Le sida en 2019 : où en est la lutte?


1 décembre, c’est la Journée mondiale de la lutte contre le sida. Cela fait des lustres que je n’avais pas entendu parler du sida pourtant, le sida existe toujours et les risques sont les mêmes qu’avant. Ce qui est assez inquiétant dans un rapport canadien est qu’il a un 42 % des jeunes de 18 à 22 ans n’ont jamais entendu parler du sida
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Le sida en 2019 : où en est la lutte?

Un ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida et le VIH, épinglé sur une veste.

Le ruban rouge, symbole international de la lutte contre le sida et le VIH.

PHOTO : ISTOCK

Radio-Canada

Le premier décembre marque la Journée mondiale de la lutte contre le sida et malgré les années, le combat n’est toujours pas gagné, selon le docteur Réjean Thomas.

Les années 1980 auront certainement été marquées par la progression fulgurante de cette maladie transmissible sexuellement. Le sida causait une grande peur chez les Canadiens, car il  n’avait de pitié pour personne et emportait avec lui ceux qui en étaient atteints.

Le New York Times publie un premier article concernant le sida, parlant d'un rare cancer diagnostiqué chez 41 homosexuels.

Le New York Times publie un premier article concernant le sida, parlant d’un rare cancer diagnostiqué chez 41 homosexuels.

PHOTO : NEW YORK TIMES

En 2019, on entend moins parler du sida, mais pourtant, cette maladie est toujours bien présente chez les Canadiens. Selon Statistique Canada, il y avait en 2016 plus de 63 110 personnes atteintes du sida au pays.

« Au Canada, chaque premier décembre il y avait une campagne publicitaire. Ça fait combien d’années qu’il n’y en a plus? Si on a plus de campagnes de sensibilisation [on manque à] l’éducation », souligne le docteur acadien Réjean Thomas, fondateur et président de la clinique médicale L’actuel.

Réjean Thomas est catégorique : le manque de sensibilisation ces dernières années se fait fortement ressentir en clinique depuis les derniers 5 à 10 ans. 

La majorité des nouveaux cas de VIH sont des jeunes, ces jeunes arrivent dans un tableau où ils n’ont à peu près jamais entendu parler du sida Dr. Réjean Thomas

Le docteur Thomas rapporte que 42% de la génération Z (les jeunes âgés de 18 à 22 ans) disent ne rien connaître au sujet du sida.

« Je pense aux jeunes gais qui ne connaissent pas du tout l’histoire du sida, c’est quand même intéressant. Une partie de leur population a été complètement détruite de façon catastrophique », soutient Réjean Thomas.

Un problème de société selon le médecin qui voudrait que davantage de campagnes de sensibilisation soient organisées au sujet de cette maladie et de toutes les infections transmissibles sexuellement.

« Au Québec par exemple, on n’a plus d’éducation sexuelle depuis je ne sais combien d’années. On ressent ça, on le ressent en clinique. Il y a une explosion de toutes les maladies transmissibles sexuellement présentement au Canada », rapporte le docteur Thomas.

Il raconte que des maladies comme la syphilis, qui avait presque été radiée du territoire canadien, refont surface à un rythme fulgurant.

« On a des enfants qui naissent avec la syphilis aujourd’hui », dit-il.

Une maladie stigmatisée

Même si les Canadiens ont fait bien du chemin depuis les années 1980 au sujet du sida, les gens atteints de la maladie ne sont toujours pas acceptés dans la société.

Selon Réjean Thomas, un trop grand nombre de personnes se cachent, car elles ne veulent pas être rejetées par ceux qu’elles aiment.

Nos patients vivent la solitude, ils ont peur d’en parler, ils ont peur de perdre leur travail, de perdre leurs amis Dr. Réjean Thomas

Cette stigmatisation pourrait être expliquée par la désinformation qui circule au sujet de la maladie.

Dans un sondage américain publié la semaine dernière par la Société pharmaceutique MERCK, on peut voir que 90 % des répondants croient qu’il est possible pour une personne atteinte du sida de refuser de l’admettre, par peur d’être la cible de violence.

Dans la même étude, on constate que 28 % des milléniaux non porteurs du VIH affirment avoir évité de donner un câlin, de devenir ami ou même de discuter avec une personne infectée.

