Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir


Le virus Epstein-Barr, mieux connu sous le nom de mononucléose peut affecter une personne sans qu’elle le sache. C’est surtout à l’adolescence que cette maladie se manifeste. Elle peut être confirmée par une prise de sang. Il n’y a aucun antibiotique pour la mononucléose, seulement le repos qui peut durer des mois.
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Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir

Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le

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Non, cette fatigue extrême n’est pas «normale».

  • Par Philippe Lépine

    Lors d’une mononucléose, certains sont cloués au lit pendant des jours, d’autres ne ressentent rien du tout. Pourtant, ils sont bel et bien infectés. Voici 13 choses à savoir sur la maladie du baiser, ou autrement dit l’infection au virus Epstein-Barr.

    1. Le virus se transmet par la salive.

    D’où son nom populaire: la maladie du baiser. Selon la virologue et chercheuse au CHU Saint-Justine, Carolina Alfieri, ça prend toutefois une quantité de salive importante.

    2. À 40 ans, de 90 à 95% de la population est porteuse du virus.

    On détectera certainement des anticorps contre le virus dans votre sang.

    3. Comme la varicelle, le virus Epstein-Barr est de la même famille de virus que l’herpès.

    Les herpèsvirus ou herpesviridae.

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    4. Les symptômes de la mononucléose sont plus forts à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

    Environ 50% des infections ont lieu pendant l’enfance et les symptômes s’apparenteraient à ceux d’une grippe dans la plupart des cas ou passent carrément inaperçus

«Ils sont beaucoup plus importants et se ressentent plus longtemps de 15 à 25 ans. On ne sait pas encore pourquoi, mais probablement en raison d’un débalancement hormonal. Ça peut aussi dépendre de la génétique», note Dre Alfieri.

  • 5. On ne peut faire qu’une mononucléose infectieuse dans sa vie.

    6. Les hommes ont plus tendance à souffrir de symptômes pénibles liés à la mononucléose que les femmes.

    7. Les patients ayant fait une mononucléose sans le savoir risquent d’étirer leurs symptômes.

    Si vous ignorez les symptômes associés à la maladie (fatigue extrême, fièvre, mal de gorge, ganglions gonflés, perte d’appétit) puisque vous les ressentez de façon légère et continuez vos activités normalement, vous risquez de prolonger votre parcours symptomatique.

    Il est indiqué de faire un test sanguin rapidement dès l’apparition de symptômes anormaux.

«Ça se peut que la fatigue soit due à une autre maladie et il faut le vérifier», avertit la virologue Carolina Alfieri.

  • 8. Les symptômes de la mononucléose infectieuse peuvent durer jusqu’à un an.

    Selon Dre Alfieri, environ 10% des patients ont du mal à résoudre la maladie et peuvent souffrir de symptômes liés à la maladie pendant six mois, voire un an, sans raison précise. Certains doivent même cesser toute activité pendant cette période.

    «Si ça s’étire, que le patient a ignoré les symptômes trop longtemps, je lui conseillerais pendant au moins six mois de se reposer, d’éviter les situations stressantes et de manger comme il faut. Ça paraît dur, mais il faut prendre ça au sérieux.»

  • Donc, pas juste du repos les dimanches!

    Dans 1% des cas, la maladie peut persister pendant des années, affirme la virologue.

    9. La maladie se soigne sinon généralement en moins de dix jours.

    10. Les symptômes peuvent revenir nous hanter.

    «Le stress peut réactiver les symptômes de la maladie parfois plusieurs mois après la période symptomatique, mais c’est rare», remarque Dre Alfieri.

    11. On peut aussi en mourir.

    «Il y a des patients qui en meurent, mais leur décès est souvent lié à une autre pathologie génétique qui affecte leur système», fait savoir Dre Alfieri.

