Tannés des moustiques? Au Québec, il vous faudra être patients et prudents


Il semble qu’avec l’hiver qui n’en finissait plus et le printemps frais et pluvieux on amener des moustiques du printemps plus tardif et se rajoutent ceux de l’été. Ils sont donc plus nombreux à nous agacer. Moi ce qui m’a étonnée est qu’il existe 60 espèces de moustiques au Québec, et celle qui est la plus redouter présentement est le culex, c’est lui qui transmet le virus du Nil.
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Tannés des moustiques? Au Québec, il vous faudra être patients et prudents



Le culex ou maringouin a transmis le Virus du Nil occidental à 201 personnes et causé le décès de 15 personnes en 2018.

PHOTO : GETTY IMAGES / IGORBONDARENKO

Radio-Canada

Si vous pensiez que les moustiques étaient déjà plus nombreux l’été passé, le long hiver qu’a connu le Québec ainsi que le printemps pluvieux de cette année laissent entrevoir une prolifération de la population de moustiques.

La cohorte printanière est très importante et tardive. Les moustiques se développent dans les eaux stagnantes et leur survie dépendra du climat.

Ils risquent donc d’être encore là plusieurs semaines, selon le biologiste et vice-président de l’entreprise GDG Environnement, Richard Vadeboncoeur.

Ça va varier selon les conditions d’humidité, et les moustiques peuvent survivre un mois, deux mois et même jusqu’à trois mois. Donc, les moustiques qui sont sortis au cours des derniers jours, des dernières semaines, ils risquent de nous incommoder encore quelques semaines, affirme M. Vadeboncoeur.

Désormais, des espèces du printemps et les premiers moustiques d’été se côtoient.

On en a beaucoup plus. Il y a des endroits où on en a jusqu’à huit fois plus. Cette année, il y a eu un couvert de neige hyper important qui a perduré de façon très tardive. Et donc, ce couvert de neige là a fait une multitude de petites mares, et voilà! L’endroit idéal pour que nos moustiques se développent, commente-t-il.

Des pièges pour surveiller les différentes espèces de moustiques

Un employé accroche un piège à moustiques près d'un lac.

L’entreprise GDG Environnement effectue des traitements avec un larvicide biologique dans des dizaines de villes du Québec et de l’Ontario.

PHOTO : RADIO-CANADA / ANNE-LOUISE DESPATIE

L’entreprise GDG Environnement a installé des pièges à base de larvicide biologique dans des dizaines de villes du Québec et de l’Ontario pour capturer les moustiques et mesurer les populations de maringouins, notamment. L’entreprise trie et analyse ainsi des milliers de spécimens par jour, comme l’explique Stéphanie Duchesne, adjointe au laboratoire de GDG Environnement.

Différentes espèces de moustiques sont séparées dans une boîte de Petri.

Plusieurs espèces de moustiques sont identifiées pour mesurer leur population dans des dizaines de villes du Québec et de l’Ontario.

PHOTO : RADIO-CANADA / ANNE-LOUISE DESPATIE

J’ai environ une quinzaine d’espèces que j’ai identifiées et séparées par petits paquets dans [ma boîte de] Petri, indique-t-elle. C’est le Culex qui nous intéresse beaucoup […]. Mais là, j’en ai peu… donc c’est bien!

Recrudescence du virus du Nil occidental

Il y a plus de 60 espèces de moustiques dans le sud du Québec, mais le Culex a la particularité de transmettre le virus du Nil occidental qui a infecté 201 personnes et causé le décès de 15 personnes l’an dernier.

En comparaison, 27 cas d’infection et 1 décès avaient été recensés en 2017.

Ce virus est une maladie portée par les oiseaux et transmise par le Culex. Un insecte connu de tous sous le nom de maringouin.

Avec les informations d’Anne-Louise Despatie

https://ici.radio-canada.ca/

Attention au virus du Nil: une année record de cas en 2018


Depuis 2002 au Québec, on comptabilise les victimes du virus du Nil. Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas du moins pour le virus du Nil. La deuxième année qui a eu plus de personnes affectées a été en 2012, puis une baisse considérable l’année suivante. Le record en 2018 a été de 201 personnes dont 15 décès. Que sera le nombre cet été ? Impossible de prévoir à l’avance.
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Attention au virus du Nil: une année record de cas en 2018


Attention au virus du Nil: une année record de cas en

GALITSKAYA VIA GETTY IMAGES

  • Stéphanie Marin

  • La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Au Québec, 2018 a été une année record pour les cas de virus du Nil occidental, révèlent de récentes données du ministère de la Santé.

