Un homme écrase son avion sur sa maison après une dispute avec sa femme


Une chicane de couple qui finit par une tentative de meurtre suivi d’un suicide, c’est extrême. Il a quand même manqué son coup en voulant tuer sa femme
Nuage

 

Un homme écrase son avion sur sa maison après une dispute avec sa femme

 

Des enquêteurs sur les lieux de l’écrasement

Sa femme et un enfant, qui étaient à l’intérieur de la maison au moment de l’écrasement, ont survécu. Photo : The Associated Press/Scott G Winterton

Après une dispute avec sa femme qui lui a valu une arrestation pour violence conjugale, un homme de l’Utah, aux États-Unis, a perdu la vie après s’être écrasé avec un petit avion sur le domicile familial lundi.

RADIO-CANADA AVEC ASSOCIATED PRESS

Sa femme et un enfant – dont on ne connaît pas le lien de parenté avec le pilote, Duane Youd – étaient à l’intérieur de la maison lors de l’écrasement. Ils ont survécu malgré la force de l’impact. La façade de la maison à deux étages a pris feu et a été sérieusement endommagée, a expliqué le sergent Noemi Sandoval de la police de Payson.

Selon les enquêteurs, le couple s’était rendu quelques heures plus tôt dans un canyon voisin de Payson, une ville de 20 000 habitants située à 95 kilomètres au sud de Salt Lake City, pour parler de ses problèmes.

Duane Youd avait été arrêté la veille vers 19 h 30 après que des témoins eurent appelé la police pour signaler qu’il agressait sa femme, a indiqué le sergent Spencer Cannon, du comté de l’Utah.

Après avoir été relâché par la police, il a récupéré son véhicule pour se rendre à l’aéroport de Spanish Fork-Springville, à environ 25 kilomètres au nord de sa maison, d’où il a décollé à bord du Cessna 525 pour foncer directement dans sa maison.

Les enquêteurs croient que le pilote expérimenté a foncé intentionnellement sur sa propre maison aux commandes d’un bimoteur appartenant à son employeur.

https://ici.radio-canada.ca/

Les images d’une femme battue à mort choquent le Brésil


Le Brésil a choisi de montrer cette vidéo qui est assez crue, car on voit le mari battre sa femme du stationnement, jusqu’à l’ascenseur et revient nettoyer les traces de sang. Ceci est pour dénoncer la violence conjugale, qui semble en augmentation dans ce pays. Pour cette femme, c’est la fin, car elle serait morte suite à une chute du 5 ème étage de leur appartement. Personne n’est venu à son secours malgré qu’elle ait crié pendant 20 minutes .. Du genre, ce n’est pas de mes affaires, on ne veut pas de problèmes au lieu d’appeler la police. Le résultat aurait peut-être été le même, mais elle aurait eu une chance de survivre aussi. Ce n’est pas juste au Brésil mais partout dans le monde
Nuage

 

Les images d’une femme battue à mort choquent le Brésil

 

La mort de Tatiane Spitzner, 29 ans, frappée à mort par son mari Luís Felipe Manvailer le 22 juillet dernier, provoque une onde de choc au Brésil. La scène, filmée par les caméras de surveillance, est particulièrement interpellante.

Les caméras de surveillance d’un immeuble de Guarapuava ont filmé les premières minutes de la scène qui allait coûter la vie à Tatiane, le 22 juillet dernier vers 3h du matin. La jeune femme de 29 ans a succombé aux coups mortels de son conjoint, qui ont démarré dans le parking, se sont poursuivis dans l’ascenseur avant de se terminer dans leur appartement, où elle a fait une chute mortelle du cinquième étage. La police soupçonne son mari Luís Felipe Manvailer de l’avoir jetée par la fenêtre.

Leurs soupçons se basent sur les images de vidéosurveillance qui ont été rendues publiques le 5 août dernier. Elles ont choqué tous les Brésiliens, un pays ravagé par les violences conjugales.

