Le Saviez-Vous ►Vie et Mort des Gladiateurs Romains


Le statut de gladiateur n’a pas toujours été des esclaves et des criminels. Plus la popularité de « sport » était populaire, des hommes libres ont choisi de s’inscrire, et même à une époque des femmes ont combattu dans l’arène
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Vie et Mort des Gladiateurs Romains

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Ils étaient les grandes vedettes des arènes dans le monde romain antique et le sont encore aujourd’hui au grand et petit écran. Des corps figés de Pompéi à un cimetière de Turquie, les découvertes archéologiques nous aident, en plus des sources antiques, à mieux comprendre leur réalité. Que savons-nous sur la vie et la mort des gladiateurs romains? Voici quelques brèves pistes…

1- D’où venaient-ils?


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Le nom gladiateur vient du latin « gladiatores », qui était un lien direct avec une arme utilisée par eux et les légionnaires romains, soit le gladius, une courte épée. Les premiers combats en arène avec des armes remontent peut-être aux ancêtres des Romains, les Étrusques, mais ce sont véritablement les Romains qui en ont fait des spectacles organisés, au départ dans le cadre de funérailles d’hommes de la noblesse, et ces derniers devinrent graduellement de véritables spectacles à sensations fortes.


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Les origines de ces combattants étaient aussi variées que l’Empire romain était vaste! Avant le 1er siècle de notre ère, ils étaient des esclaves venant des territoires conquis par les armées romaines, certains d’entre eux étant punis par la gladiature car jugés pour des crimes. Ces combats d’hommes forts devinrent toutefois si populaires que des hommes libres choisirent de leur propre gré de devenir des gladiateurs dans l’espoir d’obtenir gloire et… argent!

2- Catégories et écoles:


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Qu’ils aient été esclaves ou anciens soldats à la recherche d’un métier à la hauteur de leurs talents, les gladiateurs étaient entraînés dans des écoles et classés en catégories bien précises. En effet, ces combats étaient devenus si populaires auprès des populations citadines d’Italie qu’à l’époque de l’ouverture du Colisée de Rome (80 de notre ère), la gladiature était désormais considérée comme un sport et non plus un simple combat à mort de criminels. 


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Ils étaient par conséquent classés selon leur expérience et surtout leur type d’armement de combat: avec épée et bouclier, à bord de chars, avec deux épées en même temps ou avec un filet et un trident. Certaines femmes ont aussi pris part à des combats jusqu’à leur bannissement par l’empereur Septime Sévère en l’an 200 de notre ère. Les bons gladiateurs étaient importants pour les écoles qui gagnaient en réputation et en prix en argent lorsque ces derniers remportaient plusieurs victoires et devenaient de véritables vedettes!

3- Jusqu’à la mort?


Pollice Verso par Jean Léon Jérôme, 1872
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Le cinéma et la télévision nous ont donné une image fortement romancée des combats de gladiateurs, surtout en ce qui a trait à leur mort. En devenant des divertissements populaires organisés, la mort n’était pas nécessairement l’objectif inéluctable de ces spectacles à partir du 1er siècle de notre ère. Les règles étaient strictes et impliquaient entre autres que les combattants choisis soient d’un gabarit similaire afin de s’assurer d’une certaine équité lors des combats. Comme les écoles payaient pour l’entraînement, le logement et la nourriture de leurs combattants, elles ne voulaient pas les voir mourir dans les arènes ce qui signifie que bien souvent, le combat était arrêté lorsqu’un des deux gladiateurs était sérieusement blessé. 


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Si tel était toutefois le cas, le sort du combattant grièvement blessé était alors remis entre les mains des spectateurs et de l’empereur s’il était présent. La foule utilisait-elle le pouce en bas comme signe de mise à mort? Probablement pas. Le pouce en bas ou un mouchoir blanc ont possiblement été des signes de grâce plutôt que de mort, alors qu’un pouce en l’air a peut-être été le signal indiquant que la foule souhaitait la mort d’un combattant, généralement par un coup d’épée entre les omoplates ou dans la gorge.

4- Des découvertes archéologiques importantes:


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Certaines découvertes archéologiques ont contribué à notre meilleure compréhension de leur vie et de leur mort. Notons la découverte de la caserne et de l’arène de Pompéi, bien préservés par les cendres du Vésuve, mais aussi l’étonnante découverte d’un cimetière de gladiateurs à Éphèse en Turquie. 