Avec 201 personnes infectées par ce virus transmis par un type de moustique l’an dernier, il s’agit d’un sommet depuis que les données sont comptabilisées, en 2002. L’année 2018 fut aussi mortelle puisqu’on a recensé 15 décès.

Quant à savoir ce qui attend les Québécois cette année, cela reste à voir. L’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) n’est pas encore capable de prédire quels dégâts les moustiques feront au cours d’une année donnée, a expliqué une conseillère scientifique, Julie Ducrocq.

Par exemple, le second plus important pic avait été enregistré en 2012, avec 134 cas. Mais l’année suivante, la chute fut marquée puisqu’on avait décompté seulement une trentaine de personnes infectées. Le record de 2018 ne peut donc prédire la situation qui aura cours à l’été 2019.

Dans les deux cas, la région où le plus grand nombre de personnes ont été infectées par le virus transmis par les moustiques est la Montérégie, suivie de l’île de Montréal.

Au Québec comme ailleurs au Canada, l’incidence du virus du Nil occidental est fluctuante et difficile à prévoir d’une année à l’autre, indique de son côté le ministère québécois de la Santé.

Si la majorité des personnes infectées n’ont peu ou pas de symptômes, les conséquences pour d’autres peuvent être sévères: parmi les 201 cas rapportés l’an dernier, 148 ont eu une atteinte neurologique. 

La majorité (84 pour cent) des cas cliniques ont été hospitalisés, dont près du tiers (31 pour cent) aux soins intensifs.

Ces données ont été compilées par la Direction de la vigie sanitaire de la Direction de la protection de la santé publique du ministère de la Santé du Québec, en collaboration avec l’Institut national de santé publique du Québec.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une maladie rare frappe des enfants du Québec


Cela est une augmentation importante que sans aller a la panique, il important de suivre la suite de cette maladie rare qui vise les enfants, au Canada et aux États-Unis. Il n’est pas question de courir à l’urgence à la moindre fièvre, mais plutôt des symptômes inhabituel autre que ceux de la grippe ou le rhume qu’il faut tenir compte.
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Une maladie rare frappe des enfants du Québec

 

CAROLINE TOUZIN
La Presse

Une hausse des cas de myélite flasque aiguë – une maladie virale qui cause la paralysie et qui touche surtout les enfants – est observée actuellement aux États-Unis et au Canada. Le Québec n’est pas épargné.

Les symptômes peuvent au départ être confondus avec ceux de la grippe et d’autres virus.  La Dre Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue du CHU Sainte-Justine, nous aide à y voir plus clair.

Depuis le début de l’année, 38 cas de « myélite flasque aiguë » (MFA) ont été rapportés à l’Agence de la santé publique du Canada, dont 22 ont été confirmés. Les autres font toujours l’objet d’une analyse. L’Agence a indiqué par voie de communiqué à la fin du mois dernier qu’il s’agissait d’une hausse de cas signalés par rapport aux années précédentes, mais pas encore une augmentation des cas confirmés. Au Québec, l’Hôpital de Montréal pour enfants a déjà traité cinq cas cette année – dont le cinquième est toujours analysé -, et le CHU Sainte-Justine, deux. Aux États-Unis, 155 cas ont été rapportés depuis janvier, dont 62 ont été confirmés. Chez nos voisins du Sud, les cas sont en hausse depuis 2014. Les médecins ne s’expliquent pas à quoi est attribuable cette hausse.

Apparition «brutale»

On appelle myélite flasque aiguë l’apparition brutale d’une faiblesse musculaire d’un ou de plusieurs membres résultant d’une inflammation de la moelle épinière, responsable de la transmission des messages en provenance et en direction du cerveau, explique l’Agence de la santé publique du Canada. Cette faiblesse musculaire peut être causée par une maladie auto-immune ou par une exposition à des toxines environnementales. Elle peut aussi être attribuable à une infection par divers virus, entre autres des entérovirus (dont le D68 et le 71) et le virus du Nil occidental. Et parfois, l’origine de la maladie demeure inconnue.

