L’erreur de l’US Air Force qui aurait peut-être pu empêcher le pire au Texas


La tuerie dans une église au Texas aux États-Unis était déjà connue pour violences conjugales par l’armée Américaine. Cependant, l’armée n’avait pas informé le FBI. Pourtant, Devin Patrick Kelley avait été condamné pour plusieurs chefs d’accusation et l’interdiction de posséder une arme. S’il aurait été inscrit au registre du Centre national d’information criminelle, avec la facilité d’avoir des armes aux États-Unis, ce massacre aurait-il pu vraiment être évité
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L’erreur de l’US Air Force qui aurait peut-être pu empêcher le pire au Texas

 

Source: Belga

L’US Air Force n’avait pas informé le FBI de la condamnation pour violences conjugales de Devin Patrick Kelley, ce qui aurait dû empêcher l’homme qui a tué 26 personnes dans une église du Texas dimanche d’acquérir une arme, a reconnu lundi le Pentagone.

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© afp.

« Les informations préliminaires montrent que le délit de violence conjugale de Kelley n’a pas été inscrit au registre du Centre national d’information criminelle (NCIC) », a indiqué Ann Stefanek, une porte-parole de l’armée de l’air américaine, précisant qu’une enquête a été ouverte pour voir si d’autres condamnations avaient pu passer au travers du système d’inscription au registre des criminels.

Une directive du Pentagone ordonne pourtant au personnel du ministère de communiquer au FBI toute condamnation par une cour martiale pour son inclusion dans les registres du NCIC.

L’ex-caporal de l’armée de l’air avait été jugé dans une cour martiale en 2012 pour violences contre son épouse et l’enfant de cette dernière.

Il a été condamné à 12 mois de détention à la prison militaire de Miramar, en Californie, et libéré en 2014. Il avait été chassé des rangs de l’armée pour mauvaise conduite et rétrogradé au rang de simple soldat.

Selon la loi fédérale, il n’avait donc pas le droit d’acheter ou de posséder une arme à feu après cette condamnation, a précisé la porte-parole.

L’US Air Force a également publié un document de janvier 2013 détaillant les motifs de condamnation de Devin Patrick Kelley: il a été jugé coupable d’avoir frappé sa femme à plusieurs reprises entre juin 2011 et avril 2012, lui donnant des gifles, des coups de pied et tentant de l’étrangler.

Il a aussi été jugé coupable d’avoir violemment frappé son beau-fils entre avril et juin 2012, d’une force telle qu’elle aurait pu « causer sa mort ou le blesser gravement ». Il avait plaidé coupable de ces deux accusations.

En revanche, il avait plaidé non coupable d’avoir pointé des armes à feu chargées en direction de sa femme et de l’enfant à deux reprises, en janvier et avril 2012.

Devin Patrick Kelley s’est suicidé après avoir tenté de fuir les lieux du massacre. Il était entièrement habillé de noir et portait un gilet pare-balles quand il a ouvert le feu vers 11H20 (17H20 GMT), avec un fusil semi-automatique sur la First Baptist Church de Sutherland Springs, un hameau rural du Texas de 400 habitants.

Bilan: 26 morts, dont un bébé de 18 mois, et 21 blessés, dont un garçonnet de 5 ans touché à quatre reprises.

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La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi


 

Il semblerait qu’il n’y a plus personne du soit né au XIXe siècle, la dernière, une Italienne est décédée samedi à l’âge de 117 ans et 137 jours. Sa vie s’est étalée sur 3 siècles. c’est quand même incroyable. Emma Morano n’a pas battu le record mondial de longévité détenu de Jeanne Calman, une française décédée à l’âge de 122 ans et 164 jours en 1997
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La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi

 

L’Italienne Emma Morano, doyenne présumée de l’humanité née en 1899, est décédée à l’âge de 117 ans.

Elle était née le 29 novembre 1899. L’Italienne Emma Morano, dernière survivante connue du XIXe siècle et doyenne présumée de l’humanité, est morte samedi à son domicile de Verbania, dans le nord de l’Italie, à l’âge donc de 117 ans et 137 jours, ont annoncé les médias italiens.

«Elle a eu une vie extraordinaire et nous nous souviendrons toujours de sa force pour aller de l’avant», a déclaré le maire de Verbania, cité par ces médias.

Emma Moreno était une ancienne ouvrière dans une fabrique de toile de jute, où elle a travaillé 47 ans. L’Italienne vivait seule dans la petite ville de Verbania, dans le Piémont. Une région qu’elle n’a pratiquement jamais quittée. À titre d’exemple, Emma Moreno, dont la vie court sur trois siècles, a connu onze papes, de Léon XIII à François, l’actuel souverain pontife, qui lui a accordé une bénédiction en 2016. Celle que les Italiens surnommaient «nonetta» (grand-mère, NDLR) n’a jamais voyagé à Rome mais se souvenait dans une interview au journal espagnol ABC «avoir vu la mer une fois».

