Le Saviez-Vous ► Quelle maladie peut-on attraper par un moustique ?


Les moustiques peuvent être vecteurs de maladies. Ces insectes peuvent nous transmettre des virus. Avec les changements climatiques, ces virus se propagent hors de leur pays d’origine.

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Quelle maladie peut-on attraper par un moustique ?


Les insectes sont susceptibles de transmettre des maladies. Le moustique-tigre fait partie des dangereux porteurs de virus. Par sa piqûre, se transmettent des infections, dont certaines dans des cas extrêmes peuvent être mortelles si elles ne sont pas traitées à temps. 

Paludisme, fièvre jaune, dengue, West Nile Virus, Chikungunya… Les moustiques sont de dangereux vecteurs de maladies, principalement dans les régions tropicales et intertropicales. Mais pas seulement. Voici les infections et maladies qui peuvent se transmettre par une piqûre de moustique.

Le paludisme

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 219 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2017 dans le monde. Neuf sur dix concernent le continent africain, mais avec le réchauffement climatique des cas indigènes commencent à être observés dans des pays jusque-là indemnes. Il existe quatre types d’agents du paludisme humain, tous des parasites de la famille des plasmodium. Les spécialistes distinguent ainsi Plasmodium vivax, P. malariae, P. ovale et enfin P. falciparum. P. Celui-ci est l’enfant terrible de la classe, celui qui est à l’origine des 900.000 cas mortels enregistrés chaque année dans le monde. D’une manière générale, dans sa forme bénigne, le paludisme se manifeste par une fièvre intense accompagnée de céphalées, vomissements et autres symptômes de type grippal.

La dengue

C’est une maladie transmise par des moustiques du genre aedes – notamment A. aegypti – infectés par l’un des quatre virus de la dengue. Elle est à l’origine d’un syndrome grippal. D’après les estimations de l’OMS, 3,9 milliards de personnes sont exposées dans 128 pays, soit plus de la moitié de la population mondiale. Et quelque 390 millions de personnes sont touchées dont 96 millions présentent des signes cliniques. Il existe toutefois une forme sévère appelée dengue hémorragique entraînant la mort

« Faute de traitement adapté, le taux de létalité de la dengue hémorragique peut dépasser 20 % », précise l’OMS.

La fièvre jaune

Près de 200.000 personnes sont frappées chaque année par cette maladie virale. Et 30.000 à 60.000 en sont morts en 2013. Mais d’après l’OMS, ces chiffres seraient sous-estimés. La maladie est transmise par des moustiques du genre Aedes et Haemagogus. La maladie sévit à l’état endémique dans de nombreux pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. La vaccination est indispensable pour les voyageurs qui doivent s’y rendre, et n’est pratiquée que dans un nombre limité de centres habilités en France.

La fièvre du Nil occidental

Les moustiques – principalement de l’espèce Culex – sont infectés lors d’un « repas de sang » effectué sur des oiseaux eux-mêmes porteurs de ce virus. Celui-ci a été isolé pour la première fois en Camargue en 1964. Dans 80 % des cas, l’infection passe inaperçue. Le reste du temps, elle est évocatrice d’un syndrome grippal, mais des complications méningées peuvent survenir. Depuis 2002, plus de 13.000 cas (ayant entraîné 5.000 décès ont été recensés rien qu’aux États-Unis. L’OMS estime qu’une personne infectée sur 150 développera une forme grave de la maladie, les sujets âgés étant plus particulièrement sensibles. En France, une recrudescence de la circulation du virus du Nil occidental (virus West Nile) a été constatée ces dernières années sur le pourtour méditerranéen. Un système de surveillance a été mis en place par les autorités.

Le chikungunya

Cette maladie transmise par le moustique de type Aedes a été surtout décrite en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Inde, en Indonésie et au Pakistan. Elle se manifeste par une forte fièvre, des maux de têtes et de violentes douleurs musculaires et articulaires aux poignets, chevilles et phalanges. Les douleurs peuvent persister plusieurs semaines, voire des mois.

