Vieux-Montréal: un cheval de calèche s’effondre et meurt


Il est clair que se promener en calèche dans le vieux Montréal doit être féérique, cependant avec la circulation, le bruit, c’est un gros stress pour un cheval. En plus si le cheval se remet d’une maladie ou qu’il est maltraité n’a pas à subir les rues de la ville. Ce que je ne comprends pas, la mairesse parle d’interdire les calèches en ville en 2020, mais pourquoi pas cette année ou l’an prochain
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Vieux-Montréal: un cheval de calèche s’effondre et meurt

 

Le cheval Zeus appartenait à Luc Desparois, propriétaire... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

 

Le cheval Zeus appartenait à Luc Desparois, propriétaire de Services de calèches et traîneaux Lucky Luc. Cette entreprise, qui a le monopole des calèches à Montréal, a maintes fois été dénoncée par les organismes de défense des animaux.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

ISABELLE HACHEY
La Presse

Un cheval de calèche s’est écroulé dimanche après-midi dans le Vieux-Montréal. L’animal est mort après avoir été secoué de convulsions, un triste incident qui risque de relancer le débat sur l’éthique dans l’industrie des calèches.

Encore sous le choc, la cochère Shanna Lalonde a raconté que le cheval, Zeus, s’était mis à tousser sans pouvoir s’arrêter, rue Saint-Jean, à l’angle de la rue du Saint-Sacrement.

« J’ai débarqué mes clients, je l’ai détaché de la calèche, j’ai essayé de l’aider à passer sa toux. Ça n’a pas passé et il s’est effondré par terre. »

Zeus appartenait à Luc Desparois, propriétaire de Services de calèches et traîneaux Lucky Luc. Cette entreprise, qui a le monopole des calèches à Montréal, a maintes fois été dénoncée par les organismes de défense des animaux, qui jugent la pratique cruelle et les chevaux, maltraités.

En septembre 2017, un autre cheval s’était d’ailleurs effondré dans le Vieux-Montréal. Cocotte était restée près de huit minutes au sol, inerte, avant de se relever. Des images filmées par des passants avaient alors soulevé l’indignation des citoyens. M. Desparois s’était défendu en affirmant que la jument s’était « simplement endormie ».

Celui que l’on surnomme le « King des calèches » semblait catastrophé devant son cheval mort, dimanche après-midi. « Voir si on a besoin de ça », a-t-il maugréé. L’incident risque en effet d’apporter de l’eau au moulin de l’administration de Valérie Plante, qui a annoncé la disparition des calèches à Montréal à partir de 2020.

M. Desparois compte s’adresser aux tribunaux pour faire reculer la Ville dans ce dossier.

« Des chevaux, il y en a qui meurent partout. Nous, à Montréal, on les garde souvent vieux parce qu’on se fait des relations avec eux, on travaille avec eux. Il y a des cochers qui restent sur la job pour le cheval, pas pour la job. C’est des amis, des partenaires de travail », a-t-il fait valoir.

Selon la cochère Shanna Lalonde, Zeus avait « un petit restant de grippe » dimanche matin, mais rien de grave. Le gros cheval alezan avait eu droit à « presque deux semaines de vacances » pour s’en remettre.

« On travaille dans le public avec des animaux, on est habitués de soigner des animaux, a dit M. Desparois. Ça ne serait pas à notre avantage de ne pas en prendre soin. Ce ne sont pas des machines. »

En avril 2016, un rapport du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a constaté l’insalubrité de l’écurie de M. Desparois. L’entreprise a été condamnée à une amende de 600 $. Selon le rapport, les chevaux étaient forcés de se coucher dans leur crottin.

À la même époque, un cheval avait été blessé après avoir été percuté par un véhicule dans le Vieux-Montréal. L’incident avait poussé l’ancien maire Denis Coderre à imposer un moratoire sur les calèches. Un juge avait ensuite forcé le maire à reculer, décrétant qu’il n’avait pas le droit de suspendre les permis de tous les cochers.

À l’été 2015, d’anciens cochers avaient dénoncé les conditions de vie des chevaux du « King des calèches » au Journal de Montréal. Le quotidien avait alors fait état de journées de 16 heures et d’injection de puissants anti-inflammatoire aux chevaux boiteux pour les forcer à travailler malgré leurs blessures.

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Plus de 300 000 objets trouvés sur le site de l’ancien Parlement du Canada-Uni


Pour les férus d’histoire, ce sera sûrement une visite hautement intéressante de l’histoire du Canada. Le Parlement Canadien n’a pas toujours été à Ottawa, il fut avant cela érigé dans le Vieux-Montréal. Après un feu, ils ont tout laissé comme tels et aujourd’hui, des artefacts ont été mis à jour sur l’ancien parlement
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Plus de 300 000 objets trouvés sur le site de l’ancien Parlement du Canada-Uni

 

Par Romain Schué
Métro

Les fouilles archéologiques menées depuis début juillet sur le site de l’ancien Parlement du Canada-Uni, sur la place d’Youville ouest, ont permis de trouver plus de 300 000 artefacts.