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Les pierres tombales indiquaient clairement des tombes de gladiateurs, ce qui est rare et les spécialistes étudient depuis 1993 les ossements de ces combattants afin de mieux comprendre leurs blessures et leur régime alimentaire. Nous savons que les gladiateurs étaient bien nourris et souvent végétariens et que plusieurs présentaient des signes de blessures bien guéries, démontrant que les écoles soignaient leurs combattants afin de les garder actifs le plus longtemps possible.

Certains de ces squelettes ont cependant témoigné de mort violente, comme des crânes présentant trois trous biens distincts, associés à un fatal coup de trident…

http://www.historiatv.com/

Soya, bon ou mauvais?


Les végétariens et ceux qui veulent diminuer considérablement la consommation de viande se tournent vers divers produits tels que le soya qui se vend sur plusieurs formes comme par exemple, la boisson de soya, le tofu … Ce qui est important de savoir, c’est qu’une grande partie du soya est génétiquement modifiée et il serait peut-être mieux de chercher ceux qui sont certifiés sans OMG ou biologique
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Soya, bon ou mauvais?

 

Aux États-Unis, le marché des aliments à base... (Photo Digital/Thinkstock)

Aux États-Unis, le marché des aliments à base de soya a bondi de 2,28 à 4,5 milliards US par an, entre 1999 – année où une allégation santé liée au soya a été permise – et 2013, selon la Soyfoods Association of North America.

PHOTO DIGITAL/THINKSTOCK

MARIE ALLARD
La Presse

«Les protéines de soya aident à réduire le cholestérol.» Preuves scientifiques à l’appui, Santé Canada vient d’autoriser les fabricants à inscrire cette allégation santé sur les étiquettes d’aliments contenant au moins 6 g de protéines de soya par portion. Des textes alarmistes, qui circulent abondamment dans les réseaux sociaux, mettent pourtant en garde contre cette légumineuse. Qui croire?

Manger des aliments riches en protéines de soya – tofu, fèves, miso, tempeh, boissons de soya, etc. – a un effet positif sur la santé, selon Santé Canada. En mars, la Direction des aliments de ce ministère fédéral «a conclu à l’existence de preuves scientifiques appuyant une allégation au sujet des protéines de soya et de l’abaissement du cholestérol sanguin».

Depuis, les fabricants sont autorisés à vanter les mérites anti-cholestérol de cette légumineuse dans leurs publicités et étiquettes. En indiquant, par exemple, que «150g de tofu fournit 70% de la quantité quotidienne de protéines de soya aidant à abaisser le cholestérol».

L’«apport quotidien minimal efficace» a été fixé à 25 g de protéines de soya par jour, ce qui équivaut à grignoter 3/4 tasse d’edamames, les fèves de soya vertes servies à l’apéro dans les restaurants japonais. Cette allégation est jugée «pertinente et généralement applicable à la population», puisque 39% des Canadiens de 6 à 79 ans présentent des taux malsains de cholestérol total, selon Santé Canada.

«On n’est pas vraiment capables de savoir si c’est la consommation de soya en tant que telle qui est bénéfique pour la santé du coeur, ou si c’est le fait qu’on mange moins de viande qui l’est, nuance Bernard Lavallée, diététiste et auteur du blogue Le Nutrionniste urbain. Il reste que les gens qui intègrent le soya à leur alimentation ont une meilleure santé cardiovasculaire.»

Aux États-Unis, le marché des aliments à base de soya a bondi de 2,28 à 4,5 milliards US par an, entre 1999 – année où une allégation santé liée au soya a été permise – et 2013, selon la Soyfoods Association of North America. Un boom des produits à base de soya est à prévoir ici aussi.

Excellente source de protéines

D’autant que le soya – l’un des premiers aliments que l’être humain a fait pousser, rapporte Extenso, le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal – a de nombreux autres atouts.

«C’est une excellente source de protéines complètes, qui contiennent tous les acides aminés essentiels dans les bonnes proportions. Bref, ce sont des protéines d’aussi bonne qualité que celles de la viande.»  Bernard Lavallée diététiste

Plus riche en gras que les autres légumineuses, le soya contient toutefois «de bons gras, des polyinsaturés et des monoinsaturés, dont des oméga-3», poursuit le nutritionniste.

