Le Saviez-Vous ► 10 aliments bientôt dans nos assiettes : sucette lyophilisée, chewing-gum à l’or fin, thé au collagène


Même l’alimentation a une mode, la nourriture d’autrefois est soit mit aux oubliettes ou reviennent de façon plus exotique. À Paris, un salon de l’alimentation expose différents produits provenant partout dans le monde.
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10 aliments bientôt dans nos assiettes : sucette lyophilisée, chewing-gum à l’or fin, thé au collagène

 

Céline Deluzarche
Journaliste

Le SIAL Paris, le plus grand salon alimentaire mondial, rassemble tous les deux ans plus de 7.200 exposants de 119 pays qui viennent présenter leurs dernières innovations. Nous en avons sélectionné 10 qui illustrent les grandes tendances alimentaires actuelles..

Que va-t-on manger demain ? Plusieurs grandes tendances se dessinent lorsque l’on parcourt le SIAL dont l’édition 2018 s’est tenue du 21 au 25 octobre à Paris. Ce salon alimentaire présente les dernières innovations en matière d’alimentation avec plus de 400.000 produits venus du monde entier.

« Cette année marque le grand retour du goût, ou plutôt des goûts nouveaux et puissants », asserte Nicolas Trentesaux, le directeur du salon.

 On voit ainsi émerger la mode des aliments fermentés, inspirés de la K-Food (nourriture coréenne).

De plus en plus de Français se déclarent aussi « flexitariens », ce qui encourage les fabricants à multiplier les produits à base de protéines végétales comme les « faux » burgers aux légumineuses, les desserts au lait d’amande ou de chanvre et même du foie gras vegan. On note aussi une volonté de manger « responsable », avec une offre exponentielle de produits bio ou locaux. Les alicaments, un temps passés de mode, reviennent sous le prisme de la santé, avec du thé au collagène ou une boisson au melon enrichie en acide hyaluronique. Enfin, les aliments sophistiqués, comme le jambon Bellota aux inclusions de truffe ou le ketchup aux paillettes d’or doivent apporter plaisir et découverte. Bon appétit !

    Soda fermenté Mygutness

    Ce soda biologique riche en probiotiques artisanal et vegan surfe sur la vague coréenne des produits fermentés comme le fameux kimchi (chou fermenté aux épices). Disponible en trois saveurs (cola, framboise et citron gingembre), il contient des bactéries bénéfiques pour la flore intestinale.

  • Fabricant : Captain Kombucha

  • Pays : Portugal

Soda fermenté riche en probiotiques. © SIAL Paris 2018

Soda fermenté riche en probiotiques. © SIAL Paris 2018

    Ail noir du Nord

    Fabriqué par une PME française de Cuincy (Nord), cet ail noir est issu d’une très ancienne variété d’ail, appelée Rose du Nord. Son goût doux et sucré est semblable à celui de la réglisse, avec des saveurs de pruneaux, de chocolat et des arômes balsamiques. L’ail noir est considéré comme cinquième saveur appelée « umami ». Il est utilisé depuis des siècles en Asie pour ses pouvoirs antioxydants.

  • Fabricant : Potdevin-Caron

  • Pays : France

 

Ail noir du Nord. © SIAL Paris 2018

Ail noir du Nord. © SIAL Paris 2018

    Sucette de fruits lyophilisés Bekids

    Ces bâtonnets de fruits lyophilisés, nomades et sans sucre ajouté, constituent une alternative saine aux glaces ou aux biscuits pour le goûter des enfants. Présentés en sachets individuels, ils sont pratiques à emporter et se déclinent en quatre parfums exotiques : pastèque, mangue, ananas et banane.

  • Fabricant : Betters International

  • Pays : Monaco

Fruits lyophilisés en bâtonnet. © SIAL Paris 2018

Fruits lyophilisés en bâtonnet. © SIAL Paris 2018

    Café arabica infusé à l’azote Vobe nitro

    Avec seulement 18 calories pour 100 ml, ce café infusé à l’azote donne à la boisson une texture « crémeuse » alors qu’il ne contient ni lait ni crème. Peu sucré, il contient autant de caféine qu’une tasse de café normale. Le fabricant compte à présent utiliser cette technologie d’infusion à l’azote pour d’autres types de boissons.

  • Fabricant : Vobe Nitro

  • Pays : Irlande

Café arabica infusé à l’azote. © SIAL Paris 2018

Café arabica infusé à l’azote. © SIAL Paris 2018

    Thé au collagène Eternitea

    Ce thé « beauté » contient 2,5 g de collagène par bouteille, une protéine qui donne à la peau son élasticité. Il contient également du moringa, réputé pour ses propriétés antioxydantes et sa richesse en vitamine E, ainsi que de l’aloe vera, aux vertus hydratantes et censées favoriser la régénération cellulaire. Pauvre en calories, il est disponible en deux goûts (yuzu et pamplemousse).

