Une morsure de tique est capable de vous rendre végétarien


La tique étoilée était surtout localisée dans le Sud-est américain, mais elle se propage partout dans le monde et semble vouloir venir aussi au Québec. Cette tique peut rendre une personne allergique à la viande rouge, mais elle peut aussi entraîner la mort …
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Une morsure de tique est capable de vous rendre végétarien

 

Rosalie Dion
Rédactrice à MétéoMédia

Les morsures de tiques, plus précisément celles des tiques étoilées, pourraient faire apparaître une allergie soudaine à la… viande rouge ! C’est l’une des conclusions d’une étude publiée dans le Journal de l’association médicale américaine.

Le coupable serait l’alpha-gal, un sucre présent dans le sang de la plupart des mammifères, mais pas dans celui de l’humain. La découverte : ce sucre se trouve dans la salive de l’arachnide, indépendamment de s’il a récemment mordu un animal, remettant ainsi en question les théories antérieures.

L’allergie à la viande rouge se propage à une vitesse folle : alors qu’elle ne touchait que 3 % des adultes il y a peu de temps, celle-ci est maintenant présente partout dans le monde, principalement dans le sud-est des États-Unis, sur la côte est australienne ainsi qu’en Europe. Tranquillement, elle se dirige vers le Québec.

Difficile à diagnostiquer

Au départ, il était difficile pour les professionnels de la santé de diagnostiquer cette allergie. Certains patients n’étaient pas pris au sérieux. Les premiers cas ont été des jardiniers, des randonneurs, des chasseurs… Tous recouverts de piqûres.

Depuis cette découverte, des milliers de cas ont été répertoriés dans le monde. La sévérité des symptômes varie également d’une personne à l’autre, passant de l’urticaire jusqu’à la mort.

Reconnaître une piqûre

Il est recommandé de retirer soigneusement la tique de la peau, en faisant bien attention de la garder en un morceau. Il faut ensuite désinfecter la plaie et surveiller votre peau. Les symptômes inquiétants : une peau rouge, qui démange ainsi qu’un état de fatigue.

Il est conseillé de porter des chaussures hautes et fermées ainsi que des vêtements couvrants pour éviter les morsures lorsque vous allez vous balader en forêt.

https://www.meteomedia.com/

Végétaliens : gare au risque de fracture


Bien des gens choisissent de devenir végétalien 0u végétarien, ce n’est pas quelque chose que l’on doit prendre à la légère. Il faut s’éduquer, apprendre le rôle des aliments et de ce qu’ils apportent au corps pour éviter les carences causées par l’absence de la viande.
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Végétaliens : gare au risque de fracture

 

Shidlovski/Shutterstock.com

De plus en plus de personnes se laissent séduire par les régimes végétariens et végétaliens. Ils peuvent  apporter de nombreux minéraux et vitamines dont l’organisme a besoin. Mais ils peuvent aussi favoriser certaines carences (en calcium notamment) et avoir un impact négatif sur la santé osseuse. 

La densité minérale osseuse (DMO) détermine la santé de nos os. Plus elle est faible, plus nos os sont fragiles et plus le risque de fracture est élevé. Vous le savez, notre mode de vie joue un rôle dans le maintien de la DMO. La pratique d’une activité physique et le régime alimentaire comptent parmi les facteurs les plus influents.

En ce qui concerne le régime alimentaire, certains nutriments, tels le calcium et la vitamine D, sont essentiels pour la santé des os. Dans la mesure où les meilleures sources alimentaires  sont d’origine animale, des chercheurs de l’Université de Saragosse (Espagne) ont voulu savoir si les végétariens et les végétaliens présentaient un risque plus important de carence, et par extension, de fractures.

Indispensable supplémentation ?

Pour cela, ils ont compilé les résultats de 257 études. Ce qui représentait plus de 37 000 participants. Les scientifiques ont ainsi pu comparer la densité minérale osseuse au niveau du rachis lombaire et du col du fémur ainsi que le risque de fracture des sujets selon leur mode alimentaire (végétaliens, végétariens, omnivores).

Il ressort  que les végétariens mais surtout les végétaliens, qui excluent tout produit d’origine animale,  présentaient bien une DMO inférieure par rapport aux omnivores. Ce constat était d’autant plus vrai que seuls les végétaliens  présentaient un risque de fracture accru, de 44% comparés aux omnivores. Sans trop de surprise, le risque semble plus important  après 50 ans. Rappelons en effet que la densité minérale osseuse diminue avec l’âge.