C’est aussi une source de fer, de zinc et même de calcium, dans le cas de boisson fortifiée et de tofu coagulé avec des sels de calcium – à vérifier sur le tableau de valeur nutritive.

Très légère diminution du risque de cancer du sein

Manger du soya, est-ce que ça minimise les bouffées de chaleur et autres désagréments liés à la ménopause?

«On n’est pas capables de le prouver», répond M. Lavallée.

Est-ce que ça prévient le cancer du sein? Possiblement, mais surtout chez les femmes asiatiques, qui en consomment de bonnes quantités depuis l’enfance.

Explication: le soya contient des phytoestrogènes, qui entraîneraient la destruction de cellules cancéreuses, contrairement aux oestrogènes naturellement sécrétés par les ovaires, qui contribueraient à leur prolifération.

«Une analyse récente des résultats de 18 études indique que la consommation de produits à base de soya engendre une très légère diminution du risque de cancer du sein, mais ces résultats doivent être interprétés avec prudence», précise la Société canadienne du cancer dans son site internet.

Même les survivantes du cancer du sein peuvent consommer jusqu’à trois portions d’aliments à base de soya par jour, tranche la Société canadienne du cancer.

Il leur suffit d’éviter les sources concentrées comme les poudres et suppléments de soya, «car ces produits peuvent affecter le corps d’une manière similaire aux oestrogènes».

Du soya dans la gomme à mâcher

Reste à choisir sous quelle forme manger son soya.

«Le mieux est de choisir des aliments peu transformés, conseille M. Lavallée. Les substituts de viande, comme ceux de Yves Veggie Cuisine, sont souvent des aliments transformés. Ce n’est pas parce que c’est végétarien que c’est bon pour la santé.»

Quant à ceux qui évitent le soya, ils doivent être très attentifs, puisque ses dérivés se cachent partout.

Étonnamment, «la principale source de soya dans l’alimentation nord-américaine n’est pas le tofu, ce sont les aliments transformés», indique le nutritionniste.

Émulsifiant et texturant, le soya est utilisé sous forme d’huile, de lécithine, de farine, de protéine concentrées ou isolées. On peut le retrouver notamment dans la chapelure, les céréales, les craquelins, les aliments panés, les substituts de repas, les épices, certains hamburgers à base de viande hachée, des chilis, de la limonade, même dans la sauce Worcestershire et la gomme à mâcher.

Quels sont les aliments de soya traditionnels?

Lait de soya: boisson fabriquée à partir de soya moulu, filtrée.

Edamame: soya vert frais bouilli, vendu surgelé.

Miso: condiment fabriqué à partir de soya, d’une céréale, de sel et d’une culture de moisissures, utilisé pour donner du goût aux soupes et sauces.

Natto: haricots de soya fermentés et gluants, servis en accompagnement du riz.

Sauce soya: condiment liquide brun fabriqué à partir de fèves de soya fermentées.

Tempeh: fèves de soya entières fermentées, sous forme de pain solide.

Tofu: boisson de soya caillée et pressée.

Source: Le soya, la culture «bonne à tout faire» de l’agriculture, gagne du terrain dans tout le Canada, Statistique Canada.

Aliments à base de soya

 

Aliment Portion protéines Isoflavones
 

Fèves de soya vertes (edamames)

175 ml (3/4 tasse) 25g 138mg
Tofu 175 ml (3/4 tasse) 17 g 52 mg
Noix de soya rôties 60 ml 11 g 60 mg
Boisson de soya 250 ml (1 tasse) 7 g 20 à 30 mg
 

Source : Les diététistes du Canada

Génétiquement modifié

«Chaque fois qu’on parle de soya comme bon aliment, je dois vous dire que les cheveux me dressent sur la tête, a écrit à La Presse Bernard Desparois, un lecteur de Sherbrooke. Plus de 90% du soya produit est génétiquement modifié (GM), un poison. Du soya Roundup dans mon assiette, non merci.»

En réalité, 82% des cultures de soya dans le monde étaient GM en 2014, selon le site d’information sur les OGM du gouvernement du Québec (www.ogm.gouv.qc.ca). C’est plus que le coton (68% des cultures mondiales), le canola (25%) et le maïs (30%).

C’est dans les cultures de soya et de coton génétiquement modifiés qu’on retrouve le plus d’empilements de gènes, qui permettent d’avoir plusieurs nouvelles caractéristiques à la fois.