Sur les images dévoilées, on devine toute la peur de la victime qui cherche à s’enfuir face à son mari violent, qui la maltraite et lui assène plusieurs coups. Elle est d’ailleurs projetée à plusieurs reprises contre les parois de l’ascenseur avant d’être traînée de force jusqu’à l’appartement, dont elle ne ressortira pas vivante.

Attention, certaines images ci-dessous peuvent choquer

Le Brésil indigné

L’affaire fait grand bruit au Brésil, et a même dépassé les frontières. Les médias du pays ont choisi de diffuser les images pour dénoncer le fléau des violences conjugales, particulièrement important. Et même le prestigieux New York Times en a fait un article.

Outre la violence, c’est aussi l’absence de réaction des voisins qui choque. Pendant près de 20 minutes, Tatiane va être maltraitée et malgré ses cris et ses appels à l’aide, personne n’est venu lui porter secours.

Le mari de Tatiane, lui, a rapidement été interpellé après les faits. Il nie être à l’origine de sa mort. Selon sa version, elle aurait délibérément sauté par la fenêtre. Les images montrent toutefois qu’il est parti récupérer le corps de la victime pour le remonter dans l’appartement. Il s’est ensuite changé, a nettoyé le sol pour effacer les traces de lutte, avant de prendre la fuite à l’arrivée de la police.

La famille de Tatiane, via sa soeur Luana, a désormais fait de la lutte contre les violences conjugales sa principale raison d’être. Un compte Instagram a été lancé pour sensibiliser les femmes battues à dénoncer leur conjoint violent.

« La violence laisse des traces. Ne pas les voir entraîne des féminicides ».

https://www.7sur7.be/

En Russie, frapper sa femme n’est pas si grave


Belle mentalité ! Adoucir la loi pour que les hommes en Russie puissent battre leur femme en toute impunité en autant que cela n’entraîne pas une nécessité de se rendre à l’hôpital. Les excuses, si elles ont tort, si elle n’aime pas un comportement, si elle contredit le mari … etc Cela n’a aucun sens et recule le combat de la femme pour éviter les violences conjugales
Nuage

 

En Russie, frapper sa femme n’est pas si grave

Par: rédaction

9/02/18 – 10h52  Source: Konbini News

L’année passée, la Russie a approuvé un projet de loi visant à alléger les peines en cas de violences dans le cercle familial. Bref, frapper sa femme, ce n’est plus si grave…

Le 25 janvier 2017, le projet de loi controversé a été voté à la Douma, le parlement russe, et ce à une écrasante majorité de 385 voix « pour ». Seuls deux députés ont voté contre. En pratique, cette nouvelle disposition prévoit une peine administrative, soit une amende, en cas d’actes de violences domestiques n’entraînant pas d’hospitalisation, précise Le Monde. Jusqu’alors, l’auteur de ce délit risquait deux ans de prison.

Hugo Clément, ex-correspondant de Yann Barthès (« Quotidien ») passé chez Konbini, s’est rendu à Moscou pour constater la situation sur le terrain et sonder la population. Interrogé par le journaliste, un homme défend une vision des choses pour le moinsé incompatible avec les valeurs occidentales en la matière. Morceaux choisis:

– Vous ne pensez pas que c’est grave de frapper sa femme?

Non, je ne pense pas que ce soit si grave.

– Vous battez votre femme?

– J’essaie de ne pas le faire. 

– À quel moment ça vous arrive?

– Quand elle a tort. Par exemple, quand je rentre un peu éméché d’une soirée et qu’elle commence à me contredire, à m’imposer ses lois (…) Je ne la bats pas trop fort. Une baffe ou une petite tape sur la tête. Rien de bien méchant. 

