Cinq adolescents arrêtés après un viol collectif à Montréal-Nord


Ce n’est pas juste en Inde qu’il y a des viols collectifs, la différence, c’est qu’en Occident, il y a des témoins qui ne font rien et on partage sur le Web des crimes odieux. C’ est  aussi effrayant que le tout est filmé par  une femme idiote et qui a partager  sa vidéo sur Internet.
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Cinq adolescents arrêtés après un viol collectif à Montréal-Nord

 

... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

 

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse

Cinq adolescents âgés de 13 à 15 ans ont été arrêtés jeudi dernier pour agression sexuelle, production et distribution de pornographie juvénile, a rapporté ce matin le 98,5 FM.

Ces arrestations font suite à un viol collectif perpétré sur une jeune fille de 13 ans dans un appartement de Montréal-Nord. L’adolescente a raconté avoir été intoxiquée par une drogue injectable et agressée à répétition lors d’une soirée entre amis. Une dizaine de personnes auraient assisté à la scène, filmée par une jeune femme et distribuée sur différentes plateformes numériques.

Par crainte de représailles, l’adolescente n’a parlé de l’événement à personne.

Les images insoutenables ont toutefois fait leur chemin jusqu’au frère de la victime, qui a alerté son père. Celui-ci, sous le couvert de l’anonymat pour protéger l’identité de la jeune fille, s’est confié au réseau de radio montréalais.

« J’ai vu les images, mais je n’ai pas été capable de regarder jusqu’à la fin. J’ai pleuré, j’ai pleuré, ce sont choses qui m’ont fait tellement mal… Ça va la marquer à vie », a-t-il dit.

« Le mal est fait déjà. J’aimerais tout simplement que d’autres enfants ne puissent pas vivre cette horreur », a-t-il ajouté.

Selon le 98,5 FM, les suspects devraient comparaître au cours de la semaine en chambre jeunesse. Ils ont été arrêtés en pleine cour d’école jeudi dernier et ont été libérés sur promesse de comparaître après avoir été interrogés.

Le Service de police de Montréal a confirmé qu’une enquête était en cours, mais a refusé de commenter davantage.

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L’Inde sous le choc après le viol et le meurtre d’une fillette musulmane


Un autre viol collectif sur une fille de 8 ans. Elle a été enlevée, droguée, violée, étranglée et la tête fracassée. Parmi ses agresseurs, un policier. Le pire, c’est que les avocats du barreau local on essayer de bloquer les policiers pour l’acte d’accusation des 8 suspects. Un pays où il y a environs 40 000 cas de viols signalés, alors que le nombre peut être encore plus exorbitant à cause de la loi du silence et une justice qui ne prend pas ces crimes au sérieux
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L’Inde sous le choc après le viol et le meurtre d’une fillette musulmane

 

Selon l'acte d'accusation de la police, rendu public... (Photo Sam Panthaky, Agence France-Presse)

Selon l’acte d’accusation de la police, rendu public cette semaine, la victime a été kidnappée par des locaux qui l’ont droguée avant de la garder captive pendant cinq jours dans une cabane puis dans un temple hindou.

PHOTO SAM PANTHAKY, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

ALEXANDRE MARCHAND
Agence France-Presse
New Delhi

L’Inde est sous le choc après le viol collectif suivi du meurtre d’une fillette musulmane de huit ans, un fait divers qui prend pour cadre les tensions entre hindous et musulmans selon l’enquête policière.

Le corps d’une fillette appartenant à une tribu nomade pauvre avait été découvert en janvier à Kathua, dans le sud de l’État indien du Jammu-et-Cachemire, une zone à majorité hindoue. Elle avait disparu alors qu’elle était partie en forêt chercher des poneys égarés.

Selon l’acte d’accusation de la police, rendu public cette semaine, la victime a été kidnappée par des locaux qui l’ont droguée avant de la garder captive pendant cinq jours dans une cabane puis dans un temple hindou.

Durant sa détention, plusieurs hommes – parmi lesquels un policier – l’auraient violée à tour de rôle. Elle a ensuite été étranglée, la tête fracassée avec une pierre.