Si elle a perdu un fils à l’âge de six mois, l’Italienne n’a jamais renoncé à «son optimisme», la clé de sa longévité, selon elle. Au-delà d’une joie de vivre à toute épreuve, elle s’attachait à manger «trois œufs par jour». Un régime alimentaire prescrit par un médecin quand elle avait… 20 ans. Elle souffrait alors d’anémie. Mais son alimentation n’explique qu’en partie une telle longévité. Selon elle, il y avait «sans nul doute» des facteurs génétiques: une de ses sœurs est morte à l’âge de 102 ans, et une autre à 100 ans.

Après la mort de son enfant, Emma Moreno a pris de la décision de quitter son mari, un geste inhabituel à l’époque, et de vivre seule jusqu’à la fin de sa vie.

«Mon mari me maltraitait. Après une énième humiliation, j’ai décidé de partir», confiait-elle à La Stampa.

Ce choix de vie lui aurait permis, selon elle, de gagner plusieurs années d’existence.

«Je ne voulais surtout pas être de nouveau sous l’emprise d’un homme».

En 2011, elle avait été faite chevalier de l’ordre du mérite de la République italienne par l’ancien président Giorgio Napolitano.

Le record mondial de longévité est toujours détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans et 164 jours.

Selon le Gerontology Research Group, on compte aujourd’hui 44 supercentenaires dans le monde. La France, elle, en compte trois. Le doyen de l’humanité est pour l’heure une Jamaïcaine, Violet Brown, âgée de 117 ans et 36 jours en ce samedi 15 avril 2017 à 19h30…

Emma Moreno, le jour de son 117e anniversaire.

http://www.lefigaro.fr

Violence conjugale : comment prévenir le pire?


Dernièrement, une jeune femme de 18 ans est morte sous la colère de son petit ami de 22 ans, avec qui elle voulait rompre. La police était avec elle pour qu’elle puisse chercher ses affaires, mais probablement une erreur de procédure, la jeune femme est rentrée en premier. Erreur fatale ! Comment peut-on éviter de telle drame ! Comment les victimes (homme et femme) peuvent se prémunir contre la violence conjugale.
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Violence conjugale : comment prévenir le pire?

 

Le reportage de Sophie Langlois

À la lumière des révélations entourant le meurtre de Daphné Boudreault, une question surgit : comment peut-on prévenir un tel drame? Deux experts dressent le portrait-robot des cas de violence conjugale, tant du côté de la victime que de l’agresseur.

Les victimes de violence conjugale n’ont pas d’âge, s’empresse de dire Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

 « Ce n’est pas parce que la femme est plus âgée qu’elle a plus d’expérience », précise-t-elle.

Jeunes et moins jeunes ne trouvent pas toutes le chemin vers les refuges, ajoute l’intervenante. Le fait que les maisons pour femmes victimes de violence gardent secrète leur adresse ne facilite pas la démarche. Par contre, selon Sylvie Langlais, le plus gros obstacle – la honte – demeure dans la tête des victimes.

Quand ces femmes découvrent que l’homme qu’elles ont choisi est violent, plusieurs se sentent coupables. Comme intervenant, on leur dit : vous n’êtes pas responsables de cette violence-là, c’est la responsabilité de votre conjoint. Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Sentiment de culpabilité chez les victimes

C’est d’autant plus difficile pour la victime de tirer la sonnette d’alarme qu’elle se fait souvent accuser de briser le couple, explique l’intervenante.

« Il faut recentrer la personne sur elle-même, parce que c’est comme si elle n’existait plus, dit Mme Langlais. C’est juste lui, centré sur ses besoins. On doit rebâtir les besoins de la victime et ça ne se fait pas du jour au lendemain. »

Si la violence conjugale n’a pas d’âge, elle n’a pas plus de sexe. Même si les victimes qui font la manchette sont des femmes, les hommes aussi peuvent subir la même expérience.

L’homicide conjugal en chiffres

  • 13 : le nombre de victimes au Québec en 2013 (toutes des femmes)
  • 23 % : un ex-conjoint est impliqué près d’une fois sur quatre, au Canada entre 2000 -2011
  • 50 % : la baisse des homicides conjugaux au Québec entre 2004 et 2013

Que faire pour récupérer ses effets personnels?

Lors d’une intervention avec la police, la victime demeure dans la voiture jusqu’à ce que les agents aient sécurisé la résidence, explique Mme Langlais qui a déjà accompagné quelques victimes.

« Si le conjoint est là, il y a un policier qui va rester avec lui dans une autre pièce et un autre policier qui accompagnera la femme le temps qu’elle ramasse ses effets. »

Dans aucun cas, la victime ne devrait entrer en premier dans le logement, recommande l’intervenante

 « C’est le rôle des policiers d’assurer la sécurité des citoyens. »

Colère et peine insurmontable

Que se passe-t-il dans la tête d’un conjoint pour qu’il en vienne à commettre l’irréparable?

« Ces personnes […] vont vivre une peine tellement importante qu’ils vont croire que leur vie est finie, qu’ils ne peuvent vivre sans l’être aimé », illustre Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel.

La colère contre le conjoint qui veut mettre fin à la relation est proportionnelle à la peine qu’ils vivent, selon ce psychiatre.