Les scientifiques appellent donc les végétaliens, en particulier ceux présentant un risque d’ostéoporose, à corriger leurs carences et envisager une supplémentation en calcium et en vitamine D.

  • Source : Veganism, vegetarianism, bone mineral density, and fracture risk: a systematic review and
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Vos chiens et chats sont une catastrophe pour l’environnement


Je crois qu’avant de vouloir changer la nature alimentaire des animaux de compagnie pour lutter contre les émissions à effet de gaz, on devrait voir nous-même ce que nous pouvons faire dans d’autres domaines dont l’humain est en cause. Je me demande sérieusement, si ce n’est pas un moyen pour enrichir les industries de l’alimentation animale. Les régime végan doit être pour ceux qui en ont besoin, mais la mode alimentaire étant ce qu’elle est, veut aussi agrandir son champ d’action avec les animaux, ce que je trouve grotesque
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Vos chiens et chats sont une catastrophe pour l’environnement

 

DMITRY KOPYLETS VIA GETTY IMAGES

Leurs régime alimentaire, très souvent à base de viande, a un impact considérable sur la planète et mérite qu’on y réfléchisse.

  • Par Tom Levitt

Lyla est un carlin, une race de chien très tendance. Mais elle est aussi végane puisque son maître a arrêté de lui donner de la viande. De plus en plus de propriétaires de chiens et de chats aux États-Unis prennent la même décision, les régimes végétariens et végétaliens gagnant du terrain non seulement chez les humains mais aussi parmi leurs animaux de compagnie.

Le maître de Lyla n’est autre que Myron Lyskanycz, le PDG de Halo, une entreprise de nourriture pour chiens et chats qui propose des gammes avec et sans viande depuis six ans. Aujourd’hui, les produits véganes représentent 20% de ses ventes d’aliments pour chiens. Lyskanycz prévoit une croissance rapide de cette catégorie de produits dans les dix années à venir.

D’après une enquête, environ 8% des Américains se disent végétariens ou véganes, et d’après une autre, 31% du reste de la population affirment réduire activement leur consommation de viande.

En arrêtant peu à peu de manger de la chair animale, « les gens commenceront forcément à réaliser qu’il s’agit d’un régime qui convient aussi à leurs animaux », estime-t-il.

HALO PETSLyla le carlin végane.

Un régime alimentaire végétal pour les chiens est moins absurde qu’il n’y paraît. Aux États-Unis, les 70 millions de chiens de compagnie consomment en majorité des aliments carnés. Tous les chats, chiens et autres animaux de compagnie américains représentent à eux seuls le cinquième plus grand consommateur de viande au monde, derrière la Russie, le Brésil, les États-Unis et la Chine.

Et cela commence à inquiéter les écologistes, sachant que la production mondiale de viande et de produits laitiers est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre générés par l’homme, soit un peu plus que les émissions de tous les véhicules, trains, avions et bateaux du monde. Or, les chiens et chats domestiques représentent jusqu’à 30% de l’impact environnemental attribuable à l’agriculture animale aux États-Unis.

Si on ne réduit pas la consommation excessive de viande, tant chez les hommes que chez les animaux de compagnie, il sera quasiment impossible de maintenir le niveau du réchauffement climatique sous le seuil critique des 2°C.

D’après les scientifiques, dans d’autres pays, les chiens errants qui vivent des restes qu’ils trouvent ont un régime riche en glucides (biscuits, pain, riz) et relativement pauvre en protéines (restes de viande ou de carcasses).

Une digestion différente selon les chiens

Les chiens de compagnie seraient mieux adaptés à un régime plus riche en glucides que leurs ancêtres de la famille des loups: leurs habitudes alimentaires ont évolué et ils arrivent à mieux digérer l’amidon. Ce que confirme une étude suédoise qui montre que les chiens digèrent cinq fois mieux l’amidon (contenu dans les céréales, les haricots et les pommes de terre) que les loups et qu’ils possèdent une enzyme digestive semblable à celle d’herbivores comme les vaches et les lapins.

Si les chiens aiment l’odeur et le goût de la viande, cette étude affirme que les préférences alimentaires d’un chien adulte sont fortement influencées par ce qu’il a mangé quand il était chiot.

« La plupart des propriétaires de chiens n »ont jamais pensé que leur animal puisse survivre avec un régime végétal. Ça va changer à mesure que nous disposons de plus d’informations, » affirme le PDG.