  • Fabricant : Eternitea

  • Pays : Royaume-Uni

Thé au collagène bon pour la peau. © SIAL Paris 2018

Thé au collagène bon pour la peau. © SIAL Paris 2018

    Steak végétarien Beyond Burger

    Ce burger 100 % végétal est fabriqué à partir de pois qui apportent les protéines, de pommes de terre pour la texture, d’huile de coco pour le côté « juteux » et de betterave pour donner la couleur rouge. Au final, une « fausse viande » aux aspects de steak haché qui contient 20 g de protéines par portion, soit autant qu’un steak de viande normal.

  • Fabricant : Beyond Meat

  • Pays : États-Unis

Steak 100 % végétal. © SIAL Paris 2018

Steak 100 % végétal. © SIAL Paris 2018

    Cardamome dorée en chewing-gum

    La cardamome est une épice habituellement en poudre pour parfumer le curry ou le café, mais elle est aussi croquée en fin de repas pour rafraîchir l’haleine. C’est justement cette propriété qui a conduit à l’invention de ce chewing-gum, composé d’une capsule de cardamome infusée de safranet recouverte d’or comestible 24 carats. Une gomme 100 % biodégradable qui ne laisse pas de trace.

  • Fabricant : KLG Spice

  • Pays : États-Unis

Cardamome en chewing-gum recouverte d’or. © SIAL Paris 2018

Cardamome en chewing-gum recouverte d’or. © SIAL Paris 2018

    Légumes secs germés

    Les graines germées sont plus digestes et plus riches en nutriments que les aliments secs. Prêtes à cuisiner, ces graines fermées de pois chiche, quinoa ou lentilles évitent la corvée de trempage qui prend plusieurs jours. Source de vitamines, protéines et Gaba (acide aminobutyrique), réputé pour ses vertus antistress, elles se consomment en salade chaude ou froide.

  • Fabricant : Sabarot

  • Pays : France

Lentilles, pois chiche et quinoa germés. © SIAL Paris 2018

Lentilles, pois chiche et quinoa germés. © SIAL Paris 2018

    Bretzels aux carottes

    Les biscuits apéro se résument le plus souvent aux chips et aux snacks salés bourrés de sel et d’huile. Avec ces sticks de bretzels aux carottes et à la farine d’épeautre bio affichant moins de 3,8 g de lipides aux 100 g, le fabricant allemand Freche Freunde cible spécialement les enfants.

  • Fabricant : Freche Freunde

  • Pays : Allemagne

Snacks bretzels aux carottes. © SIAL Paris 2018

Snacks bretzels aux carottes. © SIAL Paris 2018

    Poudre de protéines Big bang food

    À base de criquets, de spiruline ou de krill antarctique, ces poudres superprotéinées s’ajoutent aux plats salés ou sucrés. Elles permettent de compléter l’apport en protéines pour les personnes dénutries ou les sportifs. Malgré leurs atouts, les aliments à base d’insectes ont cependant encore du mal à émerger en France.

  • Fabricant : Globexplore

  • Pays : France

Poudre protéinée de spiruline, criquet et krill antarctique. © SIAL Paris 2018

Poudre protéinée de spiruline, criquet et krill antarctique. © SIAL Paris 2018

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Le Saviez-Vous ► Végétarien, végétalien, végan : quelles différences ?


Je savais qu’il y avait une différence entre être végétarien, végétalien, et végan, cependant la mode végan est beaucoup plus strict que je pensais. J’ai un penchant pour le végétarisme, mais avec des oeufs, produits laitiers et fruits de mer, car il est difficile de bien équilibrer son alimentation pour aller chercher les protéines nécessaires et la vitamine B 12 que l’on retrouver surtout dans la viande rouge
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Végétarien, végétalien, végan : quelles différences ?

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Végétariens, végétaliens et végans ne consomment pas de viande, pour des raisons propres à chacun : protéger la cause animale, améliorer sa santé ou encourager une agriculture plus durable. Mais qu’est-ce qui différencie un végétarien d’un végétalien ou d’un végan ?

De nombreuses raisons peuvent motiver un individu à devenir végétarien, végétalien ou vegan, qu’il s’agisse de sa religion (hindouisme…), du désir de perdre du poids ou de respecter la cause animale. Les végétariens, les végétaliens et les végans ont tous pour point commun de ne pas manger de viande. Mais il y a des différences entre eux :

  • les végétaliens ne consomment aucun produit d’origine animale, donc ni viande, ni lait, ni œufs, ni miel,
  • le véganisme ne se réduit pas à un régime (végétalien), c’est un mode de vie qui exclut tout produit issu de l’exploitation animale. Cela signifie qu’un végan n’achète pas de chaussures ou de canapé en cuir, ne porte pas de fourrure, n’utilise pas de cosmétiques testés sur des animaux, il ne va pas non plus au zoo ou au cirque voir des spectacles avec des animaux.