Savonniers, pots à crème, bouteilles de parfum, brosses à dent, rasoirs, vaisselles de table, ustensiles ou encore des services de thé d’inspiration anglaise, des écrits d’époque et des sceaux officiels ont été sortis de terre au cours des dernières semaines, sous l’impulsion du musée Pointe-à-Caillère.

Depuis le début de l’été, le musée montréalais s’est penché sur ce site historique qui a accueilli le Parlement fédéral de 1844 à 1849 dans le Vieux-Montréal, avant qu’un incendie n’entraîne sa relocalisation à Ottawa en 1866. Un stationnement de la Ville de Montréal avait ensuite couvert ce lieu.

«Ce site a gardé toute son authenticité et rien n’a été brisé depuis l’incendie, a souligné la directrice générale de Pointe-à-Callière, Francine Lelièvre, avant de rappeler l’importance de ce «site monumental» qui s’étend sur 110 mètres de long et 12 mètres de large. Durant cette période [où le Parlement s’est trouvé à Montréal], la population a augmenté de 10%. Des hôtels et des restaurants ont été créés. Il y a eu un développement économique.»

25 000

Près de 25 000 personnes ont assisté cet été aux visites de ce site historique proposées par le musée Pointe-à-Caillère.

«On a trouvé des objets brûlés et calcinés, mais aussi des objets assez rares et raffinés, a précisé Louise Pothier, archéologue en chef de Pointe-à-Callière. Les députés avaient même un espace pour faire leur toilette et se rafraîchir.»

Alors que ces fouilles, ouvertes au public cet été, devraient s’achever courant novembre, Pointe-à-Caillères compte organiser dans les prochains mois un circuit de visite.

«On commence maintenant le travail de recherche et, de fil en aiguille, on va préparer un projet de mise en valeur, a expliqué Louise Pothier. On veut permettre à toute la population d’être en contact avec les personnages du passé.»

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Les archéologues «touchent» au parlement de Montréal, incendié en 1849


Avant que le Parlement soit à Ottawa, il a été à Québec, Toronto, mais en premier il a été à Montréal, plus précisément dans le Vieux Montréal qui fut brûler par les Anglais pour montrer leur mécontentent a l’indemnisation qui fut donnée du pertes lors de la Rébellion des Patriotes car même les québécois de francophone en profiterait. Résultat, le Parlement fut raser par les flammes en avril 1949. Pour le moment, ils ont trouvé des lunettes, un service de thé et quelques livres
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Les archéologues «touchent» au parlement de Montréal, incendié en 1849

 

La Ville de Montréal a octroyé 6 millions... (Photo IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

La Ville de Montréal a octroyé 6 millions aux fouilles, qui sont ouvertes au public. Pour voir les fouilles, il suffit d’aller faire un tour à la Place D’Youville ouest, dans le Vieux-Montréal.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

 

SIDHARTHA BANERJEE
La Presse Canadienne

Les archéologues qui creusent avec minutie sur le site de l’ancien parlement du Canada-Uni, dans le Vieux-Montréal, sont sur le point d’atteindre la couche fatidique qui pourrait dévoiler de précieux trésors enfouis dans les décombres du grand incendie de 1849.

Les fouilles – les troisièmes depuis 2010 – ont été entreprises à la fin de juillet afin d’en savoir plus sur l’édifice néo-classique de deux étages qui, avant le parlement, abritait le marché Sainte-Anne, place d’Youville. L’édifice est seulement connu aujourd’hui par les quelques tableaux qui le représentent.

Louise Pothier, conservatrice et archéologue en chef à Pointe-à-Callière, Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, qualifie le site d’unique en son genre au Canada.

«Nulle part ailleurs ne trouve-t-on des vestiges aussi intacts d’un lieu de pouvoir. Qui sait, avec un peu de chance, on retrouvera peut-être des objets liés à la vie politique.»

C’est qu’un nouveau marché avait été reconstruit directement sur les ruines du parlement, sans trop retourner le sol. Ce marché a été ensuite rasé en 1901, et le terrain était jusqu’à tout récemment utilisé comme stationnement dans le Vieux-Montréal. Deux vocations qui réjouissent les archéologues: les sous-sols de ce site n’ont pas été chamboulés par le développement urbain depuis 1849, créant une «capsule historique» au-dessus du vieux parlement.

Le premier parlement permanent du Canada-Uni s’était installé dans l’ancien marché Sainte-Anne et a tenu sa première session le 28 novembre 1844. Des projets de loi déterminants pour la colonie britannique y ont été adoptés – notamment la loi sur le gouvernement responsable, en 1848, qui est considérée comme une étape cruciale dans l’émergence éventuelle d’un État démocratique souverain.

