Un rempart de 1693 découvert à Québec


Un rempart en bois utilisé lors de la colonisation de la Nouvelle-France a été trouver dans le Vieux-Québec, dans un très bel étant, car il était enseveli dans la glaise.
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Un rempart de 1693 découvert à Québec

 

Le rempart palissadé de Beaucours était fait de... (Photo fournie par le Ministère de la Culture et des Communications du Québec)

Le rempart palissadé de Beaucours était fait de terre et de bois. Il avait été érigé pour défendre la jeune colonie des attaques des puissances européennes ennemies des Français, notamment les Anglais.

PHOTO FOURNIE PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC

GABRIEL BÉLAND
La Presse

(Québec) C’est en creusant pour effectuer des travaux dans le Vieux-Québec il y a dix jours qu’une pelle mécanique s’est butée sur des vestiges exceptionnels : les restes d’une fortification de bois de 1693, que les archéologues recherchaient en vain depuis des années.

« La palissade était un des derniers mystères qui restaient dans cette ville-là », a lancé le maire Régis Labeaume lors d’une conférence de presse mardi. « Mais il en reste un gros, le tombeau de Champlain. »

Le rempart palissadé de Beaucours était fait de terre et de bois. Il avait été érigé pour défendre la jeune colonie des attaques des puissances européennes ennemies des Français, notamment les Anglais.

La palissade découverte est la plus ancienne construite selon les principes de l’influent architecte militaire Vauban. Il pourrait même s’agir du plus vieil ouvrage inspiré de Vauban en Amérique tout court.

« Je dois avouer que lorsqu’on m’a annoncé qu’on avait retrouvé des vestiges de bois dans le Vieux-Québec, j’étais surpris, a admis mardi André Bergeron, restaurateur spécialisé en archéologie. Habituellement ça se dégrade assez rapidement. »

Les vestiges de bois retrouvés étaient préservés dans la glaise. Il s’agit notamment de thuya occidentalis, ou cèdre blanc, une essence de bois réputée imputrescible. La palissade aurait aussi été faite du bois d’autres essences de conifères et même de peuplier.

« Parce que la palissade était dans la glaise, elle est dans un état exceptionnel. Il n’y a pas de comparable en Amérique du Nord », s’est réjoui le premier ministre du Québec, François Legault.

Course contre la montre

Une course contre la montre est maintenant lancée pour préserver la découverte. Les morceaux de la fortification seront retirés le plus vite possible à l’aide de grues. Le bois gorgé d’eau est menacé par le gel.

« Je regarde la météo toutes les heures. Toute la semaine prochaine, on nous annonce des températures très froides sur Québec et ça, c’est un problème, note André Bergeron. Il faut trouver des solutions. On va s’arranger pour être hors gel sous un abri. »

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Le Vieux-Québec recréé en Chine


Un coin du vieux Québec sera construit près de Shanghai en Chine ayant d’une superficie de 3 km carré. Nous avons bien des quartiers chinois, alors pourquoi pas un quartier québécois chez eux
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Le Vieux-Québec recréé en Chine

 

 

Le Château Frontenac par un après-midi de novembre, lors du coucher du soleil. Le ciel couvert porte des teintes roses annonciatrices de précipitations.

Le Château Frontenac Photo : Radio-Canada/Daniel Coulombe

Un projet immobilier inspiré du Vieux-Québec et du Château Frontenac pourrait voir le jour en Chine dans la ville de Qidong, située à une centaine de kilomètres de Shanghai.

La firme d’urbanisme montréalaise WAA International fait partie des groupes qui planchent sur le concept qui sera présenté aux autorités locales d’ici la fin de l’année dans le cadre d’un concours d’architecture.

C’est le développeur immobilier PC Group qui a mandaté quelques firmes à travers le monde pour développer le secteur de la ville à saveur québécoise. Le tout devrait être achevé en 2022.

En plus d’un hôtel qui ressemblerait au célèbre Château, le projet prévoit la construction de résidences privées, d’écoles et de salles de spectacles sur une superficie de trois kilomètres carrés.

« Même nos clients chinois qui ont un bureau ici à Montréal, on parlait avec eux durant la préparation de ce projet dans son volet initial et il y a une fascination envers la culture québécoise et le français aussi », mentionne Ziad Haddad de WAA International.

