Différences entre la jeunesse et la vieillesse


On a tendance quand on est parent, grand-parents de voir un avenir pour nos enfants, sans savoir si cela se concrétisera. alors quand on était petit, on rêvait et on croyait que tout sera facile
Nuage

 

Différences entre la jeunesse et la vieillesse

 

Il me semble que cela peut être une des différences entre la jeunesse et la vieillesse: quand on est jeune, on invente différents avenirs pour soi-même; quand on est vieux, on invente différents passés pour les autres.

Julian Barnes

Vieillir


Tout le monde qui vit vieillit, sauf que même si le corps change, c’est dans notre façon de voir la vie qui nous fait que nous devenons vieux
Nuage

 

Vieillir

 

 

On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux.

Henri Matisse

Besoin de vous souvenir de quelque chose ? Dessinez-le !


Je trouve que cette méthode de virtualisation d’information à ne pas oublier très intéressante. Le dessin serait même efficace chez les jeunes, mais aussi chez les personnes âgées qui ont des troubles de mémoires liés à l’âge, à la maladie comme la démence, l’Alzheimer.
Nuage

 

Besoin de vous souvenir de quelque chose ? Dessinez-le !

 

image de l'article principal

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Si vous avez besoin de vous souvenir de quelque chose, dessinez-le. C’est du moins la conclusion d’une étude menée auprès de personnes âgées. Les techniques de visualisation impliqueraient en effet davantage de régions cérébrales en lien avec la mémoire.

L’étude ciblait ici les personnes âgées (plus de 80 ans), mais des moins de 20 ans étaient également impliqués. Le résultat est le même : pour se souvenir de quelque chose, il est préférable de le dessiner plutôt que de l’écrire. Une étude qui pourrait permettre de faciliter un peu la vie des personnes souffrant de troubles de la mémoire inhérents à la vieillesse, de la maladie d’Alzheimer ou de démence. Et que ceux qui ne savent pas dessiner se rassurent, pas besoin d’être un artiste pour mettre votre cerveau “de votre côté”. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Current Directions in Psychological Science.

Dessiner pour se souvenir

Dans le cadre de cette étude, des chercheurs de l’Université de Waterloo, au Canada, on fait passer différents tests de mémoire à 48 participants. La moitié était âgée d’environ 20 ans et l’autre moitié d’environ 80 ans. Placé devant une série de mots, chaque participant devait soit les écrire, soit dessiner ce qu’ils représentaient.

La seconde partie du test visait à évaluer le nombre de mots retenus par chaque participant. Entre les deux tests, les volontaires ont été invités à écouter différents sons. L’idée consistait à perturber le processus de mémorisation. Au final, il en est alors ressorti que les mots les plus “retenus” étaient ceux dont les représentations avaient été dessinées. Et ce quel que soit le groupe de participants (jeunes ou plus âgés). Les plus jeunes ont eu tout de même plus de facilités à retenir les mots qui avaient été écrits. Mais pour les plus âgés, c’est clairement le dessin qui fonctionne.

Un moyen d’aider les personnes atteintes de démence

« Dessiner des images est vraiment une tâche simple, et qui peut facilement être mise en œuvre dans la vie quotidienne pour améliorer la mémoire, explique Melissa Meade, principale auteure de l’étude. Par exemple, dessiner une image de certains produits d’épicerie que vous devez acheter plus tard. Ou bien dessiner le repas que vous prévoyez de préparer. Dessiner fera en sorte que ces informations seront mémorisées beaucoup plus longtemps que si elles avaient été écrites. Nous sommes vraiment encouragés par ces résultats, poursuit-elle, et cherchons des moyens de les utiliser pour aider les personnes atteintes de démence, confrontées à un déclin rapide de la mémoire et de la fonction du langage ».

Pourquoi le dessin paraît-il plus efficace ? Pour les chercheurs, le simple fait de dessiner implique plusieurs manières de se représenter une même information : visuelle, spatiale, ou encore verbale. Davantage de régions cérébrales actives dans le stockage de la mémoire seraient donc impliquées, favorisant ainsi nos capacités à nous rappeler de telle ou telle information.