 « Les personnes peuvent donc croire que sans leur conjointe, ils vont souffrir pour le reste de leurs jours. Ils vont tenir l’autre pour responsable de leurs souffrances », dit-il.

Dans bien des cas, c’est une période intense, mais moins longue qu’elle peut paraître.

La douleur peut être si intense qu’ils peuvent tuer l’autre personne. D’autres fois, ce sont aussi des désirs suicidaires plus ou moins importants. Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel

Le Dr Chamberland souligne que la situation peut devenir particulièrement complexe si le conjoint en colère consomme de l’alcool ou des drogues afin d’étouffer sa peine. Il explique que les substances vont faciliter le passage à l’acte en amplifiant la peine et la colère.

Passé violent et maladie mentale

Plus l’ex-conjoint violent vit de la souffrance, plus il va trouver un bouc émissaire chez son ancien partenaire

« C’est là que le désir de vengeance apparaît », prévient le psychiatre.

Verser sa colère sur les réseaux sociaux peut aussi envenimer la situation. Au lieu de soulager, ce genre de défoulement amplifie les émotions.

M. Chamberland affirme que si la personne n’a pas d’antécédents mais un changement de personnalité, on peut avoir affaire à la maladie mentale.

« C’est au début de la vingtaine que se manifeste la schizophrénie, indique le Dr Chamberland. Ça peut être aussi un trouble délirant de jalousie qui évolue depuis longtemps. Des fois, on est surpris de découvrir que la personne est beaucoup plus troublée qu’on croyait. »

Les motifs d’homicides conjugaux au Canada

  • 40 % : intensification d’une dispute
  • 26 % : frustration, colère, désespoir
  • 20 % : jalousie

Pour intervenir dans ce genre de situation, il faut demeurer prudent et évaluer le danger, rappelle le psychiatre. Une personne qui s’isole peut être un signe inquiétant

D’ailleurs, les agents de police peuvent dans une certaine mesure amener une personne souffrante à l’urgence contre son gré. Un examen permettra de déceler et soigner la maladie mentale ou, dans un cas de délinquance ou de frustration, d’aviser la personne et de dresser un portrait de la situation.

Pour les parents qui souhaitent intervenir, Gilles Chamberland conseille de ne pas être intrusif, au risque de voir le jeune se refermer sur lui-même ou de minimiser la situation.

« L’important, c’est de demeurer le plus ouvert possible, de montrer qu’on peut compter sur nous si ça ne va pas. Si on s’aperçoit que la personne n’est pas consciente du danger, là il faut agir, voire appeler les policiers. »

Pour obtenir de l’aide : SOS violence conjugale 1-800-363-9010

http://ici.radio-canada.ca

Des coiffeurs formés pour repérer les signes de violence conjugale


Que les coiffeurs (euses), barbiers et autres professionnels de la beauté fassent une formation pour détecter les victimes hommes et femmes de violences conjugales est une bonne chose, sauf qu’une heure de formation, m’apparaît très peu. En plus, ils ne sont pas obligés de faire état de la situation. Il n’est même pas proposé de faire une plainte anonyme ou avoir une personne de référence mandatée pour ce genre de cas.
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Des coiffeurs formés pour repérer les signes de violence conjugale

 

© thinkstock.

Les coiffeurs de l’Illinois, dans le nord des Etats-Unis, vont être formés pour repérer parmi leurs clients d’éventuels signes de violences conjugales, selon une loi inédite en Amérique qui entrera en vigueur le 1er janvier.

Des dizaines de milliers de coiffeurs, barbiers, et autres professionnels de la beauté de cet Etat qui comprend Chicago, troisième ville des Etats-Unis, devront suivre une heure de formation, nécessaire par ailleurs pour obtenir une licence.

« La relation entre celui qui coupe les cheveux et le client est très particulière. On parle à peu près de tous les sujets », explique l’auteure de cette loi, Fran Hurley, élue du parlement de l’Illinois.

« Vous faites toujours appel à la même personne. Et on peut remarquer des choses », ajoute-t-elle.

Les signes avant-coureurs vont des bleus aux contusions en passant par l’isolement social de la famille ou des amis.

Quelque 88.000 salons professionnels de l’Illinois sont concernés mais ils ne sont pas obligés de faire état de ces stigmates.

« S’ils aperçoivent quelque chose, et choisissent de ne pas en faire état (…) ils ne seront pas tenus pour responsables », explique Mme Hurley.

L’association Chicago Says No More a contribué à mettre sur pied cette formation qui est, selon sa fondatrice Kristie Paskvan,

 une « nouvelle manière de lutter contre les violences conjugales et le harcèlement sexuel ».

Une femme sur trois et un homme sur sept aux Etats-Unis sont victimes de violences conjugales, selon l’association, et 20% des femmes et 10% des hommes ont été violés.

L’association propose aussi aux coiffeurs des affiches où apparaît un numéro de téléphone d’aide aux victimes.