Les piqûres de moustique peuvent avoir de graves conséquences. Pour connaître les moyens de vous protéger des moustiques cliquez sur les liens ci-dessous :

https://www.futura-sciences.com/

Virus du Nil occidental: gare aux maringouins!


Juillet s’annonce et les moustiques sont bien présents au Québec. Malheureusement, le virus du Nil est de plus en plus une réalité sur le territoire québécois. Ce virus est transporté par les oiseaux migrateurs, quand les moustiques piquent ces oiseaux, ils deviennent vecteurs de la maladie. Bien qu’il ne faut pas céder à la panique, nous pouvons prendre des précautions simples pour limiter les risques.
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Virus du Nil occidental: gare aux maringouins!

Stagiaire à La Presse

La Presse

Avec les beaux jours viennent les moustiques. Après un nombre record d’infections au virus du Nil occidental en 2018, les autorités de la santé publique appellent à la vigilance.

L’année dernière, près de 200 cas d’infection au virus du Nil occidental (VNO) ont été recensés au Québec. 11 personnes en sont mortes. La Montérégie a été particulièrement touchée avec 75 cas rapportés, dont 70% d’infections du système nerveux.

Certaines personnes sont particulièrement vulnérables et devront prendre plus de précautions, a expliqué le Dr François Milord, médecin-conseil à la Direction de la santé publique de La Montérégie, lors d’une conférence de presse à Longueuil ce matin. Le risque de développer une maladie grave est multiplié par cinq en moyenne chez les personnes de plus de 65 ans ou atteintes de maladies chroniques comme le diabète, le cancer, les maladies cardiaques ou l’hypertension, a-t-il précisé.

Pas de panique toutefois. Selon des études menées aux États-Unis, l’infection serait asymptomatique dans 80% des cas, a rassuré le Dr Milord. 19% des personnes touchées pourraient cependant ressentir des symptômes grippaux et 1% risquent de contracter une infection du système nerveux: encéphalites, méningites ou paralysie.

Le VNO vient des oiseaux qui le transportent avec eux lorsqu’ils migrent d’un continent à l’autre. Mais le coupable de la transmission à l’homme est le moustique Culex pipiens/restuans. En piquant des oiseaux contaminés, les moustiques deviennent porteurs du VNO et peuvent nous infecter.

La belle saison de juillet à septembre favorise la prolifération des maringouins. Quelques précautions permettent de limiter les risques, tout en profitant de l’été. Il est important de porter des vêtements clairs et couvrants, notamment le matin et le soir où ils sont plus actifs.

L’usage de répulsifs (à base d’Icaridine notamment) en application locale est fortement recommandé, mais ne comptez pas sur les dispositifs visant à chasser les insectes. 

«Ils ne protègent pas contre les moustiques et surtout pas contre le VNO», a prévenu le Dr Milord.

Pour éviter de leur offrir un foyer trop confortable, les gouttières, fonds de chaudières, bassins et flaques sont à surveiller puisque les moustiques prolifèrent dans les eaux stagnantes. Des moustiquaires en bon état sont aussi un barrage efficace.

https://www.lapresse.ca/

Attention au virus du Nil: une année record de cas en 2018


Depuis 2002 au Québec, on comptabilise les victimes du virus du Nil. Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas du moins pour le virus du Nil. La deuxième année qui a eu plus de personnes affectées a été en 2012, puis une baisse considérable l’année suivante. Le record en 2018 a été de 201 personnes dont 15 décès. Que sera le nombre cet été ? Impossible de prévoir à l’avance.
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Attention au virus du Nil: une année record de cas en 2018


Attention au virus du Nil: une année record de cas en

GALITSKAYA VIA GETTY IMAGES

  • Stéphanie Marin

  • La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Au Québec, 2018 a été une année record pour les cas de virus du Nil occidental, révèlent de récentes données du ministère de la Santé.

