Groenland: le réchauffement climatique menace des vestiges archéologiques


Les changements climatiques font de multiples conséquences sur l’environnement. Au Groenland, risque de perdre ses vestiges archéologiques qui seront perdu pour toujours.
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Groenland: le réchauffement climatique menace des vestiges archéologiques

Il y a plus de 180 000 sites archéologiques... (PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Il y a plus de 180 000 sites archéologiques à travers l’Arctique.

PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS


Agence France-Presse
Copenhague

Dangereux pour la pérennité des écosystèmes, le changement climatique menace aussi l’histoire : au Groenland, le réchauffement affecte des vestiges archéologiques, certains vieux de 2500 ans avant notre ère, d’après une étude publiée jeudi dans la revue Nature.

« Comme le taux de dégradation est directement lié à la température et la teneur en humidité du sol, la hausse des températures de l’air et les changements de précipitations pendant la saison du dégel peuvent entraîner la perte d’éléments organiques clés comme le bois archéologique, les os et l’ADN ancien », résume le rapport.

Ces éléments étaient avant protégés notamment par la fraîcheur des sols.

L’équipe, menée par Jørgen Hollesen, a étudié depuis 2016 sept différents sites dans l’ouest et le sud de l’immense territoire arctique, autour de sa capitale Nuuk. 

Outre les éléments organiques, comme des cheveux, des plumes, des coquillages et des traces de chair, on trouve sur certains d’entre eux des ruines d’anciens campements Viking.

Selon les projections utilisées dans l’étude et réalisées à partir de différents scénarios de réchauffement, la température pourrait augmenter jusqu’à 2,6 °C, entraînant « la hausse de la température du sol, une saison de fonte plus longue », explique à l’AFP M. Hollesen, spécialiste d’archéologie environnementale.

« Nos résultats montrent que d’ici 80 ans, 30 à 70 % de la fraction archéologique du carbone organique [qu’on trouve dans les vestiges] pourrait disparaître », dit-il.

Ces éléments, autant de preuves uniques de la vie des premiers habitants du Groenland à partir d’environ 2500 avant JC, sont en péril.

Par rapport aux enquêtes précédentes, « sur certains sites, nous n’avons trouvé aucun os intact ni des morceaux de bois, ce qui laisse supposer qu’ils se sont désintégrés lors des dernières décennies », avance le chercheur.

Pour la préservation des vestiges archéologiques « plus de pluie, ça serait bien, moins de pluie mauvais », énonce-t-il : « si les couches organiques restent humides, les microbes auront moins d’oxygène à leur disposition pour dégrader les matières organiques ».

Il y a plus de 180 000 sites archéologiques à travers l’Arctique.

En Alaska, des centaines d’artefacts anciens ont récemment émergé du permafrost, cette couche de sol jadis gelée tout au long de l’année qui désormais tend à fondre sous l’effet du changement climatique.

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Ce viking a été enterré dans un bateau avec son cheval, son chien et son épée


C’est des enterrements très particuliers qu’on droit certains Vikings. Ceux qui faisait parti de l’élite étaient enterrés avec bateau, cheval,  parfois un chien et leurs armes.
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Ce viking a été enterré dans un bateau avec son cheval, son chien et son épée

par  Malaurie Chokoualé Datou

Cela ne devait être qu’une fouille assez banale, mais les archéo­logues ont fait une décou­verte rare au pres­by­tère du village de Gamla Uppsala, en Suède

Dans un commu­niqué partagé le 5 juillet par le premier consul­tant suédois en matière d’ar­chéo­lo­gie et d’en­vi­ron­ne­ments cultu­rels, Arkeo­lo­gerna, iels ont annoncé avoir déterré deux bateaux-tombes vikings. L’un d’entre était parti­cu­liè­re­ment bien conservé et conte­nait le sque­lette d’un homme enterré dans le bateau avec son cheval, son chien et ses armes.

L’in­hu­ma­tion à bord d’un navire est une pratique funé­raire parti­cu­lière qui remonte à l’âge du fer. On retrou­vait géné­ra­le­ment ce type de tombes mari­times durant l’âge de Vendel (l’époque suédoise qui s’étend de l’an 550 à l’an 800) et l’âge des Vikings (de 800 à 1050 envi­ron). Elles étaient réser­vées à l’élite de la société de l’époque, quand la plupart des gens étaient inci­né­rés.