C’est aussi là que les députés du Canada-Uni ont adopté le fameux Bill des pertes de la rébellion, qui prévoyait d’indemniser tous les citoyens qui avaient subi des pertes lors de la Rébellion des Patriotes de 1837-1838, y compris les catholiques et les francophones qui y avaient pris part. Les Anglais, outrés, se sont rassemblés devant le parlement, qui a été complètement rasé par les flammes le 25 avril 1849.

Quelques articles seulement ont été sauvés des flammes ce jour-là, notamment un portrait de la reine Victoria, qui se trouve aujourd’hui au parlement d’Ottawa. En 2011, le député libéral Robert Kaplan avait cédé au musée Pointe-à-Callière les armoiries royales qui coiffaient le fauteuil du président de la Chambre au parlement de Montréal. L’ancien solliciteur général de Pierre Elliott Trudeau, aujourd’hui décédé, avait déniché ces armoiries dans un marché aux puces de New York une trentaine d’années auparavant.

20 000 livres

Pendant les premières fouilles, les archéologues ne s’attendaient pas à de grandes découvertes; ils ont tout de même trouvé une paire de lunettes et un service à thé, mais aussi des objets qui remontaient aux activités du marché Sainte-Anne: crochets et couteau de boucher, os d’animaux, pièces de monnaie et pesées.

Mais les possibilités de retrouver des documents ou une partie des 20 000 livres de la bibliothèque du parlement semblaient bien minces. Or, les archéologues ont découvert en 2013 les vestiges carbonisés d’une douzaine de livres, dans une couche de sol datant de l’ère du grand incendie de 1849. Ce qui étonne encore aujourd’hui Mme Pothier:

«On croyait que les flammes avaient tout détruit.»

Mme Pothier et son équipe espèrent maintenant que la découverte d’artéfacts permettra de «cartographier» le parlement – les salles d’assemblées délibérantes, les bureaux, les salles à manger, les toilettes. On espère ainsi mettre au jour environ la moitié de l’ancien parlement de Montréal.

La Ville de Montréal, qui célèbre ses 375 ans cette année, a octroyé 6 millions aux fouilles, qui sont ouvertes au public. Les travaux pourraient s’échelonner jusqu’en novembre.

Après l’incendie de 1849, le Parlement du Canada-Uni s’est réuni en alternance à Toronto et à Québec, avant de s’installer définitivement à Ottawa en 1866.

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Fouilles archéologiques dans le Vieux-Montréal Découverte de 35 livres d’une valeur inestimable


Des livres d’une bibliothèque qui a été volontairement brulé en 1848 lors d’une émeute renaissent de leurs cendres.
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Fouilles archéologiques dans le Vieux-Montréal

Découverte de 35 livres d’une valeur inestimable

 

Découverte de 35 livres d'une valeur inestimable

Crédit photo : Agence QMI

Environ 50 000 articles ont été déterrés au total.

 

Par Étienne Laberge | Agence QMI

Les fouilles archéologiques menées sur le site de l’ancien parlement du Canada-Uni, dans le Vieux-Montréal, ont donné lieu à une découverte unique au Québec : 35 livres carbonisés qui se trouvaient probablement dans l’ancienne bibliothèque.

À l’avant plan, les livres carbonisés (photo: Agence QMI)

Le bâtiment a été rasé par un incendie allumé par des émeutiers en 1848. Depuis quelques années, les archéologues tentent de donner forme à la mémoire de ce qui fût également le Marché Sainte-Anne.

Lors des dernières fouilles qui ont eu lieu cette année, les archéologues ont fait la découverte stupéfiante.

Découverte de livres au Québec, une première (photo: Agence QMI)

«On rêvait d’y découvrir des livres, mais en tant qu’archéologue, on sait très bien que c’est impossible parce que le papier se décompose en peu de temps. On n’a jamais trouvé de livres sur le territoire québécois. C’est une première», confie la chef archéologue du Musée Pointe-à-Callière, Louise Pothier.

Un employé qui s’affairait au fond du trou a saisi un morceau qui ressemblait à de la terre. En exerçant une pression avec ses mains, le morceau «de terre» s’est brisé laissant apparaitre deux colonnes de texte.

«C’est comme si on venait de découvrir Toutankhamon tellement ces objets sont importants, poursuit madame Pothier. Il faut comprendre que la bibliothèque du parlement contenait 24 000 livres. C’était notre bibliothèque d’Alexandrie.»

L’équipe a ensuite mis deux longues semaines à extraire la trentaine de bouquins en faisant tout pour ne pas les endommager davantage.

Environ 50 000 articles ont été déterrés au total.

Complètement carbonisés

Si les volumes ont traversé le temps sous plusieurs centimètres de terre, c’est justement parce qu’ils ont été brûlés. Le fruit de cette combustion a donné lieu à une croute épaisse qui a préservé le papier.

Rédigés en français, les volumes traitent de géographie, d’économie et d’agriculture. Ils ont pris le chemin de l’Institut canadien de conservation pour y être restaurés, un processus délicat qui prendra «des années».

http://tvanouvelles.ca/