Cette idée de former les coiffeurs pour qu’ils repèrent les signes de violences, si elle est transcrite pour la première fois dans la loi d’un Etat américain, n’est toutefois pas nouvelle. La fédération nationale Professional Beauty Association propose une formation similaire depuis une dizaine d’années.

http://www.7sur7.be/

Le cerveau des maris violents ne fonctionne pas comme celui des autres criminels


J’espère que les peines envers la violence conjugale ne seront pas banalisé, mais découvrir les causes et les traiter sauvera, aidera peut-être beaucoup de femme se victime de cette violence
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Le cerveau des maris violents ne fonctionne pas comme celui des autres criminels

 

Lorsqu’ils visionnent des images de violence intime, les «maris violents» présentent une activité neurovasculaire soutenue | Franklin Heijnen via Flickr CC License by

Lorsqu’ils visionnent des images de violence intime, les «maris violents» présentent une activité neurovasculaire soutenue | Franklin Heijnen via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

L’étude du fonctionnement cérébral des hommes qui s’en prennent à leur compagne peut permettre de mieux comprendre les comportements et ressentis qui leur sont spécifiques.

Pour la première fois, des scientifiques ont comparé les fonctions cérébrales d’hommes coupables de «violences intimes» –ils s’en étaient pris à leur compagne ou ex-compagne– et celles d’autres types de criminels.

Selon les observations d’une équipe de chercheurs de l’Université de Grenade, en Espagne, lorsqu’ils ont visionné des images de violence intime, les vingt-et-un «maris violents» suivis ont présenté une activité neurovasculaire plus soutenue dans le cortex cingulaire antérieur, le cortex cingulaire postérieur et le cortex préfrontal médian que lorsque d’autres types de criminels (au nombre de vingt) étaient soumis à d’autres exemples de violence. Par contre, l’activation de leur gyrus frontal supérieur est inférieure.

Les résultats de cette étude, publiée dans la revue Social Cognitive & Affective Neuroscience, pourraient –c’est une hypothèse que font les chercheurs et qu’il leur faudra étayer– expliquer certains comportements et ressentis spécifiques aux maris violents: le fait qu’ils soient souvent obsédés par leur partenaire, qu’ils n’arrivent pas à bien réguler leurs émotions et partent dans des bouffées de rage, d’angoisse ou qu’ils aient encore pathologiquement peur de l’abandon.

La violence exercée par un partenaire intime (VPI) désigne, selon la classification de l’OMS, les «sévices physiques et sexuels, la maltraitance psychologique et les comportements tyranniques et dominateurs des partenaires intimes».

Un type de violence particulièrement délétère pour les femmes, vu que la moitié des victimes féminines d’homicide se font tuer dans ce cadre.

Selon le principal coordinateur de l’étude, Miguel Pérez García, spécialiste du fonctionnement cérébral et mental des auteurs de violences conjugales et travaillant depuis des années sur leur profil de récidive, ses résultats «pourraient avoir d’importantes implications pour mieux comprendre les violences envers les femmes, mais aussi les variables relatives à la récidive des auteurs de violences physiques».

http://www.slate.fr/

Le tabou de l’homme battu


Il est important que les femmes violentées puissent avoir toute l’aide nécessaire, mais aussi pour les hommes qui sont victimes de violences conjugales. On s’imagine que les hommes battus sont souvent frêles alors qu’en réalité, ce n’est pas toujours le cas. S’ils se défendent, ils peuvent être accusés eux-mêmes d’agresseurs
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Le tabou de l’homme battu

 

L'affaire Galchenyuk a soulevé une question souvent passée... (PHOTO MASTERFILE)

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L’affaire Galchenyuk a soulevé une question souvent passée sous silence: celle des hommes victimes de violence physique ou psychologique de la part d’une amoureuse ou d’un amoureux. Un phénomène réel et complexe.

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Est-ce que le hockeyeur Alex Galchenyuk a été victime de violence conjugale ? Ce sera au Directeur des poursuites criminelles et pénales de juger si des accusations doivent être déposées contre sa compagne. Or, l’affaire a soulevé une question souvent passée sous silence : celle des hommes victimes de violence physique ou psychologique de la part d’une amoureuse ou d’un amoureux. Un phénomène réel, complexe et souvent moqué.

Après des années de réflexion, l’Entraide pour hommes Vallée-du-Richelieu a mis en place, l’été dernier, un service d’aide destiné aux hommes qui subissent de la violence conjugale. Ce n’est pas un luxe, selon Geneviève Landry, qui a été intervenante avant de devenir directrice générale de cet organisme qui a pignon sur rue à Saint-Hyacinthe, Beloeil et Longueuil.

« Je me rends compte depuis longtemps qu’il y a des hommes victimes de violence conjugale », dit-elle.

Geneviève Landry relate l’histoire d’un homme qu’elle choisit d’appeler Steven. Il a été dirigé vers l’organisme parce que sa compagne a porté plainte pour violence conjugale. Après quelques séances, il a amorcé une rencontre en déboutonnant sa chemise devant son intervenante médusée : son torse comporte de nombreuses griffures.

