Battu par sa conjointe : Un homme qui a vécu l’enfer se confie


Les violences conjugales sont des fléaux, difficiles pour les femmes de s’en sortir même avec de l’aide. Alors qu’en est-il pour les hommes qui sont battus et violenter verbalement ? Beaucoup vont croire que ces hommes sont faibles. C’est malheureusement un sujet tabou : un homme victime de violence conjugale !!! Pourtant, ils ont besoin autant d’aide.. Car que ce soit pour les femmes ou les hommes, il faut une tolérance zéro
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Battu par sa conjointe

Un homme qui a vécu l’enfer se confie

 


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

 

TVA Nouvelles

C’est un véritable tabou pourtant c’est bel et bien réel; les hommes aussi peuvent être victimes de violence conjugale. Un homme qui en a été victime et qui a vécu l’enfer s’est confié.

«C’est une mauvaise passe, ça va aller mieux, ça va aller mieux, mais ça n’allait jamais mieux. Ça empirait tout le temps», raconte Guy.

Il y a trois ans, il a été victime de violence conjugale.

«Elle criait après moi, elle me criait des noms devant ses enfants, elle faisait des crises de jalousie démentielles. Elle faisait du chantage émotif, elle disait: « Je vais m’enlever la vie à cause de toi »», ajoute-t-il.

Il restait avec son ex-conjointe à cause de leur enfant. Mais aujourd’hui, il est enfin sorti de cette relation. Il est maintenant capable d’en parler, mais faire face au jugement des autres est loin d’être facile.

«Il y en a qui sont mal à l’aise, qui ne savent pas comment réagir ou qui se sentent coupables de ne pas avoir vu ça. J’ai eu des commentaires sexistes. J’en ai eu», poursuit Guy.

L’aide se fait rare. Pour le Service d’aide aux conjoints, un organisme de Montréal, il faut briser l’isolement.

«La violence conjugale, la première étape, c’est l’isolement. Il faut d’abord l’isoler pour arriver à pouvoir le manipuler, le contrôler, le dénigrer», explique Yves Nantel du Service d’aide aux conjoints.

Les statistiques sont peu nombreuses. Il y a dix ans, Statistique Canada dénombrait 546 000 victimes masculines.

«Entre 15 et 20% des situations où il y a des plaintes auprès de la police seraient des hommes qui subissent de la violence conjugale», ajoute M. Nantel.

Guy n’a qu’un seul souhait: que les choses changent et que les hommes comme lui qui sont victimes de violence conjugale osent briser le silence.

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Les jeunes hommes aussi victimes d’agressions sexuelles


Je pense que c’est un sujet tabou chez les hommes qui ont subi pendant l’adolescence des abus sexuels. Ils ont beaucoup moins de soutien, peut-être à cause du rôle masculin véhiculé dans la société.
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Les jeunes hommes aussi victimes d’agressions sexuelles

 

Au total, ce sont 43% des jeunes hommes... (Photo Digital/Thinkstock)

Au total, ce sont 43% des jeunes hommes d’âge secondaire ou universitaire qui confient avoir été contraints à une activité sexuelle non désirée.

PHOTO DIGITAL/THINKSTOCK

La Presse Canadienne

Un nombre élevé d’adolescents ou de jeunes universitaires affirment avoir été victimes de coercition sexuelle, révèle une étude publiée par l’American Psychological Association (APA).

Au total, ce sont 43% des jeunes hommes d’âge secondaire ou universitaire qui confient avoir été contraints à une activité sexuelle non désirée. Et dans 95% des cas, l’agresseur était une femme de leur entourage.

Des 284 jeunes hommes âgés de 14 à 26 ans qui ont répondu à un questionnaire, 18% ont indiqué avoir été victimes de violence physique et 31% de violence verbale. 26% ont décrit avoir été séduits contre leur gré par des comportements sexuels, et 7% ont raconté avoir été soûlés ou drogués.

La moitié des étudiants ont révélé avoir eu une relation sexuelle complète et 10% ont tenté d’en avoir une. Les autres font état de baisers et de caresses.

L’auteure de l’étude, la docteure Bryana French de l’Université du Missouri, rapporte que les jeunes qui ont été contraints d’avoir une relation complète étaient ensuite plus susceptibles d’avoir des comportements sexuels risqués ou de consommer des quantités excessives d’alcool. Toutefois, contrairement aux femmes, l’estime de soi des jeunes hommes ne semblait pas atteinte, possiblement en raison des attentes de masculinité et de désir sexuel véhiculées par la société.

