Le Saviez-Vous ► Votre cerveau en 15 chiffres clés


Le cerveau est une vraie machine très perfectionné et qui fonctionne avec une étonnante capacité.
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Votre cerveau en 15 chiffres clés

 

Par Janlou Chaput, Futura

 

Êtes-vous incollable sur le cerveau ? Indispensable à la vie humaine, il fait partie des organes alimentés en priorité en oxygène. Le cerveau nous permet de percevoir notre environnement, de réfléchir, de commander des mouvements, de stocker des informations ou d’éprouver des émotions. Alors que la semaine du cerveau touche à sa fin, révisons ensemble ses caractéristiques : poids, nombre de neurones, vitesse de l’influx nerveux… Voici quelques-uns des secrets de notre encéphale.

La nature ne s’y est pas trompée. Derrière une boîte crânienne lourdement solidifiée se trouve le processeur de nombreux organismes animaux : le cerveau. D’aspect et de forme très différents selon les espèces, il joue le rôle de chef d’orchestre, recevant toutes les informations sensorielles, centralisant les souvenirs et générant les actions. On dit aussi de lui qu’il a fait l’Homme, qui est devenu l’espèce qui règne sur la planète grâce à son potentiel intellectuel. Voici en quelques chiffres l’étendue de ses caractéristiques.

302

Le cerveau ne se limite pas aux gros animaux. Exemple : le ver microscopique Caenorhabditis elegans, long d’environ un millimètre, possède également des neurones spécialisés dans les sensations, la rétention d’informations et l’action. Ils sont même très précisément 302 dans ce qui est inéluctablement l’un des plus petits cerveaux du monde. À titre comparatif, les insectes en ont approximativement un million.

7,8

À l’autre extrême : le grand cachalot. Figurant parmi les animaux les plus imposants de la planète, cette baleine à dents est dotée du plus gros cerveau du règne animal, dépassant même celui de la baleine bleue du fait de sa tête hypertrophiée. Il pèse environ 7,8 kg. Il est tellement gigantesque qu’on n’a pas encore pu estimer le nombre de neurones.

86 milliards

Parmi les têtes les plus remplies : celle de l’Homme moderne. Les premières estimations considéraient qu’il y avait approximativement 100 milliards de neurones dans le cerveau humain. Mais une étude plus récente semble trouver ce nombre un peu trop rond. Les effectifs ont été revus à la baisse. Nous disposerions en moyenne d’environ 86 milliards de neurones au meilleur de notre forme.

1,5

Tant de cellules, auxquelles il faut rajouter les cellules gliales (des cellules nourricières de soutien) qui représentent chez l’homme un poids moyen de 1,5 kg. Chez la femme, le cerveau est un peu plus léger : aux alentours de 1,3 kg. Ce qui ne le rend pas moins efficace : il se pourrait même que la machine tourne légèrement plus vite chez la gent féminine.

250.000

Ces milliards de neurones n’apparaissent pas spontanément. Il faut les fabriquer par des divisions cellulaires successives. Notre organisme fabrique son cerveau au taux le plus élevé entre le troisième et le septième mois de la grossesse. À plein régime, il génère environ 250.000 neurones par minute.

Les neurones sont interconnectés par des synapses, qui leur permettent d’échanger les informations. © Benedict Campbell, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Les neurones sont interconnectés par des synapses, qui leur permettent d’échanger les informations. © Benedict Campbell, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

85.000

À titre de comparaison, on perd chaque jour environ 85.000 neurones du néocortex, soit l’équivalent de 31 millions par an. Ou de quasiment un par seconde.

70

Ce nombre très important de cellules neurales synthétisées est limité par le taux de disparition. Les neurones peuvent vivre des décennies, mais s’ils ne sont pas utilisés, ils disparaissent. Ce phénomène s’observe également avec l’âge. Ainsi, à 80 ans, le cerveau ne représente plus que 70 % de ce qu’il était aux alentours de 20 ou 25 ans.

10.000 milliards

Tous ces neurones forment un vaste réseau interconnecté. Dans 1 cm3 de cerveau humain, on dénombre pas moins de 10.000 milliards de synapses, ou connexions nerveuses.

120

L’information nerveuse doit transiter de neurones en neurones. Dans les fibres nerveuses les plus larges, elle circule jusqu’à 120 m/s, soit 430 km/h. Une vraie autoroute de l’information.