    12. Aucun antibiotique ou traitement antiviral ne peut soigner la maladie.

    La maladie nécessite qu’une longue convalescence. On peut sinon prendre de l’ibuprofène ou de l’aspirine pour calmer la fièvre

  • 13. Que vous ayez ressenti des symptômes ou non, si vous êtes infectés, vous devenez transmetteur du virus

https://quebec.huffingtonpost.

Le Saviez-Vous ► 15 faits inusités sur le rhume


Le rhume a au moins 150 amis pour contaminer les gens !! Quelque rare personne, comme ma fille ne sont jamais malade alors que nous pauvres mortels si le rhume plane, il nous attrape. Il y a quand même des moyens pour essayer de l’éviter que ce soit le lavage des mains, désinfectés les objets, aérés malgré le froid la maison, être actif etc ..
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15 faits inusités sur le rhume

 

Les virus du rhume mutent régulièrement.

Pormezz/Shutterstock

Par Brandon Specktor avec Jeanne Moncada, Sélection du Reader’s Digest

Rhume ou grippe? Pour mieux prévenir la maladie et se sentir bien durant tout l’hiver, mieux vaut être informé : voici 15 faits à connaître sur le rhume.

 

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Le rhume et les virus

Le rhume ou « rhinite infectieuse » est causé par de nombreux virus – plus de 150 selon la Pre Caroline Tapparel-Vu, virologiste au laboratoire de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève. Tous sont capables de provoquer congestion et toux, et de contraindre au repos. Chacun de ces virus arrive à tromper à sa façon nos défenses immunitaires.

« Très petits et très malins, ils mutent régulièrement », précise Caroline Tapparel-Vu.

Voilà pourquoi il est peu probable qu’on trouve un jour un remède universel au rhume.

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Le rhume ne serait peut-être pas lié aux chutes de température.

Zaitsava Olga/Shutterstock

Le mot rhume, synonyme de temps froid?

Le mot évoque souvent les temps froids. Pourtant, l’effet des basses températures sur l’agressivité d’un virus n’est pas clair. Si les rhumes sont plus fréquents en hiver, c’est probablement parce que nous passons plus de temps à l’intérieur, en contact rapproché avec des personnes et des surfaces contaminées.

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Le rhume et l’air sec des pièces chauffées

L’air des pièces chauffées assèche les narines, empêchant le mucus de piéger les microbes avant qu’ils n’atteignent les poumons. Le corps sécrète davantage de mucus pour les évacuer. L’écoulement du nez n’est donc pas causé par le rhume, mais par le corps qui implore d’agir…

La fréquence du rhume

Nous attrapons plus de rhumes qu’il n’y paraît. Selon Roland Reynaert, médecin généraliste à Bruxelles, les jeunes enfants peuvent avoir de six à huit rhumes par an, là où les adultes n’en auront que de deux à quatre. Certaines personnes ne l’attraperont jamais.

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Pour éviter d'attraper un rhume, tenez-vous à un mètre de distance des autres.

Estrada Anton/Shutterstock

Un mètre et un rhume

Un mètre. C’est la distance minimale à conserver pour se prémunir du rhume d’un tiers, précise Anne Iten, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève.

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Remède gratuit contre le rhume

Le meilleur remède, et il est gratuit, c’est le repos. Selon une étude auprès de 200 personnes, parue dans Brain, Behavior, and Immunity, les sujets enrhumés se sentent moins vigilants et de mauvaise humeur. Leurs facultés mentales sont altérées et leurs réactions plus lentes que celles des sujets en bonne santé.

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Les secrets d’un bon repos

Le repos en position allongée est déconseillé, car le mucus du nez descend et irrite la gorge, déclenchant des quintes de toux qui nuisent au sommeil. Adoptez plutôt une position semi-assise pour réduire la stimulation des récepteurs sensitifs de la gorge responsables de la toux. En prime, le mucus s’écoule plus facilement et on respire mieux.

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Guérir plus vite?