« Ce que tout ça démontre, c’est que c’est fragile. Qu’il faut toujours continuer de lutter. »

Quelques statistiques 

Selon les estimations de Statistique Canada, 14 % des personnes qui vivent avec le sida ne savent pas qu’elles en sont atteintes.

L’Agence de la Santé publique du Canada rapportait en 2016 que 32 762 personnes atteintes étaient des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, tandis que 20 543 malades avaient contracté le sida lors d’une relation hétérosexuelle.

Toujours selon l’Agence, 10 986 personnes atteintes cette année-là l’ont contracté parce qu’elles utilisaient des drogues injectables.

Une aiguille dans un pot de fleurs à Winnipeg.

Une aiguille ayant servi à l’injection de drogue retrouvée dans un pot de fleurs

PHOTO : RADIO-CANADA / BERT SAVARD

Dans le même rapport, on apprend que 601 personnes n’avaient contracté le sida ni par l’entremise de relations sexuelles ni par une injection. Ces patients ont probablement contracté le VIH par une transfusion sanguine ou par la mère lors de la grossesse.

Les Autochtones quant à eux représentent 9,6 % de la population atteinte par le sida au Canada.

Avec des renseignements de l’émission Michel le Samedi et de la journaliste Jessica Savoie

https://ici.radio-canada.ca/

Bébés OGM chinois : la mutation génétique aurait réduit leur espérance de vie


Vous vous souvenez du chercheur chinois qui a annoncé la naissance de jumelles avec leur ADN modifié ? Ainsi, il voulait une mutation d’un gène qui protégerait du VIH. C’est un risque de jouer à l’apprenti sorcier, car on ne sait pas les conséquences à long terme. D’ailleurs une étude à été fait avec des gens qui avaient cette mutation naturellement et il semble que le risque de mortalité précoce soit présente.
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Bébés OGM chinois : la mutation génétique aurait réduit leur espérance de vie


Marie-Céline Ray

Journaliste


En novembre 2018, le chercheur Jiankui He annonçait la naissance des premiers bébés OGM, chez qui les ciseaux moléculaires CRISPR avaient introduit une mutation les protégeant du VIH. Mais une nouvelle étude suggère que cette modification de leur génome entraîne un risque de mortalité plus élevé.

L’annonce de leur naissance a provoqué un émoi compréhensible dans le monde entier. C’est dans le génome de ces deux jumelles qu’a été introduite une version modifiée d’un gène appelé CCR5. La protéine codée par ce gène est présente sur des cellules immunitaires et permet l’infection par le VIH. La mutation delta 32 insérée chez les bébés chinois permet d’éviter l’entrée du VIH dans les cellules.







Le saviez-vous ?

Dans l’espèce humaine, chaque cellule compte 23 paires de chromosomes. Un gène est présent en deux exemplaires, sur les deux chromosomes d’une paire (sauf pour les chromosomes sexuels X et Y). Il existe plusieurs versions des gènes : les allèles. Quand les deux allèles sont identiques, l’individu est homozygote pour ce gène.


Mais l’inactivation d’une protéine a souvent des effets négatifs et CCR5 est une protéine très conservée dans de nombreuses espèces Sa mutation ne risque-t-elle pas d’avoir des effets secondaires ? C’est ce que se sont demandé deux chercheurs de l’université de Californie, à Berkeley, dans une étude parue dans la revue Nature Medicine.

Les deux scientifiques ont analysé 400.000 génomes d’une banque de données britannique, appelée UK Biobank. La mutation delta 32 n’est pas spécialement rare dans la population du Nord de l’Europe : environ 10 % de la population aurait un allèle muté et 1 % serait homozygote pour ce gène, c’est-à-dire avec deux allèles mutés. Peut-être que la mutation delta 32 donne un avantage évolutif, par exemple en améliorant la survie après une infection virale comme la variole.

Dans une vidéo diffusée en novembre 2018, Jiankui He a expliqué qu’il avait modifié l’ADN des embryons in vitro en utilisant la technique d’édition génomique CRISPR. © Jiankui He, Youtube

Dans une vidéo diffusée en novembre 2018, Jiankui He a expliqué qu’il avait modifié l’ADN des embryons in vitro en utilisant la technique d’édition génomique CRISPR. © Jiankui He, Youtube

    Mortalité augmentée de 21 % avec deux allèles mutés

    Les chercheurs ont observé que les personnes possédant deux copies mutées du gène CCR5 avaient un risque significativement plus élevé de mourir entre 41 et 78 ans, par rapport à celles qui avaient une ou zéro mutation : la mortalité, toutes causes confondues, augmente de 21 % chez les personnes qui ont les deux allèles mutés du gène. 

