Le Saviez-Vous ►7 infractions au code de la route que vous ne saviez pas que vous faisiez


Je ne sais pas dans les autres pays, mais au Québec, il y a des infractions au code de la sécurité routière que nous respectons pas à cause de notre ignorance. Cela peut aller à la marche, le vélo, et même la trottinette des enfants
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7 infractions au code de la route que vous ne saviez pas que vous faisiez

Gyrophare d'auto de police

Crédit photo: Thinkstock

Au volant de votre voiture, à vélo ou à pied, vous étirez régulièrement l’élastique de la loi sans même le savoir! Quelles sont les infractions qu’on commet sans nous en rendre compte?

Marcher dans le sens de la circulation

Piéton marchant sur le bord d'une route paysagée

Crédit photo: Pixabay.com

Si l’on se fie à l’article 453 du Code de la sécurité routière du Québec, promener son chien ou marcher dans le sens de la circulation des véhicules est illégal. En l’absence de trottoir, il faudrait plutôt circuler dans le sens contraire, c’est-à-dire face aux automobiles.

Négliger de ralentir lorsque nécessaire

Pluie sur l'autoroute et voitures qui ralentissent

Crédit photo: Pixabay.com

Ça peut tomber sous le sens, mais ceux qui ne ralentissent pas lorsque les conditions routières l’exigent (brouillard, pluie forte, etc.) s’exposent à une amende de 60 à 100 $ en vertu de l’article 330, et ce, même s’ils respectent la limite de vitesse!

Conduire une trottinette sans frein

Garçon à trottinette

Crédit photo: Pixabay.com

Est-ce à dire que tous les enfants roulant librement en trottinette sont susceptibles de recevoir une contravention? Selon l’article 247, toute trottinette doit être munie d’au moins un système de freins agissant sur la roue arrière et être suffisamment puissant pour bloquer rapidement la rotation de la roue… sinon, c’est 15 $ à 30 $ d’amende!

Rouler sans casque à vélo… électrique

Deux femmes avec vélo électrique à l'arrêt

Crédit photo: http://www.velo-electrique-attitude.com

Les cyclistes québécois sont libres de porter ou non un casque à vélo. Seule exception: si ce dernier est mû par l’électricité. Le cas échéant, la disposition 2 de l’article 492.2 du Code de la sécurité routière exige « de porter un casque protecteur conforme aux normes établies par règlement ».

Pédaler côte à côte

Deux femmes roulent côte à côte à vélo dans la ville

Crédit photo: Pixabay.com

Si vous désirez papoter côte à côte avec votre ami alors que vous roulez paisiblement sur une route de campagne, oubliez tout de suite ce plan. Le Code de la sécurité routière stipule que les cyclistes qui circulent en groupe de deux ou plus doivent le faire à la queue leu leu.

Un vélo sans réflecteurs

Vieux vélo vintage rouge appuyé contre le mur

Crédit photo: Pixabay.com

À en croire l’article 233.1 du Code de la sécurité routière, vous possédez peut-être une bicyclette illégale! En effet, ce dernier prévoit que les vélos doivent être « au moins » munis de réflecteurs à l’avant, à l’arrière, sur chaque pédale et dans les rayons des roues avant et arrière.

Écouter de la musique derrière le guidon

Fille à vélo avec iPod

Crédit photo: Pixbay.com

Sillonner les rues à vélo au son de votre artiste préféré est illégal, tranche l’article 440 du Code de la sécurité routière. Sur son site Internet, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) explique cette interdiction en faisant valoir qu’« il faut être en mesure de bien entendre ce qui se passe autour de soi ».

http://www.canald.com/

Un essaim d’abeilles s’installe sur un vélo à Toulouse


On peut trouver un essaim d’abeilles n’importe où, même sur le siège d’un vélo qui pourtant était utile pour un stagiaire. Comme on sait, le malheur des uns, font le bonheur des autres
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Un essaim d’abeilles s’installe sur un vélo à Toulouse

 

Photo Sapiens Sapiens

Photo Sapiens Sapiens

Un essaim d’abeilles sur un vélo. Cette image peu banale s’est passée mardi après-midi dans le quartier des chalets à Toulouse. Des milliers d’abeilles ont élu domicile sur le vélo d’un stagiaire de l’agence de reportages Sapiens Sapiens. 