Huit hommes ont été arrêtés pour ce meurtre. Selon les enquêteurs, ils ont agi avec la complicité d’un villageois local pour terrifier les Bakerwals, communauté de bergers musulmans dont était issue l’enfant, et les dissuader de venir dans leur zone.

Des avocats de l’association du barreau local ont essayé de bloquer le chemin des policiers cette semaine alors qu’ils se rendaient au tribunal pour déposer l’acte d’accusation contre les suspects, tous hindous.

«Notre conduite en tant que société dans l’affaire de viol et de meurtre d’une enfant de huit ans à Kathua a été si méprisable qu’on peut dire, sans exagération, que les repères moraux de l’Inde ont été complètement oblitérés, annihilés par les gardiens de la loi, de la moralité et de la vertu», s’emportait vendredi l’intellectuel Pratab Bhanu Mehta dans une tribune publiée par le quotidien Indian Express.

Culture d’impunité

Ce fait divers est concomitant à un autre retentissant dossier de viol en Uttar Pradesh, dans lequel est impliqué un puissant homme politique du parti du premier ministre Narendra Modi, affaire qui met en lumière la culture d’impunité des élites dans de pays d’Asie du Sud.

Le meneur de l’opposition, Rahul Gandhi, a participé jeudi soir à une veillée à la mémoire de la victime de Kathua à l’India Gate. Ce monument emblématique de New Delhi avait été l’un des points des rassemblements populaires qui avaient suivi le viol collectif d’une étudiante dans la capitale indienne en 2012.

Le viol de Kathua a provoqué de vives réactions dans le monde politique et la société civile, mais le premier ministre Narendra Modi, un nationaliste hindou, est resté silencieux sur cette affaire comme sur celle en Uttar Pradesh.

«Qu’arrive-t-il au monde dans lequel nous vivons ??? Ces gens devraient recevoir le châtiment le plus sévère qui soit ! Où allons-nous en tant qu’humanité ? Je suis secouée jusqu’au plus profond de moi», s’est confiée sur Twitter la star de Bollywood Anushka Sharma, également femme du capitaine de l’équipe de cricket d’Inde Virat Kohli.

Environ 40 000 cas de viols sont signalés chaque année en Inde, selon les statistiques officielles. Les observateurs estiment que ce chiffre n’est que la partie émergée de l’iceberg en raison de la forte culture du silence qui prévaut sur ce sujet dans la société indienne

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Des récits à glacer le sang sur les viols, mutilations et humiliations commis au Soudan du Sud


Quelles atrocités qu’une partie d’un pays parmi les plus pauvres peuvent vivre en pleine guerre civile. L’ONU enquête et obtient des preuves et témoignages des personnes qui ont vécu des viol, viol collectif, castration, humiliation mutilation qu’un groupe de personne fait vivre à une population qui cherche à fuir les rebelles
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Des récits à glacer le sang sur les viols, mutilations et humiliations commis au Soudan du Sud

 

Gros plan sur le visage d'un enfant-soldat sud-soudanais récemment libéré qui regarde droit devant lui, le regard éteint.

Un enfant-soldat sud-soudanais récemment libéré, regarde droit devant lui, le regard éteint.   Photo : Stefanie Glinski/AFP/Getty Images

 

Un nouveau rapport des Nations unies lève le voile sur les exactions commises au Soudan du Sud, en proie à un violent conflit depuis son accession à l’indépendance en 2013. Viols, mutilations, humiliations; les récits des témoins de toute cette violence sont à glacer le sang. En voici quelques-uns.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Un Sud-Soudanais qui rentrait chez lui après s’être caché des soldats du gouvernement a découvert qu’on avait arraché les yeux de sa mère avec des lances.

La femme a été attaquée quand elle a voulu empêcher une quinzaine de soldats de violer sa petite-fille de 17 ans. Dix-sept militaires ont ensuite violé l’adolescente et le chef de la famille a été décapité.

Cette atrocité et plusieurs autres sont recensées dans le rapport, dévoilé vendredi, d’une commission onusienne sur la guerre civile qui déchire le Soudan du Sud depuis cinq ans. Les enquêteurs s’affairent à colliger des preuves, dans l’espoir que justice puisse être rendue un jour.