    « Vous avez une survie minimale ou une mortalité supérieure si vous avez deux copies de la mutation, conclut Rasmus Nielsen, professeur de biologie à l’université de Californie, à Berkeley. Dans ce cas, ce n’est probablement pas une mutation que la plupart des gens voudraient avoir. »

    Ce n’est probablement pas une mutation que la plupart des gens voudraient avoir

    D’autres travaux ont montré que la présence de deux allèles mutés du gène CCR5 augmentait le risque de mourir après une grippe. La protéine CCR5 joue probablement différents rôles dans l’organisme, ce qui expliquerait que son inactivation ait des conséquences néfastes.

    Pour Rasmus Nielsen, « au-delà des nombreuses questions éthiques liées aux bébés CRISPR, le fait est qu’à présent, avec les connaissances actuelles, il est toujours très dangereux d’essayer d’introduire des mutations sans connaître tout l’effet qu’ont ces mutations.»

    De manière générale, l’introduction de mutations dans des cellules embryonnaires risque d’avoir des effets inattendus, car un gène a souvent plusieurs fonctions, dépendantes de l’environnement.

    C’est l’avis de Xinzhu Wei, le chercheur post-doctoral qui a travaillé à cette recherche et qui souligne « qu’il y a beaucoup de choses inconnues au stade actuel sur les fonctions des gènes. » D’après lui, « la technologie CRISPR est beaucoup trop dangereuse à utiliser pour l’édition de la lignée germinale

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • En 2018, un chercheur chinois a annoncé la naissance de deux jumelles dont l’ADN avait été modifié.

  • Les petites filles porteraient une mutation du gène CCR5 qui permet de résister au VIH.

  • Une nouvelle étude suggère que cette mutation augmente le risque de mortalité quand elle est présente en deux exemplaires dans le génome

https://www.futura-sciences.

Deux clients d’un spa contractent le VIH après un soin du visage « vampire »


N’importe quoi ! Il y a des personnes qui devraient mieux s’abstenir d’influencer les autres. L’idée d’un soin du visage avec son propre plasma est grotesque. En plus, le spa en question au Nouveau-Mexique ne semble pas appliquer les normes élémentaires sur l’usage des aiguilles, car il semble que ce soit par les aiguilles que des femmes auraient contracté le virus du VIH
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Deux clients d’un spa contractent le VIH après un soin du visage « vampire »

 

Crédits : Kim Karda­shian/Insta­gram

par  Mathilda Caron

 

À Albuquerque, au Nouveau-Mexique, deux client·es d’un spa ont contracté le VIH après avoir fait un « soin du visage vampire », rappor­tait BuzzFeed News le 30 avril.

Selon les méde­cins, des tests ont révélé qu’ils·elles avaient été infec­té·es par la même souche du virus, augmen­tant ainsi la proba­bi­lité que ces infec­tions résultent d’une inter­ven­tion au spa.

La tendance du « Vampire Lift » est appa­rue en 2013, après que Kim Karda­shian West a posté une photo sur les réseaux sociaux, le visage couvert de sang. Ce soin consiste à se réinjec­ter son propre sang dans le visage, car le plasma présent dans celui-ci aide­rait à régé­né­rer la peau selon ses créa­teurs.

Selon le dépar­te­ment de la Santé du Nouveau-Mexique, le salon a fermé en septembre 2018, suite à une inspec­tion qui a révélé un problème de mani­pu­la­tion des aiguilles. Plus de 100 client·es ayant reçu ces injec­tions ont été dépis­té·es pour le VIH.

« Le dépis­tage est impor­tant pour tout le monde car il existe des trai­te­ments effi­caces contre le VIH », a déclaré Kathy Kunkel, secré­taire du cabi­net.

https://www.ulyces.co/

Pourquoi le Sida devient de plus en plus dangereux


Je me souviens les premiers années qu’on voyait des gens atteint du Sida, l’espérance était nulle. Aujourd’hui, grâce aux antirétroviraux, ils vivent une vie plus longtemps et mieux. Sauf que le Sida peut évoluer et malheureusement, il y a encore des gens qui prennent de gros risques, tellement que la situation est inquiétante.
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Pourquoi le Sida devient de plus en plus dangereux

 

Pourquoi le Sida devient de plus en plus dangereux

Le 1er avril 2019.