« Les enfants d’âge préscolaire sont particulièrement touchés », explique la Dre Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue du CHU Sainte-Justine.

D’ailleurs, le D68 est responsable d’au moins l’un des cas traités à l’hôpital de Montréal pour enfants.

Pourquoi maintenant?

« On savait déjà que la grande famille des entérovirus pouvait causer des symptômes neurologiques, mais ce qui est moins connu – et qu’on observe cette fois-ci -, c’est qu’ils causent des paralysies flasques aiguës », souligne la Dre Quach.

Il y a des éclosions d’entérovirus chaque année où les patients vont souffrir de problèmes respiratoires, de mal de gorge et même de méningite, sauf que la majorité d’entre eux ne développeront pas la MFA, ajoute-t-elle. On parle d’une complication rare d’une infection à un virus fréquent.

Des symptômes similaires à d’autres virus au départ

Les premiers symptômes – fièvre et état de faiblesse générale – ressemblent à ceux du rhume ou de la grippe. Cela étant dit, la différence majeure, c’est que l’enfant ressentira bien vite une faiblesse musculaire aux bras, aux jambes, ou les deux à la fois, et la diminution ou l’abolition des réflexes musculaires des membres, explique la Dre Quach. Il pourrait aussi ressentir des picotements dans les membres. Parfois, les traits du visage s’affaissent.

Fiez-vous à votre baromètre

« Dans les premiers 24 à 48 heures de fièvre, si l’état général de l’enfant est bon – ce dernier est éveillé et il joue -, hydratez-le et n’allez pas à l’urgence, indique la Dre Quach. Cela peut être un rhume ou une grippe. Je vous dirais, et c’est ce que je répète souvent, fiez-vous à votre baromètre de parents. Si vous n’avez jamais vu votre enfant dans un état général aussi faible et que ce dernier se dégrade rapidement, consultez. »

Comment guérir de la MFA ?

Pour l’instant, cela ne se traite pas avec des antiviraux, dit la Dre Quach. Certaines personnes touchées récupèrent rapidement alors que d’autres continuent de souffrir de faiblesse musculaire et nécessitent des soins de façon permanente, selon l’Agence de la santé publique du Canada. À l’hôpital, les médecins vont offrir des « soins de support » comme une assistance ventilatoire puisque la faiblesse des muscles peut entraîner de grandes difficultés à respirer, explique-t-elle. Mais cela demeure une complication rare.

Mêmes précautions que pour la grippe

« Ça ne saute pas sur les gens, illustre la Dre Quach. La transmission se fait principalement par la voie fécale-orale. »

Les médecins recommandent de prendre les mêmes précautions que celles de la saison du rhume et de la grippe, soit de se laver souvent les mains ainsi que de tousser et d’éternuer dans leurs coudes, et non dans leurs mains. Il faut aussi éviter de se toucher le visage avec les mains.

Une maladie à ne pas confondre avec la poliomyélite

Bien qu’elles aient des symptômes similaires, puisqu’elles atteignent toutes les deux la moelle épinière, il ne faut pas confondre la myélite flasque aiguë et la poliomyélite. Elles sont causées par des virus différents, précise la Dre Quach

https://www.lapresse.ca

Le nombre de maladies transmises par les insectes a triplé aux Etats-Unis


Les maladies transmissibles par des insectes piqueurs aux États-Unis augmentent encore, et comme ce sont nos voisins, le Canada aussi voit des victimes de ces insectes. La cause serait la hausse de température, mais on refuse de parler que ce soit causé par les changements climatiques, pourtant les hausses de températures ne sont t’ils pas une des conséquences ? Il y a aussi des insectes qui ont voyagé a bord des bateaux, avions etc, qui sont aussi une conséquence de cette augmentation des maladies.
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Le nombre de maladies transmises par les insectes a triplé aux Etats-Unis

Image informatique d'un moustique transmettant une maladie

Image informatique d’un moustique transmettant une maladie

©FERNANDO DA CUNHA / BSIP / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Les cas de maladies transmises par les moustiques, tiques et autres insectes piqueurs ont triplé aux Etats-Unis entre 2004 et 2016, des experts faisant le lien avec la hausse mondiale des températures et une société de plus en plus interconnectée.

