Les enfants autochtones au coeur de l’enquête d’Ottawa


Une enquête sérieuse qui aurait dû se faire 20 ans plus tôt sur les disparitions des femmes autochtones, des enfants, des femmes ayant vécu des agressions sexuelles, des assassints et disparitions des femmes faisant partie des Premières Nations. Ces gens ont le droit à a sécurité et au respect
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Les enfants autochtones au coeur de l’enquête d’Ottawa

 

Le problème des abus sexuels à l'endroit d'enfants autochtones occupera une... (PHOTO ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL)

PHOTO ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

KIRSTY KIRKUP
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le problème des abus sexuels à l’endroit d’enfants autochtones occupera une place centrale dans l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées puisque ces agressions surviennent à une fréquence alarmante, soulignent plusieurs intervenants.

Au cours d’une enquête de La Presse canadienne qui s’est échelonnée sur plusieurs mois, plusieurs victimes et experts ont fait le lien entre les agressions sexuelles d’enfants autochtones et la vague de suicides qui secoue plusieurs communautés des Premières Nations au Canada.

Sharon Acoose avait à peine 3 ans et habitait Régina, en Saskatchewan, quand trois de ses oncles l’ont tour à tour violée.

Aujourd’hui âgée de 63 ans, elle a traversé une existence marquée par la consommation de drogues et d’alcool afin de noyer sa souffrance. Tombée dans la prostitution, elle a dû purger une peine d’emprisonnement. Ses agresseurs sont tous aujourd’hui décédés.

Les sévices sexuels et autres violences de ce type sont si fréquents dans les communautés autochtones qu’ils auront vraisemblablement une place prédominante au sein de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, dont les audiences doivent commencer au début de 2017.

Le processus attirera certainement l’attention internationale, croit la commissaire en chef Marion Buller.

Un total de 1181 femmes autochtones ont été assassinées ou sont portées disparues entre 1980 et 2012, selon la première évaluation faite par la Gendarmerie royale canadienne (GRC) sur cet enjeu, en 2014. Un an plus tard, 32 autres cas d’assassinats et 11 de disparitions s’ajoutaient aux chiffres officiels.

La GRC avait par le fait même tracé un lien clair entre la violence familiale et les taux d’homicide.

Les femmes autochtones sont particulièrement vulnérables justement parce qu’elles sont des femmes et parce qu’elles sont autochtones, souligne la présidente de la Chaire de recherche canadienne en santé et bien-être des autochtones de l’Université Brandon, au Manitoba, Yvonne Boyer.

Dans un rapport sur la traite de personnes touchant les femmes autochtones qu’elle a cosigné en 2014 pour le ministère de la Sécurité publique, Mme Boyer a relevé que plusieurs des personnes entraînées dans cette forme d’exploitation ont aussi souffert, dans leur jeunesse, d’agressions sexuelles.

«Il y a des enfants qui sont agressés, des adolescentes qui sont violées et qui poursuivent leurs vies, et (la problématique) devient un comportement normalisé» souligne-t-elle en entrevue, ajoutant que plusieurs autres personnes n’ont jamais pu être entendues puisqu’elles y ont laissé leur vie.

Wally Oppal, qui a présidé la Commission d’enquête sur la façon dont les autorités de la Colombie-Britannique ont mené l’enquête criminelle à l’égard du tueur en série Robert Pickton, est aussi d’avis qu’il y a un lien indéniable entre les abus sexuels d’enfants et les enlèvements et assassinats de femmes autochtones.

Robert Pickton a été reconnu coupable, en 2007, du meurtre de six femmes et condamné à la prison à perpétuité. Il était également accusé d’en avoir tué 20 autres femmes. Plusieurs d’entre elles étaient autochtones.

Dans son rapport, M. Oppal a conclu que les femmes autochtones étaient beaucoup plus susceptibles de subir des violences d’un niveau élevé, en plus d’être surreprésentées dans les statistiques sur les personnes disparues.

Si Sharon Acoose se demande pourquoi le gouvernement fédéral n’a pas commandé une enquête 20 ans plus tôt, elle s’estime chanceuse d’être toujours vivante pour prendre la parole. Sa vie a pris une tournure dont elle n’espérait plus, alors qu’elle enseigne aujourd’hui le travail social à l’Université des Premières Nations du Canada, à Saskatoon.