La découverte du virus du Sida a cette année 36 ans. Et alors que la recherche progresse, certains scientifiques s’inquiètent de l’émergence de nouveaux virus, résistants aux traitements actuels.

Le Sida ne fait plus assez peur

Alors que la recherche scientifique contre le sida progresse, que des victoires sont régulièrement accomplies contre la maladie, l’une des pionnières dans la recherche contre cette maladie profite du 25ème anniversaire du Sidaction pour lancer un signal d’alarme : ne nous laissons pas endormir par ce que nous pensons être des avancées, le Sida est une maladie de plus en plus dangereuse sur de nombreux points.

Pour François Barré-Sinoussi, qui a codécouvert le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en 1983, l’un des premiers éléments qui empêchent aujourd’hui une réelle victoire contre la maladie, vient du fait que le Sida est sous-estimé, notamment par les populations les plus à risques.

« Un tiers des découvertes de séropositivité sont trop tardives », explique-t-elle dans un entretien au Journal du Dimanche. « Dans la population, les connaissances sont incomplètes, souvent erronées. Les jeunes ne se protègent pas assez, ils ne se font pas assez dépister ».

Vers une épidémie mondiale de virus résistants ?

La scientifique met également en avant une conséquence dramatique des traitements actuellement délivrés pour traiter le sida. Un virus résistant serait en train de se développer, mettant en danger les moyens dont disposent actuellement les médecins pour soigner les malades.

« On assiste à l’émergence de résistances très inquiétantes. Dans certains pays d’Afrique ou d’Asie, on est passé en cinq ans de 5 à 15% de personnes contaminées par des virus qui ne répondent pas aux traitements. […] On n’est pas à l’abri d’une épidémie mondiale de virus résistants », craint François Barré-Sinoussi.

Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé, (OMS), fin 2017, 36,9 millions de personnes vivaient avec le VIH, dont 1,8 million d’enfants. Parmi elles, 21,7 millions étaient sous traitement antirétroviral.

Bien qu’entre 2000 et 2017, « le nombre de nouvelles infections a chuté de 36% et celui des décès liés au VIH a baissé de 38% avec 11,4 millions de vies sauvées grâce aux traitements antirétroviraux (TAR) », l’OMS estime qu’actuellement, « 21,7 millions d’individus porteurs du VIH dans le monde recevaient un traitement TAR ».

https://www.passeportsante.net/

Première greffe d’organe d’une donneuse séropositive aux États-Unis


Il y a une pénurie des dons d’organes a bien des endroits. Les personnes VIH morts peuvent donner leurs organes a des séropositifs, mais jusqu’à maintenant, les vivants non. Cela viens de changer aux États-Unis. Enfin, progressivement ! Une personne atteint du VIH peut donner un rein de son vivant à une personne qui est aussi atteint du VIH
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Première greffe d’organe d’une donneuse séropositive aux États-Unis

 

Première greffe d’organe d’une donneuse séropositive aux États-Unis

Photo: AFPNina Martinez, entourée de médecins.

Le rein d’une femme porteuse du VIH a été greffé à une autre personne séropositive à Baltimore aux États-Unis cette semaine, une première mondiale selon les médecins, qui pourrait aider à combler la pénurie d’organes.

Nina Martinez, 35 ans, a donné un rein à une personne non identifiée par les médecins de l’hôpital Johns Hopkins de Baltimore. L’opération a eu lieu lundi et l’annonce a été faite jeudi.

«Je me sens bien», a expliqué la jeune femme tout sourire, en apparente bonne forme, lors d’une conférence de presse à l’hôpital. «Cela fait du bien d’avoir des bonnes nouvelles, car il y a beaucoup de problèmes insolubles avec le VIH».

Quant au receveur anonyme, il ou elle «se porte à merveille», selon Christine Durand, professeure à l’Ecole de médecine de Johns Hopkins.

Depuis une loi fédérale promulguée en 2013 par Barack Obama, les organes prélevés sur des personnes séropositives décédées pouvaient être greffées sur des receveurs séropositifs – qui pouvaient bien sûr aussi recevoir des organes de personnes séronégatives, comme n’importe quel autre patient sur la liste d’attente.