Source

https://sciencepost.fr/

En Sibérie, «les femmes doivent souvent affronter seules les affres de la vieillesse»


 

Vieillir dans un environnement rude pour une femme en Sibérie, c’est s’isoler en perdant sa fonction sociale ne restant que des souvenirs
Nuage

 

En Sibérie, «les femmes doivent souvent affronter seules les affres de la vieillesse»

 

En Sibérie, «les femmes doivent souvent affronter seules les affres de la vieillesse»

 

 

Fanny Arlandis

«Mon dernier voyage m’a conduit au village reculé de Yar-Sale, dans le nord de la Sibérie, raconte le photographe Oded Wagenstein. Je suis allé à la rencontre d’un groupe de femmes âgées, qui faisaient autrefois partie d’une communauté nomade d’éleveurs de rennes nommée Nénètses.»

 Ces femmes passent désormais la majeure partie de leurs journées seules, isolées des leurs. 

«J’espérais qu’avec cette série photographique, je pourrais donner une expression visuelle symbolique de leurs souvenirs et de leurs histoires.»

 

«Dans mon travail, j'explore la relation entre le vieillissement, le désir et la mémoire. Je me suis intéressé au sujet du vieillissement dès le plus jeune âge, après avoir perdu mon grand-père, qui a été un modèle dans ma vie. Vers la même époque, j'ai découvert le pouvoir de la photographie.»

Une jeune femme nénètse rassemble ses rennes avant la migration. Péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«Dans mon travail, j’explore la relation entre le vieillissement, le désir et la mémoire. Je me suis intéressé au sujet du vieillissement dès le plus jeune âge, après avoir perdu mon grand-père, qui a été un modèle dans ma vie. Vers la même époque, j’ai découvert le pouvoir de la photographie.»

«J'étais fasciné par la capacité de l'image photographique à geler le temps. La photographie est devenue un moyen pour moi de gérer et d'explorer mes peurs. Autipana, sur cette photo, a traversé de nombreux deuils au cours de sa vie. Elle a perdu son mari, son fils et sa fille à cause de maladies et, il y a quelques années, tout son troupeau de rennes a péri à cause de la famine pendant une vague de froid. Presque incapable de marcher, elle passe la plupart du temps au lit.»

Autipana Audi, née en 1941. Village de Yar-Sale, péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«J’étais fasciné par la capacité de l’image photographique à geler le temps. La photographie est devenue un moyen pour moi de gérer et d’explorer mes peurs. Autipana, sur cette photo, a traversé de nombreux deuils au cours de sa vie. Elle a perdu son mari, son fils et sa fille à cause de maladies et, il y a quelques années, tout son troupeau de rennes a péri à cause de la famine pendant une vague de froid. Presque incapable de marcher, elle passe la plupart du temps au lit.»

«J’ai appris la photographie à travers les livres. Josef Koudelka, William Albert Allard, Mary Ellen Mark et Alec Soth sont mes photographes préférés. Je crois qu'apprendre du travail des autres est l'aspect le plus important dans le développement de mon travail aujourd'hui.»

Un jeune garçon nénètse joue sur un vieux traîneau. Péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«J’ai appris la photographie à travers les livres. Josef Koudelka, William Albert Allard, Mary Ellen Mark et Alec Soth sont mes photographes préférés. Je crois qu’apprendre du travail des autres est l’aspect le plus important dans le développement de mon travail aujourd’hui.»

«Je pense que savoir faire fonctionner l'appareil photo et le matériel est très important, mais si vous voulez créer votre propre langage visuel (ce que je ne suis pas encore sûr de faire), vous devez “entendre” d'autres langages visuels tout le temps. Je passe beaucoup de temps à parcourir internet, à la recherche de nouvelles voix visuelles intéressantes.»

Une image de rennes dans le cadre d’un berger nénètse. Village de Yar-Sale, péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«Je pense que savoir faire fonctionner l’appareil photo et le matériel est très important, mais si vous voulez créer votre propre langage visuel (ce que je ne suis pas encore sûr de faire), vous devez “entendre” d’autres langages visuels tout le temps. Je passe beaucoup de temps à parcourir internet, à la recherche de nouvelles voix visuelles intéressantes.»