 

Pythagore est le premier à avoir défini le régime végétarien comme on le connaît. Toile de Pierre Paul Rubens. © Pierre Paul Rubens, Wikimedia Commons, Domaine Public

Pythagore est le premier à avoir défini le régime végétarien comme on le connaît. Toile de Pierre Paul Rubens. © Pierre Paul Rubens, Wikimedia Commons, Domaine Public

Différentes façons d’être végétarien

 

Il existe plusieurs variantes dans le végétarisme :

  • les ovo-lacto-végétariens ne mangent pas de viande mais consomment des œufs, du lait, des produits laitiers ; c’est la forme de végétarisme la plus courante en Europe,
  • les ovo-végétariens mangent des œufs mais pas de produits laitiers,
  • les lacto-végétariens consomment des produits laitiers mais pas d’œufs,
  • les pesco-végétariens acceptent de manger du poisson.

 

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Le Saviez-Vous ►Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


A première vue, on peut croire que les vaches sacrées en Inde est une croyance qui daterait de plus siècle, il semble que non. Ce fut d’abord un symbole contre la colonisation, politique créer par un mouvement religieux au XIX è siècles
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes.

C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos

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La fin de la viande… et le début du hamburger


Il y a plusieurs raisons louables pour essayer d’amadouer les amateurs de boeuf, mais en faire un procédé compliqué me parait toutefois bizarre. Être végétarien ou végétalien demande une connaissance de la nourriture pour éviter de manquer des besoins essentiels que la viande peut donner. Je crois plus à l’éducation et au changement de mentalité sans nécessairement abolir la viande, mais diminuer de beaucoup la quantité
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La fin de la viande… et le début du hamburger

 

TARA MOORE

Ce qu’on ne ferait pas pour plaire aux carnivores.

Dans un laboratoire californien, des biochimistes préparent le futur avec du ketchup et de la laitue. Ils se sont donné un défi : élaborer un hamburger juteux, croustillant, saignant… mais sans viande. Réussiront-ils à séduire les carnivores ?

Patrick Brown, l’un d’entre eux, en est persuadé. Ce professeur de biochimie quitte l’Université Stanford en 2009 pour trouver une alternative à la production industrielle de viande. Cette activité est, rappelons-le, extrêmement polluante : selon une estimation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), elle serait responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre planétaires. En particulier, c’est le bœuf que l’on pointe du doigt : par rapport au poulet et au porc, son élevage requiert 28 fois plus de terres et 11 fois plus d’eau.

Sachant que la population mondiale ne cesse de croître, trois options s’offrent à nous, selon le co-fondateur de Google, Sergey Brin : devenir végétariens, ignorer les défis environnementaux engendrés par la production de viande, ou encore innover. Optant pour l’innovation, il finance plusieurs recherches dans le domaine.

« Si les gens mangent encore des burgers dans 50 ans, ils ne viendront pas des vaches. Nous sauvons le burger », prophétise le professeur Brown.

Ce « nous » désigne sa compagnie Impossible Foods et son produit phare, l’Impossible Burger. Ceux qui ont pu y goûter dans la poignée de restaurants américains qui le proposent, s’entendent sur un point : son goût est très proche de celui du bœuf.

Mission impossible ?

Quand on sait que la première mouture de l’Impossible Burger goûtait la polenta moisie, selon les paroles d’un de ses goûteurs relayées par Brown, on comprend vite que le chemin parcouru depuis la création de l’entreprise en 2011 est impressionnant. Car la reproduction chimique de la viande est extrêmement tortueuse, selon Don Mottram, professeur en chimie alimentaire à l’université de Reading.

 

« À cause de sa structure complexe, la viande déploie de la saveur selon différentes étapes, à mesure que le gras, les muscles et les os cuisent à tour de rôle », expliquait-il au MIT Technology Review en 2015.

Comment l’équipe d’Impossible Foods s’y est-elle prise ? Pour l’ex-professeur de Stanford, l’idée de départ est très simple :

 « en gros, les animaux sont faits de plantes. Ils transforment des plantes en viande. L’idée était de faire la même chose ».

Plus concrètement, l’équipe a commencé par analyser la viande de bœuf au niveau moléculaire, afin de comprendre d’où vient son goût. Quand on croque dans une boulette de viande, ses milliers de composés chimiques différents se croisent simultanément. Pris individuellement, certains rappellent le beurre, le caramel, le lilas ou encore le soufre. C’est leur combinaison qui évoque le goût si particulier du bœuf au niveau du cerveau.

Un spectromètre de masse permet d’isoler les molécules et de les sentir individuellement, au moyen d’un tube. Après avoir identifié plus de 150 saveurs principales, les biochimistes ont sélectionné un assemblage d’aliments végétaux dont le cocktail rappelle la viande de bœuf. Le « tissu musculaire » est donc composé de protéines de pommes de terre et de blé, alors que le « tissu conjonctif » est fait de soja. L’huile de noix de coco fait quant à elle office de corps gras.