180.000

Pour gagner en vitesse, les fibres nerveuses sont recouvertes d’une gaine isolante appelée myéline. Si l’on mettait bout à bout toutes ces fibres myélinisées, on obtiendrait un segment long de 150.000 à 180.000 km selon les estimations. De quoi faire quatre fois le tour de la Terre

20

Le cerveau représente environ 2 % du poids total d’un Homme. Mais par le rôle central qu’il occupe, il consomme 20 % de l’énergie totale. Un véritable gourmand qui a un fort appétit de sang

41

Le cerveau se compose de quatre lobes au niveau de la couche supérieure appelée cortex. À lui tout seul, le lobe frontal représente 41 % de ce cortex. Les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux comptent respectivement pour 22, 19 et 18 %.

12

Le système nerveux central au sens strict se compose de l’encéphale (cerveau, tronc cérébral et cervelet) et de la moelle épinière, desquels part un réseau de nerfs. Douze paires sont directement reliées au cerveau : les nerfs crâniens.

150

Le cerveau doit son volume à environ 1.400 cm3 de cerveau… et 300 ml de liquide : 150 ml de sang, et 150 ml de liquide cérébrospinal dans lequel cerveau et moelle épinière baignent.

7,33

Très majoritairement composé d’eau (99 %), le liquide cérébrospinal comporte aussi des protéines, du glucose, et des ions inorganiques, comme les ions sodium, potassium, calcium, magnésium ou chlorure. Le tout lui confère un pH de 7,33.

https://www.futura-sciences.com/

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi dit-on « tirer les vers du nez » ?


Vous connaissez cette expression  » Tirer les verres du nez », pour découvrir la vérité ? Son origine date de plusieurs siècles, mais pourquoi des vers ? Pourquoi le nez ? Peut-être une déformation d’un mot latin, en réalité rien n’est certain. Alors nous pourrions tirer les vers du nez de l’histoire pour connaître la vraie origine
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Pourquoi dit-on « tirer les vers du nez » ?

 

Crédits : RyanMcGuire/Pixabay

Aurions-nous des asticots dans nos narines ? Parlons-nous de quelque chose qui se développe dans notre nez lorsqu’on utilise cette expression ?

Il est de mise de vouloir « tirer les vers du nez » de quelqu’un lorsqu’on parle de soutirer une information à un individu, lorsqu’on cherche à en savoir plus sur une situation qu’il devrait connaître. Mais quel est le rapport avec les vers ? En voilà une phrase intrigante…

L’origine de cette expression proviendrait du XVe siècle mais, vous allez le voir, il existe plusieurs hypothèses pour l’expliquer.

On suppose tout d’abord qu’il existerait un lien entre les larves de mouches, utilisées pour soigner les plaies jadis, et cette idée de vers. Mais quel rapport y aurait-il entre ce fait et l’idée d’extirper une information à quelqu’un ? On pourrait imaginer une suite farfelue en se créant une histoire entre des larves dans le nez et le fait de faire du chantage avec ces larves pour obtenir une réponse à ses questions. Pourquoi pas, après tout ? Cette idée est en corrélation avec le mythe selon lequel des charlatans de l’époque prétendaient soigner en retirant des vers du nez des malades.

Mais l’explication la plus plausible soutient une déformation du latin « verum » signifiant « le vrai ». De cette manière, on tirerait donc la vérité du nez de quelqu’un. De même, si l’on s’attarde sur l’ancien verbe « émoucher » on constate que cette expression en est l’équivalent. Il existe même plusieurs expressions latines analogues telles que « Exuere verum cujusdam nasu », signifiant « Tirer le vrai du nez de quelqu’un ». Ou encore, « Emungere atiquem pecunia », se traduisant par « Moucher quelqu’un de son argent », soit, « lui soutirer son argent habilement ».

Cependant, on se questionne sur le choix du nez ? Et pourquoi est-ce que les « vers » sont-ils au pluriel ? De plus, le linguiste Alain Rey conteste cette idée en l’opposant à la version anglaise « to worm a secret out of somebody » qui, elle, parle bien d’un ver de terre et non de la vérité. Mais il se pourrait bien que cette expression anglaise ne soit que la traduction de la version française…

Alors que vous pensiez avoir le fin mot de l’histoire sur l’origine de cette expression, elle conserve tout son mystère… On vous laisse le soin de choisir l’explication qui vous semble la plus adaptée.

http://lesavaistu.fr

Parasitose oculaire : un cas unique aux Etats-Unis


Un ver connu en Asie et en Afrique, qui contamine les yeux des animaux, a trouvé un hôte inhabituel au États-Unis, alors que ce vers est plutôt rare en Europe et en Amérique. Ce parasite au lieu d’aller chez des animaux aurait choisi l’oeil d’une femme, un cas qui serait unique au monde, du moins pour le moment
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Parasitose oculaire : un cas unique aux Etats-Unis

 

©CDC

Les parasitoses oculaires sont un fléau en Afrique et en Asie. Mais en Europe et aux Etats-Unis, elles restent rares. Le cas d’une jeune femme dans l’Oregon a donc suscité la surprise auprès des CDC d’Atlanta. Et pour cause, le ver incriminé n’avait jamais été observé chez un être humain nulle part dans le monde, mais seulement sur du bétail.