Un apiculteur a été appelé pour récupérer les 10000 abeilles qui viendront coloniser une vraie ruche et qui pourront produire du miel. L’apiculteur utilise une sorte d’aspirateur pour récupérer l’essaim.

Opération terminée. Le stagiaire a pu récupérer son vélo, et l’apiculteur un bel essaim de 10000 abeilles, qui vont bientôt rejoindre les champs de la banlieue toulousaine.

http://www.ladepeche.fr/

Trucs ► 10 trucs pour éviter le vol de vélo


Plus jeune, juste cadenassé un vélo était suffisant, mais aujourd’hui, il faut vraiment prendre des précautions pour décourager les voleurs. Bon, les précautions ne sont pas compliquées et cela permet de garder son vélo très longtemps
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10 trucs pour éviter le vol de vélo

 

  1. eviter vol velo

    Photo : Shutterstock
Claudia Guerra,

 

Selon le SPVM, près de 2000 vols de vélos sont rapportés chaque année, uniquement à Montréal! Comment faire pour ne pas faire partie des statistiques? Voici quelques précautions à prendre.

1. Choisir les cadenas

«Certaines personnes font du vol de vélo leur travail et cherchent à les voler en 5 secondes pour les vendre rapidement, en ligne ou dans la même journée», dit Lamar Timmins, gérant à la boutique Allo Vélo à Montréal.

Afin de dissuader les malfaiteurs, on investit dans un cadenas de qualité, d’environ 10 % la valeur du vélo, suggère l’expert, et on privilégie les modèles antivol en « U ».

2. Verrouiller de la bonne façon

On attache tout ce qu’on peut à la borne à vélo ou au poteau: le support, le cadre, la roue. On oriente la serrure vers le sol et de manière à ce que le cadenas soit difficile à manier, même pour nous!

3. Utiliser deux systèmes de verrouillage

On se munit d’un cadenas secondaire, comme un câble en acier qu’on passe autour des roues et du support. Pourquoi un deuxième système?

« On crée un obstacle supplémentaire, car le voleur aura besoin de plus d’un outil», explique Lamar Timmins.

Il risque ainsi de se tourner vers une cible plus accessible.

4. Apporter les pièces mobiles

Sacoche, odomètre, éclairage, pompe et surtout selle: on apporte avec nous les accessoires amovibles, que les voleurs peuvent «emprunter» facilement

5. Choisir le bon endroit où verrouiller son vélo

À l’extérieur, on évite les mailles de clôtures et les petits arbres et on choisit un endroit conçu pour accueillir les vélos ou, du moins, un poteau bien ancré au sol.

«Dans une borne où il y a d’autres vélos, on le barre au milieu, ainsi ce ne sera pas le premier vélo que le voleur verra», ajoute le gérant de la boutique Allo Vélo.

Si possible, on change de borne de temps en temps et on évite de laisser la bicyclette au même endroit pendant une longue période de temps.

6. Éviter les dispositifs «quick-release»

«Ces dispositifs permettent d’enlever la roue avant et la selle rapidement, mais aussi de se faire voler ces pièces facilement», dit Lamar Timmins.

On les remplace par des boulons ou encore des broches de verrouillage pour vélo de type «pinehead», qu’on serre et desserre avec une clé circulaire unique.

7. Personnaliser son vélo

On donne une touche personnelle au vélo, notamment avec de la peinture et des autocollants afin de le rendre moins intéressant pour la revente.