Hugo Clément rencontre ensuite la présidente d’une association de défense des femmes victimes de violences. Elle lui confie la triste réalité actuelle: la nouvelle loi a bien aggravé la situation. Selon elle, elle s’assimile à un « permis de cogner ». 

http://www.7sur7.be/

L’erreur de l’US Air Force qui aurait peut-être pu empêcher le pire au Texas


La tuerie dans une église au Texas aux États-Unis était déjà connue pour violences conjugales par l’armée Américaine. Cependant, l’armée n’avait pas informé le FBI. Pourtant, Devin Patrick Kelley avait été condamné pour plusieurs chefs d’accusation et l’interdiction de posséder une arme. S’il aurait été inscrit au registre du Centre national d’information criminelle, avec la facilité d’avoir des armes aux États-Unis, ce massacre aurait-il pu vraiment être évité
Nuage

 

L’erreur de l’US Air Force qui aurait peut-être pu empêcher le pire au Texas

 

Source: Belga

L’US Air Force n’avait pas informé le FBI de la condamnation pour violences conjugales de Devin Patrick Kelley, ce qui aurait dû empêcher l’homme qui a tué 26 personnes dans une église du Texas dimanche d’acquérir une arme, a reconnu lundi le Pentagone.

..

© afp.

« Les informations préliminaires montrent que le délit de violence conjugale de Kelley n’a pas été inscrit au registre du Centre national d’information criminelle (NCIC) », a indiqué Ann Stefanek, une porte-parole de l’armée de l’air américaine, précisant qu’une enquête a été ouverte pour voir si d’autres condamnations avaient pu passer au travers du système d’inscription au registre des criminels.

Une directive du Pentagone ordonne pourtant au personnel du ministère de communiquer au FBI toute condamnation par une cour martiale pour son inclusion dans les registres du NCIC.

L’ex-caporal de l’armée de l’air avait été jugé dans une cour martiale en 2012 pour violences contre son épouse et l’enfant de cette dernière.

Il a été condamné à 12 mois de détention à la prison militaire de Miramar, en Californie, et libéré en 2014. Il avait été chassé des rangs de l’armée pour mauvaise conduite et rétrogradé au rang de simple soldat.

Selon la loi fédérale, il n’avait donc pas le droit d’acheter ou de posséder une arme à feu après cette condamnation, a précisé la porte-parole.

L’US Air Force a également publié un document de janvier 2013 détaillant les motifs de condamnation de Devin Patrick Kelley: il a été jugé coupable d’avoir frappé sa femme à plusieurs reprises entre juin 2011 et avril 2012, lui donnant des gifles, des coups de pied et tentant de l’étrangler.

Il a aussi été jugé coupable d’avoir violemment frappé son beau-fils entre avril et juin 2012, d’une force telle qu’elle aurait pu « causer sa mort ou le blesser gravement ». Il avait plaidé coupable de ces deux accusations.

En revanche, il avait plaidé non coupable d’avoir pointé des armes à feu chargées en direction de sa femme et de l’enfant à deux reprises, en janvier et avril 2012.

Devin Patrick Kelley s’est suicidé après avoir tenté de fuir les lieux du massacre. Il était entièrement habillé de noir et portait un gilet pare-balles quand il a ouvert le feu vers 11H20 (17H20 GMT), avec un fusil semi-automatique sur la First Baptist Church de Sutherland Springs, un hameau rural du Texas de 400 habitants.

Bilan: 26 morts, dont un bébé de 18 mois, et 21 blessés, dont un garçonnet de 5 ans touché à quatre reprises.

http://www.7sur7.be

La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi


 

Il semblerait qu’il n’y a plus personne du soit né au XIXe siècle, la dernière, une Italienne est décédée samedi à l’âge de 117 ans et 137 jours. Sa vie s’est étalée sur 3 siècles. c’est quand même incroyable. Emma Morano n’a pas battu le record mondial de longévité détenu de Jeanne Calman, une française décédée à l’âge de 122 ans et 164 jours en 1997
Nuage

 

La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi

 

L’Italienne Emma Morano, doyenne présumée de l’humanité née en 1899, est décédée à l’âge de 117 ans.