«Au cours des cinq dernières années, j'ai entrepris un voyage et réalisé un travail documentaire sur des personnes âgées, dans des communautés vieillissantes du monde entier –de la Thaïlande à Israël et du Japon à Cuba. J'ai cherché les aspects communs du vieillissement. Je suis intéressé par des questions universelles qui ne sont pas liées à la culture ou à la géographie. Zinaida Evay, sur cette photo, a été mariée pendant de nombreuses années. Depuis le décès de son mari, elle vit seule dans leur petit appartement, avec leurs chats. “Mais maintenant, ils sont vieux aussi”, dit-elle.»

Zinaida Evay, née en 1946, et son chat Persik («pêche», en russe). Village de Yar-Sale, péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«Au cours des cinq dernières années, j’ai entrepris un voyage et réalisé un travail documentaire sur des personnes âgées, dans des communautés vieillissantes du monde entier –de la Thaïlande à Israël et du Japon à Cuba. J’ai cherché les aspects communs du vieillissement. Je suis intéressé par des questions universelles qui ne sont pas liées à la culture ou à la géographie. Zinaida Evay, sur cette photo, a été mariée pendant de nombreuses années. Depuis le décès de son mari, elle vit seule dans leur petit appartement, avec leurs chats. “Mais maintenant, ils sont vieux aussi”, dit-elle

«Mon dernier voyage m'a conduit au village reculé de Yar-Sale, dans le nord de la Sibérie. Je suis allé à la rencontre d'un groupe de femmes âgées, qui faisaient autrefois partie d'une communauté nomade d'éleveurs de rennes nommée Nénètses. Aujourd'hui, à un âge avancé, les femmes passent la majeure partie de leurs journées dans la solitude, isolées de la nature et de leur communauté migrante. Je me demandais: que ressent-on pour quelque chose qui a disparu depuis longtemps, comme votre communauté et votre ancienne maison?»

Le «Chum», la maison des Nénètses. Péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«Mon dernier voyage m’a conduit au village reculé de Yar-Sale, dans le nord de la Sibérie. Je suis allé à la rencontre d’un groupe de femmes âgées, qui faisaient autrefois partie d’une communauté nomade d’éleveurs de rennes nommée Nénètses. Aujourd’hui, à un âge avancé, les femmes passent la majeure partie de leurs journées dans la solitude, isolées de la nature et de leur communauté migrante. Je me demandais: que ressent-on pour quelque chose qui a disparu depuis longtemps, comme votre communauté et votre ancienne maison?»

«Au début, je n'avais pas l'intention de concentrer mon histoire uniquement sur les femmes: je voulais avoir une vision générale du vieillissement dans la toundra. Après plusieurs jours et quelques heures de conversation dans le village, j'ai remarqué que mon guide et moi n'avions rencontré que des femmes. Je me suis demandé pourquoi, et j'ai compris que bien que les hommes soient généralement encouragés à rester dans la communauté et à conserver leurs rôles sociaux dans la toundra, les femmes doivent souvent affronter seules les affres de la vieillesse. Cela a ajouté un paramètre à mon histoire: il ne s'agissait plus seulement de vieillissement et de mémoire, mais aussi de genre et de perte de fonction sociale.»

Un convoi de rennes appartenant à la famille des Serotetto, lors de leur migration sur la rivière gelée de l’Ob. Péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«Au début, je n’avais pas l’intention de concentrer mon histoire uniquement sur les femmes: je voulais avoir une vision générale du vieillissement dans la toundra. Après plusieurs jours et quelques heures de conversation dans le village, j’ai remarqué que mon guide et moi n’avions rencontré que des femmes. Je me suis demandé pourquoi, et j’ai compris que bien que les hommes soient généralement encouragés à rester dans la communauté et à conserver leurs rôles sociaux dans la toundra, les femmes doivent souvent affronter seules les affres de la vieillesse. Cela a ajouté un paramètre à mon histoire: il ne s’agissait plus seulement de vieillissement et de mémoire, mais aussi de genre et de perte de fonction sociale.»