Avec 201 personnes infectées par ce virus transmis par un type de moustique l’an dernier, il s’agit d’un sommet depuis que les données sont comptabilisées, en 2002. L’année 2018 fut aussi mortelle puisqu’on a recensé 15 décès.

Quant à savoir ce qui attend les Québécois cette année, cela reste à voir. L’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) n’est pas encore capable de prédire quels dégâts les moustiques feront au cours d’une année donnée, a expliqué une conseillère scientifique, Julie Ducrocq.

Par exemple, le second plus important pic avait été enregistré en 2012, avec 134 cas. Mais l’année suivante, la chute fut marquée puisqu’on avait décompté seulement une trentaine de personnes infectées. Le record de 2018 ne peut donc prédire la situation qui aura cours à l’été 2019.

Dans les deux cas, la région où le plus grand nombre de personnes ont été infectées par le virus transmis par les moustiques est la Montérégie, suivie de l’île de Montréal.

Au Québec comme ailleurs au Canada, l’incidence du virus du Nil occidental est fluctuante et difficile à prévoir d’une année à l’autre, indique de son côté le ministère québécois de la Santé.

Si la majorité des personnes infectées n’ont peu ou pas de symptômes, les conséquences pour d’autres peuvent être sévères: parmi les 201 cas rapportés l’an dernier, 148 ont eu une atteinte neurologique. 

La majorité (84 pour cent) des cas cliniques ont été hospitalisés, dont près du tiers (31 pour cent) aux soins intensifs.

Ces données ont été compilées par la Direction de la vigie sanitaire de la Direction de la protection de la santé publique du ministère de la Santé du Québec, en collaboration avec l’Institut national de santé publique du Québec.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des mesures simples pour éviter des piqûres de moustiques et de tiques


Nous sommes habitué aux moustiques (enfin, peut-on s’habituer vraiment ?) Nous sommes confronté depuis quelques années à la maladie de Lyme au Québec. Il est important de prendre des précautions, car les moustiques et tiques peuvent occasionner des problèmes de santé qu’on pourrait bien se passer.
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Des mesures simples pour éviter des piqûres de moustiques et de tiques

 

Le ministère recommande de porter des vêtements longs... (PHOTO ARCHIVES AP)

Le ministère recommande de porter des vêtements longs et clairs et de s’asperger d’un chasse-moustiques à base de DEET ou d’icaridine pour éviter les piqûres.

PHOTO ARCHIVES AP

 

La Presse Canadienne

Alors que des milliers de familles s’apprêtent à prendre leurs vacances estivales, le ministère de la Santé et des Services sociaux rappelle à tous les Québécois de bien se protéger contre les piqûres de moustiques et de tiques.

Dans une minorité de cas, ces piqûres peuvent mener à des infections et avoir des conséquences sérieuses sur la santé, rappelle le ministère.

Ainsi, le virus du Nil occidental (VNO) et les virus du sérogroupe Californie (VSC) peuvent être transmis à l’humain par le biais d’une piqûre.

Ces virus peuvent atteindre le système neurologique, notamment le cerveau et les méninges.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux mentionne que des mesures simples permettent de se prémunir de ces infections. Lors d’activités extérieures, le ministère recommande de porter des vêtements longs et clairs et de s’asperger d’un chasse-moustiques à base de DEET ou d’icaridine.

Pour limiter la reproduction des moustiques, les Québécois sont invités à éliminer les sources d’eau stagnante, à bien entretenir leurs piscines et les systèmes de filtration, à couvrir les poubelles et installer des moustiquaires sur les réservoirs d’eau de pluie.

Le ministère rappelle également l’importance d’installer des moustiquaires sur les portes et fenêtres pour empêcher les moustiques d’entrer dans les résidences.