Elle était née le 29 novembre 1899. L’Italienne Emma Morano, dernière survivante connue du XIXe siècle et doyenne présumée de l’humanité, est morte samedi à son domicile de Verbania, dans le nord de l’Italie, à l’âge donc de 117 ans et 137 jours, ont annoncé les médias italiens.

«Elle a eu une vie extraordinaire et nous nous souviendrons toujours de sa force pour aller de l’avant», a déclaré le maire de Verbania, cité par ces médias.

Emma Moreno était une ancienne ouvrière dans une fabrique de toile de jute, où elle a travaillé 47 ans. L’Italienne vivait seule dans la petite ville de Verbania, dans le Piémont. Une région qu’elle n’a pratiquement jamais quittée. À titre d’exemple, Emma Moreno, dont la vie court sur trois siècles, a connu onze papes, de Léon XIII à François, l’actuel souverain pontife, qui lui a accordé une bénédiction en 2016. Celle que les Italiens surnommaient «nonetta» (grand-mère, NDLR) n’a jamais voyagé à Rome mais se souvenait dans une interview au journal espagnol ABC «avoir vu la mer une fois».

Si elle a perdu un fils à l’âge de six mois, l’Italienne n’a jamais renoncé à «son optimisme», la clé de sa longévité, selon elle. Au-delà d’une joie de vivre à toute épreuve, elle s’attachait à manger «trois œufs par jour». Un régime alimentaire prescrit par un médecin quand elle avait… 20 ans. Elle souffrait alors d’anémie. Mais son alimentation n’explique qu’en partie une telle longévité. Selon elle, il y avait «sans nul doute» des facteurs génétiques: une de ses sœurs est morte à l’âge de 102 ans, et une autre à 100 ans.

Après la mort de son enfant, Emma Moreno a pris de la décision de quitter son mari, un geste inhabituel à l’époque, et de vivre seule jusqu’à la fin de sa vie.

«Mon mari me maltraitait. Après une énième humiliation, j’ai décidé de partir», confiait-elle à La Stampa.

Ce choix de vie lui aurait permis, selon elle, de gagner plusieurs années d’existence.

«Je ne voulais surtout pas être de nouveau sous l’emprise d’un homme».

En 2011, elle avait été faite chevalier de l’ordre du mérite de la République italienne par l’ancien président Giorgio Napolitano.

Le record mondial de longévité est toujours détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans et 164 jours.

Selon le Gerontology Research Group, on compte aujourd’hui 44 supercentenaires dans le monde. La France, elle, en compte trois. Le doyen de l’humanité est pour l’heure une Jamaïcaine, Violet Brown, âgée de 117 ans et 36 jours en ce samedi 15 avril 2017 à 19h30…

Emma Moreno, le jour de son 117e anniversaire.

http://www.lefigaro.fr

Violence conjugale : comment prévenir le pire?


Dernièrement, une jeune femme de 18 ans est morte sous la colère de son petit ami de 22 ans, avec qui elle voulait rompre. La police était avec elle pour qu’elle puisse chercher ses affaires, mais probablement une erreur de procédure, la jeune femme est rentrée en premier. Erreur fatale ! Comment peut-on éviter de telle drame ! Comment les victimes (homme et femme) peuvent se prémunir contre la violence conjugale.
Nuage

 

Violence conjugale : comment prévenir le pire?

 

Le reportage de Sophie Langlois

À la lumière des révélations entourant le meurtre de Daphné Boudreault, une question surgit : comment peut-on prévenir un tel drame? Deux experts dressent le portrait-robot des cas de violence conjugale, tant du côté de la victime que de l’agresseur.

Les victimes de violence conjugale n’ont pas d’âge, s’empresse de dire Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

 « Ce n’est pas parce que la femme est plus âgée qu’elle a plus d’expérience », précise-t-elle.