Pour guérir plus vite et gratuitement, vous pouvez aussi recruter un proche pour qu’il vous dorlote. Dans une étude de 2009 de l’Université du Wisconsin, les patients ayant attribué la note maximale à leur médecin dans un questionnaire mesurant l’empathie ont été malades un jour de moins que ceux dont le médecin était jugé moins prévenant. Les taux d’IL-8, une protéine produite par un organisme malade, étaient deux fois plus élevés chez les sujets des médecins plus attentifs.

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Stimuler son système immunitaire

De petites séances d’exercice léger peuvent stimuler les défenses immunitaires. Une expérience menée sur des femmes ménopausées en surpoids ou obèses a montré que celles qui étaient actives attrapaient moins de rhumes que les autres. Une analyse de 2014 laisse croire qu’un entraînement d’intensité modérée contribuerait à prévenir le rhume….

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En cas de rhume, les bouillons de viande sont bénéfiques.

Oksana Mizina/Shutterstock

Bouillon de viande ou de légumes?

Le bouillon de viande fonctionne peut-être, mais pas parce que c’est la recette de maman. La plupart des bouillons clairs sont bénéfiques; le liquide chaud décongestionne et facilite l’écoulement du mucus. La soupe au poulet est un excellent réhydratant – un liquide chaud, salé et plein d’électrolytes. Le Dr Reynaert recommande de faire des inhalations qui permettent de liquéfier les sécrétions collantes.

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Qu’en est-il de la vitamine C?

Ne comptez pas sur les suppléments de vitamine C. En 2013, une analyse de 29 expériences différentes a établi que, dans l’ensemble, ils ne prévenaient pas le rhume. Mais, dans certains cas, les doses destinées à atténuer les symptômes avaient eu des effets légers.

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Le zinc et la guérison

Le zinc, en revanche, semble accélérer la guérison. Pris en pastille ou en sirop dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes, il réduirait la durée du rhume d’une journée. Le système immunitaire a en effet besoin de zinc pour travailler. Bien sûr, consultez d’abord un médecin pour éviter une interaction indésirable avec d’autres médicaments.

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Pour éviter d'attraper un rhume, lavez-vous les mains régulièrement.

Summer Photographer/Shutterstock

L’espérance de vie d’un virus

Un virus du rhume peut survivre plus de 24 heures hors du corps humain; lavez-vous les mains après avoir touché une poignée de porte ou  un robinet du bureau. Une étude de 2011 a révélé que les porteurs du rhinovirus, le virus du rhume le plus répandu, contaminaient 41 % des surfaces de leur maison – poignées, télécommandes, robinets, etc. Une heure après avoir touché ces surfaces, les doigts de presque 25 % des sujets étaient encore infectés..

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Toujours prendre le rhume au sérieux

C’est bénin, mais on le prend au sérieux. Ces infections sont habituellement anodines et guérissent spontanément, mais elles peuvent entraîner de graves complications (bronchiolite, pneumonie, etc.) chez les personnes âgées et les jeunes enfants.

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Prévenez le rhume en faisant des gargarismes.

Odua Images/Shutterstock

Gargarismes préventifs

Grand-mère avait raison : les gargarismes sont efficaces, peut-être même préventifs. Certains volontaires d’une étude japonaise se sont gargarisés régulièrement avec de l’eau, d’autres non. Après 60 jours, le premier groupe affichait presque 40 % de rhumes en moins par rapport au groupe témoin.

https://www.selection.ca/

De nouveaux virus datant de millions d’années ont été identifiés


Les chercheurs on trouver des nouveaux virus chez les reptiles, des vertébré et des amphibien et donne plus d’information sur les virus ARN qui sont daté depuis des millions années. Ils pourront peut-être prédire comment les humains sont affectés par ses virus. Heureusement ce ne sont pas tous ces virus qui sont dangereux pour l’humain, mais certains ont fait de gros dégâts comme le Sida, l’Ebola, et même la grippe qui sont tous des virus ARN
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De nouveaux virus datant de millions d’années ont été identifiés

 

Crédits : Pixabay / geraldsimon00

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs a fait la découverte de plus de 200 virus chez les poissons, grenouilles et autres reptiles, dont certains sont vecteurs de maladies telles que la grippe et les fièvres hémorragiques. Les chercheurs ont également retracé l’origine de ces virus à ARN qui ont donc été datés à il y a des centaines de millions d’années, lorsque la plupart des animaux modernes ont commencé à apparaître.