«Adolescente, Liliya Yamkina était la seule de son clan à savoir lire. Elle se souvient encore du crédit qui lui était accordé quand elle lisait à tout le monde leurs lettres et leurs documents officiels. Cependant, l’importance de ses compétences en lecture pour le clan était également la raison pour laquelle son père l’empêchait d’aller au collège pour qu'elle devienne enseignante. Maintenant, elle écrit des chansons d'amour sur la Toundra et son rêve est de les publier dans un magazine.»

Liliya Yamkina, née en 1944. Village de Yar-Sale, péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«Adolescente, Liliya Yamkina était la seule de son clan à savoir lire. Elle se souvient encore du crédit qui lui était accordé quand elle lisait à tout le monde leurs lettres et leurs documents officiels. Cependant, l’importance de ses compétences en lecture pour le clan était également la raison pour laquelle son père l’empêchait d’aller au collège pour qu’elle devienne enseignante. Maintenant, elle écrit des chansons d’amour sur la Toundra et son rêve est de les publier dans un magazine.»

«Cette série contient deux parties. La première est celle des portraits en intérieur: chaque femme a été photographiée chez elle, avec un objet précieux de son passé. Je savais dès le départ que je voulais que cette partie ait un style direct, presque documentaire, en mettant l'accent sur l'espace et les murs qui se ferment. La deuxième partie du travail a été menée à l'extérieur, dans le même paysage où les femmes migraient autrefois. Je souhaitais que cette partie exprime le passé, les souvenirs, la migration et les aspirations, qu'elle soit moins réaliste et plus poétique en termes de style visuel et de langage. Sur cette photo, on voit Angelina Serotetto, qui fait partie d'une famille de femmes chamanes; sa mère lui a appris à lire l'avenir en utilisant des objets sacrés de la nature.»

Angelina Serotetto, née en 1942. Village de Yar-Sale, péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«Cette série contient deux parties. La première est celle des portraits en intérieur: chaque femme a été photographiée chez elle, avec un objet précieux de son passé. Je savais dès le départ que je voulais que cette partie ait un style direct, presque documentaire, en mettant l’accent sur l’espace et les murs qui se ferment. La deuxième partie du travail a été menée à l’extérieur, dans le même paysage où les femmes migraient autrefois. Je souhaitais que cette partie exprime le passé, les souvenirs, la migration et les aspirations, qu’elle soit moins réaliste et plus poétique en termes de style visuel et de langage. Sur cette photo, on voit Angelina Serotetto, qui fait partie d’une famille de femmes chamanes; sa mère lui a appris à lire l’avenir en utilisant des objets sacrés de la nature.»

«J'espérais qu'avec cette série photographique, je pourrais donner une expression visuelle symbolique des souvenirs et des histoires de ces femmes âgées. J'ai décidé d'appeler ma série Like Last Year's Snow. Ce titre vient d'une expression yiddish faisant référence à quelque chose ou à quelqu'un qui n'est plus pertinent. Pour les Nénètses, les rennes sont considérés comme faisant partie de la famille et ils occupent une place de choix dans la culture et le folklore locaux.»

Un traîneau rempli, prêt pour la migration. Péninsule de Yamal, Sibérie, Russie. | Oded Wagenstein

«J’espérais qu’avec cette série photographique, je pourrais donner une expression visuelle symbolique des souvenirs et des histoires de ces femmes âgées. J’ai décidé d’appeler ma série Like Last Year’s Snow. Ce titre vient d’une expression yiddish faisant référence à quelque chose ou à quelqu’un qui n’est plus pertinent. Pour les Nénètses, les rennes sont considérés comme faisant partie de la famille et ils occupent une place de choix dans la culture et le folklore locaux»

http://www.slate.fr/

Comme vous, votre appétit vieillit au fil du temps


À chaque tranche d’âge, l’alimentation change. Cependant, il faut quand même prendre de bonnes habitudes alimentaires pour rester en santé tout en bougeant. Il faut trouver le juste-milieu entre sous-nutrition et la surconsommation. Les problèmes à surmonter quand on est jeune, nous sommes influencé par la publicité de la malbouffe qui est présente pratiquement partout. Puis en vieillissant, l’odorat, la vision baisse, beaucoup ont des prothèses dentaire et son seuls, la nourriture n’est pas toujours adapté pour eux, et est souvent fade.
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Comme vous, votre appétit vieillit au fil du temps

 

Votre appétit n'est pas le même à 20, 30 ou 40 ans. | Martin Reisch via Unsplash License by

Votre appétit n’est pas le même à 20, 30 ou 40 ans. | Martin Reisch via Unsplash License by

Alex Johnstone

L’appétit n’est pas immuable, il change au fil de la vie. Pour vieillir en bonne santé, il est essentiel d’adapter ses habitudes alimentaires à son âge. Et de s’y tenir.