Jeunes et moins jeunes ne trouvent pas toutes le chemin vers les refuges, ajoute l’intervenante. Le fait que les maisons pour femmes victimes de violence gardent secrète leur adresse ne facilite pas la démarche. Par contre, selon Sylvie Langlais, le plus gros obstacle – la honte – demeure dans la tête des victimes.

Quand ces femmes découvrent que l’homme qu’elles ont choisi est violent, plusieurs se sentent coupables. Comme intervenant, on leur dit : vous n’êtes pas responsables de cette violence-là, c’est la responsabilité de votre conjoint. Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Sentiment de culpabilité chez les victimes

C’est d’autant plus difficile pour la victime de tirer la sonnette d’alarme qu’elle se fait souvent accuser de briser le couple, explique l’intervenante.

« Il faut recentrer la personne sur elle-même, parce que c’est comme si elle n’existait plus, dit Mme Langlais. C’est juste lui, centré sur ses besoins. On doit rebâtir les besoins de la victime et ça ne se fait pas du jour au lendemain. »

Si la violence conjugale n’a pas d’âge, elle n’a pas plus de sexe. Même si les victimes qui font la manchette sont des femmes, les hommes aussi peuvent subir la même expérience.

L’homicide conjugal en chiffres

  • 13 : le nombre de victimes au Québec en 2013 (toutes des femmes)
  • 23 % : un ex-conjoint est impliqué près d’une fois sur quatre, au Canada entre 2000 -2011
  • 50 % : la baisse des homicides conjugaux au Québec entre 2004 et 2013

Que faire pour récupérer ses effets personnels?

Lors d’une intervention avec la police, la victime demeure dans la voiture jusqu’à ce que les agents aient sécurisé la résidence, explique Mme Langlais qui a déjà accompagné quelques victimes.

« Si le conjoint est là, il y a un policier qui va rester avec lui dans une autre pièce et un autre policier qui accompagnera la femme le temps qu’elle ramasse ses effets. »

Dans aucun cas, la victime ne devrait entrer en premier dans le logement, recommande l’intervenante

 « C’est le rôle des policiers d’assurer la sécurité des citoyens. »

Colère et peine insurmontable

Que se passe-t-il dans la tête d’un conjoint pour qu’il en vienne à commettre l’irréparable?

« Ces personnes […] vont vivre une peine tellement importante qu’ils vont croire que leur vie est finie, qu’ils ne peuvent vivre sans l’être aimé », illustre Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel.

La colère contre le conjoint qui veut mettre fin à la relation est proportionnelle à la peine qu’ils vivent, selon ce psychiatre.

 « Les personnes peuvent donc croire que sans leur conjointe, ils vont souffrir pour le reste de leurs jours. Ils vont tenir l’autre pour responsable de leurs souffrances », dit-il.

Dans bien des cas, c’est une période intense, mais moins longue qu’elle peut paraître.

La douleur peut être si intense qu’ils peuvent tuer l’autre personne. D’autres fois, ce sont aussi des désirs suicidaires plus ou moins importants. Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel

Le Dr Chamberland souligne que la situation peut devenir particulièrement complexe si le conjoint en colère consomme de l’alcool ou des drogues afin d’étouffer sa peine. Il explique que les substances vont faciliter le passage à l’acte en amplifiant la peine et la colère.

Passé violent et maladie mentale

Plus l’ex-conjoint violent vit de la souffrance, plus il va trouver un bouc émissaire chez son ancien partenaire

« C’est là que le désir de vengeance apparaît », prévient le psychiatre.

Verser sa colère sur les réseaux sociaux peut aussi envenimer la situation. Au lieu de soulager, ce genre de défoulement amplifie les émotions.

M. Chamberland affirme que si la personne n’a pas d’antécédents mais un changement de personnalité, on peut avoir affaire à la maladie mentale.