Est-ce dangereux?

«Du point de vue de la nutrition, il n’y a aucune preuve que les OGM soient néfastes, répond le nutritionniste Bernard Lavallée, auteur de Sauver la planète une bouchée à la fois, paru aux éditions La Presse. Mais on peut se poser des questions sur leurs effets sur l’environnement.»

Le soya génétiquement modifié est généralement utilisé avec de l’herbicide à base de glyphosate – comme le Roundup de Monsanto – , qui ne se dégrade pas aussi vite qu’espéré. Du glyphosate a été détecté dans 65% des échantillons de la rivière Yamaska analysés par Environnement Canada, de 2003 à 2008.

Si vous préférez ne pas consommer de soya génétiquement modifié, cherchez les aliments certifiés sans OGM ou biologiques.

«C’est la seule façon d’éviter les OGM», dit M. Lavallée.

http://www.lapresse.ca/

5 dilemmes végétariens auxquels on ne pense pas quand on arrête la viande


Être végétarien, végétalien ou végan est un choix personnel. Les raisons peuvent être multiples, mais généralement, la décision est souvent reliée à tuer un animal pour se nourrir. Ce billet apporte une autre vision sur le plan moral qui est à mon avis intéressant. Si on veut cesser de manger des animaux, il faut savoir que la raison n’est pas nécessairement vraie
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5 dilemmes végétariens auxquels on ne pense pas quand on arrête la viande

 

Pollution, maltraitance animale, scandales alimentaires, vaches qui pètent, avec le temps vous avez compris que manger de la viande n’est ni sans conséquence, ni anodin. Résultat, vous avez décidé d’en manger moins, voire plus du tout. Vous êtes peut-être devenu(e) végétarien(ne), une décision audacieuse puisqu’elle va à l’encontre de notre culture alimentaire et honore bien des principes moraux.

Mais savez-vous jusqu’où elle pourrait vous emmener? Végétalisme ou véganisme sont-ils forcément de bonnes choses, ou existe-t-il des situations qui justifient d’aller à l’encontre de ces principes? Alors que la troisième édition du Paris Vegan Day se tient ce samedi 12 octobre à Paris, voici quelques dilemmes qui témoignent qu’arrêter de manger de la viande est loin d’être une décision comme une autre.

C’est qu’adopter un régime végétarien ou végétalien, c’est aussi se poser des questions, beaucoup de questions, auxquelles on ne s’attend d’ailleurs pas toujours. Alors si vous aimez les dilemmes moraux autant que les légumes, vous allez être servis. Mais avant toute chose, un petit lexique.

Végétarien: régime alimentaire excluant toute chair animale (viande, poisson), mais qui admet en général la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts).

Végétalien: le végétalisme, ou végétarisme strict, est une pratique alimentaire qui, comme tout régime végétarien, exclut toute chair animale (viande, poissons, crustacés, mollusques, etc.) ainsi que les produits dérivés des animaux (gélatine, etc.), et qui rejette, de surcroît, la consommation de ce qu’ils produisent (œufs, lait, miel, etc.)

Vegan: selon la Vegan Society le véganisme est le mode de vie qui cherche à exclure, autant qu’il est possible et réalisable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but.

1. Faut-il être végétarien ou végétalien?

Devenir végétarien c’est bien, mais en fonction des raisons qui vous y ont poussé, peut-être feriez vous mieux de devenir… végétalien. C’est notamment le cas si la principale raison qui vous y a conduit est la mort animale. Mieux vaudrait alors exclure les oeufs et le fromage de votre alimentation.

Pourquoi? Notamment parce que pour faire des œufs il faut des poules pondeuses, mais lorsqu’elles ne sont plus assez productives, on les remplace, parfois tous les ans. Et qu’est-ce qu’on en fait? On les tue, forcément (Chicken Run). Il en va de même des poussins mâles à la naissance. Et pour cause, ils ne peuvent pas pondre. Au regard de l’élevage, ils sont inutiles et donc bons pour la poubelle.

Le fromage n’est pas épargné. Ils puent, font notre gloire nationale mais ils contiennent aussi un ingrédient peu commun: la présure. Extrait du quatrième estomac des jeunes bovins, la présure est un coagulant sans lequel il serait impossible de faire du fromage et pour l’obtenir, il faut bien tuer des veaux. Il existe bien de la présure artificielle, mais l’immense majorité des fromages utilisent de la présure animale.