Une femme habitant dans l’Etat de l’Oregon aux Etats-Unis a commencé par se plaindre d’une irritation au niveau de l’œil gauche. Au bout d’une semaine, elle en a retiré un ver translucide. Une équipe médicale a finalement extrait un total de 14 vers de la conjonctive et de la surface de l’œil sur une période de quinze jours, à l’aide de pinces à épiler et de nettoyant oculaire. Ensuite seulement, les symptômes ont commencé à s’atténuer. Il s’agissait d’une sensation de corps étranger et d’une inflammation.

Plusieurs des vers prélevés chez cette patiente ont été envoyés aux CDC d’Atlanta pour analyse. Les médecins ont alors eu une surprise : il s’agissait d’une espèce de ver qui n’avait jamais infesté d’être humain auparavant dans le monde, Thelazia gulosa. Il concernait jusque là uniquement du bétail. Le parasite se transmet par le biais des mouches qui se nourrissent des larmes de ces animaux.

Expansion géographique de parasites ?

« Il semblerait que la patiente ait été contaminée alors qu’elle montait à cheval sur la zone côtière de l’Etat, où l’élevage est fréquent », suggèrent les médecins des CDC. « Ce cas souligne l’importance du travail de santé publique réalisée par le laboratoire de référence sur les maladies parasitaires des CDC en matière de diagnostic aux Etats-Unis et dans le monde », insistent-ils.

Il semble que d’autres parasites oculaires puissent à l’avenir s’étendre et infecter les humains. Ainsi, un autre ver, Thelazia callipaeda, originaire d’Asie, s’est déjà étendu à l’Europe, où il est transmis par le biais de mouches à fruits. Lesquelles sont présentes dans la région de New York, rendant possible en théorie, une contamination humaine.

  • Source : American Society of Tropical Medicine and Hygiene, 12 février 2018
  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Vincent Roche

https://destinationsante.com/

Nos enfants, ces très chères usines à microbes


A chaque fois que mes petites filles sont malades, rhumes ou toux, je suis presqu’assuré d’avoir les mêmes symptômes .. alors que ma fille s’en tire plutôt bien, quelle injustice ! Heureusement que les vaccins peuvent nous prémunir de certaines maladies qui autrefois n’étaient pas une sinécure, telle que la variole, tuberculose, coqueluche et j’en passe. De toute manière, bien que les enfants soient un réservoir de microbes, nos téléphones, les animaux ont aussi leurs lots de vecteurs
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Nos enfants, ces très chères usines à microbes

 

Dans une crèche de Caen, le 20 décembre 2005 | Mychele Daniau / AFP.

Dans une crèche de Caen, le 20 décembre 2005 | Mychele Daniau / AFP

Béatrice Kammerer

Rhumes, grippe, varicelle, poux ou vers: les bambins ramènent souvent bien plus que leur cartable en rentrant de l’école. Rassurez-vous: ce n’est pas (toujours) une fatalité pour leurs parents.

Voici revenu le temps des frimas, des nez qui coulent, des gorges qui toussent, des cures de vitamines qu’on suit même si on sait que ça ne changera rien. Au supermarché, vous regardez de travers celle qui éternue au rayon des salades, vous jetez un œil craintif à la barre du métro et son écosystème microbien digne de la forêt amazonienne, vous vérifiez vos stocks de soluté hydroalcoolique à chaque fois qu’un collègue grippé succombe aux sirènes du présentéisme.

Pourtant, les jeunes parents le savent: la pire source de germes n’est pas celle que vous croyez. Aussi adorables qu’efficaces, les mini-humains distribuent avec largesse leurs miasmes et autres parasites à l’ensemble des personnes qui ont le bonheur de croiser leur chemin.

Des virus jusqu’à 45 semaines par an

C’est la durée annuelle pendant laquelle les virus respiratoires seraient présents dans une famille de six enfants. Selon cette étude de 2015 ayant analysé la présence de 16 virus respiratoires différents dans les prélèvements nasaux de 108 individus, cette durée serait directement corrélée au nombre d’enfants présents dans la famille: 34 semaines par an pour les familles de cinq enfants, 30 pour les familles de quatre enfants, 29 pour les familles de deux ou trois enfants, et 18 pour les familles comptant un enfant unique. Par comparaison, les virus ne seraient présents dans les ménages sans enfant que… 3 semaines par an.