Mais les personnes ayant le VIH, en bonne santé, ne pouvaient pas faire don de leurs reins pour un proche ou un anonyme. Les médecins craignaient qu’avec un seul rein, le VIH et les médicaments antirétroviraux n’affaiblissent trop le rein restant du donneur.

Mais une grande étude conduite par les chercheurs les a convaincus que le risque était quasi nul, et l’hôpital a reçu l’autorisation en 2016 de réaliser la première greffe de «vivant à vivant».

Initialement, Nina Martinez, qui vit à Atlanta, voulait donner son rein à un ami, mais après la mort de celui-ci, et inspirée par un épisode de la série Grey’s Anatomy, elle a contacté l’hôpital pour se porter candidate.

«Je savais qu’ils m’attendaient», a expliqué Nina Martinez.

«Les portes sont désormais ouvertes pour que les gens qui vivent avec le VIH deviennent des donneurs de rein», a dit Dorry Segev, le chirurgien qui a prélevé le rein de Nina.

«Il y a 30 ans, la maladie était une sentence de mort. Mais désormais, une personne avec le VIH peut sauver une vie», s’est-il réjoui.

Comme ailleurs, les États-Unis souffrent d’une pénurie de reins, avec 100 000 personnes environ inscrites sur la liste d’attente, selon l’Organ Procurement and Transplantation Network.

La médecin Christine Durand estime qu’environ 10 000 personnes séropositives sont en dialyse, au dernier stade de l’insuffisance rénale.

Ces personnes pourraient donc désormais recevoir des reins de personnes porteurs du VIH, ce qui bénéficiera à l’ensemble des gens sur la liste d’attente.

Les conditions sont d’être en bonne santé, et d’avoir le virus sous contrôle, ont dit les médecins.

Avec les médicaments antirétroviraux actuels, c’est le cas pour de nombreux patients, sans effet secondaire en général.

Nina Martinez se prépare d’ailleurs à courir un marathon cet automne.

«À tous ceux qui envisagent de se lancer, je veux dire que c’est faisable. Je viens de vous montrer comment, et j’ai hâte de voir qui sera le suivant», a dit la coureuse.

Combien de temps faudra-t-il avant que ces greffes se généralisent, dans d’autres hôpitaux et en dehors des États-Unis?

Comme toute innovation médicale, et les greffes en particulier, le développement sera progressif, a dit le chirurgien Dorry Segev.

«Les gens seront très prudents sur la sélection des donneurs, jusqu’à ce qu’un certain nombre de greffes aient eu lieu».

Le docteur a du reste déjà eu des coups de fils de personnes porteuses du VIH candidates à un don de rein.

 

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Deuxième cas mondial de rémission d’un patient atteint du VIH


Je ne sais pas si un jour, les médecins pourront guérir tous les personnes atteint du VIH. Mais un autre cas de rémission vient d’être annoncé. C’est à Londres que cela se passe. Alors qu’il était atteint du VIH, il a subit une une greffe de la moelle osseuse a cause d’un cancer. Ce genre de traitement ne peut se faire à toutes les personnes atteintes, mais cela donne des pistes à suivre pour d’autres traitements plus prometteurs.
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Deuxième cas mondial de rémission d’un patient atteint du VIH

 

Le mot guérison revient sur les lèvres des spécialistes du sida. Aujourd'hui... (PHOTO JEWEL SAMAD, ARCHIVES AFP)

PHOTO JEWEL SAMAD, ARCHIVES AFP

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Le mot guérison revient sur les lèvres des spécialistes du sida. Aujourd’hui dans une conférence à Seattle, des chercheurs européens vont dévoiler comment ils ont atteint avec une greffe de moelle osseuse la rémission chez un homme atteint du sida à Londres. Ce n’est que le deuxième cas au monde, après le « patient de Berlin » en 2007.

« On avait eu beaucoup d’attentes il y a dix ans, mais comme il n’y avait pas de percée, on avait recommencé à hésiter à parler de guérison, pour ne pas donner de faux espoirs aux patients », explique Jean-Pierre Routy, spécialiste du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’Université McGill, qui assiste à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes à Seattle. « Les compagnies pharmaceutiques qui travaillaient sur la guérison avaient même cessé d’investir depuis deux ou trois ans. On ne parlait plus même plus de cure (guérison), on disait « c-word » (mot commençant par un c). Ce mardi va être une grande journée. »

Pour le moment, les patients atteints du VIH peuvent voir leur charge virale réduite à un point tel qu’ils ne sont plus contagieux lors de relations sexuelles, mais le virus reste caché et ne peut être éradiqué.