Plus de 642.000 cas de maladies transmises par des insectes piqueurs ont été signalés entre 2004 et 2016. Et entre ils ont triplé entre le début et la fin de la période examinée dans le rapport Vital Signs rédigé par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Maladie de Lyme, fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (FPMR), virus du Nil occidental ou Zika représentaient plus de 27.000 cas en 2004 mais dépassaient les 96.000 en 2016, selon ce rapport qui souligne que de nombreux cas n’étant pas signalés, ces chiffres sont probablement « considérablement » inférieurs à la réalité. 

Ces maladies posent « un risque croissant » et le « pays doit être mieux préparé pour faire face à cette menace de santé publique », a-t-il mis en garde.

« Zika, Nil occidental, Lyme et chikungunya –une liste croissante de maladies causées par la piqûre d’un moustique, d’une tique ou d’une puce infectés– ont représenté un défi pour les Etats-Unis ces dernières années, rendant malades de nombreuses personnes », a relevé Robert Redfield, directeur des CDC. 

La maladie la plus fréquemment véhiculée actuellement aux Etats-Unis par les tiques est la maladie de Lyme, qui peut provoquer de nombreux troubles invalidants et douloureux mais dont le diagnostic est difficile.

Les virus les plus transmis par les moustiques sont celui du Nil occidental, de la dengue et du Zika tandis que la maladie la plus communément inoculée par les puces est la peste. Lyle Petersen, directeur du département des maladies transmises par un vecteur au sein des CDC, a souligné que la hausse continue de la température de la planète pouvait favoriser la propagation de ces maladies tout en refusant de dire que le changement climatique en était responsable. 

« Nombre de ces maladies sont sensibles à la hausse des températures », a-t-il simplement précisé lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

« Des températures plus élevées vont avoir tendance à augmenter le périmètre de ces tiques vers le nord ainsi qu’à prolonger la saison » où elles sont actives, a-t-il poursuivi.

 Selon les CDC, d’autres facteurs entrent en jeu dans la propagation des maladies transportées par les moustiques, comme les voyages internationaux.

« Neuf nouveaux microbes –dont sept transportés par des tiques– ont été introduits ou découverts aux Etats-Unis depuis 2004 », a précisé M. Redfield.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le virus du Nil


La seule arme que nous avons contre le virus du Nil présentement est la prévention. Aucun antibiotique ou vaccin n’est présentement efficace sur les moustiques qui sont vecteurs de ce virus et qui le transmet aux oiseaux et aux humains …
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Le virus du Nil

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Pour voyager de l’un à l’autre, le virus du Nil utilise un moyen ingénieux : les insectes qui piquent les oiseaux et les humains.

Comme dans bien des secteurs de la santé, la prévention demeure ici notre meilleure alliée.

En 1978, alors que j’étudiais en biologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, j’obtins comme emploi d’été le privilège de travailler avec le groupe de recherche en démoustication sous la direction des professeurs Jean-Pierre Bourassa et Antoine Aubin. Une de mes tantes avait alors ironisé en disant qu’il n’était pas nécessaire de faire des études universitaires pour élever des maringouins. Mal lui en prit, car aujourd’hui, il n’aurait été des efforts de ces pionniers, nous serions encore bien plus démunis face au virus du Nil. À ce chapitre, le Québec a adopté une approche novatrice en tentant de diminuer les populations de moustiques à l’aide d’un agent biologique non dommageable pour l’humain : le Bacillus thuringiensis israelensis. Ce microorganisme s’attaque efficacement aux larves des maringouins, c’est ce qui s’appelle tenter de tuer le mal dans l’œuf. Comme le souligne un document rédigé pour le ministère de l’Environnement par le Dr. Jean O. Lacoursière, entomologiste et professeur associé, et le Dr. Jacques Boisvert, microbiologiste et professeur titulaire du département de chimie-biologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières en 2004 ( http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/virus-nil/bti/ ) :

« Autorisés au Canada depuis 1982, les produits à base de Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) sont couramment utilisés dans le contrôle des populations de moustiques et de mouches noires. Depuis 2002, on les utilise pour contrôler les populations de moustiques vecteurs du virus du Nil occidental au Québec. »

Pas fou, ce virus du Nil. Il ne se contente pas d’infecter les oiseaux, mais trouve aussi preneur chez les humains. Pour voyager de l’un à l’autre, il utilise un moyen ingénieux : les insectes qui piquent les oiseaux et les humains. Nous avons donc ici 4 intervenants : le virus qui cause l’infection, deux victimes (les oiseaux et les humains) et un vecteur, l’insecte piqueur comme le maringouin. Pour garder le niveau d’infection le plus bas possible, nous avons donc 4 possibilités d’intervention.