«Steven m’a expliqué que ça faisait huit ans que sa blonde lui lançait des assiettes, le griffait et le mordait au visage. Il m’a dit : « Je m’assois et j’attends que ça passe. »» Geneviève Landry
Directrice de l’Entraide pour hommes Vallée-du-Richelieu

Cet homme est beaucoup plus corpulent que sa compagne. Il encaisse. Une fois, il a répliqué. Sa compagne a porté plainte immédiatement. Geneviève Landry ne cherche pas à excuser le geste fait par Steven, simplement à montrer qu’il était aussi une victime dans cette dynamique infernale.

1 cas sur 5

Il ne fait aucun doute que les femmes demeurent les principales victimes de violence conjugale. Or, dans 18 à 20 % des cas, la victime est un homme. Dénigrement, menaces, humiliation, ceux-ci vivent de la violence psychologique, mais aussi physique. Yves C. Nantel, du Service d’aide aux conjoints, parle de tasses d’eau bouillante lancées au visage, de coups de pied, d’agressions avec un ciseau ou un couteau.

Au Service d’aide aux conjoints, 10 % de la clientèle – exclusivement masculine – a vécu de la violence physique. Paul*, la soixantaine, a vécu pendant une dizaine d’années avec un coloc avec lequel il avait des relations sexuelles occasionnelles.

« On était comme un vieux couple », dit l’homme, qui a subi une intervention chirurgicale au coeur à l’hiver 2015.

Un vieux couple dysfonctionnel : il décrit son ancien colocataire et amant comme une personne manipulatrice, profiteuse et violente.

« Avant l’opération, j’étais capable de le remettre à sa place », assure Paul.

Affaibli par ses problèmes de santé, il a fini par appeler les policiers, qui lui auraient fait réaliser que son amant était dangereux pour lui. Il l’a fait expulser. En décembre, il recevait encore des appels de menaces de cet homme.

L’agresseur peut aussi être l’épouse ou la petite amie. Ce qui brouille complètement les cartes. Un homme victime de violence conjugale est une idée qui va à l’encontre du discours dominant.

« Il n’est pas normal que l’homme se soit fait agresser, c’est un agresseur, caricature Yves C. Nantel, intervenant et coordonnateur au Service d’aide aux conjoints. Ça reste très marginalisé. Cocasse… »

L’idée qu’un homme puisse être battu semble en effet un sujet de rigolade, si on en croit des commentaires glanés sur la page Facebook d’un site sportif où il était question de l’arrestation de la copine d’Alex Galchenyuk dans un dossier traité comme une histoire de violence conjugale. Un grand nombre de messages tendaient aussi à banaliser la situation.

Devant soi-même

Geneviève Landry confirme que ce sujet peut en effet susciter la moquerie.

« Ça va à l’encontre d’une vision de la virilité voulant que l’homme soit fort, indépendant et capable de se défendre tout seul. Ça ne correspond pas à l’image que ces hommes eux-mêmes ont de ce que c’est que d’être un homme », dit-elle.

Les victimes masculines vivent de la honte et mettent beaucoup de temps à révéler les sévices qu’ils subissent.

« Ils doutent d’eux-mêmes, ajoute Yves C. Nantel. Vu qu’il n’y a pas de reconnaissance sociale de la violence conjugale envers les hommes, c’est souvent une collègue ou une soeur qui dit à l’homme qu’il devrait consulter. Eux-mêmes ne savent pas si ce qu’ils vivent est de la violence… »

«La situation de violence envers un homme ou une femme, c’est la même chose, à quelques nuances près.»Yvon Dallaire
Psychologue

« Je trouve que ce que dit Sophie Torrent [auteure de L’homme battu : un tabou au coeur du tabou] est très pertinent, souligne le psychologue Yvon Dallaire. La femme qui est violentée, lorsqu’elle dénonce la situation, gagne un réseau. Des associations autour d’elle vont la défendre et la prendre en charge. Les hommes, lorsqu’ils sont violentés physiquement, ils perdent un statut. Un statut d’homme. »

Devant le système

Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que la violence conjugale faite aux hommes soit reconnue. Il n’est pas certain que les hommes eux-mêmes aient envie de mener ce combat.

« Contrairement aux femmes, les hommes n’ont pas envie d’aller sur la place publique pour faire parler d’eux », estime Yves C. Nantel.

Parce qu’ils ont honte, parce qu’ils ont peur qu’on se moque d’eux ou que leurs enfants subissent des railleries à l’école…

Plus encore, les hommes auraient une confiance « très mitigée » dans un système judiciaire qui, à leurs yeux, a un préjugé favorable aux femmes. Ainsi, ils prendraient très au sérieux une conjointe qui menace de les accuser, eux, de violence conjugale, de se sauver avec les enfants ou d’inventer des histoires d’agression sexuelle sur un enfant…

Yves C. Nantel estime que le système – structuré pour accueillir et soutenir les femmes victimes de violence – se méfie, lui aussi, des hommes victimes de violence conjugale. Des intervenants (souvent des intervenantes) aux policiers, peu de gens sont formés pour faire face à une situation où l’agresseur n’est pas l’homme. Sans compter que, dans bien des cas, la violence est « mutuelle », selon Geneviève Landry.