« Seul un petit groupe de personnes a été enterré de cette manière. Cela laisse penser qu’il s’agis­sait des person­na­li­tés de marque de la société de l’époque », explique l’ar­chéo­logue Anton Seiler.

Dans le bateau retrouvé intact, les cher­cheurs ont égale­ment retrouvé un cheval, un chien, une épée, un peigne, un bout de bouclier ainsi qu’une lance.

« C’est extrê­me­ment exci­tant pour nous car les enter­re­ments de bateaux sont très rare­ment exca­vés », a ajouté Seiler, affir­mant que le dernier navire-sépul­ture a été décou­vert il y a 50 ans en Suède.

« Nous pouvons main­te­nant utili­ser la science moderne et des méthodes qui géné­re­ront de nouveaux résul­tats, hypo­thèses et réponses. »

Leurs décou­vertes vont à présent être trans­fé­rées dans diffé­rents établis­se­ments pour une étude plus appro­fon­dies et certaines seront expo­sées au Gamla Uppsala Museum et au musée d’his­toire suédoise de Stock­holm.

Source : Arkeo­lo­gerna

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Le Saviez-Vous ► Quelle est l’origine des dragons ?


Les dragons sont d’origines multiples de divers pays. Ils font partie des mythes et légendes tantôt positifs, tantôt négatifs. Dans le monde imaginaire, ils ont été des gardiens, des ennemis ou bien des divinités.
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Quelle est l’origine des dragons ?

 

par Mathilde Secci, rédactrice web

Le dragon est une créature mythique très présente dans l’imaginaire collectif. Il est très prisé par les auteurs de l’imaginaire, tels que Tolkien, George R. R. Martin ou J.K. Rowling. Il est parfois perçu comme sage et protecteur, ou au contraire comme agressif et cupide.

Puisqu’il est présent dans de nombreux mythes et légendes du monde entier, il est alors légitime de se demander : quelle est son origine ? 

Les dragons évoqués par plusieurs civilisations

En Orient

Les Sumériens, peuple de Mésopotamie, parlaient déjà des dragons. La plus vieille légende est celle du dragon Asag, alors considéré comme un voleur. Mais pour les Babyloniens, les dragons sont surtout à l’origine de la création des dieux, qui seraient nés de l’union de deux dragons.

La Chine est sans doute le pays où la figure du dragon est la plus positive. Il représente l’équilibre des éléments naturels et est synonyme de bonne fortune. Dans l’antiquité chinoise, les empereurs étaient les descendants des dragons, et donc les héritiers de leur puissance.

Chez les Aztèques

Le dragon le plus connu de ce peuple s’appelle Quetzalcóatl, littéralement « serpent à plumes ». Il fait partie des cinq divinités à l’origine de la création du monde. Il a notamment inventé l’agriculture et en a appris l’usage aux Hommes. C’est également lui qui contrôle les saisons, ainsi que l’apparition du jour et de la nuit.

En Occident

Dans la mythologie grecque, Hercule combat deux dragons durant l’accomplissement de ses douze travaux. Tout d’abord l’hydre de Lerne, créature aux multiples têtes qui repoussent encore plus nombreuses à chaque coup d’épée. Ensuite, le dragon à cent têtes Ladon, gardien du jardin des Hespérides. D’autres reptiles sont présents dans les récits des héros grecs, comme Python ou le dragon de Colchide. Tous deux sont des gardiens : le premier d’un oracle de Delphes, le second protégeant la toison d’or.

Les Vikings évoquent également les dragons dans leurs légendes. Combattre ces impressionnantes créatures transforme un homme en véritable héros. Toutefois, elles ont également une définition péjorative. En effet, selon la mythologie nordique, le grand serpent de Midgard entoure le monde en se mordant la queue. Le jour où il cessera de le faire sera le jour de la fin du monde, appelé Ragnarök.

Des formes et des représentations différentes

Les dragons sont présents dans les histoires de divers peuples, ce qui induit qu’ils ne sont pas perçus de la même manière à travers le monde.