Mange-t-on pour vivre ou vit-on pour manger? Nous entretenons un rapport compliqué avec la nourriture, influencé par son coût, son accessibilité, et même par la pression de notre entourage. Mais nous avons tous un point commun: l’appétit, c’est-à-dire notre envie de manger.

L’augmentation de l’appétit peut avoir une cause physique ou psychologique, et la faim (la façon dont notre corps nous signale qu’il a besoin de nourriture) n’en est pas seule responsable. Après tout, nous mangeons souvent sans avoir faim et sautons parfois des repas malgré notre ventre creux. Des recherches récentes montrent que l’abondance de stimuli en rapport avec la nourriture dans notre environnement (odeurs, sons, publicités) est l’une des principales causes de surconsommation.

Nos choix en matière d’alimentation sont importants pour notre santé et notre bien-être tout au long de notre vie, il est donc important d’acquérir de bonnes habitudes. Or non seulement notre appétit est influençable, mais de plus, il n’est pas immuable. Il évolue à mesure que nous avançons en âge, et l’on dénombre sept «âges de l’appétit».

Mieux comprendre ces phases pourrait nous aider à développer de nouveaux moyens de lutter contre la sous-nutrition et la surconsommation, et contre leurs effets sur la santé, tels que l’obésité.

Première décennie, 0-10 ans

Dans la petite enfance, le corps grandit très vite. Le comportement alimentaire adopté au début de la vie peut avoir des conséquences sur le long terme: un enfant en surpoids est susceptible de le rester à l’âge adulte. Quand les enfants rechignent à manger, les repas sont parfois une véritable épreuve pour eux et pour leurs parents. Mais en leur faisant goûter régulièrement de tout, dans un esprit positif, on peut habituer les petits à des aliments essentiels, comme les légumes.

Autre point important: les enfants doivent garder le contrôle sur la taille des portions qu’ils avalent. Si on les oblige à «finir leur assiette», ils risquent de perdre leur capacité à écouter leur appétit et les signaux de faim que leur envoie leur corps, ce qui peut les conduire à trop manger plus tard.

Par ailleurs, de plus en plus de pays appellent à éviter d’exposer les jeunes enfants aux publicités pour des produits trop gras ou trop sucrés, non seulement à la télévision mais aussi dans les applications de smartphone et sur internet. En effet, ces spots incitent à la surconsommation et contribuent à l’augmentation du nombre d’enfants en surpoids.

Deuxième décennie, 10-20 ans

À l’adolescence, l’augmentation de l’appétit et les poussées de croissance provoquées par les hormones annoncent l’arrivée de la puberté et le passage à l’âge adulte. La façon dont un adolescent se nourrit va influencer son futur mode de vie. Cela signifie que les choix de ces jeunes en matière d’alimentation auront un impact direct sur la santé de leurs propres enfants. Malheureusement, s’ils ne sont pas bien conseillés, les ados adoptent parfois des comportements et des préférences alimentaires néfastes.

D’autres d’études sont nécessaires pour déterminer les moyens les plus efficaces de résoudre le problème de la surnutrition et de la sous-nutrition, lié notamment à la pauvreté et aux inégalités sociales. En général, les jeunes femmes sont davantage sujettes aux carences que les hommes du fait du fonctionnement de leur appareil reproducteur. Les adolescentes enceintes courent encore plus de risques, car leur corps doit assurer à la fois leur propre croissance et celle de leur fœtus.

Troisième décennie, 20-30 ans

Chez les jeunes adultes, les changements de mode de vie comme la poursuite d’études supérieures, le mariage ou la vie de couple et la parentalité peuvent entraîner une prise de poids.