Dans certaines régions du sud du Québec, particulièrement en Estrie, en Montérégie et dans le sud de l’Outaouais, les autorités ont constaté la présence de tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme.

Dans près de 80 % des cas, cette infection se manifeste par une éruption cutanée.

Il faut environ 24 heures avant que la maladie ne soit transmise, de sorte que le fait de retirer la tique dans les heures suivant une piqûre est en soi une méthode de prévention.

Les consignes de base pour éviter les piqûres de tiques sont de rester dans les sentiers lors de promenades en forêt, d’utiliser un chasse-moustiques à base de DEET et d’examiner son corps après une activité extérieure pour vérifier s’il y a présence d’une tique.

http://www.lapresse.ca/

La pollution lumineuse, alliée du virus du Nil occidental


On sait que la pollution lumineuse affecte autant l’humain que les animaux.D’après certaines études cette pollution aurait aussi un impact sur l’évolution du virus du Nil en plus des changements climatiques en Amérique du Nord.. Les oiseaux aussi en souffrent car cette même pollution les rends moins résistants à ce virus
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La pollution lumineuse, alliée du virus du Nil occidental

 Image de la terre la nuit composée de plus de 400 images satellites qui montre bien les lumières diffusées par les grands centres urbains de la planète. Elle est utilisée par les chercheurs de la NASA pour étudier les températures autour des zones urbaines.

Image de la Terre la nuit composée de plus de 400 photos satellites qui montre bien les lumières diffusées par les grands centres urbains de la planète. Photo : NASA

Les nombreux lampadaires des grandes villes auraient une part de responsabilité dans l’expansion du virus du Nil occidental au début des années 2000. C’est ce qu’indiquent les résultats obtenus par une équipe de chercheurs américains, selon lesquels la pollution lumineuse a un rôle à jouer dans la progression rapide de certains virus.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les maladies transmises par des piqûres d’insectes sont un fléau de plus en plus important, surtout dans le contexte des changements climatiques qui favorisent la survie, l’activité et la reproduction de plusieurs espèces d’insectes qui transportent ces microbes ou ces parasites.

Toutefois, ces maladies ne se limitent pas à une transmission des insectes aux humains : plusieurs virus utilisent d’autres animaux comme réservoirs au cours de leur cycle de reproduction.

Des chercheurs commencent à constater que l’état de santé des animaux eux-mêmes, souvent mis à mal par les activités humaines, peut avoir une grande influence sur la progression de ces maladies, qui seront par la suite retransmises aux humains.

C’est ce que laissent entendre les résultats obtenus par une équipe de l’Université de Floride du Sud, à Tampa, qui a fait un lien entre la progression du virus du Nil occidental à travers les États-Unis et l’effet de la pollution lumineuse sur les oiseaux.

Autre époque, mêmes peurs

Remontons un peu dans le temps. En 1999, presque 20 ans avant la panique provoquée par le virus Zika, le virus du Nil faisait son apparition en Occident.

Ce dernier, découvert en Afrique en 1937, est transmis par les piqûres de moustiques. Dans la vaste majorité des cas, une personne infectée n’aura aucun symptôme ou ressentira quelque chose de semblable à une grippe.

Toutefois, dans de rares cas, les personnes atteintes développent des méningites particulièrement graves. Jusqu’à maintenant, 2000 personnes en sont mortes en Amérique du Nord.

Il n’y a pas que les humains qui peuvent être infectés par le virus du Nil; les oiseaux y sont aussi particulièrement sensibles. Ces derniers sont morts par milliers à l’arrivée du virus, les principales victimes étant les corneilles, les geais et les pies.

La fin de la nuit

Comment ces chercheurs ont-ils fait un lien entre la progression de ce virus et la pollution lumineuse? C’est en s’appuyant sur l’effet de la lumière sur notre horloge biologique. Elle indique à notre cerveau qu’il est temps de diminuer les hormones de sommeil, comme la mélatonine, et de produire des hormones de stress, comme le cortisol, afin de faire face à la journée.