En Orient et au Mexique, il est évident que les dragons sont des créatures reliées à des valeurs positives, telles que la sagesse et la chance. Les dragons chinois sont semblables à d’immenses reptiles dépourvus d’ailes. Leurs couleurs sont vives, comme il est coutume de le voir aux festivités du Nouvel An chinois. De même, Quetzalcóatl dispose de plumes très colorées.

En Occident, ils sont plutôt assimilés à des monstres aux écailles sombres et aux ailes immenses. Ils sont souvent les gardiens de lieux ou de trésors. Seule l’arrivée d’un héros permet de les vaincre. Cette image a davantage été renforcée au Moyen-Âge par la légende du roi Arthur. Les chevaliers de la Table Ronde ont pour objectif de débarrasser le monde des êtres maléfiques tels que les dragons, afin d’achever la quête du Graal.

Les dragons n’ont donc pas d’origine bien précise. Ils sont mystérieusement présents dans l’imaginaire mondial.

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Au temps des Vikings, les chevaux mâles avaient un statut particulier


Pour les Vikings, les chevaux mâles avaient un statut particulier. Lors de la mort d’un guerrier, le cheval mâle était sacrifié pour être enterré avec son maitre. Les femelles, étaient tout simplement manger. Ils n’ont trouvé aucune sépulture de femmes ou d’enfants et ne semble pas savoir ce qu’il faisait de leur corps.
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Au temps des Vikings, les chevaux mâles avaient un statut particulier

 

Sleipnir d'Odin cheval Islande Viking

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Sleipnir, le cheval d’Odin dans la mythologie scandinave. Crédits : Wikipédia

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Selon de récentes analyses menées dans des tombes islandaises, les hommes vikings étaient il y a environ 1 000 ans enterrés avec leurs chevaux mâles sacrifiés. Un statut différent semblait être accordé aux femmes et enfants vikings, ainsi qu’aux chevaux femelles. 

Sur les terres islandaises, une équipe de chercheurs de l’Université d’Oslo (Norvège) annonce avoir examiné 355 sépultures datant de la fin du neuvième siècle, jusqu’au début du onzième siècle. Dans le lot, 148 contenaient des restes de chevaux – 175 au total – abattus pour être enterrés avec leur maître probablement mort au combat. Compte tenu du nombre important de montures enterrées, les chercheurs ont tenu à en apprendre davantage sur ces anciens équidés.

« Il est raisonnable de croire qu’un Viking enterré avec son cheval devait exercer un certain pouvoir et une certaine influence. Nous avons donc souhaité en savoir plus sur ces chevaux », explique Albína Hulda Pálsdottir, principale auteure de l’étude.

Les mâles enterrés, les femelles mangées

Après analyses ADN, il en ressort que quasiment tous les chevaux enterrés étaient des mâles. Et tous ont été abattus dans la force de l’âge pour l’occasion, dans le but de reposer avec des hommes, eux aussi dans la force de l’âge

« Il est naturel d’imaginer que le massacre d’animaux mâles virils et, dans une certaine mesure, agressifs, devait faire partie d’un rituel funéraire destiné à conférer un statut et un pouvoir », note Rúnar Leifsson, co-auteur de l’étude publiée dans le Journal of Archaeological Science.

Aucune femme ni enfant n’ont été découverts dans les tombes, suggérant des rituels funéraires différents (étaient-ils incinérés ? coulés en mer ?).

Côté chevaux, l’analyse des restes de trois chevaux gisant à l’extérieur des tombes suggère qu’il s’agissait de femelles abattues pour être mangées. Les chevaux mâles, comme ailleurs en Scandinavie chez les Vikings, semblaient donc avoir un statut particulier comparé aux femelles.

« Dans l’ancienne mythologie nordique, les chevaux jouent un rôle important,explique Mathias Nordvig, de l’Université du Colorado à Boulder (États-Unis). Le plus remarquable est Sleipnir, le cheval d’Odin, qui a huit pattes. (…) Il existe également des liens étroits entre les chevaux et le dieu de la fertilité masculine Freyr. (…) Il existe de nombreux autres exemples de chevaux masculins associés aux dieux dans la mythologie nordique traditionnelle, poursuit le chercheur, et ils semblent tous suggérer la même idée, à savoir que les chevaux ont un statut élevé, sont liés aux guerriers et constituent le moyen de transport préféré des combattants se rendant au royaume de la mort ».