Plusieurs recherches sont en cours pour mettre sur pied un vaccin, mais aucune n’a encore des résultats concrets.

On pourrait vouloir agir sur le virus même, en l’éliminant avec un médicament quelconque. Mais les antibiotiques sont inefficaces contre les virus. Plusieurs recherches sont en cours pour mettre sur pied un vaccin, mais aucune n’a encore des résultats concrets.

Autre champ possible d’intervention : les moustiques vecteurs. Il serait impossible d’éliminer tous les maringouins, mais si on parvient à diminuer sensiblement le nombre de moustiques dans une région donnée, on réduit de beaucoup le risque de transmission des oiseaux aux humains. C’est ce que l’on tente de faire avec le projet de démoustication.

Héma-Québec a annoncé que toutes ses réserves de sang ainsi que le sang provenant de tous les donneurs seraient examinés et vérifiés.

    Finalement, les scientifiques ont découvert que le virus pouvait se transmettre aussi par des transfusions sanguines et par des dons d’organes. Héma-Québec a annoncé que toutes ses réserves de sang ainsi que le sang provenant de tous les donneurs seraient examinés et vérifiés. Quant aux dons d’organes, le risque est minime par rapport aux avantages souvent essentiels pour la vie du receveur. Le virus pourrait aussi être transmis par le lait maternel si, évidemment, la mère est porteuse.

    En ce qui concerne les symptômes, Santé Canada nous apprend sur son site:

    « Les symptômes peuvent aller de bénins à graves. La plupart des personnes (70 à 80 %) infectées au virus du Nil occidental ne ressentent aucun symptôme.

    Certaines personnes ont des symptômes bénins qui peuvent comprendre :

  • fièvre

  • maux de tête

  • courbatures

  • éruption cutanée légère

  • ganglions lymphatiques enflés

    Les premiers symptômes apparaissent généralement de 2 à 15 jours après l’infection.

    Toute personne infectée risque de développer des symptômes et des effets plus graves pour sa santé. Les adultes de 50 ans ou plus et les personnes ayant une affection sous-jacente ou un système immunitaire affaibli ont toutefois un risque plus élevé.

    Très peu de personnes (moins de 1 % des personnes infectées au virus) développeront des symptômes graves et auront des effets sur leur santé. Dans nombre de ces cas, l’infection peut affecter le système nerveux central, soit les tissus du système nerveux du cerveau et la moelle épinière.

    Les symptômes graves peuvent inclure :

  • apparition rapide de maux de tête importants

  • forte fièvre

  • raideurs au cou

  • nausées ou vomissements (parfois les deux)

  • difficulté à avaler

  • somnolence

  • confusion

    Vous pouvez aussi ressentir des symptômes graves comme :

  • pertes de connaissance

  • manque de coordination

  • faiblesse musculaire

  • paralysie

    En général, le rétablissement peut prendre une semaine dans les cas bénins. Dans des cas graves, la personne peut ressentir divers effets sur sa santé pouvant aller de plusieurs mois à quelques années après l’infection initiale par la maladie. Certains cas graves de la maladie peuvent entraîner la mort. »

    Toujours sur ce même site, on apprend que :

    « Le virus du Nil occidental est une maladie relativement nouvelle en Amérique du Nord. Ses effets à long terme ne sont pas entièrement compris. La plupart des personnes, même celles qui présentent des symptômes et des effets graves sur leur santé, se rétablissement complètement. D’autres connaissent des problèmes de santé permanents.