Mais il manquait quelque chose : le sang, primordial selon Brown. Pour le remplacer, l’hème, un composé chimique riche en fer qui rend le sang rouge et qui livre de l’oxygène aux muscles, est reproduit dans leur laboratoire. On le retrouve à l’origine dans diverses sources végétales, dont la levure, qui a le mérite d’être peu énergivore et peu coûteuse. Grâce à cette découverte de l’équipe d’Impossible Foods, le burger est complet !

Pas si vite, répond l’agence américaine des aliments et des drogues (FDA). Le New York Times rapportait en août que l’hème, ingrédient clé de l’Impossible Burger, pourrait être un allergène, selon la FDA. L’agence gouvernementale estime de surcroît que les tests menés par Impossible Foods ne sont pas suffisants pour décréter que l’hème est propice à la consommation humaine. Bien que d’origine végétale, c’est sous forme synthétique qu’il est présent dans le burger, ce qui explique les réserves.

En plus de cet obstacle majeur, l’Impossible Burger doit être identique en tous points à une boulette de viande animale s’il veut devenir une alternative viable aux végétariens, mais surtout aux carnivores. Ceux qui ont eu l’occasion d’y goûter disent que ce n’est pas encore le cas. Impressionnés par la texture et l’apparence, ils ne retrouvent pas exactement la saveur d’une boulette grasse et juteuse. Pourtant, une alternative existe.

60 milliards de cellules pour une boulette

Mark Post propose d’atteindre le même but par une méthode différente, soit en développant des cellules animales en laboratoire pour qu’elles forment de minuscules lamelles de viande. Ce professeur en physiologie vasculaire à l’Université de Maastricht a réussi en 2013 à assembler une boulette de viande de bœuf à partir de 20 000 de ces lamelles.

C’est ce que l’on appelle de la viande cultivée, ou in vitro. Post et son équipe commencent par extraire d’une vache des cellules souches de muscles squelettiques. Ces cellules sont ensuite cultivées dans des boîtes de Petri, où elles se multiplient de manière exponentielle. Il en faut 60 milliards pour produire les 20 000 lamelles, qu’on colle pour produire la boulette finale.

Alors que l’Impossible Burger tente d’imiter autant que possible les particularités d’une boulette de viande à partir de diverses sources végétales, Mark Post cherche à reproduire à l’identique cette boulette, grâce à la magie de l’ingénierie tissulaire. Le premier prototype a été dévoilé il y a quatre ans, notamment grâce au soutien financier de Sergey Brin, nécessaire au vu de son coût affiché de 375 000 $.

Pour Nicholas Genovese, co-fondateur de la société Memphis Meats, cité en 2013 par la revue Science, ce moment représente « un changement paradigmatique dans la manière de produire des protéines animales ». Également domiciliée dans la Silicon Valley, cette entreprise s’inspire des travaux de Mark Post pour élaborer des boulettes de viande de bœuf qu’elle espère déployer sur le marché américain d’ici 2021.

Les premiers testeurs ont soulevé les défauts gustatifs de la viande cultivée de Post : sèche, coriace, dépourvue de gras. Bien qu’il ait réussi à reproduire les fibres musculaires in vitro, certains détails la distinguent d’une véritable viande de bœuf : il manque le corps gras, les nerfs et les vaisseaux sanguins. Ceux-ci sont bien plus complexes à reproduire, selon Post.

Parmi les autres défis techniques non résolus, Genovese note qu’il faut découvrir une source de cellules souches renouvelable dans laquelle puiser à profusion. Pour l’instant, l’équipe néerlandaise doit constamment trouver de nouvelles vaches pour en extraire des cellules souches.

Par ailleurs, selon Linda Saucier, professeure titulaire de l’Université Laval et spécialiste en microbiologie des viandes, il n’existe pas encore de chercheurs québécois travaillant sur la question.

Des besoins pressants

Pour les pionniers de ce domaine, les raisons de trouver une alternative synthétique à la viande animale rejoignent celles avancées par Patrick Brown d’Impossible Foods. La demande mondiale pour cet aliment riche en protéines devrait croître de 70 % dans les 30 prochaines années. Produire 15 grammes de viande requiert 100 grammes de protéines végétales. Le bétail monopolise 70 % des terres arables du globe, selon la FAO.

Des considérations médicales se rajoutent à cette liste : la viande rouge contient un taux élevé de cholestérol et de gras saturés. Sa consommation excessive peut provoquer des maladies cardiaques, l’obésité, le diabète et certains cancers.

Enfin, le bien-être animal est aussi à considérer, quand on pense par exemple au traitement des animaux dans les abattoirs. D’un point de vue strictement moral, beaucoup estiment que les animaux méritent les mêmes droits que les êtres humains. Léonard de Vinci avait par exemple pour habitude d’acheter des oiseaux en cage afin de leur redonner leur liberté.