« Il faut une reconnaissance sociale de ce problème-là. Il faut offrir les services, estime le coordonnateur du Service d’aide aux conjoints. Il faut améliorer tout ce qui relève du dépistage et de l’intervention. »

* Nom fictif

Quatre chiffres pour comprendre

Difficile d’établir un portrait statistique précis de la violence conjugale. Les données que possède le ministère de la Sécurité publique ne sont basées que sur les interventions policières. Les chiffres révèlent toutefois que de plus en plus d’hommes se retrouvent du côté des victimes. Regard sur la situation en quatre statistiques issues du rapport de 2013 sur la criminalité dans un contexte conjugal au Québec.

>>>Consultez le rapport complet.

En hausse?

29,9 %

Le taux de victimes masculines de violence conjugale a grimpé de 29,9 % entre 2004 et 2013. À l’opposé, le taux de victimes féminines a diminué de 1,2 % pendant la même période. Cet écart est toutefois probablement dû au fait que la violence faite aux hommes est de moins en moins taboue.

« Avant les années 20, on ne parlait pas de violence faite aux femmes. Ça a commencé avec le mouvement féministe. Avec raison, on a ouvert un oeil sur la violence domestique subie par les femmes. On est en train d’ouvrir le deuxième oeil avec celle vécue par les hommes », croit Yvon Dallaire, psychologue et notamment auteur du livre La violence faite aux hommes 

Une réalité taboue et complexe. Éric Couto, travailleur social et étudiant au doctorat à l’Université Laval, nuance :

« À ma connaissance, il n’y a pas d’hypothèse admise pour expliquer [une telle hausse], puisque ce qui amène une personne à dénoncer la violence dépend de plusieurs variables. »

Des agressions plus violentes

19,8 %

Lorsque les femmes sont accusées de violence, dans 19,8 % des cas, elles ont commis une agression armée ou ayant causé des lésions corporelles (contre 10,1 % chez les hommes). Cela s’explique souvent par la différence de force physique entre les deux sexes.

« Les femmes vont compenser en utilisant un objet, alors que les hommes vont utiliser leurs poings comme objets de violence », explique le psychologue Yvon Dallaire.

Éric Couto propose une explication similaire et souligne néanmoins que, selon les données disponibles, les femmes sont malgré tout trois fois plus nombreuses à avoir craint pour leur vie dans une situation de violence conjugale.

La pointe de l’iceberg?

111

En 2013, le taux d’hommes victimes de violence conjugale était de 111 par 100 000 habitants. La même année, le taux de femmes qui en ont été victimes était de 415 par 100 000 habitants.

« Selon les chiffres issus du « cycle sur la victimisation » de Statistique Canada, les victimes de violence conjugale qui ont porté plainte à la police sont de l’ordre de 20 % à 25 % pour les femmes et de 7 % à 8 % pour les hommes, expose Éric Couto. Les femmes dénoncent trois fois plus la violence conjugale à la police que les hommes, selon ces chiffres-là. »

« Il faut prendre en considération que la violence physique fait beaucoup moins peur aux hommes que la violence psychologique, juge pour sa part Yvon Dallaire. Dès le plus jeune âge, les hommes sont habitués à se tirailler entre eux. Ils le disent si bien : ils sont capables d’en prendre. Dans une relation où une femme frappe, bien des hommes vont voir ça comme « de l’amour féroce ». Ça peut changer le portrait. »

Les jeunes plus à risque

37,8 %

En 2013, plus du tiers des victimes de crimes contre la personne dans un contexte conjugal (hommes et femmes) étaient âgées de 18 à 29 ans. Et entre 2009 et 2013, c’est chez les adolescents que le taux d’infractions a le plus augmenté. Éric Couto ne s’en étonne pas.

« Depuis le début des années 2000, les 18-40 ans ont toujours été le groupe le plus représenté dans les statistiques sur la violence conjugale, dit-il en rappelant que ceux-ci représentaient 69 % des cas en 2001. Plus on est jeune, plus on est à risque de déclarer vivre ce genre de situation. »

Très souvent, dans les couples, la violence est mutuelle, croit Yvon Dallaire.

« À travers la violence, il y a une grande souffrance, rappelle-t-il. Il y a l’incapacité à exprimer des besoins de façon adaptée. C’est la même chose chez les hommes et chez les femmes, mais, en général, les hommes ne sont pas portés à dénoncer cette violence. »

http://www.lapresse.ca/

La violence conjugale : un sujet tabou en Chine


Alors qu’ici, on lutte contre la violence faite aux femmes avec des lois et des organismes qui sont là pour aider, quoiqu’il reste encore beaucoup a faire, ailleurs, c’est encore un balbutiement de loi qui ne protégerait que certaines femmes, alors qu’une femme sur deux se fait battre en Chine, cela n’a aucun sens.
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La violence conjugale : un sujet tabou en Chine

 

Pour la première fois de son histoire, Pékin songe à adopter une loi sur les violences conjugales – un sujet tabou en Chine, où près d’une femme sur deux serait pourtant victime de violence physique ou sexuelle de la part de son conjoint, selon l’ONU.