Vous êtes-vous d’ailleurs demandé pourquoi on mangeait du veau et non de la génisse (le jeune bovin femelle) ? Si l’on garde les femelles pour le lait, la majorité des mâles partent à l’abattoir. Boire du lait est donc loin d’être innocent. Raisonnement également valable pour l’agneau. Le seul argument végétarien qui semble tenir, d’un point de vue purement rationnel, serait donc celui du dégoût. Pour le reste, le végétalisme devrait s’imposer.

2. Peut-on quand même accepter de tuer des animaux lorsqu’on est végétarien?

Votre appartement est envahi de souris, mais depuis que vous êtes devenu(e) végétarien(ne), vous êtes naturellement réticent à l’idée de tuer des animaux et donc à poser des pièges. Seulement, voilà si vous ne faites rien, les souris se multiplieront à la vitesse grand V.

Quelle décision prendre? C’est le moment de faire preuve d’utilitarisme, cette branche de la philosophie anglo-saxonne qui évalue nos actions de manière à maximiser le bien-être global de l’ensemble des êtres sensibles.

Pour savoir comment agir, il faut se projeter et adopter un certain pragmatisme. Si vous n’agissez pas, les souris se multiplieront et vous vous retrouverez acculé à un choix binaire: déménager, ou les tuer. Et puisque les souris seront plus nombreuses, le souricide n’en sera que plus important, mieux aurait donc valu tuer la première souris, surtout vous estimez que les rongeurs sont des êtres sensibles (ce qui est le cas).

Dans le cas d’êtres insensibles, ou dont la sensibilité n’a pas été établie cela peut être différent. Certains n’y vont pas par quatre chemins. Interrogé par Philosophie Magazine, voici comment le philosophe britannique utilitariste et végétalien Peter Singer réagirait s’il était menacé par un moustique:

« Je n’ai aucun problème avec les moustiques. D’abord, je ne suis pas sûr qu’ils soient sensibles à la douleur et, même dans ce cas, une claque rapide réduit au minimum sa souffrance. Ensuite, il n’a pas de conscience développée de soi, il n’est pas un être capable d’envisager son future d’une façon ou d’une autre. Donc s’il m’empêche de me concentrer sur ma lecture et menace de me piquer… »

Les moustiques n’ont qu’à bien se tenir.

3. Une alimentation végétale est-elle forcément innocente?

Philosopher d’accord, mais pour prendre la bonne décision (pas celle qui vous semble bonne, mais bien celle qui est bonne en soi, puisse-t-elle toutefois exister), encore faut-il être correctement informé. Dans un billet publié par The Conversation, l’un des principaux sites de débat et d’opinion australien, le biologiste Mike Archer rappelle que le végétarisme (et donc le végétalisme et le véganisme) peuvent avoir des effets néfastes sur le bien-être des animaux.

En Australie, écrit-il, il serait plus respectueux du bien-être des animaux de consommer des protéines animales que végétales. Pourquoi? Parce que les vaches australiennes se nourrissent essentiellement de ce qu’elles trouvent dans leurs pâturages. Elles ne consomment donc que peu ou pas de grain. S’il fallait remplacer les protéines qu’elles fournissent par des protéines végétales, poursuit-il, il faudrait stimuler l’agriculture intensive sur le continent.

Or les champs dédiés à ce type d’agriculture abritent d’autres animaux, à l’image des souris (décidément). Problème: le climat, écrit-il, peut favoriser leur démographie. C’est ce qu’on appelle une crise d’ancien régime, les souris se multiplient par milliers, elles menacent les cultures, et c’est bien la raison pour laquelle les agriculteurs doivent les empoisonner.

En Australie, une culture est victime de ce type de crise en moyenne une fois tous les quatre ans. Pour chaque hectare de culture, 500 à 1000 souris par hectare voient le jour pendant cette crise. 80% d’entre elles sont empoisonnées, ce qui implique que 100 souris meurent par an, par hectare en Australie. Chaque hectare rapporte 1,4 tonne de blé en moyenne, contenant 13% de protéines. Produire 100 kilogrammes de protéines reviendrait à tuer au moins 55 souris. La même quantité provenant de viande bovine nécessiterait la mort de 2,2 vaches.