Mark Post est conscient que la bataille n’est pas gagnée d’avance :

« la viande a une multitude de significations différentes pour nous. On en mange depuis un million et demi d’années », souligne-t-il.

Saurons-nous substituer notre rapport de domination sur l’animal au profit d’un procédé entièrement technologique ?

Les yeux plus gros que le ventre ?

Anthony Bourdain, chef américain reconnu, est loin d’en être persuadé :

« quand on voit la nourriture seulement comme un moyen de subsistance, sans considérer le bonheur, la joie et même la magie qu’elle peut procurer, il y a un problème », exprimait-il en entrevue avec Tech Insider.

Le film de Claude Zidi L’Aile ou la Cuisse, sorti en 1976, souligne les appréhensions de bien des gens par rapport à ce sujet sensible. On y voit comment une chaîne de restauration rapide produit du poulet artificiel : en remplissant la carcasse d’une pâte blanche ensuite plongée dans une peinture rosâtre.

Malgré tout convaincus du bien-fondé de leurs démarches, les protagonistes du domaine foncent, peaufinent leurs techniques et attirent de plus en plus de financement. Le hamburger de Mark Post, qui coûtait 375 000 $ en 2013, ne coûterait plus que 11 $ aujourd’hui selon ses calculs.

L’Impossible Burger est quant à lui disponible dans plus de 30 restaurants américains pour environ 15 $. Les récentes réserves exprimées par la FDA pourraient toutefois freiner leurs ardeurs…

Cet article est le résultat d’un partenariat entre l’Agence Science-Presse et l’Association des communicateurs scientifiques du Québec dans le cadre de son programme de Bourse Fernand-Seguin.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Lait végétal : quels dangers pour les bébés ?


 

C’est bien beau le végétalisme, mais il y a certaines points qu’il est important de savoir en ce qui a attrait à l’alimentation des enfants et des bébés. Par exemple, le lait, il est primordial pour la croissance du bébé, ce que les boissons végétales n’offrent pas ou du moins très peu et pouvant même entraîner la mort
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Lait végétal : quels dangers pour les bébés ?

Lait végétal : quels dangers pour les bébés ?

Un bébé en Belgique, nourri exclusivement au lait végétal, est mort de malnutrition et de déshydratation. Ces laits végétaux sont-ils à ce point dangereux pour la santé des bébés ?

Le bébé est mort de dénutrition et de déshydratation

Un couple belge végétarien et propriétaire d’un magasin biologique avait décidé de nourrir leur bébé exclusivement avec du lait végétal. Ils ont donc alterné avec du lait de maïs, de riz, d’avoine, de quinoa ou de sarrasin dans les biberons, de ses 4 à ses 7 mois. Alors que l’enfant souffrait de vomissements, les parents se sont rendus chez le médecin, qui leur a recommandé de se rendre aux urgences, mais l’enfant est décédé avant d’arriver.

Selon l’autopsie, le bébé est mort de dénutrition et de déshydratation. Ses parents sont donc poursuivis par la justice belge « pour refus délibéré de nourriture ».

Mais ces laits sont-ils à proprement parler dangereux pour les bébés ? En soi, non, mais ils ne permettent pas de couvrir intégralement les besoins nutritionnels spécifiques de l’enfant de moins de un an. Dans le lait végétal, par exemple, on ne trouve aucune trace de calcium, qui est pourtant indispensable pour la croissance des enfants.

Ne pas priver son enfant de laits d’origine animale

Si certains industriels ajoutent du calcium végétal dans ces laits, ce ne sera pas suffisant, dans la mesure où le calcium d’origine végétale est moins bien absorbé par l’organisme que le calcium animal. Le lait végétal n’est pas mauvais, mais il ne peut en aucun cas devenir la nourriture exclusive des enfants de moins de un an. Et ce n’est pas parce que les parents ont choisi de renoncer à toute alimentation d’origine animale qu’ils doivent priver leurs enfants.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), la consommation exclusive de ces laits végétaux peut en effet « entraîner, selon les cas, des insuffisances d’apports, des carences, voire des accidents sévères ». « Le risque est d’autant plus élevé que l’enfant est plus jeune et que la consommation de ces produits est prolongée, exclusive ou prépondérante », ajoute l’agence. 

http://www.passeportsante.net/

Toujours fraîche, la robe en viande de Lady Gaga est entrée au musée


Je n’aime pas Lady Gaga et cet épisode m’avait complétement dégouté et maintenant, il met la robe dans un musée … ? Pourquoi ?
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Toujours fraîche, la robe en viande de Lady Gaga est entrée au musée

 

Un conservateur du musée avec une botte et la fameuse robe en viande, imaginée par Franc Fernandez.

Un conservateur du musée avec une botte et la fameuse robe en viande, imaginée par Franc Fernandez

Photo: Mark Duncan/AP/SIPA

TOUT CRU – La robe-carpaccio portée par Lady Gaga aux MTV Video Music Awards en 2010 est exposée jusqu’à la fin de l’année au Rock and Roll Hall of Fame de Cleveland.