La vaste majorité des formes de vie ont évolué ainsi de sorte que les activités corporelles s’ajustent à la présence de lumière le jour (ou à l’absence de lumière, dans le cas des animaux nocturnes).

C’est par ce mécanisme que l’exposition à la lumière nocturne peut avoir une influence sur la santé. Un éclairage à des heures inhabituelles modifie notre production hormonale, ce qui affecte notre sommeil, notre l’humeur, notre métabolisme et même notre système immunitaire.

Toutes les formes de vie qui sont exposées à la pollution lumineuse en sont ainsi affectées. Les conséquences sur le système immunitaire ont donc intéressé ces chercheurs, qui ont voulu vérifier l’effet de la pollution lumineuse sur la progression du virus du Nil occidental chez les oiseaux.

Faire la lumière sur l’efficacité de transmission

Pour comprendre, les chercheurs ont infecté 50 moineaux avec le virus du Nil et divisé le groupe en deux, l’un qui passait la nuit dans le noir et l’autre, avec une veilleuse. Dans les deux groupes, la majorité des animaux sont tombés malades dans les mêmes délais et la moitié en sont morts.

À première vue, la lumière ne semblait rien changer. Toutefois, dans le groupe avec la veilleuse, les animaux sont restés infectieux deux fois plus longtemps.

Normalement, quand un oiseau tombe malade, son système immunitaire va combattre le virus et en diminuer la quantité dans le sang. À terme, il n’y aura plus assez de virus pour qu’un moustique, s’il pique l’oiseau, l’attrape et le retransmette. On dit alors que l’oiseau n’est plus infectieux, même s’il est encore malade.

Cependant, les oiseaux exposés à la lumière de nuit sont restés infectieux deux fois plus longtemps que ceux qui ont dormi dans le noir. Cela augmente donc le risque qu’ils contaminent d’autres animaux ou humains et répandent plus rapidement le virus.

Les chercheurs n’ont, par ailleurs, remarqué aucune différence entre les deux groupes en ce qui concerne le niveau de stress et pensent donc que cet effet est causé par l’influence de la pollution lumineuse sur la production de certaines hormones. Il faudra toutefois d’autres études pour confirmer l’effet exact de la lumière sur la transmission des virus.

Cela pourrait avoir des conséquences importantes, car une autre étude, publiée en novembre dernier, a montré que la pollution lumineuse a augmenté de 2 % par an partout sur Terre entre 2012 et 2016.

Mieux connaître l’impact de notre utilisation intensive de lumière dès maintenant pourrait éviter de futurs problèmes de santé publique.

Les résultats de cette étude de l’équipe de l’Université de Floride du Sud ont été présentés au début du mois de janvier au congrès annuel de la Société pour une biologie intégrative et comparative, à San Francisco.

http://ici.radio-canada.ca

Piqûres nocives


On sait que le virus du Nil Occidentale et la maladie de Lyme sont transmises par des insectes infectés qui sont présent au Québec, mais il y a d’autres virus qu’on n’entend pas vraiment parler, pourtant ils sont bien présent sur le territoire québécois, certains n’ont pas de traitement, mais le corps peut lutter généralement contre l’infection, d’autres des traitements existent
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Piqûres nocives

 

Le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme ne sont pas les seules... (PHOTO ARCHIVES AP)

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CATHERINE HANDFIELD
La Presse

Le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme ne sont pas les seules maladies transmises par des insectes au Québec. Cet été, le Laboratoire de santé publique du Québec tâche de mieux cerner l’incidence des virus du sérogroupe de Californie dans la province. Ces virus transmis par des moustiques sont très répandus, mais très rarement symptomatiques.

Explications.