Ne vous étonnez donc pas si durant les premières années de votre enfant, vous qui vous vantiez de n’être jamais malade, vous mettez à enchaîner rhumes, angines, laryngites, otites… et à regarder vos adorables bambins comme de véritables petites usines de production et dissémination des germes.

Bonne nouvelle toutefois: en dépit de ces affections à répétition, être parent vous rendrait plus résistant que les non-parents face à ces petits virus. C’est la conclusion à laquelle a abouti en 2012 une équipe de chercheurs américains.

Ils ont proposé contre rétribution à quelques 795 adultes en bonne santé d’inhaler des gouttes nasales contenant divers virus de rhume ou de grippe. Ces personnes sont ensuite restées cinq jours en quarantaine afin d’observer le développement de leurs symptômes et analyser si elles avaient été ou non infectées par les virus; 77,5% des participants avaient été contaminés, mais seulement 32,1% d’entre eux ont présenté le tableau clinique d’un rhume.

Ce que les chercheurs ont découvert, c’est que les parents étaient surreprésentés dans le groupe des personnes présentant une infection asymptomatique. Le phénomène reste pour l’heure inexpliqué: cette résistance parentale a été constatée quel que soit le statut immunitaire antérieur des parents vis-à-vis des virus testés, même dans les cas où ceux-ci ne résidaient pas avec leur enfant. Ce ne serait donc pas parce que leurs enfants les auraient exposés à une grande variété de virus durant leurs premières années de vie que les parents seraient plus résistants.

Mieux qu’un rappel de vaccin

Alors quoi? Toutes ces nuits à moucher leurs petits nez et éponger leur vomi ne nous permettraient donc même pas de «booster» un tant soit peu notre immunité? Serions-nous donc condamnés à nous coltiner ces hordes de virus improbables qui n’auraient jamais dû quitter les crèches et écoles où ils sont nés, tels que l’iconoclaste syndrome pied-main-bouche, qui vous donnera un look d’enfer dans l’open space, ou l’irrésistible scarlatine, au parfum incomparable de XIXe siècle?

Ne soyons pas si pessimistes! Certes, nos enfants partagent volontiers avec nous leurs virus, mais cela peut parfois nous aider à rester à bonne santé. Le cas de la varicelle est le plus étudié: que vous ayez contracté la varicelle étant enfant ou que vous vous soyez fait vacciner, chaque nouvelle exposition au virus agirait sur votre organisme comme un rappel de vaccin, réactivant la réponse immunitaire de votre corps.

Quel intérêt me direz-vous, alors que tout le monde sait qu’on n’attrape la varicelle qu’une fois dans sa vie? En réalité, ce regain d’immunité pourrait nous protéger du zona, réactivation du virus de la varicelle, resté bien au chaud dans les ganglions nerveux des personnes ayant déjà été infectées, et qui peut avoir des conséquences sérieuses à l’âge adulte (douleurs chroniques, complication oculaires ou auditives).

Il reste pourtant difficile d’évaluer combien de «rappels» environnementaux sont nécessaires à une bonne protection contre le zona et à quel point un contact rapproché avec un enfant varicelleux est requise. À ce titre, la hausse d’immunité des parents vis-à-vis de la varicelle n’est pas toujours considérée comme significative par rapport aux autres adultes.

En juillet 2017, une étude avait néanmoins montré des résultats immunitaires intéressants dans l’année qui avait suivi une réexposition au virus de la varicelle chez des grands-parents ayant soigné leur petit-enfant. Un effet du même type a également été constaté chez les pédiatres: ceux-ci présenteraient même un profil immunitaire tout à fait spécifique, lié aux expositions virales régulières auxquelles ils sont soumis.

Mais la réexposition à la varicelle n’est pas le seul bénéfice immunitaire que nous apportent nos enfants: ils nous offrent également chaque année une chance élevée d’attraper la grippe, étant eux-mêmes les plus fréquemment touchés. Quoi? Une chance? Une guigne plutôt oui! Pourtant, si on en croit le généraliste et blogueur Dominique Dupagne, attraper la grippe quand on est un adulte en bonne santé pourrait nous conférer une immunité durable –bien plus durable que le vaccin– qui contribuerait à nous protéger lorsque nous serons vieux. Cette hypothèse optimiste va toutefois à l’encontre du phénomène dit du «péché antigénique originel» selon lequel chaque contact avec le virus de la grippe –que ce soit par le biais d’un vaccin ou d’une exposition naturelle– pourrait amoindrir notre réponse immunitaire ultérieure à une nouvelle version de ce virus.