Les végétariens auront peut-être du mal à avaler ça. C’est pourtant officiel : la robe en viande de Lady Gaga est devenue une pièce de musée jeudi 9 septembre. Le Rock and Roll Hall of Fame de Cleveland a décidé de l’exposer pour célébrer son cinquième anniversaire. Constituée de plusieurs pièces de bœuf argentin assemblées par le designer Franc Fernandez, elle a ensuite été conservée grâce à un traitement spécial.

« Elle a été plongée dans une cuve de produits chimiques et, même s’il est toujours possible de la plier, elle a été placée sur un mannequin de forme humaine pour la faire sécher », a précisé le musée dans un communiqué. La robe a ensuite été peinte pour avoir l’air « plus fraîche ».

Lady Gaga avait porté cette tenue improbable lorsqu’elle avait reçu sa récompense de la meilleure vidéo de l’année pour son titre « Bad Romance », en 2010. Cette apparition avait alors déclenché un débat pour savoir quel était le message caché : Lady Gaga voulait-elle simplement choquer ou dénoncer quelque chose ? La chanteuse américaine, habituée aux tenues excentriques, avait expliqué un peu plus tard que sa robe appelait à s’engager pour défendre ses principes, et à ne pas rester « de la viande sur un squelette ». Le groupe de défense des animaux Peta avait déjà fait part de son mécontentement vis-à-vis de cette robe, et espère que son exposition à Cleveland va pousser les gens à devenir végétariens

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5 dilemmes végétariens auxquels on ne pense pas quand on arrête la viande


Être végétarien, végétalien ou végan est un choix personnel. Les raisons peuvent être multiples, mais généralement, la décision est souvent reliée à tuer un animal pour se nourrir. Ce billet apporte une autre vision sur le plan moral qui est à mon avis intéressant. Si on veut cesser de manger des animaux, il faut savoir que la raison n’est pas nécessairement vraie
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5 dilemmes végétariens auxquels on ne pense pas quand on arrête la viande

 

Pollution, maltraitance animale, scandales alimentaires, vaches qui pètent, avec le temps vous avez compris que manger de la viande n’est ni sans conséquence, ni anodin. Résultat, vous avez décidé d’en manger moins, voire plus du tout. Vous êtes peut-être devenu(e) végétarien(ne), une décision audacieuse puisqu’elle va à l’encontre de notre culture alimentaire et honore bien des principes moraux.

Mais savez-vous jusqu’où elle pourrait vous emmener? Végétalisme ou véganisme sont-ils forcément de bonnes choses, ou existe-t-il des situations qui justifient d’aller à l’encontre de ces principes? Alors que la troisième édition du Paris Vegan Day se tient ce samedi 12 octobre à Paris, voici quelques dilemmes qui témoignent qu’arrêter de manger de la viande est loin d’être une décision comme une autre.

C’est qu’adopter un régime végétarien ou végétalien, c’est aussi se poser des questions, beaucoup de questions, auxquelles on ne s’attend d’ailleurs pas toujours. Alors si vous aimez les dilemmes moraux autant que les légumes, vous allez être servis. Mais avant toute chose, un petit lexique.

Végétarien: régime alimentaire excluant toute chair animale (viande, poisson), mais qui admet en général la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts).

Végétalien: le végétalisme, ou végétarisme strict, est une pratique alimentaire qui, comme tout régime végétarien, exclut toute chair animale (viande, poissons, crustacés, mollusques, etc.) ainsi que les produits dérivés des animaux (gélatine, etc.), et qui rejette, de surcroît, la consommation de ce qu’ils produisent (œufs, lait, miel, etc.)

Vegan: selon la Vegan Society le véganisme est le mode de vie qui cherche à exclure, autant qu’il est possible et réalisable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but.

1. Faut-il être végétarien ou végétalien?

Devenir végétarien c’est bien, mais en fonction des raisons qui vous y ont poussé, peut-être feriez vous mieux de devenir… végétalien. C’est notamment le cas si la principale raison qui vous y a conduit est la mort animale. Mieux vaudrait alors exclure les oeufs et le fromage de votre alimentation.

Pourquoi? Notamment parce que pour faire des œufs il faut des poules pondeuses, mais lorsqu’elles ne sont plus assez productives, on les remplace, parfois tous les ans. Et qu’est-ce qu’on en fait? On les tue, forcément (Chicken Run). Il en va de même des poussins mâles à la naissance. Et pour cause, ils ne peuvent pas pondre. Au regard de l’élevage, ils sont inutiles et donc bons pour la poubelle.

Le fromage n’est pas épargné. Ils puent, font notre gloire nationale mais ils contiennent aussi un ingrédient peu commun: la présure. Extrait du quatrième estomac des jeunes bovins, la présure est un coagulant sans lequel il serait impossible de faire du fromage et pour l’obtenir, il faut bien tuer des veaux. Il existe bien de la présure artificielle, mais l’immense majorité des fromages utilisent de la présure animale.