« Je ne m’attendais pas à être confronté à autant d’humiliation rituelle et de dégradations commises volontairement pour différentes raisons », a admis un membre de la commission, le professeur de droit international Andrew Clapham.

Une Sud-Soudanaise a raconté aux enquêteurs que son fils de 12 ans a été contraint d’avoir une relation sexuelle avec sa grand-mère pour rester en vie, peut-on lire dans le rapport.

L’œuvre d’une poignée de personnes

Le rapport prétend que des « preuves suffisantes » existent aussi bien contre le président sud-soudanais Salva Kiir que contre les rebelles.

Il identifie une quarantaine de responsables militaires, dont les gouverneurs de trois États, « qui seraient individuellement responsables de crimes de guerre ».

Le document sera présenté au Conseil des droits de la personne des Nations unies, à Genève, le mois prochain. Son contenu sera aussi rendu disponible à différents mécanismes judiciaires, comme le tribunal hybride souhaité par la communauté internationale, mais qui n’a pas encore vu le jour.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées au Soudan du Sud depuis décembre 2013, deux ans seulement après que le pays eut obtenu son indépendance du Soudan. Des millions de personnes ont fui le pays, ce qui en fait la pire crise de réfugiés depuis le génocide rwandais, il y a 24 ans. Des millions d’autres personnes sont menacées par la famine.

Le nouveau rapport onusien témoigne des viols collectifs, des castrations, de la violence ethnique et des autres crimes qui ont été commis dans ce pays pauvre, pendant que la frustration de la communauté internationale envers les belligérants ne cesse d’augmenter.

Une trêve conclue en décembre dernier a été violée après quelques heures. Les États-Unis ont ensuite annoncé un embargo – essentiellement symbolique – sur les ventes d’armes et demandé à l’ONU de faire de même.

Colliger les preuves

Si les noms des criminels allégués sont connus des enquêteurs onusiens, ils sont caviardés dans le rapport pour protéger les victimes qui ont accepté de parler.

Le rapport s’appuie sur les témoignages de 230 personnes et d’autres éléments. Il s’agit du deuxième document du genre depuis que la commission onusienne a vu le jour en 2016, et le premier depuis que son mandat a été renforcé pour qu’elle collige des preuves et enquête, au lieu de simplement observer et dénoncer.

Le document prévient que la guerre civile sud-soudanaise est en voie de s’essaimer. Ce qui était tout d’abord un conflit entre les forces du président Salva Kiir et du vice-président Riek Machar a maintenant donné naissance à une quarantaine de groupes armés à travers le pays, dont plusieurs se battent entre eux.

Certaines tendances persistent toutefois, comme les attaques des forces gouvernementales contre des civils inoffensifs qui ont cherché refuge dans des secteurs où il n’y a aucune présence rebelle.

« Il y a un modèle clair de persécution ethnique, surtout de la part des forces gouvernementales », a dit M. Clapham.

Même les plus récentes atrocités risquent de ne rien changer, affirment des experts qui évoquent un manquement « grave » de responsabilité.

« Les recommandations de ces rapports sur les droits de la personne n’ont jamais été mises en vigueur au Soudan du Sud et elles sont donc inutiles », a dit un politologue de l’Université de Juba, Jacob Chol.

Il recommande que les responsables de crimes contre la personne soient exclus des pourparlers de paix qui reprendront prochainement en Éthiopie voisine.

http://ici.radio-canada.ca/

Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police


40 personnes ont vue sur Facebook Live un viol collectif d’une jeune fille de 15 ans, et personnes n’a dénoncé ces faits à Facebook et pire personne n’a appeler la police et ce n’est pas la première fois que cela se produit. C’est quoi le problème ? Est-ce acceptable ?
Je suis sidérée et je trouve cela inquiétant si même sur les réseaux sociaux, les gens restent des spectateurs qui se croisent les bras Et si c’était leur fille, leur soeur aurait-il réagi ?
C’est pitoyable. Pour moi, ils sont coupable de non assistance d’une personne en danger et ce même si cela a été vue sur Facebook
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Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police

 

Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police

Voiture du service de police de Chicago (une Ford du Chicago Police Department) en 2010 (vxla/Wikimedia Commons/CC)

 

Le viol collectif présumé d’une jeune fille de 15 ans, à Chicago, a été filmé en direct sur Facebook sans qu’aucun des spectateurs n’alerte la police ou le réseau social.