8. Faire buriner le vélo

On fait inscrire un numéro d’identité personnelle sur le vélo. Non seulement il sera plus difficile de le revendre (le numéro sera enregistré au fichier informatique du SPVM), mais, lorsqu’il est retrouvé par un policier, celui-ci pourra localiser aisément le propriétaire. Pour le faire buriner, on communique avec le poste de son quartier.

9. Noter le numéro de série

On conserve la facture et on note le numéro de série. En cas de vol, ces informations serviront de preuves de propriété. On prend soin de noter les caractéristiques du vélo, que ce soit la marque, le modèle, le nombre de vitesses, l’année de fabrication ou, encore, on le prend en photo, ce qui permettra aussi d’aider les policiers à le retrouver.

10. Choisir son vélo

«Les voleurs ne cherchent pas toujours les vélos les plus chers», affirme Lamar Timmins.

Selon un sondage réalisé en 2013 par l’École de planification urbaine de McGill, les vélos d’une valeur inférieure à 500$ représentent 76% des vols! Bref, pas besoin de miser sur une vieille bécane pour se tenir loin des recéleurs!

http://www.coupdepouce.com/

Halfbike, le vélo du futur qui se conduit debout


Je trouve ce vélo très intéressant et à vrai dire, j’aimerais bien en faire. A vrai dire, je préférais ce genre de vélo qu’au vélo traditionnel
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Halfbike, le vélo du futur qui se conduit debout

 

Trois roues, deux pédales et pas de siège. “HalfBike”, un vélo sur lequel on pédale debout, a convaincu de nombreux internautes sur le site de sociofinancement Kickstarter. Le concept? Courir et faire du vélo en même temps.

À l’origine de ce projet innovant, une start-up basée en Bulgarie et lancée par un duo d’architectes, Martin Angelov et Mihail Klenov.

“C’est la seule manière de contrôler le véhicule avec votre corps tout entier et pas uniquement avec vos mains. Halfbike est une sorte d’extension du corps, qui permet une conduite souple et intuitive”, expliquent-ils sur leur page Kickstarter.

Ils partagent tous deux la même vision, à savoir rendre les déplacements urbains distrayants et plus agréables:

“Peu importe l’endroit où vous allez le conduire, vous attirerez l’attention des gens et les ferez sourire. »

 

Le “demi-vélo” a été présenté en mars 2014 sur le site de financement participatif et en moins d’une semaine, il est parvenu à remporter 40% de la somme demandée. Depuis, 353 629 $ ont été récoltés à l’heure où nous publions cet article, alors que l’objectif d’origine était seulement de 50 000 $.

Ses créateurs tiennent à préciser que Halfbike ne prétend en aucun cas faire concurrence au “bon vieux vélo” traditionnel, car “les deux sont tellement différents qu’ils en sont difficiles à comparer”.

Toutefois, il présente de nombreux avantages tels que sa portabilité, puisqu’il ne pèse que 8,2 kg. Angelov et Klenov assurent que le vélo est “compact”, “léger”, “pliable” et surtout, qu’il apporte un réel “plaisir de conduire”.

Les dates de livraisons sont estimées à juillet 2015.

Selon le site Wired.co.uk, les deux architectes avaient promis à leur future clientèle d’ajouter des lumières et des ailes au s’ils atteignaient les 250 000 $. Et c’est chose faite. Désormais, il leur reste 18 jours pour aller jusqu’à 400 000 $, la somme qui leur est nécessaire pour développer une application. Halfbike risque fort de continuer sa route vers le succès.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► L’hystérie, la démence… pour accabler les femmes, toutes sortes de maladies ridicules ont été inventées dans le passé


Il est vrai qu’entre homme et femme, la maladie peut agir différemment, et certaines touchent plus un sexe que l’autre. Cependant, la médecine a longtemps négligé les femmes et les médecins ont préféré inventer des maladies souvent sexistes et inutiles, et même très dangereuses si on songe, par exemple, que là les femmes ont été en grand nombre à subir une lobotomie à comparer aux hommes
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L’hystérie, la démence… pour accabler les femmes, toutes sortes de maladies ridicules ont été inventées dans le passé

 

Par Charlotte Arce

Hystériques, folles à lier, désaxées, névrosées… : parce qu’elles sont considérées comme instables et émotives, les femmes ont longtemps été soupçonnées par le corps médical d’être sujettes aux maladies mentales. La preuve avec ces 6 pathologies « typiquement féminines » et totalement invraisemblables inventées pour maintenir les femmes à leur place, comme le révèle le site américain Mic.