Des maladies transmises par des insectes au Québec Quelles maladies peuvent transmettre les insectes au Québec? Voici les plus souvent citées. Certaines sont répandues, d’autres, rarissimes.

Virus du Nil occidental Nombre de cas au Québec en 2016: 30, dont 2 morts

Transmission: Piqûre de moustique porteur du virus

Symptômes: Identifié pour la première fois au Québec en 2002, le virus du Nil occidental est asymptomatique chez quatre personnes sur cinq. Les autres peuvent présenter ce qu’on appelle la fièvre du Nil: de la fièvre, des maux de tête, des myalgies et parfois des éruptions cutanées. Moins de 1 % développe une forme sévère de la maladie avec atteinte neurologique (encéphalite, méningite ou paralysie flasque aiguë).

Traitement: Il n’y en a pas. La vaste majorité guérit sans traitement.

Virus de Jamestown Canyon et de Snowshoe Hare Nombre de cas au Québec en 2016: 23 (15 pour le virus de Jamestown Canyon, 8 pour celui de Snowshoe Hare), dont 5 cas d’encéphalite

Transmission: Piqûre de moustiques porteurs des virus

Symptômes: Même si la très grande majorité des gens affectés n’auront aucun symptôme, certains vont présenter un tableau clinique semblable à celui du virus du Nil occidental: fièvre, frisson, maux de tête, raideurs… Dans de rares cas, ces virus peuvent causer des encéphalites et des méningites.

Traitement: Il n’y a pas de traitement ni de vaccin spécifique. Dans la très vaste majorité des cas, le corps combat le virus par lui-même.

Maladie de Lyme Nombre de cas au Québec en 2016: 179

Transmission: Morsure de tique Ixodes scapularis porteuse de la bactérie Borrelia bugdorferi. Si la tique reste accrochée moins de 24 heures, le risque de transmission est faible.

Symptômes: Dans 70 à 80 % des cas, les gens présentent une rougeur de la peau qui dépasse 5 cm après quelques jours, généralement à l’endroit de la piqûre. D’autres symptômes comme de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, une raideur à la nuque et des douleurs musculaires et articulaires peuvent s’ajouter. Non traitée, la maladie peut causer des lésions articulaires, cardiaques et neurologiques dans les semaines, voire les années qui suivent l’infection.

Traitement: La maladie se soigne avec des antibiotiques.

Anaplasmose et babésiose Nombre de cas au Québec en 2016: Aucun. À peine une douzaine de cas de ces deux maladies combinées ont été recensés au Québec entre 2006 et 2015.

Transmission: Morsure de tique porteuse de la bactérie Anaplasma phagocytophilum(anaplasmose) ou Babesia microti (babésiose)

Symptômes: S’il existe quelques différences de symptômes entre les deux, l’anaplasmose et la babésiose peuvent toutes deux provoquer de la fièvre, des frissons et des maux de tête, notamment. Chez les personnes en âge avancé ou dont le système immunitaire fonctionne mal, elles peuvent générer des complications, voire être mortelles (de 2 à 5 % pour l’anaplasmose et moins de 1 % pour la babésiose).

Traitement: Ces maladies se traitent avec des antibiotiques.

Encéphalite de Powassan Nombre de cas au Québec en 2016: Aucun. Seulement 7 cas ont été recensés au Québec entre 1990 et 2009.

Transmission: Morsure de la tique porteuse du virus de l’encéphalite de Powassan

Symptômes: S’il existe des cas bénins et asymptomatiques, l’encéphalite de Powassan peut provoquer des maux de tête fébriles et de l’inflammation des parties du cerveau, de la moelle épinière et des méninges. Parmi les virus transmis par des insectes, c’est celui dont le taux de mortalité est le plus élevé (de 5 % à 15 % de mortalité, séquelles dans 50 % des cas).

Traitement: Il n’existe pas de traitement particulier.