 

Thierry Noisette

Une jeune fille de 15 ans a apparemment été violée par plusieurs hommes, acte filmé sur Facebook Live, a rapporté la police, sans que personne parmi la quarantaine d’internautes qui regardaient la vidéo en direct ne signale l’agression. C’est ce que rapporte Associated Press, qui cite le porte-parole de la police de Chicago, Anthony Guglielmi.

Il a déclaré que la police n’a appris l’affaire que lorsque la mère de la victime a parlé au superintendant de police Eddie Johnson, lundi après-midi, alors qu’il quittait un bâtiment de la police. Elle lui a dit que sa fille avait disparu la veille, et lui a montré des photos du présumé viol. Johnson a immédiatement ordonné à ses agents de mener l’enquête, et la police a demandé à Facebook de retirer la vidéo, ce qu’a fait le réseau social, a indiqué le porte-parole.

Controverse sur la diffusion du nom de la victime

Le 21 mars, Anthony Guglielmi a tweeté que les policiers ont retrouvé la jeune fille, rendue à sa mère ; plusieurs twittos critiquent le fait qu’il donne le prénom et le nom de la victime, à quoi il répond que la mère les a communiqués plusieurs fois auparavant dans les médias – et ses interlocuteurs lui rétorquent que c’était quand elle était portée disparue.

Mardi après-midi, le porte-parole a donné des nouvelles de l’enquête :

« Mise à jour : le service de police de Chicago avance bien dans l’identification de personnes concernées dans l’attaque du 10e district. Des auditions en cours, mais pas de suspects formellement identifiés pour l’instant. »

Le « Chicago Tribune » rapporte que la victime était allée dimanche matin à la messe avec son oncle, Reginald King, qui l’a déposée chez elle ensuite. Elle a marché pour faire des courses. King a ensuite découvert sa nièce dans la vidéo, « très, très explicite », dit-il, de son viol, avec six agresseurs.

Pour Reginald King, les auteurs font partie d’une bande de voyous qui terrorisent le quartier. C’est un adolescent du voisinage qui lui a signalé la vidéo du viol :

« C’est une des choses les plus courageuses que j’ai jamais vu un enfant faire. Il y avait des adultes qui ont vu ça, et aucun d’eux n’a trouvé moyen de dire ‘Hé, je dois appeler quelqu’un’. »

Chicago : le meurtre d’un bébé de 2 ans diffusé sur Facebook LiveLa mère avait signalé à la police la disparition de sa fille, et on lui a montré des captures d’écran de la vidéo qui lui ont permis de l’identifier.

Elle a ensuite foncé interpeller le chef de la police, qui a immédiatement lancé l’enquête.

Quatre crimes en direct depuis octobre

Le « Chicago Tribune » souligne que c’est au moins le quatrième crime dans la métropole filmé sur Facebook Live depuis fin octobre.

Dans un cas, où un jeune handicapé a été torturé par un groupe,  le réseau social a déclaré qu’il n’autorise pas des gens à « célébrer ou glorifier des crimes » par son intermédiaire.

Le quotidien précise :

« Facebook a une équipe qui répond 24 heures sur 24 aux signalements de vidéos en direct inappropriées dès qu’ils arrivent, dit l’entreprise. Un spectateur peut interrompre un flux en direct si une violation des normes de la communauté de Facebook a lieu, et il suffit d’un signalement pour que quelque chose soit vérifié. Cela signifie que si une seule personne parmi la quarantaine qui ont vu la vidéo de la fille attaquée [avait agi], la vidéo aurait pu être supprimée plus tôt. »

Vidéo de viol présumé sur Snapchat et Facebook : deux hommes arrêtésÀ un demi-siècle d’écart, le silence des 40 internautes qui ont assisté à ce viol sans alerter quiconque rappelle la terrible affaire Kitty Genovese en 1964 (une New-Yorkaise violée et assassinée de nuit, sans intervention des nombreux témoins),  qui a inspiré un livre de Didier Decoin et le film de Lucas Belvaux « 38 témoins ».