Ces kilos superflus sont souvent difficiles à perdre: le corps envoie de puissants signaux de faim quand nous ne mangeons pas assez, mais les signaux qui nous avertissent que nous mangeons trop sont beaucoup plus faibles. De nombreux facteurs physiologiques et psychologiques font qu’il est difficile de s’astreindre à manger moins sur le long terme.

Des recherches récentes s’intéressent aux moyens de développer le sentiment de satiété, c’est-à-dire l’impression d’avoir suffisamment mangé. Cela s’avère utile quand on cherche à maigrir, étant donné que la faim est l’une des principales difficultés à surmonter quand on veut manger moins que ce dont le corps a besoin, et créer ainsi un déficit en calories.

Les aliments n’envoient pas tous les mêmes messages au cerveau. Il est facile d’engloutir tout un pot de glace, par exemple, car les matières grasses n’envoient pas de signaux pour nous inciter à cesser de manger. En revanche, les aliments riches en protéines, en eau ou en fibres nous donnent une sensation de satiété plus importante et durable. En travaillant avec l’industrie agro-alimentaire, on peut imaginer mettre au point de nouveaux aliments ou en-cas capables d’agir sur la satiété.

Quatrième décennie, 30-40 ans

La vie active apporte aussi son lot de complications: un estomac qui gargouille, évidemment, mais aussi les effets du stress, qui altérerait l’appétit et le comportement alimentaire de 80% des gens. Certaines personnes se gavent, d’autres perdent l’appétit. Ces réactions contrastées sont intrigantes: le phénomène d’«addiction à la nourriture», cette irrépressible envie de manger des aliments spécifiques, souvent riches en calories, est encore mal connu. Beaucoup de chercheurs mettent même en doute son existence. Des traits de caractère comme le perfectionnisme et la rigueur pourraient aussi jouer un rôle dans la gestion du stress et le comportement alimentaire.

Repenser le lieu de travail de manière à éviter le développement d’habitudes alimentaires problématiques comme le grignotage et l’utilisation des distributeurs est un vrai défi. Les employeurs devraient financer des campagnes en faveur du bien-manger et de la gestion du stress pour assurer le bien-être et la productivité de leurs salariés.

Cinquième décennie, 40-50 ans

Nous sommes des créatures d’habitudes. Nous avons tendance à leur céder, même lorsque nous les savons mauvaises. Nous sommes ainsi réticents à changer notre alimentation, quand bien même celle-ci n’est pas diététique. Pourtant, le mot diététique vient du grec diaita qui signifie «mode de vie». Mais malgré tout, nous voulons continuer à manger ce qui nous plaît sans avoir à changer notre façon de vivre. Tout en gardant un esprit sain dans un corps sain…

Le régime alimentaire peut être un facteur majeur de mauvaise santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le tabagisme, une alimentation mal équilibrée, la sédentarité et l’alcoolisme sont les facteurs liés au mode de vie qui ont le plus d’impact sur la santé et la mortalité.

C’est durant cette décennie que les adultes devraient changer leur comportement dans le sens le plus favorable à leur santé. Mais les symptômes de mauvaise santé (tension artérielle élevée, cholestérol…) sont souvent invisibles, n’incitant pas à l’action.

Sixième décennie, 50-60 ans

La perte progressive de masse musculaire (de 0,5 à 1% par an à partir de la cinquantaine) se poursuit tout au long de notre vieillesse. Ce phénomène, appelé sarcopénie, est accéléré par la diminution de l’activité physique, un apport insuffisant en protéines et la ménopause chez les femmes.

Un régime varié et équilibré et une activité physique régulière sont essentiels pour atténuer les effets de l’âge. Or, l’offre actuelle ne permet pas de répondre à la demande d’une population vieillissante à la recherche d’aliments savoureux, peu onéreux et riches en protéines.

Des snacks hyperprotéinés pourraient être la solution idéale mais il n’existe pour l’instant que peu de produits adaptés.

Septième décennie, 60-70 ans et au-delà

Au vu de l’augmentation de l’espérance de vie, l’un des principaux défis actuels est de parvenir à maintenir la qualité de vie des personnes âgées, sous peine de créer une société d’infirmes.

Se nourrir correctement est d’autant plus important que le grand âge provoque une perte d’appétit et même une diminution de la sensation de faim, conduisant à une perte de poids et donc à une plus grande fragilité. L’appétit peut aussi être affecté par des maladies comme Alzheimer.