Vous êtes-vous d’ailleurs demandé pourquoi on mangeait du veau et non de la génisse (le jeune bovin femelle) ? Si l’on garde les femelles pour le lait, la majorité des mâles partent à l’abattoir. Boire du lait est donc loin d’être innocent. Raisonnement également valable pour l’agneau. Le seul argument végétarien qui semble tenir, d’un point de vue purement rationnel, serait donc celui du dégoût. Pour le reste, le végétalisme devrait s’imposer.

2. Peut-on quand même accepter de tuer des animaux lorsqu’on est végétarien?

Votre appartement est envahi de souris, mais depuis que vous êtes devenu(e) végétarien(ne), vous êtes naturellement réticent à l’idée de tuer des animaux et donc à poser des pièges. Seulement, voilà si vous ne faites rien, les souris se multiplieront à la vitesse grand V.

Quelle décision prendre? C’est le moment de faire preuve d’utilitarisme, cette branche de la philosophie anglo-saxonne qui évalue nos actions de manière à maximiser le bien-être global de l’ensemble des êtres sensibles.

Pour savoir comment agir, il faut se projeter et adopter un certain pragmatisme. Si vous n’agissez pas, les souris se multiplieront et vous vous retrouverez acculé à un choix binaire: déménager, ou les tuer. Et puisque les souris seront plus nombreuses, le souricide n’en sera que plus important, mieux aurait donc valu tuer la première souris, surtout vous estimez que les rongeurs sont des êtres sensibles (ce qui est le cas).

Dans le cas d’êtres insensibles, ou dont la sensibilité n’a pas été établie cela peut être différent. Certains n’y vont pas par quatre chemins. Interrogé par Philosophie Magazine, voici comment le philosophe britannique utilitariste et végétalien Peter Singer réagirait s’il était menacé par un moustique:

« Je n’ai aucun problème avec les moustiques. D’abord, je ne suis pas sûr qu’ils soient sensibles à la douleur et, même dans ce cas, une claque rapide réduit au minimum sa souffrance. Ensuite, il n’a pas de conscience développée de soi, il n’est pas un être capable d’envisager son future d’une façon ou d’une autre. Donc s’il m’empêche de me concentrer sur ma lecture et menace de me piquer… »

Les moustiques n’ont qu’à bien se tenir.

3. Une alimentation végétale est-elle forcément innocente?

Philosopher d’accord, mais pour prendre la bonne décision (pas celle qui vous semble bonne, mais bien celle qui est bonne en soi, puisse-t-elle toutefois exister), encore faut-il être correctement informé. Dans un billet publié par The Conversation, l’un des principaux sites de débat et d’opinion australien, le biologiste Mike Archer rappelle que le végétarisme (et donc le végétalisme et le véganisme) peuvent avoir des effets néfastes sur le bien-être des animaux.

En Australie, écrit-il, il serait plus respectueux du bien-être des animaux de consommer des protéines animales que végétales. Pourquoi? Parce que les vaches australiennes se nourrissent essentiellement de ce qu’elles trouvent dans leurs pâturages. Elles ne consomment donc que peu ou pas de grain. S’il fallait remplacer les protéines qu’elles fournissent par des protéines végétales, poursuit-il, il faudrait stimuler l’agriculture intensive sur le continent.

Or les champs dédiés à ce type d’agriculture abritent d’autres animaux, à l’image des souris (décidément). Problème: le climat, écrit-il, peut favoriser leur démographie. C’est ce qu’on appelle une crise d’ancien régime, les souris se multiplient par milliers, elles menacent les cultures, et c’est bien la raison pour laquelle les agriculteurs doivent les empoisonner.

En Australie, une culture est victime de ce type de crise en moyenne une fois tous les quatre ans. Pour chaque hectare de culture, 500 à 1000 souris par hectare voient le jour pendant cette crise. 80% d’entre elles sont empoisonnées, ce qui implique que 100 souris meurent par an, par hectare en Australie. Chaque hectare rapporte 1,4 tonne de blé en moyenne, contenant 13% de protéines. Produire 100 kilogrammes de protéines reviendrait à tuer au moins 55 souris. La même quantité provenant de viande bovine nécessiterait la mort de 2,2 vaches.

Si l’on se place du point de vue de la sensibilité des animaux, alors mieux vaut continuer à manger de la viande puisque pour la même quantité de protéine on tuerait 25 fois moins d’animaux sensibles. Certes, personne ne dit qu’il faut forcément remplacer la viande par des protéines provenant du blé, mais l’argument montre que l’équation, moins de viande = plus de terres arables disponibles = meilleur accès à la nourriture pour tous, n’est pas à une contradiction éthique près.