La « bicycle face »

C’est sans doute l’un des maux touchant les femmes les plus idiots jamais imaginées, affirme Mic.com. En 1895, le journal The Springfield Republican publie un article dans lequel il met en garde les femmes contre les ravages causés par la bicyclette. En se déplaçant régulièrement en vélo, elles prenaient le risque d’être victimes du syndrome de la « bicycle face » (littéralement, le visage du vélo), c’est-à-dire de voir leur visage rester irrémédiablement figés dans une grimace d’effroi. L’épuisement, l’insomnie, les palpitations cardiaques, les maux de tête et la dépression étaient aussi considérés comme des effets secondaires d’une pratique régulière de la bicyclette chez les femmes.

Surtout, la bicyclette a été le premier moyen de transport que les femmes pouvaient prendre seules et sur de longues distances sans avoir besoin d’un homme à leurs côtés. En cela, le vélo est lié à l’émergence du féminisme. Le magazine Vox souligne d’ailleurs qu’en Angleterre, les Suffragettes étaient de grandes amatrices de bicyclette, et que son adoption par de nombreuses femmes a grandement contribué à révolutionner la tenue des femmes, qui, pour mieux pédaler, ont fini par abandonner le corset.

L’utérus vagabond

Grand classique des pseudo-pathologies féminines, le syndrome de « l’utérus vagabond » trouve ses racines dans la Grèce Antique : Hippocrate, considéré comme le père de la médecine, le décrivait comme « un animal dans un animal » (sympa…) qui ferait vibrer le corps de la femme et affecterait ses humeurs et sa santé.

L’une des « prescriptions » pour lutter contre le syndrome de l’utérus vagabond a d’ailleurs longtemps été de tomber régulièrement enceinte pour empêcher l’utérus de se balader. Un médecin byzantin aurait également conseillé aux femmes qui souffraient de ce mal de crier ou d’éternuer pour maintenir leur utérus en place.

L’hystérie

Tout droit dérivé du syndrome de l’utérus vagabond, l’hystérie (utérus en grec) est restée fortement associée à la féminité, en dépit des efforts au XIXe siècle de Charcot, Janet, Freud, Breuer, etc. qui ont chacun démontré l’existence d’hystéries chez les hommes.

D’après les médecins de l’époque, l’hystérie se traduit par « la maladie de l’utérus », aux symptômes aussi variés que « l’anxiété, l’insomnie, l’irritabilité, la nervosité, le fantasme érotique, des sensations de lourdeurs dans l’abdomen, l’oedème pelvien et la lubrification vaginale ». Le remède prôné par les médecins et les sages-femmes ? Un « massage des organes génitaux jusqu’à l’orgasme » des femmes souffrant d’hystérie grâce aux premiers vibromasseurs de l’histoire. Pour une fois qu’une fausse maladie (et sexiste de surcroît) sert à quelque chose…

La surcharge émotionnelle

Parce qu’elles sont incapables de maîtriser leurs émotions et en perdent forcément à un moment ou à un autre la raison, les femmes sont aussi les premières et principales victimes des lobotomies, ces opérations chirurgicales archaïques ayant pour but d’interrompre certains circuits neuronaux pour traiter les maladies mentales.

La première lobotomie de l’histoire a d’ailleurs été réalisée sur une femme au foyer du Kansas en 1936. Walter Freeman, le psychiatre qui a prescrit l’opération, aurait diagnostiqué une « surcharge émotionnelle ayant conduit à la maladie mentale ». Il en aurait conclu que le seul remède qui vaille soit de couper certains nerfs dans le lobe frontal (siège de la personnalité et des fonctions cognitives supérieures) pour stabiliser la maladie mentale de la patiente.