Mya Breitbart, virologiste à l’Université de South Florida à St Petersburg (États-Unis) et principale auteure de l’étude, met en lumière les virus à ARN et leur évolution au fil des ans. Cela peut également prédire comment ces virus peuvent infecter les humains à l’avenir. Jusqu’à présent, les chercheurs se penchaient sur les virus qui infectaient les humains, les mammifères et les oiseaux. C’est ici la première fois qu’ils se tournent également vers d’autres vertébrés tels que les amphibiens, les reptiles et les poissons, pour comprendre comment ces virus ont évolué au cours des millénaires.

Edward Holmes, virologiste évolutionniste de l’Université de Sydney en Australie – et co-auteur de l’étude – note que l’émergence des virus est en fait beaucoup plus abondante et répandue qu’on ne le pensait auparavant. Des études antérieures ont trouvé des virus à ARN chez les tritons et les salamandres. Mais les chercheurs se sont ici penchés sur près de 190 autres créatures, des poissons sans mâchoires comme des lamproies par exemple, qui ont peu évolué par rapport à leurs ancêtres évolutionnaires, aux reptiles tels que les tortues. En analysant l’ARN extrait des intestins, du foie, des poumons ou des branchies des animaux, l’équipe a ainsi découvert 214 virus à ARN qui n’avaient jamais été répertoriés auparavant.

La plupart de ces virus appartiennent à des familles de virus connues pour infecter les oiseaux et les mammifères. Par exemple, certains poissons hébergent des virus qui sont liés à Ebola, qui affecte les humains et autres primates.

« C’est surprenant », dit Holmes, mais cela ne signifie pas que ces virus constituent une menace pour la santé humaine.

En remontant l’arbre évolutif de ces nouveaux virus à ARN, et en les comparant à celui de leurs hôtes vertébrés, les deux histoires se sont également reflétées : les vertébrés ont migré de la mer vers la terre, tout comme leurs auto-stoppeurs microscopiques.

Les virus à ARN infectant les humains aujourd’hui ont donc probablement évolué à partir de virus qui ont infecté nos ancêtres vertébrés il y a 500 millions d’années, notent les chercheurs. Une information à prendre en compte pour le diagnostic précis et le traitement de ces virus. Rappelons que de nombreuses maladies humaines graves comme le SIDA, le virus Ebola, le SRAS et la grippe sont causées par des virus à ARN.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Nature.

http://sciencepost.fr/

Ces virus qui tombent de l’atmosphère


Il y aurait des millions à des milliards de virus et bactéries tombe à tous les jours par mètre carré. Il voyagent des kilomètres dans l’atmosphère avait de retomber sur Terre, ils peuvent donc venir de d’autres continents.
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Ces virus qui tombent de l’atmosphère

Ces virus qui tombent de l’atmosphère

Marie-Céline Ray

Journaliste

Tous les jours, virus et bactéries tombent du ciel après avoir voyagé dans l’atmosphère. Dans un mètre carré, ils seraient ainsi des milliards de virus à redescendre vers la surface de la Terre ! Certains pourraient avoir parcouru des milliers de kilomètres…

Les virus peuvent s’envoler dans l’atmosphère et redescendre vers le sol, bien plus loin. Mais combien sont-ils à tomber ainsi au-dessus de nos têtes ? C’est ce qu’a voulu savoir une équipe internationale de chercheurs (Canada, Espagne et États-Unis). Ces derniers se sont intéressés à ce qui se passait entre 2.500 et 3.000 mètres d’altitude, juste au-dessus de la couche limite atmosphérique, la zone de la troposphère la plus proche du sol.