4. Peut-on aimer les animaux sans souhaiter les voir disparaître?

La question peut paraître incongrue mais que se passerait-il si tout le monde se convertissait au végétarisme ou au végétalisme? La réponse: certaines espèces pourraient bien disparaître. C’est le dilemme auquel le philosophe Ruwen Ogien nous met face dans son essai L’Influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale (Grasset), se faisant l’écho du philosophe Richard Hare.

D’après Hare, si nous considèrerons effectivement les animaux pour ce qu’ils sont et non pas des choses, « nous cesserions d’en élever pour la consommation humaine et nous laisserions en paix les animaux domestiques. »

L’inconvénient? Nous les ferions tous disparaître – y compris les animaux de compagnie qui n’auraient aucun avenir – à l’exception des animaux sauvages.

« L’extinction des animaux domestiques – sans distinction aucune entre les espèces compagnes et celles à l’usage alimentaire – serait le seul remède à nos crimes, » écrit Hare.

Et Ruwen Ogien de s’interroger: « Est-il possible d’envisager un certain type de relations à l’égard des animaux non sauvages qui exclurait le droit de les posséder, mais qui ne les empêcherait pas de prospérer? »

À chacun de tenter d’apporter une réponse à cette question.

5. Peut-on être végétarien et avoir un animal de compagnie carnivore?

Vous ne mangez plus de viande mais vous avez un chat, ou un chien. Évidemment, il n’est pas question de le ou la manger. Mais alors que vous vous faites une fierté de ne plus manger de viande, voilà qu’arrive l’heure de la pâtée. Le toutou réclame, le félin miaule, vous sortez une boîte ou un sachet. Alors ce sera quoi: bœuf, poisson ou poulet?

Si vous êtes devenu(e) végétarien(ne) ou végétalien(ne) en raison des dérives de l’élevage industriel ou d’un refus de la mort animale, vous vous retrouvez en pleine contradiction et il va falloir faire un choix: se débarrasser de votre animal de compagnie, ou dépenser une fortune en pâtée pour chien ou pour chat végétarien, végétalien ou bio… et espérer qu’il mangera bien ce que vous lui donnerez.

Certains vétérinaires militants estiment que les chiens et les chats peuvent s’accommoder d’un régime végétarien, à condition d’être nourris à l’aide de recettes spéciales (qu’ils se feront un plaisir de vous vendre). D’autres en doutent, ou estiment que seuls les chiens peuvent être végétariens, les chats ayant besoin d’acides aminés se trouvant uniquement dans la viande. Certains demeurent enfin plus que sceptiques, qu’il s’agisse des chiens ou des chats. Prudence donc.

Devenir végétarien, végétalien ou vegan implique de faire des choix auxquels on ne s’attendrait pas forcément. Néanmoins, libre à chacun de faire comme il le souhaite. La rationalité n’est pas une règle et l’essentiel reste de faire le choix qui nous semble le meilleur dans la limite des informations dont chacun dispose, ainsi que dans les contextes et les environnements nécessairement différents au sein desquels les hommes évoluent.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Manifestation de PETA à Ottawa Des «cadavres humains» emballés


Je trouve que l’organisation PETA y va un peu trop fort, qu’ils soient végétarisme c’est leur affaire, il n’ont pas a imposer leur idée sur la nourriture. Je conçoit que nous mangeons trop de viande, mais de la à être tout le monde végétarien c’est un choix personnel et a mon avis, si nous devions être végétarien ou végétalien nous aurions un organisme tel que les herbivores Alors que font t’il quand un chat tue une souris souvent pour s’amuser ? Que font t’il quand les lions, les crocodiles et autres prédateurs attaques des animaux .. ?
Nuage

Manifestation de PETA à Ottawa

Des «cadavres humains» emballés

Des «cadavres humains» emballés

Crédit photo : Agence QMI

TVA Nouvelles

Des clients d’une grilladerie à Ottawa ont eu droit à toute une scène ensanglantée mardi: des «cadavres humains» emballés.

Sur le trottoir, des femmes nues et ensanglantées étaient recouvertes de cellophane et empaquetées tel un morceau de viande vendu en magasin.

Photo: Agence QMI

Le groupe PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), qui milite pour les droits des animaux, tentait de convaincre les passants que manger de la viande équivaut à manger un cadavre.

«Les animaux sont composés de muscles, de sang et d’os tout comme les humains et ils ont les mêmes cinq sens qu’un humain.

Manger de la viande est tout comme manger un cadavre», indique le communiqué de presse.

 Sur les emballages, on pouvait lire :

«des milliards d’animaux sont abusés et violemment tués parce que vous mangez de la viande.»

«Nous lançons le défi aux gens de penser réellement à ce qu’est la viande», écrit une activiste, Emily Lavender.

«Lorsque vous mangez de la viande, vous mangez un cadavre d’un animal abusé qui ne voulait pas mourir.»

Les activistes ont distribué des documents d’information sur le végétarisme, dans l’espoir de convaincre les gens d’éliminer la viande de leur consommation quotidienne.

http://tvanouvelles.ca