Avant d’être privé d’exercer en 1967 suite à la mort d’un de ses patients sur la table d’opération, Walter Freeman a eu le temps de réaliser au moins 3 500 lobotomies dans 23 États américains. Selon les experts, les États-Unis ont pratiqué plus de 50 000 lobotomies au début des années 50.

Une pratique répandue dans de nombreux pays, parmi lesquels la Suède. Le Journal of the History of the Neurosciences: Basic and Clinical Perspectives estime que 63% des lobotomies réalisées dans le pays ont été pratiquées sur des femmes.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ces aveugles qui voient avec leurs oreilles


Les non-voyants qui maitrisent l’écholocation peuvent circuler sans aide et certains arrivent même à faire du vélo, jouer au basketball ou autre sport Pour une personne voyante, c’est impressionnant. Malgré que l’écholocation est une méthode magnifique, la technologie pourraient être encore plus utile pour que le cerveau entende mieux pour entendre les formes, les couleurs et texture
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Ces aveugles qui voient avec leurs oreilles

 

Par Nathaniel Herzberg

 

La vidéo paraît presque banale. De jeunes hommes parcourent des chemins de campagne à vélo. Un autre descend la rue en skateboard. Un garçonnet lance un ballon dans un panier de basket. Douces images du sport. Sauf que des images, ces jeunes n’en voient jamais : ils sont aveugles. L’association qui produit ce clip s’appelle World Access to the Blind. Comme son nom l’indique, elle souhaite ouvrir le monde aux aveugles. Avec un outil privilégié : l’écholocation

Eclairer la scène en faisant claquer ses doigts ou sa langue… Depuis les années 1940, les scientifiques ont décrit comment certains humains perçoivent l’écho des sons qu’ils produisent. Loin des chauves-souris ou des dauphins, capables d’émettre plusieurs centaines de clics par seconde. Mais en captant le temps de latence, la nature de l’écho, son intensité, les plus performants des aveugles déterminent la taille, la distance, la forme ou la texture d’objets placés devant eux.

«Ce n’est pas un outil de localisation, mais un véritable sens », soutient Gavin Buckingham.

Illusion de Charpentier

Ce jeune assistant en psychologie de l’université Heriot-Watt d’Edimbourg vient de publier, avec des collègues canadiens, dans la revue Psychological Science, un article qui met en évidence la puissance de cette perception. Non en décrivant l’étendue du phénomène, mais en en exhibant une faille. L’équipe de Gavin Buckingham a en effet montré que des aveugles écholocateurs se trompaient sur le poids d’un objet dès lors qu’ils en éprouvaient la taille. Exactement comme les voyants.

Le phénomène est appelé l’illusion de Charpentier. En 1891, le physicien français Augustin Charpentier a montré que notre vision influençait notre perception du poids. Soumis à deux objets de même masse, mais de taille différente, nous aurons toujours le sentiment que le plus grand est le plus léger. Autrement dit, un kilo de plomb paraîtra plus lourd qu’un kilo de plumes.

Pour vérifier son hypothèse, M. Buckingham a rassemblé six aveugles. Trois d’entre eux maîtrisaient l’écholocation ; les autres non. En regard, quatre voyants avaient été sélectionnés. Au moyen d’une poignée reliée à une poulie, tous devaient juger du poids de cubes de même masse, mais de trois tailles différentes (15 cm de côté, 35 cm, 55 cm). Au préalable, les voyants avaient pu voir les objets ; les aveugles, les « cliquer ».

« Vision alternative »

Résultat : les aveugles non écholocateurs sont restés imperméables à la fameuse illusion. Pour eux, les trois boîtes pesaient le même poids. Les voyants ont succombé, comme attendu, au piège de Charpentier. Les écholocateurs ?