Un texte d’Yvan Côté

À près de 40 ans, la vie de Zhang Hongyan ne ressemble en rien à ce qu’elle avait imaginé. Sans le sou, meurtrie, la mère de famille vit aujourd’hui seule dans une minuscule chambre juste assez grande pour contenir son lit.

Sa descente en enfer débute à l’été 2004. Elle est alors propriétaire d’une entreprise de meubles avec son mari lorsqu’elle découvre qu’il a une maîtresse. Elle le confronte et leur relation dégénère rapidement. Il la rue de coups de poings et de coups de pieds et lui interdit de revenir à la maison. Alors qu’elle se réfugie chez ses parents, les violences reprennent. Une nuit, il s’introduit dans sa chambre et lui fracture la jambe à l’aide d’une barre de métal.

« J’ai demandé l’aide des policiers à plusieurs reprises, indique Zhang, mais ils ont toujours jugé qu’il s’agissait de disputes conjugales et qu’ils n’avaient pas à intervenir. Ils m’ont aussi expliqué que leurs budgets ne leur permettaient pas d’enquêter ce type de dossier. »

Dans les semaines qui suivent, Zhang reçoit une autre nouvelle qui la dévaste. Son mari a réussi à obtenir le divorce à son insu et s’est enfui avec tout l’argent de la famille.

« Je ne pouvais pas y croire, dit Zhang. Mon mari a menti à la cour en affirmant que j’avais disparu. Le tribunal a prononcé le divorce sans même avoir de preuve. Ça m’a fait aussi mal que toutes les ecchymoses qui recouvraient mon corps. »

Désintérêt en Chine

La violence conjugale est un drame qui touche des millions de femmes chaque année en Chine et dont personne n’ose parler ouvertement. Selon les groupes de femmes, il s’agirait de l’un des plus grands tabous dans le pays, et ce, même si près d’une femme sur deux serait victime de violence physique ou sexuelle de la part de son mari ou son conjoint.

« Les pourcentages qui circulent dans le pays varient, explique Julie Broussard, responsable pour la Chine du Fonds de développement des Nations unies pour la femme. Une enquête qui date de 2010 parle d’une femme sur quatre qui est victime de violence conjugale, mais lorsque les Nations unies ont mené une étude indépendante, ce chiffre a grimpé à 40 %. »

Dans les années 1990, la violence physique n’était pas encore reconnue comme motif de divorce en Chine. Ce n’est qu’en 2001 qu’une modification de la loi sur le mariage a formellement interdit la violence conjugale.

Une loi trop conservatrice

Le gouvernement communiste planche depuis des mois sur sa première loi pour contrer le phénomène, ce qui constitue une véritable révolution en soit. Mais le projet de texte ne va pas assez loin, selon plusieurs ONG.

S’il est vrai que projet de loi fournit pour la première fois une approche légale à ce type de violence conjugale et qu’il forcera dorénavant les policiers à intervenir en cas d’appels à l’aide, en contrepartie seules les femmes mariées sont mentionnées dans la législation et l’ONU déplore qu’aucun article ne traite des violences sexuelles.

« Le viol est une forme de violence sexuelle, s’insurge Julie Broussard. Nous saluons le travail du gouvernement communiste, mais exclure les violences sexuelles du projet de loi nous a déçus. »

La législation est aussi problématique pour Zhang. Elle exclut les couples non mariés et divorcés. Or, depuis 10 ans, le tribunal refuse de l’entendre pour absence de preuve. Sa cause pourrait donc être perdue à jamais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Kyle, un chat témoin d’un meurtre qui lutte aujourd’hui contre les violences conjugales


Un chat, une cause. Ce chat a été témoin d’un drame de violence conjugale et sa maitresse fut tué. Aujourd’hui, sa nouvelle maitresse l’accompagne pour ramasser des fonds a des refuges pour les femmes violentées
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Kyle, un chat témoin d’un meurtre qui lutte aujourd’hui contre les violences conjugales

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Instagram – mycatkyle

L’histoire de Kyle est incroyable. Ce matou au look unique et aux milliers de fans sur Instagram a un bien sombre passé, dont il (ou plutôt son humaine) se sert aujourd’hui pour lutter contre les violences conjugales.

« Nous sommes tombés amoureux de lui »

Adopté dans un refuge dans un très mauvais état, le beau matou noir et blanc originaire de Boston n’ayant plus trois dents, dépourvu de griffes et souffrant d’une dysplasie de la hanche a été témoin du meurtre de son ancienne propriétaire, assassinée par son mari. C’était il y a 5 ans. Le chat vivait avec une trentaine de congénères dans cette maison où une femme est tombée sous les coups de son mari.

Comme les autres chats, Kyle a été retenu par la police en tant que « preuve » pendant plusieurs semaines avant d’être enfin placés dans refuges et proposés à l’adoption.

« C’est quand nous avons vu la moustache de Kyle que nous sommes tombés amoureux de lui », confie sa maîtresse.

Encore traumatisé

Si Kyle est un chat aimé et choyé, il n’en demeure pas moins traumatisé par son passé.