En janvier dernier en Suède, trois hommes avaient diffusé en direct sur Facebook et Snapchat leur viol d’une jeune femme, mais des membres du groupe Facebook privé dans lequel ils avaient passé leur vidéo les avaient dénoncés à la police.

Un an plus tôt, en janvier 2016, deux hommes ont été arrêtés à Perpignan après avoir diffusé sur Facebook la vidéo de leur agression d’une jeune femme. Ils avaient été dénoncés par plusieurs internautes, mais la police les avait déjà interpellés.

http://tempsreel.nouvelobs.com

La culture du viol est dévastatrice pour notre société et l’avenir de nos enfants


En Inde, on s’indigne des viols collectifs, mais il serait bon de voir dans notre société de déterminer les éléments qui maintiennent la culture du viol. Que le consentement est nécessaire peu importe de la vie sexuelle de la personne
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La culture du viol est dévastatrice pour notre société et l’avenir de nos enfants

 

Jocelyne Robert

Auteure, sexologue et sexosophe

    On n’agresse pas une femme parce qu’on est fou d’elle ou parce qu’on a une libido d’enfer. On agresse une femme parce qu’on est aveuglé par son propre pouvoir, et qu’on considère la femme comme un objet à assujettir à ce pouvoir.

    La culture du viol est un concept établissant des liens entre la violence, le harcèlement, les agressions sexuelles avec la culture de la société où ces crimes se commettent. Elle documente et décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications et des excuses pour être tues, banalisées, ridiculisées, moquées, tolérées, voire acceptées.

    La culture du viol distillée çà et là

  • Elle est bien vivante dans la pornographie qui transmet l’idée saugrenue que la femme veut être forcée, que malgré son visage grimaçant, elle est émoustillée, en redemande, se délecte d’être avilie et asservie.

  • Elle s’exprime dans les publicités, médias, musiques, clips, chansons… Banalisées, voire érotisées dans la chanson, les clips et les sitcoms, la violence et l’exploitation sexuelles s’étalent désormais comme dispositifs naturels de la pop et de la web culture. Ce matin encore, je lisais sur Facebook qu’unetelle « est une sale pute, car elle s’est bien fait baiser» et qu’une telle autre « est une sacrée salope, car elle se fait prier. » Elle est présente aussi dans les magazines de mode qui hypersexualisent le corps des fillettes et infantilisent celui des femmes, comme de vulgaires produits de consommation. De plus en plus de firmes et marques ( esthétique, vêtements, parfum, coiffure, chaussures…) mettent en scène des scénarios publicitaires, à peine voilés, d’agression sexuelle.

  • Elle règne sur le web. On y organise des gangs bang et on y vend des jeux simulateurs de viol. Les blogueurs trash pullulent et font saliver leurs milliers des supporters en décrivant leurs fantasmes d’agression sexuelle. Il est de plus en plus fréquent d’y voir circuler des images de viol collectif.

    La culture du viol s’exprime encore

  • Par ces jeunes hommes de plus en plus nombreux à avoir développé une sévère dépendance à la pornographie violente.

  • Par le fait que la majorité des agressions sexuelles ne sont pas rapportées et que le pourcentage des hommes et garçons coupables d’agressions sexuelles font rarement de la prison (autour de 3% aux États-Unis).

  • Par le fait que le GBH (drogue du viol) est en nette hausse et propension sur les campus et dans les bars. On objectera que le GBH est aussi consommé comme drogue festive pour l’effet d’ébriété obtenu et que c’est lorsqu’il est combiné à l’alcool qu’il provoque coma et amnésie. Il n’en reste pas moins que les signalements à son égard ont doublé ces dernières années, et ce, malgré que les traces de cette substance s’effacent après quelques heures dans l’organisme. L’utilisation à des fins sexuelles criminelles du GHB montre bien que le viol ne survient pas « spontanément », comme certains le prétendent et qu’il est, est au contraire, planifié et prémédité.

  • Par le nombre d’agressions sexuelles qui augmentent sur les campus collégiaux et universitaires.

  • Par le fait que chez les mineurs, une agression sexuelle sur 10 est signalée.