Les scientifiques ont trouvé que, chaque jour, un mètre carré de surface reçoit des milliards de virus et des dizaines de millions de bactéries. Plus précisément, leurs résultats, parus dans International Society for Microbial Ecology Journal, indiquent que le nombre de virus variait entre 260 millions et sept milliards par jour et par mètre carré. Le taux de dépôt des virus était 9 à 461 fois plus élevé que celui des bactéries.

Des virus globe-trotteurs qui voyagent dans l’air

Et ces virus viennent parfois de très loin. D’après un communiqué de l’université de la Colombie-Britannique (Canada), les virus pourraient être transportés sur des milliers de kilomètres avant de redescendre sur Terre. Ces résultats pourraient expliquer pourquoi des virus génétiquement identiques se retrouvent à des endroits très différents du globe. D’après le virologue Curtis Suttle, un des auteurs de l’étude, un virus pourrait très bien être transporté d’un continent à l’autre dans l’atmosphère.

Isabel Reche, de l’université de Grenade (Espagne), explique : « Les bactéries et les virus sont généralement déposés sur la Terre par des épisodes pluvieux et des intrusions de poussière saharienne. Cependant, la pluie était moins efficace pour éliminer les virus de l’atmosphère ».

Les virus emmenés dans l’air semblent, pour la plupart, avoir été emportés par les embruns. Ils ont tendance à s’accrocher à des particules organiques plus petites, plus légères, en suspension dans l’air, ce qui leur permet de rester plus longtemps dans l’atmosphère.

https://www.futura-sciences.com/

Une équipe de chercheurs a recréé un virus proche de la variole


Est-ce une bonne chose ou bien une réussite qui pourrait être un désastre ? La variole était une maladie mortelle et elle est disparue, mais peut-elle revenir sur une autre forme, une forme fait par l’être humain. Vous imaginez avec peu d’argent et quelques mois recréer une maladie proche de la variole pourrait être bénéfique pour de nouveaux vaccins, mais aussi dans de mauvaises mains devenir une arme biologique, ce n’est vraiment pas rassurant
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Une équipe de chercheurs a recréé un virus proche de la variole

Via Wikimédia Commons.

Via Wikimédia Commons.

Repéré par Jean-Marie Pottier

Elle a réussi à recréer le virus de la vaccine, une maladie voisine, pour un coût de «seulement» 100.000 dollars et quelques mois de travail.

Cela fera quarante ans l’an prochain que les derniers cas de variole, l’une des maladies les plus mortelles de l’histoire, ont été signalés, à Birmingham, en Angleterre. La maladie a été déclarée officiellement éradiquée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1980. Et pourtant, il semble étonnamment facile aujourd’hui de recréer le virus.

Telle est du moins la conclusion d’une expérience que rapporte la revue Science. Emmenée par David Evans, un virologue de l’université d’Alberta à Edmonton (Canada), une équipe de chercheurs a synthétisé à partir de fragments d’ADN disponibles dans le commerce le virus de la vaccine, une maladie infectieuse du cheval proche de la variole. Si cette expérience n’a pas encore fait l’objet d’une publication scientifique, elle a notamment été discutée en novembre 2016 lors d’une réunion de l’OMS, qui a noté que

«cet effort a coûté environ 100.000 dollars et a pris six mois. Toute l’information nécessaire pour séquencer et générer le virus était publiquement disponible».

«Aucun doute: si c’est possible pour la vaccine, c’est possible pour la variole», explique à la revue le chercheur Gerd Sutter, de l’université Ludwig-Maximilians de Munich.