« C’est au début de la vingtaine que se manifeste la schizophrénie, indique le Dr Chamberland. Ça peut être aussi un trouble délirant de jalousie qui évolue depuis longtemps. Des fois, on est surpris de découvrir que la personne est beaucoup plus troublée qu’on croyait. »

Les motifs d’homicides conjugaux au Canada

  • 40 % : intensification d’une dispute
  • 26 % : frustration, colère, désespoir
  • 20 % : jalousie

Pour intervenir dans ce genre de situation, il faut demeurer prudent et évaluer le danger, rappelle le psychiatre. Une personne qui s’isole peut être un signe inquiétant

D’ailleurs, les agents de police peuvent dans une certaine mesure amener une personne souffrante à l’urgence contre son gré. Un examen permettra de déceler et soigner la maladie mentale ou, dans un cas de délinquance ou de frustration, d’aviser la personne et de dresser un portrait de la situation.

Pour les parents qui souhaitent intervenir, Gilles Chamberland conseille de ne pas être intrusif, au risque de voir le jeune se refermer sur lui-même ou de minimiser la situation.

« L’important, c’est de demeurer le plus ouvert possible, de montrer qu’on peut compter sur nous si ça ne va pas. Si on s’aperçoit que la personne n’est pas consciente du danger, là il faut agir, voire appeler les policiers. »

Pour obtenir de l’aide : SOS violence conjugale 1-800-363-9010

http://ici.radio-canada.ca

Des coiffeurs formés pour repérer les signes de violence conjugale


Que les coiffeurs (euses), barbiers et autres professionnels de la beauté fassent une formation pour détecter les victimes hommes et femmes de violences conjugales est une bonne chose, sauf qu’une heure de formation, m’apparaît très peu. En plus, ils ne sont pas obligés de faire état de la situation. Il n’est même pas proposé de faire une plainte anonyme ou avoir une personne de référence mandatée pour ce genre de cas.
Nuage

 

Des coiffeurs formés pour repérer les signes de violence conjugale

 

© thinkstock.

Les coiffeurs de l’Illinois, dans le nord des Etats-Unis, vont être formés pour repérer parmi leurs clients d’éventuels signes de violences conjugales, selon une loi inédite en Amérique qui entrera en vigueur le 1er janvier.

Des dizaines de milliers de coiffeurs, barbiers, et autres professionnels de la beauté de cet Etat qui comprend Chicago, troisième ville des Etats-Unis, devront suivre une heure de formation, nécessaire par ailleurs pour obtenir une licence.

« La relation entre celui qui coupe les cheveux et le client est très particulière. On parle à peu près de tous les sujets », explique l’auteure de cette loi, Fran Hurley, élue du parlement de l’Illinois.

« Vous faites toujours appel à la même personne. Et on peut remarquer des choses », ajoute-t-elle.

Les signes avant-coureurs vont des bleus aux contusions en passant par l’isolement social de la famille ou des amis.

Quelque 88.000 salons professionnels de l’Illinois sont concernés mais ils ne sont pas obligés de faire état de ces stigmates.

« S’ils aperçoivent quelque chose, et choisissent de ne pas en faire état (…) ils ne seront pas tenus pour responsables », explique Mme Hurley.

L’association Chicago Says No More a contribué à mettre sur pied cette formation qui est, selon sa fondatrice Kristie Paskvan,

 une « nouvelle manière de lutter contre les violences conjugales et le harcèlement sexuel ».

Une femme sur trois et un homme sur sept aux Etats-Unis sont victimes de violences conjugales, selon l’association, et 20% des femmes et 10% des hommes ont été violés.

L’association propose aussi aux coiffeurs des affiches où apparaît un numéro de téléphone d’aide aux victimes.

Cette idée de former les coiffeurs pour qu’ils repèrent les signes de violences, si elle est transcrite pour la première fois dans la loi d’un Etat américain, n’est toutefois pas nouvelle. La fédération nationale Professional Beauty Association propose une formation similaire depuis une dizaine d’années.

http://www.7sur7.be/