Délicieuses maladies scolaires

Vous pensiez en avoir fini avec les petites cochonneries que votre progéniture vous ramène de l’école? Naïfs que vous êtes! Déjà en 1911, le pédagogue Ferdinand Buisson, célèbre pour son dictionnaire de pédagogie consacrait un article entier aux maladies scolaires.

Outre la myopie et la scoliose, considérées comme des maladies professionnelles de l’écolier évidemment non contagieuses, celui-ci dressait une liste impressionnante des maladies infectieuses auxquelles les enfants étaient sujets. Bien heureusement, la plupart d’entre elles sont aujourd’hui bien plus rares grâce aux progrès des vaccinations: variole, diphtérie, tuberculose, oreillons, coqueluche, méningite, rougeole… autant de maux qui privaient autrefois les élèves de nombreuses semaines de classe et faisaient parfois fermer des écoles entières.

Les mesures à prendre pour chaque maladie étaient fixées par arrêté: durée des quarantaines, modalités de nettoyage pouvant aller jusqu’à la destruction par le feu des livres, cahiers, ou jouets des élèves malades.

À cela s’ajoutait des consignes d’hygiène qu’on n’oserait plus aujourd’hui écrire dans un texte officiel:

«Les écoliers ont l’habitude de porter à leur bouche leurs crayons et leurs porte-plumes, de laver leurs ardoises avec de la salive et même d’y passer directement la langue. On doit sévèrement leur interdire ces pratiques, toujours malpropres, et souvent dangereuses.» 

Mais ce n’est pas tout, car à cette longue énumération, s’ajoute aussi le cas épineux des maladies parasitaires. Et sur ce point, notre XXIe siècle a encore fort à faire! Le scénario se répète chaque année: à peine deux ou trois semaines après la rentrée des classes, on voit refleurir ça et là les larges panneaux, inchangés depuis les années 1980, présentant une bestiole à l’air cruel et titrant avec un alarmisme enjoué «Les poux sont de retour!».

«Comment ça “de retour”? D’où ont-ils bien pu surgir?» vous demandez-vous, vous qui aviez mis à profit les grandes vacances pour éradiquer jusqu’au dernier de l’espèce? Étaient-ils restés en planque tout l’été dans le placard à gommettes? Ou un complot international d’enfants s’ingénierait-il à se les échanger sous le manteau juste pour énerver les adultes?

Les poux, des millions d’années de colonisation

Les poux et les humains, c’est comme qui dirait une longue, très longue histoire d’amour non réciproque. La colonisation des humains par les poux est même tellement ancienne que les chercheurs s’en servent pour retracer l’histoire des migrations humaines préhistoriques.

Aussi intime soit-elle, cette relation a longtemps été tumultueuse, les poux étant aussi des vecteurs très efficaces de diverses maladies. La plus connue d’entre elles est le typhus, celui-là même qui a décimé l’armée de Napoléon durant la campagne de Russie, et auquel a succombé Anne Franck dans l’enfer des camps de la mort.

Pas panique pourtant: les poux de tête sont les seuls à ne pas véhiculer de maladies… en principe. En 2011, une équipe de chercheurs en dermatologie avait recherché –en vain– des traces de la bactérie responsable de la fièvre des tranchées dans 288 poux prélevés sur la tête d’écoliers parisiens. Ils avaient en revanche découvert dans 33% des cas des traces d’un autre germe assez virulent, Acinetobacter baumannii, à l’origine de certaines infections nosocomiales.

Bien heureusement, la transmission du pou de tête à l’humain semble pour l’heure impossible. Les poux de nos enfants ne représentant donc aucune menace pour leur santé, ils s’ajoutent au nombre des calamités qui exaspèrent notre quotidien dans la plus parfaite indifférence.

Sandrine Banas, maîtresse de conférences en parasitologie à la faculté de Nancy, confirme:

«Actuellement, il n’y a pas beaucoup d’intérêt scientifique pour ce sujet, et peu d’enjeux en termes de politiques de santé. De ce fait, les seules recherches disponibles sont menées par les fabricants de produits anti-poux, et sont donc fortement biaisées.»

