille.

Les cher­cheurs savent désor­mais que l’arai­gnée était à l’époque une préda­trice nocturne, dans un envi­ron­ne­ment peuplé de dino­saures. Reste aux paléon­to­logues à étudier plus en détail ces deux nouvelles espèces d’arai­gnées, dont certaines carac­té­ris­tiques sont encore inex­pliquées.

«Leurs yeux sont placés davan­tage sur les coins de leurs têtes que sur le devant, ce qui est encore un mystère », explique Paul Selden. 

Sources : Natio­nal Geogra­phic

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