Elle affirme que la victimisation sexuelle des jeunes hommes demeure un problème mal compris qui mérite d’être étudié plus à fond.

L’étude est diffusée dans le journal scientifique Psychology of Men and Masculinity, une publication de l’APA,

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Congestion aux urgences Les infirmières essuient les insultes des patients


Avec le manque de médecin, les urgences qui affichent de longues heures d’attente, des gens impatients vont s’en prendre à une proie facile d’accès dont l’infirmière. Ils ou elles n’ont pas à subir ce genre de violence (ou de propos déplacés) causé par un manque de moyens, et un système de santé mal gérer par le gouvernement
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Congestion aux urgences

Les infirmières essuient les insultes des patients

 

Par Johanne Roy | Agence QMI

Incompétente, débile, salope…Voilà le genre d’insultes que les infirmières aux urgences subissent presque quotidiennement en cette période de forte congestion.

«Nous vivons constamment de la violence physique et verbale, a confié une infirmière qui a requis l’anonymat. Ces temps-ci, c’est particulièrement éprouvant, car le degré d’agressivité des patients est très élevé.»

Il n’est pas rare que les infirmières se fassent copieusement injurier ou cracher au visage par des patients excédés. Certains malades vont jusqu’à les bousculer ou les frapper.

À l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Québec, des patients ont été témoins, dans la nuit de mardi, d’une scène assez troublante, alors qu’un individu a tenté de frapper une infirmière et qu’il s’en est pris au médecin de garde.

Les policiers ont dû intervenir pour le maîtriser, selon ce qui a été rapporté au Journal de Québec.

Jusqu’à 15 heures d’attente

Lors de débordements importants aux urgences, des patients peuvent attendre jusqu’à 15 heures pour voir un médecin. Comme l’attente se prolonge, ils sont réévalués deux ou trois fois par l’infirmière au triage. L’impatience monte et c’est souvent elle qui écope.

Selon une enquête nationale réalisée en 2005 sur le travail et la santé du personnel infirmier, une infirmière sur trois déclarait avoir été agressée physiquement par un patient au cours de l’année.

Ces jours-ci, les urgences du Québec fonctionnent en moyenne à 140% de leur capacité normale, a expliqué le président de l’Association des médecins d’urgence du Québec, le Dr Bernard Mathieu.

«C’est inacceptable, mais routinier. Des salles d’examen sont embourbées par des patients, à cause du trop-plein à l’urgence. La salle d’attente est bondée, mais les médecins manquent de locaux pour examiner les malades. Parfois, il n’y a même plus de civières disponibles», décrie le Dr Mathieu, selon qui, l’ensemble de l’hôpital doit s’atteler à décongestionner l’urgence.

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Ces mots qui blessent les enfants pour la vie


Avec ce que nous connaissons  sur la psychologie de l’enfant, sur les conséquences des mots, nous avons intérêt a mieux mesurer nos paroles et ce même quand la fatigue, le stress se fait sentir .. qui je sais par expérience n’est pas facile A tout les jours nous devons prendre conscience de nos paroles .. de leur conséquences sur les enfants et même sur d’autres adultes
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Ces mots qui blessent les enfants pour la vie


PAR RENÉE LAURIN  | PHOTO: SHUTTERSTOCK

Il arrive qu’on les choisisse volontairement, sous le coup de la colère, ou qu’ils nous échappent malgré nous. Les mots qui blessent peuvent laisser des traces dans le cœur d’un enfant. Un expert en éducation parentale nous dit comment éviter d’y avoir recours.

On entend souvent parler de la violence physique faite aux enfants. Il existe une autre forme de violence, beaucoup plus sournoise, dont on parle moins: la violence verbale. Lorsqu’on en use à répétition, elle transperce le cœur de sa victime et son souvenir se niche dans sa tête. Là où la confiance en soi devrait normalement s’installer, elle prend toute la place.

«Je suis un incapable, un imbécile et un fainéant, donc je ne vaux rien. Ma mère me l’a répété si souvent! Ça ne peut qu’être vrai», se dit le petit.

On ne se rend pas toujours compte de l’impact que peut avoir le choix de nos mots sur le développement de nos enfants. Même lorsque nous en sommes conscients, ces mots nous échappent parfois malgré nous.