«Je suis si chanceuse de pouvoir raconter mon histoire aux gens. J’aurais dû être morte à l’âge de 20 ans.»

http://www.lapresse.ca/

Pas besoin d’un vendredi 13


Non ce n’est pas un billet sur les superstitions car on a pas besoin de ces croyances bidons pour s’intéressé aux violence fait aux animaux .. Plusieurs ont eu connaissance du Pitbull qui a attaquer la conjointe de son maitre lors d’une chicane de couple .. il faut noter que le pitbull a été entrainer comme chien de combat… sa récompense l’euthanasie … ou du chien laisser vivant dans la benne a ordure etc ..  Est-ce tous des personnes qui ont des personnes avec des problèmes mentales ? Bien sur que non !!!
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Pas besoin d’un vendredi 13

Pas besoin d'un vendredi 13

© Courtoisie

Je trouve parfois que l’homme est un mauvais compagnon pour les animaux de compagnie.

Par Annie Ross, docteure en médecine vétérinaire – Collaboration spéciale

Vendredi 13. Superstitions. Attention! Ne passe pas sous une échelle ou ne regarde pas ce chat noir. Ça pourrait être dangereux. Tiens donc! Parlons plutôt de tous les dangers que pourraient subir nos animaux de compagnie juste en vivant avec nous, que l’on soit un vendredi 13 ou non…

Ben oui, tiens donc! Parlons juste un peu de Max, ce pauvre vieux chien plutôt magané par la vie et sûrement encore plus par la négligence de son propriétaire, qui s’est retrouvé dans les vidanges, quelque part dans le coin de Napierville, en fin de semaine dernière.

Oui, oui. Dans une benne à ordures! Enterré vivant par son propriétaire sous les déchets. Je dis vivant parce qu’il était effectivement encore vivant quand une bonne âme l’a retrouvé, puis mis entre de bonnes mains, dans un refuge pour animaux.

Mais qui donc fait souffrir ses animaux?

Comment une personne saine d’esprit peut-elle faire une chose pareille pour se débarrasser d’un animal alors qu’il existe d’autres façons plus humaines? J’aimerais croire personnellement que les mots«sain d’esprit» sont importants ici…

En effet, selon ma bonne conscience, personne d’autre qu’une personne souffrant d’un grave problème mental ne peut faire subir une telle cruauté à un être vivant, chien, chat, hamster ou humain. Mais que sais-je finalement?

Est-ce que je suis en train d’excuser tous ceux qui maltraitent leurs animaux sous prétexte qu’ils ont des problèmes d’origine psychologique ou mentale?

Voici quelques exemples pour lesquels je ne suis pas convaincue que la souffrance animale est nécessairement liée à la maladie mentale.

Le pitbull «matamore» maltraité par les humains


Que dire à propos de ce pitbull qui a gravement blessé son propriétaire et sa conjointe qui était en pleine chicane de couple du côté de Québec, au début de la semaine? Quand on sait que ce chien a d’abord été élevé par un premier maître pour devenir et être un chien de combat (même si cela est totalement illégal chez nous et, de toute façon, totalement non éthique partout dans le monde), un chien qui doit se battre s’il veut survivre, alors on peut se dire que les humains l’ont simplement modelé à devenir un monstre et à faire ce qu’il a fait avec son deuxième propriétaire et sa conjointe.

Le chien à lunettes regardant la vallée de la mort


Récemment, je suis allée faire un petit tour dans la Vallée de la mort (Death Valley), en Californie. Me voilà à Dante’s View, d’où le point de vue panoramique sur la vallée est totalement hallucinant. Et que vois-je arriver au loin? Un homme et son chien qui me paraît vraiment étrange. Quand ils approchent, je vois que le chien porte avec difficulté et inconfort de petites bottines aux quatre pattes. Bien sûr, c’est pour qu’il ne se fasse pas mal sur les roches. Jusque-là, ça va. Mais je vois aussi que le chien porte des lunettes fumées. Quoi? D’aucune utilité pour un chien, sauf pour lui nuire et le rendre ridicule, à mon avis… Je m’approche pour flatter le Pitou, qui se comporte de façon tellement rigide, la tête raide, rentrée dans les épaules… Et voilà que je le remarque: le maudit collier électrique autour de son cou. Monsieur est en train d’entraîner son chien à faire le pitre sous la menace de décharges électriques. Wow! Ce que l’homme peut être con avec ses animaux, même si on dit de lui qu’il est sain d’esprit!

Le saviez-vous?

Les agresseurs de femmes et d’enfants sont aussi des batteurs d’animaux

Juste pour enfoncer le clou encore plus… Saviez-vous que selon plusieurs sondages effectués auprès de femmes canadiennes victimes de violence familiale (et il y en a beaucoup, malheureusement), environ la moitié d’entre elles ont mentionné que leur animal de compagnie avait été menacé, maltraité, blessé ou même tué par leur agresseur. Or, quand on sait qu’au moins 60 % des foyers concernés par la violence conjugale ou familiale possèdent un ou plusieurs animaux, on comprend facilement que beaucoup d’animaux de compagnie soient abusés physiquement, surtout dans le but de manipuler émotionnellement la petite famille victime de violence

http://fr.canoe.ca