  • Par le fait que le viol collectif est en nette augmentation partout dans le monde. Cela, dans les sociétés dites civilisées et pas seulement dans de lointaines contrées en conflit qui utilisent le viol des femmes et enfants comme arme de guerre.

  • Par l’hostilité qui prévaut encore trop souvent à l’égard des victimes

  • Par l’abondance de justificatifs du côté des agresseurs afin qu’on les comprenne et leur pardonne

  • Par cette tendance à ne pas croire d’emblée la victime et à mettre en doute sa parole.

    Ici et maintenant (Université Laval et cas d’Alice P), la culture du viol se manifeste

  • Dans les propos malveillants et accusateurs qu’on peut lire ici et là concernant les plaignantes. Les réseaux sociaux dégoulinent de propos slut shaming ( « honte aux salopes »).

  • Dans les reproches larvés à l’endroit des victimes de la part d’un responsable du milieu éducatif à l’effet qu’elles auraient dû (les victimes) barrer leurs portes (sous-entendu « elles l’ont un peu cherché »).

  • Dans les réactions des collègues politiques de Sklavoulos, et même du premier ministre, à l’effet qu’ils n’ont rien vu avant le dévoilement cependant que d’autres femmes s’étaient plaintes des comportements déplacés du présumé agresseur et que les conduites harceleuses de ce dernier semblaient de notoriété publique.

  • Dans les voix des Éric Duhaime et Stéphane Gendron de ce monde, pour ne citer que ces deux-là. Du haut de leur tribune médiatique respective, le premier compare le viol au vol d’un char et rend responsable la personne qui s’est fait voler si elle n’a pas bien verrouillé ses portes ; le second enfile son masque paternaliste pour plaindre la « pauvre » qui lui paraît si mentalement dérangée qu’il ne devrait pas y avoir de procès.

    La culture du silence

    Derrière la culture du silence se cache la culture du viol. Derrière les propos qui tentent de saloper les victimes, de les responsabiliser et de les décrédibiliser se cache la culture du viol. Derrière l’inertie de nos décideurs et de nos politiques pour contrer ce fléau se cache la culture du viol.

    Les pro culture du viol qui s’ignorent, ou qui font mine de s’ignorer, vont se jeter sur les Alice comme des chacals. Et le plus effroyable, c’est que ça risque de marcher. La culture du viol est nourrie par ceux qui ont peur de se réclamer ouvertement de cette culture qui les arrange en les rassurant sur leur suprématie. Mais attention, elle est aussi nourrie par tous ceux et celles qui se taisent, qui font semblant de ne pas voir, qui découragent les victimes de porter plainte, qui s’émeuvent davantage des pauvres agresseurs dont la vie et la réputation seront ternies…

Il est grand temps d’exiger de nos dirigeants politiques qu’ils cessent de traiter ce fléau à la pièce et à la petite semaine.

Pourquoi pensez-vous que les présumés agresseurs sexuels invoquent presque TOUJOURS une défense de consentement ? Parce qu’il y a, forcément, un certain flou dans le consentement, et parce que c’est la justice qui déterminera ultimement s’il y eut ou non consentement et c’est encore la justice qui décidera si l’agresseur est crédible quand il affirme « Je croyais qu’elle voulait ! »

Entre vous et moi, que peuvent-ils invoquer d’autre pour leur défense sans passer pour des minables? En prétendant que l’autre a consenti, l’agresseur veut sauver sa face. Il nie ainsi, publiquement, qu’il est pitoyable et incapable: incapable de séduire, incapable de susciter le désir de la partenaire, incapable d’être désiré, incapable d’une relation de plaisir, de partage et de réciprocité…

S’attaquer à la tumeur principale

Même si la très grande majorité des agressions sexuelles ne sont jamais dévoilées, les allégations sourdent de partout depuis quelques années, et cela, plus spécifiquement dans des milieux de pouvoir et institutionnels (star médiatique, monde du sport de haut niveau, milieu politique, milieu universitaire…) : dénonciation d’une députée NPD, affaire Ghomeshi puis Marcel Aubut, Donald Trump, et très récemment les plaignantes de l’Université Laval et le cas Alice Paquet. À chaque fois, il y a un tollé, on s’indigne à hue et à dia, on sort les pancartes, on manifeste et puis, le soufflé d’indignation se dégonfle et on oublie jusqu’à la prochaine dénonciation publique.