Source

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Découverte rare de traces d’un bateau viking en Norvège


La coutume des Vikings était d’enterrer les rois et les chefs a bord d’un bateau pour être ensuite enseveli. Il y a déjà trois de ces sépultures qui sont dans un musée en Norvège et voilà qu’ils en ont trouvé un autre, sauf que pour le moment, ils ne savent pas encore dans quel état et s’ils peuvent donner suite pour l’excavation du bateau.
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Découverte rare de traces d’un bateau viking en Norvège

 

« Au beau milieu de la sépulture, on a découvert ce qu’on appelle une anomalie, quelque chose qui se distingue du reste et qui a clairement la forme et les dimensions d’un bateau viking », a déclaré à l’AFP l’archéologue Knut Paasche de l’Institut norvégien pour la recherche sur le patrimoine culturel (Niku).

PHOTO NIKU, AFP

 

Agence France-Presse
Oslo

Des archéologues ont annoncé lundi avoir découvert les traces d’un bateau viking enfouis dans le sud-est de la Norvège, une découverte rare qui pourrait aider à éclairer les expéditions de ces talentueux navigateurs du Moyen Âge.

La forme typique de l’embarcation a été détectée, à l’aide d’un radar à pénétration de sol, à environ 50 cm sous terre dans un tumulus recouvrant une sépulture viking à Halden, municipalité au sud-est d’Oslo. 

« Au beau milieu de la sépulture, on a découvert ce qu’on appelle une anomalie, quelque chose qui se distingue du reste et qui a clairement la forme et les dimensions d’un bateau viking », a déclaré à l’AFP l’archéologue Knut Paasche de l’Institut norvégien pour la recherche sur le patrimoine culturel (Niku).

« Ce que l’on ne peut pas dire avec certitude, c’est l’état de conservation. Oui, il y a eu un bateau à cet endroit, mais il est difficile de dire combien de bois il reste », a-t-il expliqué.

À l’âge des Vikings au cours duquel ces guerriers et marchands d’Europe du Nord ont sillonné les mers entre les VIIIe et XIe siècles, il était de coutume d’enterrer les rois et les chefs à bord d’un bateau hissé à terre et enseveli sous un monticule.

Seuls trois bateaux vikings en bon état de conservation ont été découverts dans le passé en Norvège, la dernière fois (le bateau d’Oseberg) en 1903. Tous trois sont aujourd’hui exposés dans un musée près d’Oslo.

« On a besoin d’autres découvertes pour pouvoir dire à quoi ressemblaient ces bateaux et déterminer comment les Vikings naviguaient », a fait valoir M. Paasche.

Bien que privée d’étrave et de poupe, la silhouette découverte à Halden en préalable à des opérations de drainage agricole mesure 20 mètres de long, ce qui en fait potentiellement l’un des plus grands bateaux vikings découverts dans le pays, selon le Niku.

L’institut dit maintenant réfléchir aux suites à donner à cette découverte, une tentative d’excavation étant de toute façon exclue à cette période de l’année.

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Ces archéologues ont découvert la première ville Viking de Scandinavie


Les archéologues ont découvert des milliers d’objets de constructions antique, des pièces d’artisanat et autres de la première ville Viking
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Ces archéologues ont découvert la première ville Viking de Scandinavie

 

Crédits : Ribe VikingeCenter

par  Laura Boudoux

Amulettes, peignes, pièces de monnaie, maisons : des milliers d’objets et constructions antiques ont été mises au jour début septembre dans la première ville Viking de Scandinavie, à Ribe au Danemark, dévoile Science Nordic.

Sur le site, les archéologues racontent leurs découvertes matérielles, mais surtout l’enquête qui leur a permis de retracer l’histoire de Ribe.