Et le Zika? Comme les conditions climatiques du Québec ne sont pas favorables pour eux, les deux principaux vecteurs du virus Zika, les moustiques Aedes aegypti et A. albopictus, ne sont pas présents au Québec. Des cas de Québécois ayant contracté la maladie ailleurs dans le monde ont toutefois été signalés.

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Sources: Institut national de santé publique du Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux, Direction de santé publique de la Montérégie et Direction de santé publique des Laurentides.

La tique met 24 heures pour transmettre la... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

La tique met 24 heures pour transmettre la maladie de Lyme à l’humain.

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Courantes, mais… asymptomatique s«Excessivement répandus»

«Jamestown Canyon» et «Snowshoe Hare». Ces deux termes ne vous disent probablement absolument rien. Pourtant, ces deux virus (qui font partie du sérogroupe de Californie) sont «excessivement répandus» au Québec, indique le Dr Jean Longtin, directeur médical au Laboratoire de santé publique du Québec. Selon les enquêtes sérologiques menées au Canada et aux États-Unis, pas moins du quart de la population aurait déjà contracté un virus du sérogroupe de Californie. Des moustiques communs et présents partout en Amérique du Nord et à la grandeur du territoire québécois en sont porteurs.

«C’est très fréquent. La raison pour laquelle on ne s’en rend pas compte, c’est que la très, très grande majorité des expositions à ces virus-là entraînent des affections asymptomatiques.»

1/100

Entre 1 personne sur 100 et 1 personne sur 1500 va développer des symptômes (comme de la fièvre, par exemple) après avoir contracté un virus du sérogroupe de Californie. Les autres ne ressentiront rien du tout et n’auront aucune complication. Ni vu, ni su, ni connu.

32 %

Selon une étude publiée en 2012, 32 % des employés de trois parcs nationaux aux États-Unis (Great Smoky Mountains, au Tennessee et en Caroline du Nord, Rocky Mountain, au Colorado, et Grand Teton, au Wyoming) ont des anticorps contre un virus du sérogroupe de Californie, ce qui indique qu’ils l’ont déjà combattu.

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C’est le nombre de virus qui font partie du sérogroupe de Californie, un groupe de virus apparentés découvert il y a 75 ans en Californie. Le virus de l’encéphalite de Californie et les virus La Crosse, Snowshoe Hare, Jamestown Canyon et Trivittatus sont présents en Amérique du Nord. D’autres sont répandus en Europe.

Cinq cas d’encéphalite

Une très, très petite minorité de personnes va cependant développer une maladie neurologique sérieuse après avoir contracté un virus du sérogroupe de Californie. En 2016 au Québec, cinq cas d’encéphalite causée par le virus de Jamestown Canyon ont été recensés, ce qui constitue une «augmentation du nombre de cas», selon un récent appel à la vigilance destiné aux infirmières et médecins de la région des Laurentides, que La Presse a obtenu. Aucun cas n’avait été recensé en 2015 (ni cette année). Les cas recensés en 2016 l’ont été dans les régions de la Capitale-Nationale, de la Mauricie-Centre-du-Québec, de l’Estrie et de la Montérégie. Deux autres cas de myosite (inflammation des muscles) associés au virus de Jamestown Canyon sont survenus dans la région de Québec.

«Vigie rehaussée»

Comme les virus du sérogroupe de Californie sont peu connus, les médecins sont peu enclins à demander des tests de dépistage en laboratoire, constate le Dr Longtin, microbiologiste-infectiologue. L’an dernier, une trentaine de demandes de détection seulement ont été acheminées au Laboratoire de santé publique du Québec. C’est pour avoir une meilleure idée de la réelle incidence de la maladie au Québec que le Laboratoire mène un projet pilote cet été, conjointement avec le ministère de la Santé. Jusqu’au 31 octobre, les demandes d’analyse acheminées au Laboratoire pour le virus du Nil occidental (qui présente des symptômes similaires) qui s’avèrent négatives seront aussi testées pour les virus de Snowshoe Hare et de Jamestown Canyon

 Cette «vigie rehaussée» permettra de «mieux suivre l’évolution de ces maladies», indique Noémie Vanheuverzwijn, des relations de presse du ministère de la Santé et des Services sociaux. «De plus, lorsque les médecins vont faire face à une encéphalite, l’objectif est qu’ils demandent aussi un test pour les virus du sérogroupe de Californie, et pas seulement pour le virus du Nil occidental», précise-t-elle.