«C’est souvent une question de culture. Nos parents nous ont parlé de cette façon, et on s’adresse à nos enfants en employant les mêmes termes, les mêmes expressions», explique Gérald Boutin, docteur en psychopathologie et en psychopédagogie, diplômé en thérapie familiale et chercheur en éducation parentale depuis plus de 20 ans.

Selon le Dr Boutin, l’emploi d’un simple surnom peut faire plus de mal qu’on le croit. Certains enfants en viennent à se sentir dépossédés de leur véritable nom.

Par ailleurs, les comparaisons avec soi (du type «Moi, quand j’avais ton âge, je réussissais mieux…») ou avec d’autres personnes sont déconseillées, car elles font souvent référence à des traits de caractère désagréables («T’es bien comme ton père! Toujours en retard et complètement désordonné!»). On évite aussi les critiques à répétition, qui détruisent l’estime de l’enfant plutôt que de l’amener à se corriger et à améliorer son comportement.

Bien sûr, le rôle de parent n’est pas toujours facile. Se maîtriser lorsqu’on rentre du travail fatigué, à bout de nerfs, et qu’on doit affronter un enfant turbulent relève de l’exploit.

«En raison de la tension accumulée, on finit par perdre le contrôle. C’est normal. Il ne faut surtout pas se culpabiliser pour ça; il faut trouver des moyens pour apprendre à contrôler cette tension nerveuse», dit le Dr Boutin.

Pourquoi ne pas prendre un temps d’arrêt et respirer profondément avant de lancer des injures à cause d’un verre d’eau renversé ou d’un vase cassé? En y réfléchissant un peu, on constatera que ce qui nous apparaît comme un geste malintentionné de la part de notre bambin pourrait n’être qu’une maladresse normale pour un enfant de cet âge.

«Nous sommes les parents. C’est à nous de trouver des moyens pour aider notre enfant à travailler sur lui-même et sur ses comportements», insiste M. Boutin.

Il existe d’ailleurs une foule de livres et d’ateliers de formation pour aider les parents à développer leurs habiletés.

Plutôt que de dénigrer l’enfant, on insiste sur le geste qu’on désapprouve. Dire à notre enfant que l’action qu’il a faite n’est pas bien pour telle ou telle raison passe mieux que de lui dire qu’il est méchant, parce qu’il a fait ceci ou cela.

Il faut aussi amener l’enfant à réfléchir sur ce qu’il vient de faire pour le responsabiliser. Par exemple, on peut lui dire:

«Est-ce que tu es content de ce que tu viens de faire?» ou «Crois-tu que tu pourrais faire les choses autrement? Comment t’y prendrais-tu?»

On a le droit à l’erreur, mais on a aussi le devoir de reconnaître nos torts lorsque nos mots dépassent notre pensée.

«Les enfants sont capables de faire la part des choses, croit M. Boutin. Il n’y a rien de mal à s’excuser auprès de son enfant après avoir été un peu trop agressif envers lui. Au contraire, c’est une excellente façon de lui apprendre que les adultes ne sont pas parfaits et qu’ils peuvent, eux aussi, se tromper.»

6 choses a retenir

  • Les enfants ont droit au respect. On oublie souvent qu’ils sont des personnes à part entière.
  • Jusqu’à 3 ans, les enfants sont très perméables aux mots. Ils s’imprègnent plus facilement des insultes à répétition à cet âge.
  • Les parents ont droit à l’erreur.
  • Le ton de la voix véhicule l’affection ou le rejet.
  • L’expression du visage parle parfois davantage que les mots.
  • Établir des consignes claires à la maison permet d’éviter bien des confrontations.

Conséquences phycologiques de la violence verbale

  • Perte ou absence d’estime de soi
  • Isolement, sentiment de ne pas être aimé
  • Attachement excessif à une tierce personne pour compenser un manque

Complément de lecture
Éduquer sans punir, Dr Thomas Gordon, Éditions de l’Homme

Ressources
IFACEF (Institut de formation, d’aide communautaire à l’enfant et à la famille):
www.ifacef.org
Entraide parents:www.entraideparents.com
École des parents (Maison des parents du Québec):www.ecoledesparents.net
Diverses activités d’éducation parentale sont également offertes en CLSC.

http://www.moietcie.ca/