Il est grand temps d’exiger de nos dirigeants politiques qu’ils cessent de traiter ce fléau à la pièce et à la petite semaine. Il ne suffit pas d’attendre que justice se fasse au cas par cas. Il est grandement temps de s’attaquer à la tumeur principale, de changer ce modèle sexuel violent par un modèle sexuel relationnel. Pour ce faire, une solution au long cours : éducation à la sexualité, à l’égalité et au consentement, obligatoire au menu scolaire.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Viol collectif posté sur internet : le Brésil sous le choc


La culture du viol continu même à notre époque. C’est horrible que des femmes subissent de tels sévices. Ce que l’on peut espérer, c’est que les tous les auteurs de ce viol collectif puissent être poursuivis pour leurs actes et que leur sentence soit d’une sévérité exemplaire. Malheureusement, trop de violeurs dans le monde ne font pas face à leur crime odieux
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Viol collectif posté sur internet : le Brésil sous le choc

 

« Barbarie » : des internautes à la présidence en passant par la presse, le Brésil s’est élevé vendredi contre le viol collectif d’une adolescente à Rio de Janeiro, qui a été filmé et posté sur internet avec des commentaires vantards.

La vidéo était apparue mercredi sur les réseaux sociaux, sur le compte d’un certain « Michel », accompagnée du message :

« Ils ont ruiné la fille, vous voyez ce qu’on veut dire ou pas ? Ah ah ah ! ».

Dans ce petit film tourné avec un téléphone portable, on voit une femme allongée sur un lit, manifestement inconsciente, les parties intimes exposées et saignantes.

« Elle a été engrossée par plus de trente mecs ! », dit une voix masculine. « T’as compris ou pas ? Plus de trente ! », ajoute-t-il en riant.

Cette jeune fille de 16 ans, présentée par la presse brésilienne comme toxicomane et mère d’un enfant de trois ans, a, selon sa famille, été victime le week-end dernier de l’acte de vengeance d’un ex-petit ami, qui l’aurait attirée dans un traquenard, droguée et violée, puis donnée en pâture à une trentaine d’autres hommes.

L’adolescente, hospitalisée jeudi pour recevoir des traitements préventifs contre les MST, a affirmé à la police avoir été violée par « 33 hommes » armés dans une favela de la zone ouest de Rio.

Selon sa grande-mère citée par le quotidien O Globo, elle était en état de choc quand elle est réapparue au sein de sa famille, n’arrêtait pas de pleurer et disait ne se souvenir de rien.

«30, 33 ou 36»

« Il existe de très forts indices montrant que la jeune fille a effectivement été violée », a déclaré vendredi le chef de la police civile de Rio, Fernando Veloso, qui attend les preuves pour confirmer le viol, et qui ne savait pas « si les agresseurs étaient 30, 33 ou 36 ».

La police dit avoir identifié quatre personnes soupçonnées d’avoir participé « directement ou indirectement » aux faits. Le site internet G1 donnait les noms de ces quatre hommes, âgés de 18 à 41 ans.

Cette sordide affaire a suscité l’indignation générale.

« Je dénonce avec la véhémence la plus absolue le viol de l’adolescente à Rio de Janeiro. C’est une folie qu’en plein XXIe siècle on soit confronté à des crimes barbares comme celui-là », a tweeté vendredi le président du Brésil par intérim, Michel Temer.

Il a convoqué pour mardi une réunion de tous les responsables de la sécurité des Etats du Brésil et promis la création d’un département de la police fédérale spécialisée dans la répression des violences faites aux femmes.

Dilma Rousseff, présidente écartée au moins provisoirement du pouvoir dans le cadre d’une procédure en destitution, a également exprimé son indignation face à cette « barbarie ».

«Culture du viol»

La vidéo, devenue virale, avait aussi été retweetée au moins 198 fois et reçu plus de 500 « likes » avant d’être retirée du réseau.