Si l’on se place du point de vue de la sensibilité des animaux, alors mieux vaut continuer à manger de la viande puisque pour la même quantité de protéine on tuerait 25 fois moins d’animaux sensibles. Certes, personne ne dit qu’il faut forcément remplacer la viande par des protéines provenant du blé, mais l’argument montre que l’équation, moins de viande = plus de terres arables disponibles = meilleur accès à la nourriture pour tous, n’est pas à une contradiction éthique près.

4. Peut-on aimer les animaux sans souhaiter les voir disparaître?

La question peut paraître incongrue mais que se passerait-il si tout le monde se convertissait au végétarisme ou au végétalisme? La réponse: certaines espèces pourraient bien disparaître. C’est le dilemme auquel le philosophe Ruwen Ogien nous met face dans son essai L’Influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale (Grasset), se faisant l’écho du philosophe Richard Hare.

D’après Hare, si nous considèrerons effectivement les animaux pour ce qu’ils sont et non pas des choses, « nous cesserions d’en élever pour la consommation humaine et nous laisserions en paix les animaux domestiques. »

L’inconvénient? Nous les ferions tous disparaître – y compris les animaux de compagnie qui n’auraient aucun avenir – à l’exception des animaux sauvages.

« L’extinction des animaux domestiques – sans distinction aucune entre les espèces compagnes et celles à l’usage alimentaire – serait le seul remède à nos crimes, » écrit Hare.

Et Ruwen Ogien de s’interroger: « Est-il possible d’envisager un certain type de relations à l’égard des animaux non sauvages qui exclurait le droit de les posséder, mais qui ne les empêcherait pas de prospérer? »

À chacun de tenter d’apporter une réponse à cette question.

5. Peut-on être végétarien et avoir un animal de compagnie carnivore?

Vous ne mangez plus de viande mais vous avez un chat, ou un chien. Évidemment, il n’est pas question de le ou la manger. Mais alors que vous vous faites une fierté de ne plus manger de viande, voilà qu’arrive l’heure de la pâtée. Le toutou réclame, le félin miaule, vous sortez une boîte ou un sachet. Alors ce sera quoi: bœuf, poisson ou poulet?

Si vous êtes devenu(e) végétarien(ne) ou végétalien(ne) en raison des dérives de l’élevage industriel ou d’un refus de la mort animale, vous vous retrouvez en pleine contradiction et il va falloir faire un choix: se débarrasser de votre animal de compagnie, ou dépenser une fortune en pâtée pour chien ou pour chat végétarien, végétalien ou bio… et espérer qu’il mangera bien ce que vous lui donnerez.

Certains vétérinaires militants estiment que les chiens et les chats peuvent s’accommoder d’un régime végétarien, à condition d’être nourris à l’aide de recettes spéciales (qu’ils se feront un plaisir de vous vendre). D’autres en doutent, ou estiment que seuls les chiens peuvent être végétariens, les chats ayant besoin d’acides aminés se trouvant uniquement dans la viande. Certains demeurent enfin plus que sceptiques, qu’il s’agisse des chiens ou des chats. Prudence donc.

Devenir végétarien, végétalien ou vegan implique de faire des choix auxquels on ne s’attendrait pas forcément. Néanmoins, libre à chacun de faire comme il le souhaite. La rationalité n’est pas une règle et l’essentiel reste de faire le choix qui nous semble le meilleur dans la limite des informations dont chacun dispose, ainsi que dans les contextes et les environnements nécessairement différents au sein desquels les hommes évoluent.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Végétariens, végétaliens et maintenant voici les "réductariens" !


Comme il faut donner un nom sur tout, le réductarisme est peut-être une tendance alimentaire que plusieurs ne pratique pas nécessairement par choix. Cependant, cela peut avoir un certain avantage surtout si des aliments équivalents à la viande peuvent être substitués
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Végétariens, végétaliens et maintenant voici les « réductariens » !

 

Le « réductarisme », une nouvelle tendance alimentaire est en train de se développer. Viandes, fruits de mer et produits laitiers… Les adeptes de la méthode considèrent de nombreux produits mauvais pour la santé mais ne sont pas prêts à les abandonner pour autant.

« Réductariens. »

Derrière cette traduction approximative du mot anglais « reducetarians » se cache un mouvement né aux Etats-Unis qui prend de l’ampleur. Rien à voir avec des principes contre la tuerie animale. Il s’agit simplement de réduire sa consommation de viande parce que « c’est meilleur pour la santé et l’environnement », explique son créateur, Brian Kateman.