    Ces problèmes peuvent comprendre :

    • des effets sur la condition physique, notamment :

      • une faiblesse musculaire à long terme et une paralysie

      • fatigue

      • maux de tête

      • effets sur l’état mental, notamment :

        • confusion

        • dépression

        • problèmes de concentration et perte de mémoire

        • effets sur la capacité fonctionnelle, notamment :

          • difficulté à préparer des repas

          • capacité diminuée à faire des activités physiques extérieures

          • difficulté à faire les tâches quotidiennes, p. ex. le magasinage

        Quant aux traitements, ils peuvent varier d’une simple surveillance avec traitement des symptômes lorsqu’il s’agit de conditions bénignes à des hospitalisations dans les cas les plus sévères.

        Comme dans bien des secteurs de la santé, la prévention demeure ici notre meilleure alliée. Les règles de prévention individuelle consistent à éviter les piqures d’insectes en portant surtout le matin et le soir (ou en tout temps si on fréquente des endroits où il y a beaucoup de moustiques) des vêtements qui couvrent tout le corps (ne pas oublier le bas des jambes et les pieds). On peut enduire les parties restantes d’un insecticide. Ne pas oublier de vérifier l’état des moustiquaires de votre maison, chalet ou tente. Il ne faudrait tout de même pas permettre à l’ennemi d’entrer dans la maison et la recommandation vaut aussi bien dans les grandes villes qu’en campagne.

        Rappelons que cette année fut et demeure idéale pour la prolifération des insectes piqueurs, le printemps ayant été pluvieux et frais et les canicules ne s’étant pas vraiment produites. Ces conditions météorologiques font en sorte que les marres d’eau (lieux de prédilection pour la multiplication des insectes) ne se sont pas évaporées et qu’elles continuent donc de fournir à ces insectes des conditions idéales de prolifération, et ce même à la fin du mois d’août.

        http://quebec.huffingtonpost.ca/

        Les changements climatiques ont profondément modifié la météo au Québec. Et ça va continuer.


        Partout dans le monde, nous sentons les changements climatiques, et ce n’est pas fini. Au Québec, nous aurons des changements de nos saisons. Certains seront probablement heureux que l’hiver deviendra moins froid et dura moins longtemps, sauf qu’il y aura plus de risque de verglas. La belle saison sera plus longue, mais des insectes qui véhiculent des maladies se sentirons aussi chez eux. Bref, ces changements auront peut-être des points positifs, mais il y aura beaucoup de conséquences
        Nuage

         

        Les changements climatiques ont profondément modifié la météo au Québec. Et ça va continuer.

        Plein écran(Illustration : Samantha Puth)

        Naël Shiab

        ESPACES VERTS

        Avec le printemps qui arrive de plus en plus tôt, la période de croissance des végétaux augmente d’année en année. À Montréal, les plantes poussent pendant 9 jours de plus aujourd’hui, par rapport à 1955. D’ici 2050, ce seront de 10 à 30 jours supplémentaires.

        CONCRÈTEMENT

        Les personnes allergiques au pollen n’ont pas fini d’éternuer. À Montréal, on a constaté que l’herbe à poux libérait ses allergènes pendant 20 jours de plus en 2002, par rapport à 1994. Ça ne va pas s’arranger. D’ici 2065, ce type d’allergies pourrait coûter jusqu’à 800 millions de dollars supplémentaires aux Québécois.

        CONSOLATION

        Les amateurs de jardinage seront comblés.

        CHALEUR

        La température moyenne a grimpé de 1 °C à 3 °C au Québec de 1950 à 2011. À Montréal, les nuits avec un humidex supérieur ou égal à 30 °C ont augmenté de 58 % pendant la même période. La surchauffe du Québec n’est pas terminée : on s’attend à de 4 °C à 7 °C supplémentaires d’ici 2100.

        CONCRÈTEMENT

        Plus il fait chaud, plus la mortalité augmente, notamment chez les personnes âgées. Avec notre population vieillissante et des températures maximales qui devraient battre des records, les projections font état de plus de 20 000 décès en raison des vagues de chaleur d’ici 2065.

        INSECTES

        Avec l’adoucissement de l’hiver et le prolongement de la saison estivale, certains insectes se propagent au Québec, comme le moustique vecteur du virus du Nil ou la tique qui transmet la maladie de Lyme.