« Nous pensons souvent que l’exposition de Kyle aux violences conjugales est la raison pour laquelle il est incroyablement sensible aux bruits forts et nerveux quand on le prend dans nos bras. Après 5 années chez nous, il trésaille toujours et s’enfuit quand il voit que quelqu’un essayer de le prendre… mais maintenant, il revient sur ses pas et saute sur nos genoux. Cette attitude aimante, ludique et reconnaissante de Kyle, malgré le traumatisme auquel il a dû faire face, inspire chaque jour notre famille ».

Des animaux menacés

Aujourd’hui, la maîtresse de Kyle a décidé de profiter de sa notoriété sur le web pour récolter des fonds au profit du combat contre les violences conjugales mais aussi d’autres causes qui lui tiennent à coeur. Elle vient alors de lancer sur la plateforme Indiegogo afin de finance la création d’une boutique en ligne sur laquelle elle vendra des produits à l’effigie de Kyle. 100% des bénéfices engendrés par cette boutique seront reversés à des associations.

Le premier organisme qu’elle soutiendra sera URIPALS, la seule maison sécurisée pour les femmes victimes de violences conjugales qui accueille aussi les animaux de compagnie à New York.

Comme le rappelle la maîtresse de Kyle, les animaux sont souvent eux aussi menacés dans ce genre de situations.

« Saviez-vous que plus de 70% des femmes propriétaires d’animaux qui entrent dans ces abris affirme que leur agresseur a menacé, blessé ou tué leur animal de compagnie ? » écrit-elle.

http://wamiz.com/

La violence conjugale perturbe les bébés dans l’utérus


Ceux qui pensent que les foetus ne ressentent rien, ils se trompent. Et la violence domestique aura des répercussions sur l’enfant à naître
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 La violence conjugale perturbe les bébés dans l’utérus

 

Photo Fotolia

Une nouvelle étude de l’Université du Michigan a découvert que la violence domestique affecte les enfants avant même leur naissance.

Au cours de leur première année de vie, les enfants des femmes victimes de violence pendant la grossesse ont ainsi tendance à avoir des cauchemars, de sursauter facilement, d’être dérangés par les bruits forts et les lumières, d’éviter le contact physique et d’avoir du mal à éprouver du plaisir.

«Je pense que ces résultats envoient un message fort, que la violence affecte le bébé avant même sa naissance», a déclaré la professeure de psychologie et coauteure de l’étude, Alytia Levendosky, qui a conseillé les survivantes de violence familiale pendant 20 ans.

Selon elle, cette étude montre que les mères qui attendent que leur enfant atteigne l’âge de trois ou quatre ans avant de quitter leur conjoint, sous prétexte qu’il n’est pas réellement affecté par cette violence, sont dans l’erreur.

L’étude a été réalisée auprès de 182 mamans âgées de 18 à 34 ans et a été publiée dans la revue Child Abuse & Neglect.

http://fr.canoe.ca/

Elle commande une pizza au 911 pour dénoncer son conjoint violent


Les appels d’urgence ont parfois des causes bidons, comme si des gens ne comprennent pas ce qu’est un centre d’appel d’urgence. Cette fois-ci, un appel qui paraissait encore un appel bidon. Cette victime a eu la présence d’esprit pour avoir de l’aide sans éveiller les soupçons de son conjoint.
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Violence conjugale

Elle commande une pizza au 911 pour dénoncer son conjoint violent

 

 

Laurie Bergeron

 

ÉTATS-UNIS – Une femme victime de violence conjugale a dénoncé les coups de son conjoint en commandant une pizza au…911.

L’histoire, virale depuis sa publication par BuzzFeed, a d’abord été publiée sur le site Reddit, dans un forum où des répartiteurs du 911 racontaient leurs meilleurs moments.

Keith Weisinger, qui a travaillé pour la police de 2004 à 2006, a reçu cet incroyable appel pendant la nuit:

– 911, où est votre urgence?

– 123 Main St.

– OK, qu’est-ce qui s’y passe?

– J’aimerais commander une pizza pour livraison. (encore un canular?)

– Madame, vous avez appelé le 911.

– Oui, je sais. J’aimerais une pizza large, moitié pepperonis, moitié champignons et piments verts.

– Ummm… Je suis désolé, vous savez que vous avez appelé le 911?

– Oui je sais, savez-vous combien de temps ça prendra?

– OK, madame, est-ce que tout va bien? Avez-vous une urgence?

– Oui, effectivement.

– … et vous ne pouvez pas en parler parce qu’il y a quelqu’un dans la pièce avec vous?

– Oui, exactement. Savez-vous combien de temps ça prendra?

– J’ai un agent à environ 2 kilomètres de chez vous. Y a-t-il des armes dans votre maison?

– Non.

– Pouvez-vous rester au téléphone avec moi?

– Non. À tantôt, merci.

Weisinger, qui est aujourd’hui avocat, a expliqué que c’est parfois choquant pour les agents du 911 de ne pas savoir ce qui est arrivé aux victimes. Il recevait au moins un appel de violence conjugale tous les jours.

Il ne sait pas ce qu’est devenue ladite femme, mais E! News affirme que les policiers l’ont trouvée sauvagement battue aux côtés de son conjoint saoul ce soir-là.

http://www.journaldequebec.com