Cette recherche a des objectifs nobles, notamment le développement de meilleurs vaccins et de traitements contre le cancer, mais pose, explique Science, la question de savoir «comment des terroristes ou des États voyous pourraient utiliser les biotechnologies modernes», et donc aussi de la façon de réguler ce genre de travaux pour empêcher qu’ils ne tombent dans de mauvaises mains.

Comme le résume crûment The Verge, «ressusciter un cousin lointain de la variole peut ouvrir la voie à de meilleurs vaccins, ou à une guerre biologique».

Selon Tom Frieden, l’ancien président du Centers for Disease Control and Prevention, un organisme public américain, interviewé par le Washington Post, cette recherche pourrait par ailleurs vider de son intérêt le débat sur l’avenir des derniers échantillons du virus, conservés dans des centres de recherche à Atlanta et Novossibirsk: certains plaidaient pour les détruire pour s’en débarrasser définitivement, d’autres pour les garder comme objet d’étude.

«Nous vivons dans un meilleur des mondes où il existe une capacité à recréer des organismes qui ont existé dans le passé ou à créer des organismes qui n’ont jamais existé», conclut-il avec pessimisme.

http://www.slate.fr

Pendant combien de temps un malade de la grippe est-il contagieux?


Combien de temps que nous pouvons contaminer notre entourage quand nous avons la grippe (celle qui cloue une personne au lit)? C’est encore à l’étude, mais il semble qu’un peu avant l’apparition des symptômes, mais plus la semaine passe moins il y a de risque de contamination
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Pendant combien de temps un malade de la grippe est-il contagieux?

 

Par Sandra Lorenzo

    Une grippe, c’est en moyenne une petite semaine de repos forcé, de la fièvre, une toux sèche, des maux de tête, le nez qui coule, des courbatures et parfois des complications. Autant dire que dans la mesure du possible, mieux vaut ne pas l’attraper.

    Donc jusqu’à la fin de l’épidémie, vous pouvez vous laver les mains aussi souvent que possible, éviter tout contact avec des personnes malades, les embrassades et les poignées de main.

    La grippe se transmet par voie aérienne via des gouttelettes émises lors de la toux et des éternuements par les malades. Le virus peut aussi se propager par les mains. Mais pendant combien de temps les malades sont contagieux? Sur ce point, la science n’a pas encore tout découvert.

    Les enfants, contagieux plus longtemps

    « L’Académie de médecine estime qu’un malade est contagieux entre un et trois jours après l’apparition des premiers symptômes », explique Bruno Lina, virologue et l’un des plus grands spécialistes de la grippe en France. « Cependant, on ne sait toujours pas combien de virus sont nécessaires pour infecter l’homme. Même en mettant des personnes malades en contact avec des personnes saines, nous ne sommes pas parvenus à le mesurer. Sans cette information impossible de savoir combien de temps et à partir de quand nous sommes contagieux. »

    « Ce que l’on sait, c’est que les enfants produisent plus longtemps et en plus grande quantité des virus, ils restent donc contagieux plus longtemps », ajoute le professeur Lina.

    En 2012, des chercheurs anglais ont fait une découverte intéressante. Nous pourrions être contagieux avant même l’apparition des symptômes. Jusqu’à présent, les scientifiques s’appuyaient sur des modèles mathématiques pour mesurer ce genre de choses. Pour la première fois, les chercheurs ont donc voulu étudier la contamination chez les furets qui sont sensibles aux mêmes souches du virus de la grippe que nous et qui souffrent des mêmes symptômes. Les conclusions de cette étude ont été publiées dans la revue Plos One.

    24h après la contamination

    Après avoir mis en contact furets sains et malades à différents stades de la maladie, des cas de contamination ont été démontrés avant l’apparition de la fièvre, le premier des symptômes grippal. Ce qui n’a donc rien de rassurant pour éviter les épidémies.