        CONCRÈTEMENT

        Les projections montrent 600 décès supplémentaires d’ici 2065 à cause du virus du Nil. La tique porteuse de la maladie de Lyme poursuivra son inexorable colonisation du Québec à un rythme de 46 km par année, en direction nord-est. Ces deux maladies pourraient coûter près de 1,6 milliard de dollars à l’État et à la société au cours des 50 prochaines années.

        NEIGE

        Le Québec se couvrira de blanc moins longtemps. À Montréal, on remarque déjà 30 jours d’enneigement de moins aujourd’hui, comparativement à 1955. D’ici 2070, la métropole pourrait encore perdre de 45 à 65 jours d’enneigement.

        CONCRÈTEMENT

        La température oscillera plus souvent autour du point de congélation, ce qui multipliera les opérations d’épandage de sel pour assurer la sécurité sur les routes et les trottoirs. Les périodes de gel-dégel abîment aussi les infrastructures.

        CONSOLATION

        Les snowbirds n’auront peut-être plus besoin de migrer dans le Sud…

        ÉNERGIE

        Au Québec, avec le réchauffement planétaire, les besoins en chauffage baisseront l’hiver et l’air conditionné deviendra nécessaire l’été. Mais sur l’ensemble de l’année, la consommation électrique résidentielle devrait baisser de 6,7 % d’ici 2030.

        CONCRÈTEMENT

        La demande d’énergie au Québec, ailleurs au Canada ainsi que dans certains États américains a des effets notables sur les revenus d’Hydro-Québec.

        ÉROSION CÔTIÈRE

        D’ici 2100, le volume des glaces marines et côtières sera réduit de 90 %, et le niveau de l’eau aura grimpé de 30 à 75 cm. Les vagues causées par les tempêtes frapperont avec davantage de force les littoraux québécois et accéléreront l’érosion.

        CONCRÈTEMENT

        Des milliers de bâtiments publics et privés se trouvent dans des zones à risque, en plus de voies ferrées et de routes. D’ici 2065, les dégâts subis par ces infrastructures pourraient coûter près d’un milliard de dollars.

        PLUIE VERGLAÇANTE

        À Montréal, des épisodes de pluie verglaçante se sont produits 29 % plus souvent en 2008 qu’en 1979.

        CONCRÈTEMENT

        Le verglas provoque davantage d’accidents et de chutes. L’augmentation du nombre de fractures osseuses en hiver cette dernière décennie au Québec est attribuable à ces pluies glacées de plus en plus fréquentes.

        (SOURCES : Plan d’adaptation aux changements climatiques de l’agglomération de Montréal 2015-2020, Ville de Montréal, 3e trimestre 2015. Vers l’adaptation : Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec, édition 2015, Ouranos. Évaluation des impacts des changements climatiques et de leurs coûts pour le Québec et l’État québécois, Rapport d’étude, Ouranos.)

        http://lactualite.com/s

        Comment savoir s’il faut faire examiner une piqûre d’insecte


        Les insectes piqueurs sont assoiffés de sang. S’il n’y avait que ce petit désagrément, ce serait plus fatiguant qu’autre chose. Mais non, ils peuvent être porteurs de maladie qui nécessite une intervention médicale
        Nuage

         

        Comment savoir s’il faut faire examiner une piqûre d’insecte

         

        MOSQUITO

        shutterstock

        The Huffington Post  |  Par Alena Hall

        Question: quand devons-nous montrer une piqûre d’insecte à un médecin?

        Réponse: généralement, il suffit d’un peu de crème et de temps pour oublier cette vilaine piqûre de moustique. Mais ce n’est pas toujours le cas.

        Si la plupart ne sont pas dangereuses, certaines nécessitent un traitement particulier. C’est d’autant plus vrai si vous êtes allergique au venin (sans le savoir) ou que l’insecte est porteur d’agents pathogènes.

        L’été donne souvent l’impression d’être envahi par toutes ces bestioles qui rampent et tournent autour de nous. Autant de risques de finir chez le dermatologue. Voici la technique utilisée par les experts pour déterminer quand une piqûre passe du stade du désagrément à celui du problème de santé:

        Observer les symptômes

        La première étape consiste à observer les symptômes.