1961

Le virus de Jamestown Canyon a été isolé pour la première fois aux États-Unis en 1961 dans un bassin de moustiques recueillis dans le Jamestown Canyon, au Colorado. Au Québec, la maladie humaine causée par le virus du Snowshoe Hare a été observée dès 1978

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Les dangers cachés des inondations


Que ce soit au Québec, aux États-Unis  ou ailleurs, les inondations apportent son lot de problèmes. Bien sûr, il y a les dommages matériels, économiques qui sont gigantesques, mais aussi sur le plan santé. Toutes sortes de maladies physiques ou mentales peuvent survenir qui compliquent énormément les choses
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Les dangers cachés des inondations

 

© afp.

Les habitants du Texas ont dû réagir vite et abandonner tous leurs biens derrière eux. L’ouragan Harvey a laissé place à des pluies diluviennes. Une fois que les eaux se seront retirées, ils feront face à d’autres problèmes, tout aussi importants.

Tom Price, secrétaire américain de la santé, a déclaré une urgence sanitaire dimanche dernier pour toute la région concernée. Du personnel médical supplémentaire est donc mis à disposition du Texas. En effet, l’eau stagnante n’est pas simplement de l’eau de pluie, c’est une eau contaminée par l’eau des égouts et certains produits chimiques. Les eaux usées peuvent provoquées des brûlures ou des éruptions cutanées sur les parties du corps immergées. L’eau peut également cacher des objets tranchants en métal ou en verre et occasionner des blessures.

Les eaux provenant des inondations peuvent entraîner des maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde ou la fièvre jaune dans les pays en voie de développement. Cela ne devrait pas être le cas ici mais il y aura certainement une épidémie de diarrhée. Pour réduire la propagation, il est conseillé de nettoyer les jouets qui ont été dans l’eau, de ne pas consommer de nourriture ou de boissons ayant été contact avec l’eau stagnante. Mais les problèmes d’estomac sont de toute façon fréquents quand les gens sont coincés ensemble dans un endroit confiné, comme c’est le cas des refuges. Les gens avec des plaies ouvertes doivent faire attention: des infections sont fréquentes.

Tout comme les infections respiratoires. Une fois que l’eau s’est retirée, les gens se précipitent chez eux pour tout nettoyer. Mais les murs sont gorgés d’eau et les champignons se propagent rapidement. Ca peut déclencher des allergies et exacerber l’asthme. Les gens doivent absolument porter des gants et pour bien faire un masque pour éviter d’être en contact direct avec les eaux de crue.

Les inondations éliminent généralement les moustiques et interrompent leur cycle de reproduction. Mais lorsque les inondations s’arrêtent, ils reviennent en force transportant des maladies comme le Zika et le virus du Nil occidental. Les moustiques ne sont pas les seuls bêtes dont il faut se méfier: les fourmis, les rongeurs et les reptiles menacent.

L’électrocution reste également possible mais les maladies les plus fréquentes après des inondations sont la dépression, l’anxiété et le stress. Les tempêtes exacerbent les problèmes de santé mentale existants ou en provoque. Le stress est partout, les larmes coulent facilement, on ne trouve plus le sommeil, il est parfois difficile de se souvenir des choses ou d’écouter les gens. Certaines personnes développent des symptômes proches du stress post-traumatique. Pour s’en sortir, un seul conseil: être bien entouré.

http://www.7sur7.be