Comme le patient de Berlin, Timothy Ray Brown, un Américain toujours libéré du VIH, celui de Londres, dont l’identité n’a pas été révélée, a reçu une greffe pour traiter un cancer. Le greffon contenait des cellules ayant une mutation génétique rare, qui empêche l’infection au VIH, qui cause le sida. Le patient de Londres a eu un diagnostic de VIH en 2003, mais n’a commencé les traitements qu’en 2012, au même moment où il avait un diagnostic de cancer, dont le traitement a commencé en 2016, ont révélé les chercheurs du Collège impérial de Londres dans un communiqué accompagnant leur étude publiée aujourd’hui dans Nature.

« À cause de la toxicité, on ne peut pas généraliser les greffes de moelle osseuse comme traitement du VIH, dit le Dr Routy. Mais on peut travailler sur le récepteur impliqué dans cette mutation génétique, CCR5, pour le rendre moins susceptible au VIH. C’est une avenue prometteuse, mais c’est un récepteur qui est moins important dans le système immunitaire, alors le risque d’effets secondaires négatifs est peu élevé. »

Le Dr Routy pense notamment que la nouvelle technique de manipulation des gènes CRISPR pourrait être utile. Il cite le cas du médecin chinois qui a utilisé CRISPR pour rendre les embryons implantés chez une patiente résistants au VIH. La naissance de ces « jumelles CRISPR » l’automne dernier a causé un tollé international, puisque les lignes directrices actuelles interdisent une telle modification chez les bébés.

Pourrait-on carrément enlever le récepteur CCR5 dans toute une population ?

« Non, on rendrait la population plus susceptible à certaines méningites et maladies africaines rares, dit le Dr Routy. On veut simplement le rendre moins souple, parce que l’infection par le VIH implique des contorsions compliquées des deux copies du récepteur. »

Il existe une version très rare du VIH qui est capable d’infecter un patient ayant la mutation rare du CCR5, mais il n’y a eu que quelques cas dans le monde, selon le Dr Routy.

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Débat autour de la décriminalisation de toutes les drogues


Déjà que le cannabis est maintenant légal au Canada, j’espère que cela n’ira pas plus loin pour les autres drogues. Je veux bien croire qu’il y a risque de contamination avec le Sida et autre, mais légalisé ces drogues, je crains qu’il y ait aura encore plus de problème que maintenant.
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Débat autour de la décriminalisation de toutes les drogues

 

Criminaliser la possession de drogues, comme l'héroïne, contribue,... (Photo CHERYL SENTER, archives NEW YORK TIMES)

Criminaliser la possession de drogues, comme l’héroïne, contribue, selon le Réseau juridique canadien VIH/sida, à de nouvelles infections du VIH et de l’hépatite C.

PHOTO CHERYL SENTER, ARCHIVES NEW YORK TIMES

 

MYLÈNE CRÊTE
La Presse Canadienne
Ottawa

Maintenant que le cannabis est légal au Canada, le gouvernement fédéral devrait-il songer à décriminaliser voire légaliser toutes les autres drogues ?

Le Réseau juridique canadien VIH/sida, un organisme qui défend les droits des personnes qui sont atteintes de cette maladie, a invité Ottawa mercredi à réfléchir à la question.

Criminaliser la possession de drogues, comme l’héroïne, contribue, selon cet organisme, à de nouvelles infections du VIH et de l’hépatite C. Les consommateurs stigmatisés vont avoir davantage tendance à éviter le système de santé.

L’organisme invite donc les parlementaires changer d’approche et à aborder l’enjeu de la prohibition des drogues sous un angle de santé publique. Cette question est d’autant plus urgente avec la crise des opioïdes, selon son directeur général, Richard Elliott.

Le premier ministre Justin Trudeau a déjà fermé la porte en avril, après l’adoption d’une résolution par les militants libéraux lors de leur dernier congrès. Ceux-ci voulaient que leur parti considère la décriminalisation de « la possession et la consommation de faibles quantités de drogues » pour les transformer en « infractions administratives ».

Les néo-démocrates prônent également la décriminalisation de la possession de drogue tout en augmentant les ressources financières allouées pour le traitement de la toxicomanie. Une résolution en ce sens avait été adoptée lors de leur dernier congrès en février.

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