Des centaines d’appels au numéro vert du Parquet ont dénoncé depuis mercredi la vidéo, les photos et les commentaires vantant le viol collectif présumé.

Dès sa mise en ligne, cette vidéo a provoqué une avalanche de réprobations, qui popularisaient notamment le slogan

« Je lutte pour la fin de la culture du viol ».

La jeune femme a remercié ces soutiens sur sa page Facebook.

« Nous pouvons toutes passer par un jour comme celui-là, a-t-elle écrit. Ca me fait plus mal à l’âme qu’à l’utérus qu’il existe des personnes aussi cruelles qui soient impunies !! »

Le viol collectif « n’est pas hors norme parce que la culture du viol est très forte au Brésil, elle fait partie de notre quotidien, même si on le nie », a réagi auprès de l’AFP Luise Bello, porte-parole de l’association féministe Think Olga.

Des manifestations étaient convoquées pour ce vendredi à Rio et pour mercredi à Sao Paulo.

Selon l’ONG Forum de sécurité publique, la police brésilienne a enregistré une agression sexuelle toutes les 11 minutes en 2014. Sachant que seuls 10% des cas sont signalés aux autorités, selon la même association, le nombre des viols au Brésil pourrait dépasser les 500 000 par an, sur une population totale de 204 millions d’habitants.

Dans le seul Etat de Rio, 13 viols par jour en moyenne ont été officiellement répertoriés sur les quatre premiers mois de 2016.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Autre viol collectif en Inde


Encore un viol collectif en Inde … j’ai comme l’impression que ce genre de chose arrive beaucoup plus souvent que l’on pense, mais que grâce aux soulèvements en Inde de la population ces crimes sont mit a jours ..En plus, si tu ne peux pas te sentir en sécurité dans un transport en commun pour une femme .. alors elle sera condamnée a rester en  4 murs  Il est prioritaire que la police et la justice travaille pour les victimes et non pour les violeurs ..
Nuage

 

Autre viol collectif en Inde

 

Manifestation ayant eu lieu en protestation contre le viol d'une jeune indienne en décembre.

Manifestation ayant eu lieu en protestation contre le viol d’une jeune indienne en décembre.  Photo :  AFP/DIPTENDU DUTTA

 

En Inde, la police a arrêté six autres hommes suspectés d’avoir participé au viol collectif d’une femme montée dans un autobus, moins d’un mois après qu’une affaire similaire ait indigné le pays. Un septième suspect est recherché.

La femme de 29 ans est montée à bord d’un autobus vendredi soir pour se rendre dans sa belle-famille, dans l’État du Pendjab, au nord du pays. Le chauffeur de l’autobus ainsi que son assistant auraient refusé d’arrêter où elle le demandait, pour plutôt l’emmener dans une maison près de la ville d’Amritsar. Ils auraient alors été rejoints par cinq autres hommes et l’auraient violée brutalement toute la nuit.

Les hommes l’ont ensuite déposée le long de la route, près du village de sa belle-famille, où elle a raconté l’agression à ses belles-soeurs.

La police a été accusée par un responsable politique de l’État du Pendjab de ne pas effectuer de contrôles au sein des autobus circulant dans la région.

L’histoire se répète

Cette histoire de viol en rappelle une autre survenue le 16 décembre dernier, et qui a eu une répercussion internationale.

À New Delhi, une étudiante kinésithérapeute de 23 ans était montée dans un autobus avec son compagnon, après une sortie au cinéma. Les six hommes présents dans le véhicule, dont le chauffeur, l’avaient violée et battue, avant de la jeter sur le trottoir avec son compagnon, lui aussi battu.

Transférée à Singapour pour des greffes d’organes, la jeune femme n’a pas survécu à ses blessures.

Cette agression a entraîné de nombreuses manifestations de citoyens en colère, qui ont réclamé une meilleure protection des femmes contre les violences sexuelles, rarement rapportées aux autorités, car les femmes victimes de viol sont souvent blâmées pour le crime et exposent ainsi leurs proches au déshonneur. L’apathie de la justice et de la police devant ces crimes a aussi été dénoncée.

Des accusations de meurtre ont été portées contre les six hommes, qui pourraient écoper de la peine de mort.

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