De même, l’épidémiologie des pédiculoses reste mal connue: on ne sait pas quelles populations d’enfants sont plus particulièrement touchées, ni comment cela évolue dans le temps. Une petite étude britannique estimait pourtant en 2003 qu’environ un enfant sur trois était infesté chaque année. Sandrine Banas explique:

«On observe plus de poux chez les enfants en raison des caractéristiques de leurs cheveux, préférés de ces parasites car ils ne sont jamais gras, contrairement aux cheveux d’adulte. Ceci explique que les adolescents soient moins souvent contaminés malgré une forte promiscuité. De plus, il y a beaucoup d’enfants qui ont des poux mais ne s’en rendent pas compte: en effet, il faut plusieurs contacts pour que se développe une réaction allergique à la salive du pou, responsable des démangeaisons caractéristiques. Entre temps, l’enfant constitue un véritable réservoir, capable de contaminer un grand nombre de personnes.»

Mais t’as des vers ou quoi?

Les poux sont loin d’être les seuls parasites à toucher spécifiquement les enfants et donc à constituer une menace pour les parents. En effet, la promiscuité inhérente au quotidien scolaire couplée aux caractéristiques immunologiques et comportementales des enfants en font une cible particulièrement à risque d’infestation parasitaire.

C’est ainsi que depuis le début des années 2000, on entend régulièrement parler de cas de gale dans les écoles. Cette maladie de peau bénigne mais non moins pénible, causée par une sorte d’acarien qui a le mauvais goût de creuser des tunnels dans notre épiderme, semble depuis 2009 en pleine recrudescence en France.

Autre affection classique du temps de Jules Ferry qui s’invite encore sporadiquement sur nos bancs d’école: la teigne tondante, due à un champignon microscopique, doit son nom aux chutes de cheveux en plaques qu’elle cause. Elle touche particulièrement les enfants et les collectivités, et semble elle aussi en recrudescence depuis quelques années, induisant un suivi étroit des cas épidémiques.

Enfin, last but not least: les vers! Ou, plus précisément, les oxyures: ces petits vers blancs longs d’environ un centimètre, qui causent d’insupportables démangeaisons à l’anus et pondent dans nos boyaux la bagatelle de 10.000 œufs capables de résister 15 à 20 jours hors de notre corps. Ils sont en occident l’espèce la plus fréquemment retrouvée dans nos entrailles, une colonisation qui remonterait à plusieurs millénaires.

Là encore, les enfants apparaissent comme des hôtes de choix, qui présentent l’avantage –du point de vue de leurs parasites– de porter fréquemment mains et objets à leur bouche. Certains estiment même qu’un enfant sur deux serait contaminé. Une bonne nouvelle pourrait toutefois se profiler à l’horizon, comme l’explique Thibaud Guillaud-Saumur, biologiste médical :

«La question de l’hygiène et des helminthes [vers parasites, ndlr] passionne actuellement les scientifiques. Une théorie avance que l’augmentation de l’hygiène dans les pays développés pourrait être directement en cause dans l’augmentation des maladies auto-immunes (diabète, maladie de Crohn, etc.), en lien avec les helminthes. En effet, plusieurs équipes scientifiques ont émis l’hypothèse que ces vers permettaient de protéger l’humain contre ces maladies, leur diminution à cause de l’hygiène étant alors corrélée à une augmentation de ces pathologies. Ces théories n’ont pas été rigoureusement prouvées, mais de nombreuses études sont en cours [comme par exemple ici, ici, ou encore ici, ndlr].»

Allons bon, inutile de revêtir un scaphandre sous pression positive pour aller chercher votre progéniture à la sortie de l’école! Les enfants sont peut être des nids à microbes, mais pas vraiment pire que le téléphone que vous collez à votre oreille, la plage sur laquelle vous vous allongez, ou le chat que vous papouillez allègrement. 

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Les animaux, "héros" oubliés de la conquête spatiale


Plusieurs pays ont envoyé des animaux dans l’espace. C’est l’URSS et les États-Unis qui ont entamer les premiers pas de la conquête vers l’espace. Il y a eu un chien, chat, singe, ver, souris, rat, lapin. Presque tous ces animaux sont revenus vivants sur terre.
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Les animaux, « héros » oubliés de la conquête spatiale

 

Chat

Lors d’une exposition en 1964, un chat est exposé dans la même position adoptée par Félicette lors de son vol.

© AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Avant qu’il n’ose se lancer, l’homme a envoyé nombre d’animaux dans l’espace. Avec à la clé des découvertes intéressantes.

Laïka et Félicette ne sont pas les seuls animaux à avoir été utilisés comme cobayes pour la conquête de l’espace. Nombreux sont ceux qui ont précédé l’humain dans cette aventure, avant que Iouri Gagarine ne décolle à son tour en 1960.