« Comment la ville s’est-elle établie, dans un endroit du monde où personne n’avait jamais vécu avant ? Voilà la question à laquelle ces fouilles tentent de répondre », détaillent les archéologues de l’université Aarhus et du Musée de l’ouest du Jutland.

Les équipes ont découvert que des maisons solides avaient été construites dans la ville de Ribe dès les années 720, constituant ainsi les premières activités humaines de la région. Or, à l’époque, les villes se bâtissaient proches les unes des autres et avaient toutes leurs propres temples, palais, marchés et remparts. Pourquoi donc Ribe était-elle la seule et unique ville du coin, les plus proches se situant à plusieurs centaines de kilomètres du site ?

La ville était en fait le point de départ idéal pour les bateaux, ce qui a assuré à ses habitants une prospérité rapide et pérenne. Son système maritime a commencé à se développer dès 700, permettant à la civilisation de Ribe de vendre son artisanat jusqu’en Méditerranée. Quand le commerce maritime a pris de l’ampleur en Scandinavie, vers l’an 800, Ribe possédait donc déjà un important réseau, opérationnel depuis bien plus longtemps que la plupart des autres villes vikings.

« Ses bateaux étaient utilisés pour échanger les biens avec les autres villes de la région. En ce sens, Ribe a contribué à créer l’âge Viking tel qu’on le connaît », analysent les archéologues dans leur rapport.

Cette excavation de grande envergure « est loin d’être finie » pour les chercheurs, rentrés avec « des sacs pleins d’échantillons, de données et de découvertes [qu’ils n’ont] pas encore eu le temps d’étudier ». « Beaucoup des résultats les plus importants sont probablement à venir. Nous filons au laboratoire, où nous allons passer des heures à analyser ces éléments pour retracer l’activité dans les premières maisons de la ville », ont confié les archéologues.

Source : Science Nordic

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Les chats naviguaient avec les Vikings à la conquête du monde, selon cette étude


Le chat est un animal vivant près des hommes depuis des millénaires. Son origine semble être du Moyen-Orient et de l’Égypte d’ou son expansion, mais il y aurait aussi une deuxième expansion de cet animal par les Vikings.
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Les chats naviguaient avec les Vikings à la conquête du monde, selon cette étude

 

Crédits : strangehistory.net

par  Malaurie Chokoualé 

Les chats règnent sur le monde.

En 2013, il y en avait 600 millions sur Terre d’après l’organisation de recherche Ecology Global Network. Aujourd’hui, aucun animal de compagnie n’est plus populaire qu’eux. Ce ne sont pas les Vikings qui diront le contraire. Selon une étude publiée en septembre 2016 dans la revue scientifique Nature, des chats vikings ont existé.

Les chercheurs ont toujours voulu retracer les origines de ces félins et leur mode d’expansion. Tout ce que l’on savait sur nos (meilleurs) amis à quatre pattes avant l’étude de 2016, c’est qu’ils avaient été domestiqués au Proche-Orient et en Égypte voici 15 000 ans, avant de se répandre à travers le monde. La présente étude a séquencé l’ADN de restes de 209 chats datés entre le XIIIe siècle avant J.-C. et le XVIIIe siècle après J.-C., retrouvés sur une trentaine de sites archéologiques en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

En analysant les différents ADN, l’équipe de chercheurs franco-britannique a constaté que les chats n’avaient pas connu une, mais bien deux vagues d’expansion. Tout d’abord, vous le savez peut-être déjà, lors de l’établissement de premières communautés agricoles il y a environ 3 700 ans, des chats se sont répandus car ils étaient attirés par les souris, elles-mêmes attirées par les grains.

Ensuite, une autre vague d’expansion a été attribuée à d’anciens marins et à des Vikings, car les chats ont probablement été emmenés à bord pour s’occuper des rongeurs. Eva-Maria Geigl, généticienne évolutionniste de l’institut français Jacques-Monod, a par exemple fait mention de restes de chats trouvés sur un site de Vikings dans les nord de l’Allemagne datant des VIIIe et XIe siècles après J.-C. Cette deuxième vague d’expansion était inconnue jusque-là. Il s’agit ici des conclusions initiales de l’équipe, qui pourraient être modifiées suivant de futures analyses.

Sources : Nature

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