« Eux aussi se sont trompés, raconte avec délectation Gavin Buckingham. Un peu moins que les voyants, sans doute parce que la perception est moins précise. Et que les aveugles apprécient mieux le poids des objets. Mais la différence reste importante. C’est bien une vision alternative qui est ainsi construite, capable d’influer sur les autres sens. »

Le Canadien Melvyn Goodale, professeur à l’université de Western Ontario et cosignataire de l’article dans Psychological Science, avait montré en 2011, au moyen d’images cérébrales, que l’écholocation activait, non pas le cortex auditif des aveugles, mais une zone du cerveau habituellement réservée à la vision.

« A l’époque, j’étais étudiant, je figurais dans l’échantillon témoin », s’amuse M. Buckingham.

Quatre ans plus tard, l’élève rejoint le maître, en empruntant un autre chemin.

Le cerveau peut « entendre »

Neurobiologiste à l’Université hébraïque de Jérusalem, le professeur Amir Amedi salue la démonstration :

« A la fois simple, originale et puissante. Pas d’imagerie sophistiquée. Simplement en s’appuyant sur une illusion bien connue, mais que personne n’avait songé à utiliser, on montre comment le cerveau peut intégrer différentes informations pour créer des images. »

Surprenant ?

« Plutôt logique, ajoute-t-il. Nous savons depuis des années que la partie du cerveau qui analyse la perception d’une forme peut être nourrie par des informations visuelles, tactiles, mais aussi auditives. »

En 2007, une collaboration franco-israélienne a ainsi montré comment le cerveau pouvait « entendre » les formes, les textures et les couleurs

Entrez la légende de la vidéo iciLe scientifique israélien précise :

« Notre cerveau est une machine à accomplir des tâches, pas un organe sensoriel. Il n’y a pas vraiment une zone de la vision, de l’audition, du toucher. En revanche, il y a une zone de la lecture textuelle, une zone de la perception des formes, une autre encore pour les nombres… Et elles peuvent être nourries par différents sens, naturels ou artificiels. »

L’avenir réside dans la technologie

Là réside d’ailleurs, selon lui, la « limite » de l’article. L’écholocation ne remplacera pas la vue chez les aveugles, assure-t-il.

« Nous manquons de puissance, dans la bouche comme dans les oreilles. Pour bien distinguer les formes, il faut cliquer à quelques centimètres. L’avenir n’est pas là. Il est dans la technologie. »

Dans les « cannes visuelles » conçues par son équipe, qui permettent de « toucher » à distance. Ou dans ces caméras capables de scanner une image et de la transformer en sons. Et, bien sûr, dans l’œil bionique, auquel tous rêvent, non-voyants comme scientifiques.

« Le même concept, mais une autre voie », conclut Amir Amedi.

 

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Un unijambiste se risque à rouler à vélo quotidiennement


Alors que pour bien des gens, faire de l’exercice est un fardeau, cet homme tient plus que tout a bouger et faire ce qu’il aime, du vélo. Mais comment réussir a pédaler, garder son équilibre et aller à travers la ville avec seulement une jambe ?
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Montréal

Un unijambiste se risque à rouler à vélo quotidiennement

 

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Photo Simon Dessureault / Agence QMI

Simon Dessureault

Un unijambiste parcourt plus de 200 km à vélo chaque semaine dans les rues de Montréal, et ce, même si l’exercice est risqué, complexe et que les magasins de vélos ne semblent pas offrir de bicyclettes adaptées à sa condition.

Richard Parent, qui demeure à l’angle de la rue Saint-Zotique et du boulevard Pie-XII, a perdu la moitié de sa jambe gauche dans un accident de travail en septembre 2003. Depuis, il a eu trois vélos électriques pour se déplacer à Rivière-des-Prairies où il avait réussi à retourner travailler comme soudeur-assembleur.

«J’ai dû arrêter pour des raisons de santé, a déploré M. Parent. Les vélos électriques ne fonctionnaient pas bien et ils ne me permettaient pas de faire de l’exercice. Arrangé comme je suis, qu’est-ce que tu veux que je fasse d’autres comme exercice?»