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Illégal, le pourboire sur la facture


J’ai tendance à croire le client qui s’est fait ajouter 15 % à sa facture comme pourboire sans son consentement et qui est illégal. Il semble que ce soit surtout fait aux touristes alors que cette homme quoiqu’asiatique est né au Canada. C’est quand une bonne chose à savoir qu’un 15 % ajouté à une facture sans avis du consommateur n’est pas légal qu’on soit touriste ou pas
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Illégal, le pourboire sur la facture

 

Melvin Pan, de Vancouver, s'est aperçu que l'équivalent... (Photo tirée de yelp)

 

Melvin Pan, de Vancouver, s’est aperçu que l’équivalent de 15 % avait été ajouté en frais de service sans son consentement.

PHOTO TIRÉE DE YELP
Le Soleil

(Québec) L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) rappelle qu’il est illégal d’ajouter des frais de service sans l’accord préalable du client, quel qu’il soit, après qu’un touriste se soit plaint qu’un pourboire de 15 % ait été ajouté au total de sa facture dans un restaurant du Vieux-Québec en raison de ses traits asiatiques.

«Ce n’est pas une pratique qui est commune ni qui est recommandée. En vertu de la loi, c’est illégal», a affirmé d’entrée de jeu le conseiller en communication de l’ARQ Martin Vézina.

La Loi sur la protection du consommateur exige en effet que le prix affiché par le commerçant soit le prix payé par le client.

Melvin Pan, un Vancouvérois de 23 ans, était de passage à Québec le 15 août. Ce dernier prétend avoir eu une bien mauvaise surprise lorsqu’il a reçu sa facture après un repas au restaurant Aux Anciens Canadiens, situé sur la rue Saint-Louis.

Selon sa version des faits, il s’est aperçu que l’équivalent de 15 % avait été ajouté en frais de service sans son consentement. En réaction à sa plainte, on lui aurait expliqué que la pratique était courante Aux Anciens Canadiens pour les touristes asiatiques.

Or, M. Pan est né au Canada et le jeune homme s’est senti étranger dans son propre pays, a-t-il dénoncé. Il a donc raconté sa mésaventure sur le populaire site Internet Reddit, en évoquant une forme de «racisme à Québec» et en a rajouté en entrevue dans une radio de Vancouver.

Joint par Le Soleil, Melvin Pan a affirmé que la situation avait assombri son séjour dans la capitale, d’autant plus qu’il n’y restait que deux jours dans le cadre d’un tour du Canada avec sa copine.

«J’ai mis beaucoup d’efforts dans ce voyage», a-t-il affirmé, déçu, déplorant avoir eu à se faire justice devant les autres clients attablés au restaurant. 

Il a souligné qu’il aurait formulé la même plainte s’il avait été dans une autre ville et qu’il aurait été tout aussi estomaqué.

«J’ai voyagé à plusieurs endroits [au Canada] et c’est la première fois que ça m’arrive.»

M. Pan était bien heureux que son histoire soit entendue à Québec. Il espère qu’une telle discrimination ne se reproduira plus et invite les restaurateurs à «parler un peu avec leurs clients», tâter le pouls avant d’ajouter arbitrairement du pourboire en se basant uniquement sur les apparences.

L’accusation de racisme rejetée

Serge Duval, directeur du restaurant Aux Anciens Canadiens, a balayé la théorie de la discrimination et a affirmé ne pas être le seul restaurant du Vieux-Québec où les serveurs invitent les touristes à laisser un pourboire.

«On explique aux clients et on leur offre de l’inclure», a-t-il commenté brièvement.

Il assure de son côté que M. Pan avait été informé par trois fois qu’un 15 % allait être ajouté à sa facture.

«C’est un mensonge», a rétorqué le client mécontent au Soleil, précisant qu’il avait eu «un bon service» et qu’il aurait même laissé «entre 18 et 20 %» si on l’avait laissé décider.

L’ARQ ne croit pas qu’il s’agisse d’une action ciblée vers une «catégorie» de clientèle, mais elle reconnaît que des touristes en provenance d’Asie ou d’Europe ont moins tendance à laisser un pourboire, ce qui peut causer des frustrations chez les serveurs. Elle fait savoir que ces derniers peuvent rappeler les normes en vigueur au Québec.