        « Si la blessure est douloureuse, qu’elle enfle ou qu’elle change de couleur, c’est peut-être grave », indique le docteur Joshua Zeichner, dermatologue et professeur adjoint au Mount Sinaï Medical Center de New York. « Si le gonflement s’étend, c’est aussi un signe qui doit alerter. »

        Certains cas rares nécessitent une prise en charge médicale d’urgence. Margaret Parsons, dermatologue et professeure agrégée à l’Université de Californie, à Davis, conseille de prêter une grande attention aux symptômes. Si vous avez ainsi l’impression que votre gorge se serre, que vous avez des douleurs dans le thorax, un pouls élevé, des vertiges ou envie de vomir, allez aux urgences.

        Pour les cas bénins, les traitements vont des crèmes apaisantes aux antibiotiques et médicaments antiallergiques, en passant par les antihistaminiques vendus sans ordonnance. Si la piqûre ou morsure a évolué en blessure ouverte avec des tissus nécrosés (morts) ou ischémiques (mal oxygénés) qui gênent la guérison, il faut procéder au débridement, c’est-à-dire à l’excision de ces tissus, ajoute le docteur Zeichner. Les cellules nécrosées peuvent aussi favoriser la prolifération de bactéries et donc augmenter l’inflammation et les risques d’infection. Il existe plusieurs types de débridement. Consultez un médecin pour savoir si ce traitement est approprié, et sous quelle forme il doit vous être administré.

        Selon l’American Academy of Dermatology, les piqûres d’insecte les plus fréquentes outre-Atlantique sont celles des moustiques, suivis des puces, des araignées, des abeilles, des guêpes, des frelons, des mouches, des mites, des tiques, des fourmis rouges et des punaises. Pour le docteur Zeichner, en été, il faut avant tout prendre garde aux tiques, qui peuvent transmettre la maladie de Lyme. Les morsures de certaines espèces d’araignées peuvent aussi entraîner une destruction locale des cellules de la peau. Sans oublier les moustiques, potentiels vecteurs de pathogènes tels que le virus du Nil occidental, la malaria, la dengue et le chikungunya. Si vous prévoyez de passer vos vacances dans une zone où ces insectes prolifèrent, voici quelques conseils:

        Les tiques

        Si un cercle rouge apparaît suite à une morsure de tique, vous avez peut-être contracté la maladie de Lyme, nous dit le docteur Parsons. Il faut alors consulter et prendre des antibiotiques. Si vous partez en vacances aux Etats-Unis et que vous avez des éruptions cutanées rouges ou noires, c’est que vous vous êtes fait piquer par une tique porteuse de la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, une infection bactérienne grave qui doit être traitée dans les plus brefs délais.

        Les moustiques

        Il faut habituellement attendre quelques semaines après une piqûre de moustique Anopheles pour développer les symptômes de la malaria: une forte fièvre persistante, des frissons, une transpiration abondante, des maux de tête, des vomissements et des diarrhées. Si c’est votre cas, vous devez vous faire examiner d’urgence.

        La dengue est assez rare dans nos régions. Néanmoins, il est possible d’être contaminé par des moustiques de genre Aedes et de développer, entre autres, une forte fièvre, des maux de tête sévères, une douleur oculaire, des éruptions cutanées et des saignements limités (nez, gencives, éraflures). Ces signes apparaissent entre quatre et six jours après l’infection et peuvent durer jusqu’à dix jours. De plus, les femelles Aedes sont parfois vectrices du chikungunya, dont les symptômes sont similaires à ceux de la dengue : fièvre, fortes douleurs articulaires et musculaires, maux de tête, nausées, fatigue et éruptions cutanées.

        Le virus du Nil occidental est particulièrement trompeur: 70 à 80 % des personnes contaminées ne développent aucun symptôme. Dans les cas les plus sévères, les patients sont atteints de maux de tête, de douleurs articulaires, de vomissements, de diarrhées ou d’éruptions cutanées. Il est parfois nécessaire de les hospitaliser pour leur administrer des antidouleurs et les hydrater par voie intraveineuse.

        L’idéal reste encore de se protéger. Une méthode de prévention sûre et assez simple?

        « Portez des vêtements clairs et longs: si un insecte se pose sur vous, vous le verrez tout de suite », conseille le docteur Zeichner. « N’hésitez pas non plus à utiliser des sprays ou des bougies à la citronnelle avant de sortir. »

        Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Maëlle Gouret pour Fast for Word.

        http://quebec.huffingtonpost.ca/