Richard Parent a modifié un vieux vélo, donné par l’un de ses voisins, pour qu’il puisse pédaler avec la jambe qui lui reste. Depuis septembre dernier, il roule au moins 30 km par jour.

«Il n’y a pas de magasins qui peuvent m’offrir un vélo adapté à ma condition, a déploré le cycliste. Il faut que je me donne un élan avant de pédaler. J’ai donc reculé mon banc et enlevé la pédale d’un bord.»

Comme autres modifications, Richard Parent a monté ses poignées, installé un «rack» pour mettre sa prothèse ou une béquille, en plus d’installer un coffre et une radio.

Mais en pratique, cela demeure dangereux. Les conducteurs ne pensent pas à se soucier de ma condition, a-t-il dit. Il y a aussi des gens qui me prennent en photos, mais moi je regarde en avant parce que je n’ai pas le droit à l’erreur. Il faut avoir un très bon sens de l’équilibre pour faire ce que je fais. Je ne le recommande pas nécessairement à d’autres unijambistes.»

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Une cycliste de Vancouver prend sa revanche sur le voleur de sa bicyclette LUKE


Elle n’a pas eu froid aux yeux d’aller voler son propre vélo. Elle a quand même été chanceuse que le gars ne s’est rien douté et qu’il n’a pu la rejoindre
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VANCOUVER :Une cycliste de Vancouver prend sa revanche sur le voleur de sa bicyclette

 

PHOTO FOTOLIA

LUKE BROCKI / AGENCE QMI

VANCOUVER – Une femme de Vancouver qui s’est fait voler son vélo, mercredi dernier, a décidé de se faire justice elle-même lorsqu’elle a constaté qu’il avait été mis en vente sur un site de petites annonces.

«Les policiers doivent s’occuper de beaucoup de choses au quotidien, a dit Kayla Smith en entrevue avec l’Agence QMI. Une bicyclette volée, ça ne fait pas vraiment partie de leurs priorités. J’ai donc décidé de m’en occuper personnellement.»

La femme de 33 ans avoue avoir pleuré lorsqu’elle a constaté, en revenant du parc d’attraction Pacific National Exhibition, que sa bicyclette de marque Masi qui valait environ 1000 $ avait été volée. Elle a néanmoins décidé de prendre sa revanche en la volant à son propre voleur lorsqu’elle l’a aperçue en vente le lendemain sur le site internet Craigslist.

Mme Smith dit avoir immédiatement reconnu son vélo, qui était en vente pour 300 $, à cause de ses poignées de frein personnalisées, sa monture aux couleurs dépareillées et les autocollants qu’elle y avait apposés.

«Tout est arrivé si vite, mon cœur battait fort, a-t-elle raconté. Mais c’était mon vélo, je connais mon vélo.»

Après avoir manifesté au vendeur son désir de l’acheter, elle lui a donné rendez-vous dans le stationnement d’un restaurant un peu plus tard dans la journée. Une fois sur place, quand l’homme lui a permis de l’essayer, elle a tout simplement continué de pédaler sans jamais revenir.

«En arrivant chez moi, j’étais tellement en colère que je l’ai rappelé et lui ai laissé un joli message rempli de jurons, s’est souvenue Kayla Smith. Ça m’a vraiment fait du bien.»

Appelé à commenter cette histoire, un porte-parole de la police de Vancouver a admis être heureux pour la cycliste, mais qu’il aurait préféré qu’elle s’y prenne de façon plus sécuritaire pour récupérer son vélo. Il a cependant promis de faire un suivi sur ce dossier grâce à la description du suspect que Mme Smith leur a fournie.

Selon la police de Vancouver, environ 1700 bicyclettes ont été déclarées volées l’an dernier sur leur territoire. Toutefois, de l’aveu même de leur porte-parole, il est très difficile pour les agents de retrouver un vélo s’ils ne connaissent pas son numéro de série.

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