Le duel entre Américains et Soviétiques pour la conquête de l’espace

En 1948, le macaque rhésus Albert 1er est le premier mammifère à découvrir l’apesanteur dans une fusée américaine volant à 63 kilomètres d’altitude. Un an auparavant, les États-Unis avaient déjà envoyé des drosophiles à 100 kilomètres d’altitude, dans une fusée V2. Puis est venu le tour de Laïka, cette petite chienne restée célèbre qui a décollé le 3 novembre 1957 revêtue d’une combinaison bardée de capteurs. Elle a quitté la Terre à bord de la capsule soviétique Spoutnik-2. Officiellement, l’animal a bien supporté sa mission à 1.600 kilomètres d’altitude, censée avoir duré entre sept et dix jours. En réalité, elle est morte au bout de quelques heures à cause d’un dysfonctionnement du système de régulation thermique qui causa sa déshydratation. Sa tombe céleste tournera autour de la Terre jusqu’au 14 août 1958, date à laquelle elle se consume dans l’atmosphère. La mission Spoutnik-2 est donc un échec partiel, mais ses enseignements permettent d’envoyer d’autres animaux en orbite, et surtout de les ramener vivants.

En août 1960, l’URSS envoie une véritable arche de Noé : deux chiennes, un lapin, quarante souris, deux rats, des mouches mais aussi des plantes. L »équipage » effectue une série de révolutions autour de la Terre. C’est le premier vol orbital dont les passagers reviennent vivants. L’une des chiennes, Strelka, met bas six mois après son atterrissage et un de ses chiots est offert à la fille de John Fitzgerald Kennedy par Nikita Khrouchtchev.

En janvier 1961, les Etats-Unis répliquent en envoyant dans l’espace le chimpanzé Ham dont le vol définit la trajectoire suivie par le premier Américain dans l’espace, Alan Shepard, un mois après la mission historique de Iouri Gagarine du 12 avril 1961. En novembre 1961, un congénère de Ham nommé Enos devient le premier et le seul animal à être placé en orbite complète par les Américains. L’objectif était de tester la capsule à bord de laquelle devait prendre place John Glenn pour le premier vol orbital américain, en février 1962.

Alan Shepard et Ham Crédit : NASA / AFP

Des animaux envoyés encore envoyés dans l’espace en 2013

Outre les Etats-Unis et la Russie, d’autres pays ont envoyé des animaux dans l’espace. En octobre 1963, la France est le premier pays à envoyer un chat dans l’espace nommé Félicette après avoir envoyé le rat Hector en 1961 (voir photo ci-dessous). En 2001, la Chine envoie à son tour en orbite un vaisseau spatial avec divers animaux à bord. Depuis, Pékin a rejoint le groupe restreint des puissances spatiales, en envoyant en 2003 par ses propres moyens des taïkonautes. Encore plus récemment, l’Iran a testé en 2010 une fusée de conception locale qui avait à son bord plusieurs animaux vivants, dont un rat, des tortues et des vers. En 2013, le pays a envoyé deux singes.

Crédit : AFP

Des retombées scientifiques intéressantes

L’envoi de ces animaux dans l’espace a permis de faire quelques découvertes scientifiques intéressantes. Ainsi, en septembre 2007, des tardigrades, animaux microscopiques connus pour leur robustesse, ont survécu au vide et aux radiations de l’espace. A leur retour, la plupart de ces minuscules invertébrés ne présentaient aucune altération biologique, et se sont même reproduits normalement, suggérant une réparation de leur ADN détérioré par les rayons ultraviolets.

En 2014, des scientifiques japonais réalisent des fécondations in vitro avec du sperme de souris stocké pendant neuf mois dans la Station spatiale internationale (ISS). La naissance de 73 souriceaux en bonne santé montre une régénération de l’ADN endommagé après la fertilisation, une expérience qui selon les chercheurs pourrait avoir des retombées importantes pour de futures colonies humaines dans l’espace.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Ces énormes vers de terre sont légion en Australie


C’est loin des petits vers qu’on trouve dans nos jardins (qui sont très utiles pour la terre et pour la pêche) Quand il pleut, ils sortent tous pour trouver un coin plus intéressant ailleurs. Ces vers en Australie et en Nouvelle-Galles du Sud sont les plus gros au monde, qui eux aussi aiment bien sortir lors d’une bonne pluie
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Ces énormes vers de terre sont légion en Australie

Cet énorme ver de terre, qui mesure 60 cm mais pourrait atteindre un mètre si on l’étirait, a été capturé à Mount Tamborine, dans le sud-est du Queensland, un État du nord-est de l’Australie. 