Manger est aussi une forme d’interaction sociale, qui peut être affectée par des facteurs tels que la précarité, le veuvage ou la perte de proches. Le fait de prendre ses repas en solitaire affecte le plaisir que l’on éprouve à s’alimenter… À quoi s’ajoutent certains effets physiques du vieillissement, tels que la difficulté à déglutir, les problèmes de dents, la perte partielle du goût et de l’odorat.

 «Sans dents, sans yeux, sans goût, sans rien», ou la vieillesse décrite par le mélancolique Jacques dans la pièce de Shakespeare Comme il vous plaira

Tout au long de notre vie, la nourriture que nous absorbons ne nous sert pas seulement de carburant. Se nourrir est aussi un acte social et une expérience culturelle quotidienne. Nous devrions donc considérer chaque repas comme une chance de savourer ce que nous mangeons, et apprécier les effets positifs d’une nourriture saine sur notre santé.


Traduit de l’anglais par Iris Le Guinio pour Fast for Word

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Un Homme Photographie Sa Mère Nonagénaire


Tony Luciani, illustrateur et peintre d’origine canadienne, il a vécu en Italie et voyager en Europe pour parfaire son style, puis il s’est adonné à la photographie et sa muse est sa mère, une femme de 90 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer. Alors que les personnes âgées finissent souvent par être mis au dernier plan, considéré souvent comme un fardeau, lui met sa mère au premier plan pour aller chercher l’essence même de cette femme qui lui a donné la vie. Il a su capter la beauté de la vieillesse
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Un Homme Photographie Sa Mère Nonagénaire

 

 

image: Tony Luciani

Lorsque la femme a commencé à manifester les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, son fils a fait le choix courageux de l’emmener avec lui, et de vivre avec dans son studio-atelier: une église transformée en maison.

image: Tony Luciani

A partir de cette cohabitation (entamée en 2014), un projet photographique naît spontanément : Tony commence à photographier sa mère, à la saisir dans ses activités quotidiennes, en réalisant la fascination qui émane du personnage, il commence à mettre en place des décors de plus en plus élaborés et évocateurs.

image: Tony Luciani

Cette nouvelle activité semblait également être d’un grand bénéfice pour la femme: s’habiller, se maquiller et poser pour son fils lui redonnait une nouvelle vitalité; c’était comme si jouer ce rôle la faisait redevenir enfant.

image: Tony Luciani

L’harmonie entre la mère et le fils et l’atmosphère joyeuse dans laquelle les images ont été prises sont clairement évidentes sur toutes les photos, comme il est évident est l’amour que le fils ressent pour sa mère semble ressortir sur chaque photo.

image: Tony Luciani

Le photographe réussit à révéler la profondeur de l’âme de cette femme âgée avec une grande délicatesse, en montrant les traits les plus simples mais aussi des nuances judicieuses et dramatiques.

image: Tony Luciani

image: Tony Luciani

Après un certain temps, Tony a également encouragé Elia à se prendre elle-même des photos après lui avoir donné un appareil photo. Ses photos ont ensuite été sélectionnés dans divers concours et publiés dans Inspire Magazine.

image: Tony Luciani

Le jour de son anniversaire, Tony demanda à sa mère:

« Te souviens-tu du jour de ta naissance? Et elle répondit doucement: »Oui. Je crois que c’est le jour de ta naissance… Il était 4 heures du matin ».

image: Tony Luciani

Les personnes âgées finissent souvent par jouer un rôle marginal dans la vie des enfants, car elles sont considérées plus comme un fardeau qu’une ressource. Nous ne pouvons donc qu’exprimer notre profonde admiration pour ce fils, qui a compris la valeur du lien entre lui et sa mère et qui n’ a pas voulu laisser à quelqu’un d’autre le privilège de passer du temps avec elle.

Un duo artistique que tout le monde devrait connaître!

image: Tony Luciani

Pour découvrir tout le travail de Tony Luciani, veuillez visiter sa page ynotphoto. com, son site personnel tonyluciani. ca ou sa page Facebook.

via: slrlounge.com

http://www.regardecettevideo.fr