Plus facile que le végétarisme ? 

Selon lui, le « réductarisme » est moins radical que le végétarisme ou le végétalisme. Il est donc plus facile de s’y tenir. Pour rallier plus d’adeptes, Brian Kateman, invite sur son blog les internautes à rejoindre un défi appelé « pas de viande pendant 30 jours ». Convaincu que ceux qui relèveront ce challenge remarqueront rapidement ses bienfaits et continueront après.

http://www.medisite.fr/

Le Saviez-Vous ►Les gladiateurs étaient principalement végétariens et buvaient des boissons énergisantes à la cendre


Les gladiateurs avaient pour la plupart, un régime alimentaire comme la majorité des gens à cette époque. Cependant, il y avait une nette différence sur le taux de calcium en faveur des gladiateurs
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Les gladiateurs étaient principalement végétariens et buvaient des boissons énergisantes à la cendre

 

Barley/ Aleksej Leonov via Flickr CCLicence By

Non, les gladiateurs n’engloutissaient pas des kilos de viande crue avant d’entrer dans l’arène. En tous cas, pas ceux vivant à Ephèse. Une récente étude, publiée sur PLOS One et signalée par Chronique de l’espace-temps, blog de l’Obs, nous donne quelques indications sur le régime alimentaire de ces combattants de l’Empire romain.

Des chercheurs en médecine légale des universités de Vienne et de Bern ont soigneusement analysé les os extraits d’un cimetière de gladiateurs, retrouvé sur le site de l’ancienne ville d’Ephèse, aujourd’hui en Turquie. Ces hommes vivaient au IIe ou au IIIe siècle: à l’époque, Ephèse était la capitale de la province romaine d’Asie et comptait environ 200.000 habitants.

Les squelettes de 53 personnes, dont 22 gladiateurs, ont été étudiés, en analysant les rapports isotopiques de carbone, d’azote et de souffre dans les os –ce qui permet d’identifier des groupes d’aliments régulièrement mangés– ainsi que les proportions de strontium et de calcium.

Résulat,

«les gladiateurs étaient principalement végétariens». Il n’y avait presque pas de différences nutritionnelles avec la population «normale», c’est-à-dire qu’un repas classique était principalement composé de céréales, surtout du blé et de l’orge, sans viande: pas de régime spécial de sportif, donc. Seuls deux gladiateurs semblaient avoir avalé plus de protéines animales, peut-être parce qu’ils venaient de contrées éloignées. 

Comme le rapporte le site de l’université de médecine de Vienne, cela confirme les sources historiques racontant que les gladiateurs mangeaient surtout des céréales, et qu’ils étaient surnommés les «mangeurs d’orge».

Par contre, il y a une grosse différence entre les gladiateurs et les reste de la population en ce qui concerne le ratio entre strontium et calcium dans les os. Ce qui veut dire que les gladiateurs avaient un apport beaucoup plus élevé en calcium… C’est sans doute une preuve que les «boissons aux cendres» citées dans des sources historiques, notamment chez Pline l’Ancien, existaient bel et bien. 

Fabian Kanz, un des auteurs de l’étude, explique que la pratique a en quelque sorte perduré jusqu’à aujourd’hui:

«Les cendres issues de plantes étaient de toute évidence consommées pour fortifier le corps après un effort physique et pour aider une meilleure cicatrisation osseuse. (…) Cela ressemble à ce que nous faisons aujourd’hui: nous prenons du magnésium et du calcium (sous forme de comprimés effervescents par exemple) après un effort physique.»

http://www.slate.fr

Torture et transe au festival végétarien de Phuket


Ce n’est même pas pour la cause du végétarisme ce genre de torture, car ces hommes ne sont pas nécessairement végétariens a 100%
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Torture et transe au festival végétarien de Phuket

 

Grâce aux pouvoirs des esprits qui, selon eux,... (Photo Christophe Archambault, AFP)

Grâce aux pouvoirs des esprits qui, selon eux, les possèdent, les participants au «festival végétarien» de Phuket peuvent percer leurs chairs d’instruments les plus divers, de simples piques aux canons d’armes automatiques, en passant par des pieds de parasols ou des morceaux de pot d’échappement.