    Le personnel médical peut aussi être un relais de la grippe sans avoir conscience d’être malade. Les furets malades ont pu transmettre la grippe 24 heures après la contamination, la fièvre n’est apparue que 45 heures plus tard, le nez qui coule et les éternuements n’ont eux commencé que 48 heures après la contamination.

    Cette dernière précision est importante puisque jusqu’alors les scientifiques pensaient que ces sécrétions émises pendant les éternuements et le fait de se moucher étaient nécessaire à la propagation du virus.

    Dans cette même étude, il a été montré que la grippe ne se transmettait plus aussi rapidement à partir de 5 à 6 jours. Mais attention, cette étude a été réalisée sur des furets et à partir d’une souche de virus. Or le virus de la grippe change tous les ans et les furets ne sont des hommes.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/


Le virus du Nil occidental pourrait être plus mortel qu’estimé


Le virus du Nil serait plus dangereux que les scientifiques croyaient. Il s’avère que beaucoup meurent dans les 3 premiers mois et d’autres plus tard après des complications reliées à ce virus. De quoi à espérer que l’hiver au Québec demeure froid même si beaucoup aiment bien les températures douces que nous connaissons. Les moustiques ont beau être minuscules, il demeure quand même qu’ils peuvent être dangereux pour l’homme
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Le virus du Nil occidental pourrait être plus mortel qu’estimé

 

Selon des estimations fédérales, 4% des personnes infectées... (PHOTO REUTERS)

Selon des estimations fédérales, 4% des personnes infectées par le virus du Nil occidental et présentant des symptômes meurent dans les trois premiers mois.

Agence France-Presse
Washington

Le virus du Nil occidental pourrait être nettement plus mortel que ne le pensaient les virologues jusqu’à présent, des personnes infectées pouvant décéder de complications de cette infection transmise par des moustiques plusieurs années après leur apparente guérison, révèle une étude lundi.

Ces conclusions ont été présentées à la conférence annuelle de la Société américaine de médecine tropicale et d’hygiène (ASTMH) qui se tient cette semaine à Atlanta.

Les chercheurs ont étudié un groupe de 4144 personnes au Texas ayant contracté cette maladie entre 2002 à 2012, dont 286 sont décédées dans les trois premiers mois.

Mais 268 personnes supplémentaires sont mortes dans les dix ans ayant suivi leur contamination du fait de complications liées au virus, ont-ils déterminé. Ce qui représente un taux de mortalité de 13,3%.

Selon des estimations fédérales, 4% des personnes infectées par le virus du Nil occidental et présentant des symptômes meurent dans les trois premiers mois.

«L’attention accordée au virus Zika aux États-Unis se comprend étant donné le risque qu’il provoque une microcéphalie du foetus, mais le virus du Nil occidental est une infection plus grave et sa menace pourrait persister même chez les patients paraissant avoir survécu à l’infection sans séquelles», relève le docteur Kristy Murray de la faculté de médecine Baylor au Texas.

Ce virus ne provoque pas de symptôme chez environ 80% des personnes infectées. Pour les autres, il entraîne fièvre, courbatures, éruptions cutanées, maux de tête, vomissements et diarrhée. Et, chez certains cas rares, le cerveau peut être touché.

Dans le groupe étudié, c’est parmi les personnes dont le cerveau a été affecté que le taux de mortalité ultérieure a été le plus élevé. Des maladies rénales également liées à l’infection initiale ont aussi été une cause importante des décès à retardement.

Le docteur Murray a suivi des groupes d’anciens malades pendant plusieurs années et a constaté qu’un grand nombre mourraient prématurément.

«Nous avons vu un grand nombre de personnes qui paraissaient en bonne santé jusqu’à ce qu’elles soient infectées par le virus du Nil occidental et leur état général s’est ensuite dégradé», précise-t-elle.

Le virus du Nil occidental est arrivé aux États-Unis en 1999 et appartient à la même famille que les virus de la fièvre jaune et du Zika.

http://www.lapresse.ca/