L’image de ce Digaster longmani, relayée par la chaîne 7 News Queensland mardi 24 octobre, a été prise par Keili Mace, une Australienne, après des pluies torrentielles dans la région.

« Ce n’est rien, j’habite à Tamborine, il y en a partout », commente un utilisateur d’Instagram. Robert Raven, qui dirige le Musée de la Biodiversité territoriale du Queensland, explique en effet que ces vers de terre, qui sont parmi les plus longs du monde, sont nombreux dans le coin.

« Dans les années 1970, je marchais dans le Parc National Lamington et je pouvais les entendre gargouiller dans l’eau derrière moi. Lorsqu’on les voit, c’est un signe de bonne pluie », dit-il.

On en trouve uniquement dans cette région, ainsi qu’en Nouvelle-Galles du Sud, l’État le plus peuplé du pays.

Source : 7 News Queensland et Fox News

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28 occasions lors desquelles la nature nous fait dire « NON »


La nature est magnifique, parfois, elle peut être assez glauque. Elle fait ses propres scènes d’horreur.
Nuage

 

28 occasions lors desquelles la nature nous fait dire « NON »

Dans la nature, tout n’est pas nécessairement aussi beau ou hilarant que ce à quoi nous sommes habitués. Elle a un côté obscur.

D’une mère mille-pattes protégeant ses petits en passant par une colonie de guêpes en construisant un nid autour d’une poupée désarticulée, ces images montrent les choses les plus effrayantes que mère nature a à offrir. Faites défiler la page pour mettre votre courage à l’épreuve et votez pour vos préférées.

N° 1 – Ce cratère de lave semble aspirer les âmes des damnés en enfer.

N° 2 – Un bernard-l’hermite utilisant la tête d’une poupée en guise de coquille.

3 – Des guêpes ayant construit un nid autour d’une poupée désarticulée.

N° 4 – Cette grenouille a été trouvée un matin toute sèche et flétrie à l’extérieur d’un magasin. Le gérant s’est dit : « essayons de la mettre dans de l’eau », et mince, elle est revenue à la vie.

N° 5 – Un nid de frelons abandonné que mon père a trouvé dans son abri de jardin alors qu’il n’y était pas entré pendant quelques années. La tête appartient à une statue en bois avec laquelle le nid abandonné a fusionné.

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N° 6 – Une mère mille-pattes protégeant ses petits.

N° 7 – Une personne en charge du lac a trouvé le renard (qui s’est noyé) dans la glace, a extrait le bloc et l’a posé sur la glace afin d’éloigner les gens de celle-ci.

N° 8 – Le cymothoa exigua est un type de parasite qui pénètre par les branchies des poissons, dévore leur langue, et la remplace.

N° 9 – Des enveloppes de fleurs mortes dans mon jardin. Elles ressemblent à des masques de mort.

N° 10 – Le champignon les doigts du diable.

N° 11 – Quelle tête !

N° 12 – Il y a tellement d’abeilles dans le mur que leur miel dégouline d’une prise

N° 13 – Un ver originaire d’Antarctique appelé Eulagisca gigantea.

N° 14 – Une chenille à tête de serpent.

N° 15 – Cette chouette occupée a tué plus de 70 lemmings et a entouré son nid de leurs dépouilles fraîches.

N° 16 – Un mille-pattes dévoré par une vipère a trouvé le chemin de la sortie.

N° 17 – Cet arbre dans le Nebraska a été frappé par la foudre la veille.

N° 18 – Une nouvelle patte pousse sur la queue de ce lézard ?

N° 19 – Des fourmis rouges ont créé une île flottante avec leurs corps pour échapper à l’inondation de Houston.

N° 20 – J’étais sur le point de montrer à mes enfants que les carapaces de cigales ne sont ni dégoutantes ni effrayantes, lorsque…

N° 21 – Ces pythons réticulés se sont séparés d’eux-mêmes selon leur couleur juste après l’éclosion.

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N° 22 – Un renne (Rangifer Tarandus) présentant des bois qui perdent leur velours, en Amérique du Nord.

N° 23 – Une ruche construite autour de carillons éoliens chez un ami.

N° 24 – Le rondeau mouton a des dents ressemblant à celles des humains.

N° 25 – La mouche sans ailes Penicillidia se fixe à la tête d’une chauve-souris et ne la quitte jamais.

N° 26 – Ce gecko à trois queues.

N° 27 – Une souris sur mon porche qui porte la tête de son ennemie vaincue.

N° 28 – Un éboulement à Taïwan.

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