PHOTO CHRISTOPHE ARCHAMBAULT, AFP

Agence France-Presse
Phuket, Thaïlande

Marcher sur des charbons ardents ou se passer un lot de sabres à travers la joue n’est pas le lot quotidien d’un végétarien classique. Mais pour les participants à un célèbre festival thaïlandais, c’est le comble de la dévotion.

Le «festival végétarien» de Phuket, île touristique du sud du royaume, a commencé jeudi, et va offrir pendant neuf jours des défilés spectaculaires et sanglants de dévots taoïstes exhibant les tortures qu’ils s’infligent pour se purifier.

Des milliers de personnes, la plupart vêtues de blanc, assistaient jeudi à cette procession d’adeptes en transe.

«Il n’y a pas de trucage, c’est réel, de vrais corps», a commenté Chanchai Doungjit, responsable de l’Office du tourisme thaïlandais (TAT) à Phuket.

«La croyance est qu’un homme pur peut marcher sur le feu sans être brûlé», a-t-il ajouté.

Les adeptes, principalement des hommes, arrêtent de manger de la viande plusieurs mois avant le festival qui se termine dimanche.

Grâce aux pouvoirs des esprits qui, selon eux, les possèdent, ils peuvent percer leurs chairs d’instruments les plus divers, de simples piques aux canons d’armes automatiques, en passant par des pieds de parasols ou des morceaux de pot d’échappement.

Le but est de se débarrasser des esprits maléfiques et ainsi de porter chance aux communautés locales.

«Même les enfants peuvent regarder», assure Chanchai. Mais «ils peuvent trouver ça effrayant et se demander pourquoi les médiums s’infligent ces tortures».

Le festival végétarien, qui rend hommage à des dieux chinois, aurait eu lieu pour la première fois en 1825 à Phuket, qui accueille une importante communauté d’origine chinoise.

Pendant toutes les célébrations, les participants doivent suivre un régime végétarien strict et éviter tout vice. Les femmes enceintes, considérées comme impures, n’ont pas le droit d’assister aux rituels.

Selon TAT, le festival attire chaque année quelque 100 000 visiteurs, pour moitié des Thaïlandais de provinces voisines, 40% des Asiatiques et 10% de touristes de pays plus lointains comme la Russie ou l’Australie.

«Phuket a le festival végétarien le plus important du pays», se réjouit Chanchai, soulignant que ces visiteurs dépensent quelque 600 millions de bahts (20 millions de dollars) lors des festivités.

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Le dernier marathon du centenaire


Ce n’est pas vraiment que  Fauja Singh soit végétarien, car je ne suis pas convaincu que l’être humain doit être végétarien mais par ce qu’avec de la persévérance, sa ténacité il est un grand marathonien et ce malgré l’âge très tardif qu’il a commencé a courir ..
Nuage

 

Le dernier marathon du centenaire

 

À l’instar des fameux chanteurs qui répètent plusieurs « tournées d’adieu » avant de quitter la scène pour vrai, Fauja Singh, alias le « Turbaned Tornado », vient d’annoncer que son prochain marathon, le 24 Février à Hong Kong sera son dernier. Il avait fait la même annonce en Avril dernier au marathon de Londre. Mais cette fois-ci il sera proche de son 102e anniversaire, un exploit incroyable.

Bien qu’il ait commencé à courir son premier marathon seulement à 89 ans, ce Britannique d’origine indienne aura couru en tout neuf marathons. Après Hong Kong, il va continuer à courir quatre heures par jour avec ses copains du club londonien « Sikhs in the City ».

Comme il a expliqué à un journaliste du Hindustan Times: « La course est ma vie. Je vais continuer à courir pour inspirer les masses ».

 

Cet homme légendaire a été une source d’inspiration pour de nombreuses personnes à travers le monde. Quand on lui demande comment il arrive à compléter un marathon à un âge aussi avancé, le sage Singh répond:

« Les 20 premiers milles ne sont pas difficiles. Quant aux six derniers, je les cours tout en parlant à Dieu ».

En ce qui concerne sa diète, Singh est végétarien, et s’alimente surtout de céréales, légumes verts, yaourt, thé et gingembre. Une diète de « surcharge en glycogène », pas trop éloignée de celle que nous proposons en préparation des épreuves d’endurance.

Veuillez consultez nos menus pour surcharge en glycogène

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