L’ARQ indique qu’il existe des moyens pour les restaurateurs d’inviter les clients, surtout les touristes asiatiques et européens peu familiers avec les normes d’ici, à donner un pourboire. Une note dans le menu ou des exemples de montant sur les factures sont des façons tout à fait légales, précise M. Vézina. Un serveur peut même ajouter le pourboire à une facture, s’il s’est entendu préalablement avec le client du taux à appliquer.

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Un témoin du siège de Québec de 1759 découvert


Ils ont fait des découvertes intéressantes dans le Vieux-Québec, entre autres un cimetière du XVIIIe siècle et un boulet tirer par les Britanniques lors de la guerre de la Conquête en 1759 quand la ville était prise en siège par les anglais, Cette bombe comme le qualifie l’archéologue aurait fait pas mal de dégât
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Un témoin du siège de Québec de 1759 découvert

 

Vendredi dernier, Excavations Lafontaine a découvert, au coin... (Facebook)

Vendredi dernier, Excavations Lafontaine a découvert, au coin des rues Hamel et Couillard, un boulet de canon datant de 1759.

ANNIE MATHIEU
Le Soleil

(Québec) Un témoin du siège de Québec de 1759 a été découvert la semaine dernière sur un chantier du Vieux-Québec. Tiré par les Britanniques à partir de Lévis, le projectile découvert par une entreprise d’excavation fournit de précieuses informations sur la guerre de la Conquête.

Vendredi dernier, les Excavations Lafontaine ont annoncé sur leur page Facebook avoir fait une «surprenante découverte» au coin des rues Hamel et Couillard, soit un boulet de canon datant de 1759 mesurant 10 pouces et pesant près de 200 livres. Quelques photos de l’artefact ont également été publiées avec, en arrière-plan, des employés tout sourire.

Le boulet découvert par Excavations Lafontaine pèse près de 200 livres.

FACEBOOK

Il n’en fallait pas plus pour susciter une déferlante de commentaires et de questions de curieux voulant en savoir davantage sur le projectile. L’archéologue de la Ville de Québec, Serge Rouleau, a confirmé au Soleil qu’il s’agissait vraisemblablement d’une bombe, terme qu’il préfère à «boulet», datant du siège de Québec alors que les Anglais bombardaient la ville.

Des tirs causant bien des dégâts

«Il s’agit d’un projectile parmi plusieurs autres retrouvés au fil du temps à l’intérieur et à l’extérieur des murs», a expliqué l’expert.

La cour intérieure du Séminaire de Québec et le Château Saint-Louis étaient à l’époque des cibles privilégiées de l’ennemi et c’est pour cette raison que d’autres bombes du type ont été retrouvées à proximité.

«Chacune de ces découvertes est significative», affirme M. Rouleau qui souligne que dans ce cas-ci, cela peut fournir des renseignements sur la concentration des tirs et sur l’artillerie utilisée par les Britanniques.

Ces derniers étaient postés à Lévis, à l’endroit où se trouve l’actuelle terrasse. Toujours selon l’archéologue, le rayon d’action était donc de plusieurs kilomètres tandis que les dégâts causés par la bombe pouvaient être considérables si l’on se fie aux indices laissés par un cratère découvert au début des années 90 dans la cour du Séminaire.

D’ailleurs, pour éviter un accident de travail dont l’origine remonterait à plus de 250 ans, la Ville de Québec a acheminé la bombe aux artificiers de la base militaire de Valcartier pour qu’elle soit neutralisée.

«On ne prend aucune chance» même si les risques sont minimes, a souligné Serge Rouleau.

La charge sera retirée et l’objet sera ensuite retourné à la municipalité qui pourra l’étudier puis la mettre en valeur.

D’autres découvertes

Il ne s’agit pas de la seule trouvaille faite sur le chantier de la rue Hamel, qui est surveillé non pas par un archéologue de la Ville de Québec, mais par Ethnoscop, une firme mandatée pour faire ce travail. Une partie d’un muret du cimetière des picotés, ouvert au XVIIIe siècle, a également refait surface tout comme des éléments en lien avec une ancienne demeure datant du XIXe siècle ayant appartenu à un résident du quartier.

Tous ces artéfacts seront précieusement étudiés et conservés, assure Serge Rouleau qui ajoute que tous les chantiers du type sont étroitement supervisés pour ne pas échapper des bouts de l’histoire de la capitale qui s’enrichit à chaque découverte.

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