La plupart des aliments pour animaux contiennent aujourd’hui de la farine d’os et d’autres restes moins prisés dans l’alimentation humaine. Mais, d’après Greg Okin, professeur à l’université de Californie et auteur d’une étude sur l’impact environnemental des aliments pour animaux, certains fabricants de ces produits tendent à encourager les maîtres à acheter pour leurs compagnons des aliments à base de viande de meilleure qualité.

Les chiens, des loups et les chats, des lions

« Les équipes marketing s’efforcent de convaincre les consommateurs que leurs chiens sont des loups et leurs chats, des lions qui ont besoin d’un régime riche en produits d’origine animale, explique-t-il. Or les chiens ne sont évidemment pas des loups, et les chats ne sont pas des lions, mais les gens sont dupes. Je crois qu’ils se font avoir en se laissant convaincre de dépenser plus d’argent pour des produits dont leurs animaux n’ont pas besoin et qui, sur le plan environnemental, sont pires que les croquettes pleines de céréales des marques moins chères. »

Cela dit, il y a des limites dans ce qu »on peut imposer aux animaux de compagnie en termes de régime sans viande. Si les chiens peuvent vivre en consommant uniquement des végétaux, les chats sont cependant des animaux carnivores qui ont besoin de certains nutriments que lon trouve dans la viande.

ORIOL GURI / EYEEM VIA GETTY IMAGESLes chats sont des animaux carnivores qui ont besoin de certains nutriments que l’on trouve dans la viande.

Les chiens « sont omnivores et même leurs ancêtres sauvages consommaient des légumes. Depuis, l’évolution les a mieux équipés pour un régime végétal », déclare Sarah Dodd, consultante vétérinaire auprès des marques telles que Halo, qui étudie les régimes alimentaires végétaux chez les animaux de compagnie.

« Le cas des chats est différent. Théoriquement, il est possible de leur fournir tous les nutriments nécessaires avec un régime à base de préparations alimentaires végétales, mais nous ne disposons pas encore de suffisamment de données pour savoir si les produits actuellement disponibles satisfont ces besoins. »

Elle pense que les grands fabricants de nourriture pour animaux devraient soutenir davantage la recherche sur les produits destinés aux chats. Mais l »un de ces géants, Mars Petcare, qui détient des marques comme Pedigree, Iams, Nutro et Eukanuba, doute de l’intérêt des consommateurs pour la nourriture animale végane.

«Un régime végane est possible»

« Un régime alimentaire végane est possible pour les chiens et les chats, mais il est potentiellement difficile à développer, déclare ainsi Tiffany Bierer, directrice scientifique chez Mars Petcare. Les chiens et les chats ont notamment besoin de vitamine D pour maintenir un taux de calcium adéquat dans leur corps. Contrairement aux humains, ils ne peuvent pas en fabriquer eux-mêmes. Or la vitamine D ne se trouve que dans les produits d’origine animale. Et puis il y a des nutriments très peu présents dans les légumes ou les céréales, comme les acides aminés. »

Un autre fabricant de nourriture pour chiens et chats tente d »apporter une solution avec des aliments à base de viande cultivée en laboratoire. Basée en Californie, l’entreprise Wild Earth, soutenue par le milliardaire Peter Thiel, affirme vouloir réinventer la nourriture pour animaux en la produisant avec de la viande cultivée in vitro et des aliments végétaux.

« Nous utilisons des végétaux et des champignons très riches en protéines, ce qui est un premier pas pour remplacer la viande, explique le PDG de Wild Earth, Ryan Bethencourt. Mais nous ne nous revendiquons pas comme une entreprise végane. Notre but est de créer une source de protéines durable, notamment avec de la viande cultivée en laboratoire. »

De la viande de souris artificielle

Wild Earth a déjà développé de la viande de souris artificielle destinée aux chats, mais elle n’est pas encore commercialisée. M. Bethencourt pense qu’un produit à base de viande de culture sera d’abord commercialisé pour les hommes, afin d’éviter de donner à la viande cultivée in vitro l’image d’un aliment de qualité inférieure.

« Nous pourrions en proposer dès aujourd’hui ou dans quelques mois, mais nous devons régler des questions d’ordre réglementaire et de prix d’achat », explique-t-il, ajoutant que Wild Earth espère lancer la commercialisation de viande cultivée en laboratoire d’ici à 2020.

En attendant, Greg Okin invite les maîtres à se faire conseiller avant de changer le régime alimentaire de leur chien ou chat.

« Tout comme l’on choisit parfois sa voiture en fonction de ses émissions de carbone, on pourrait aussi choisir son animal de compagnie selon ses besoins spécifiques en produits d’origine animale, suggère-t-il. Si cette question les intéresse, j’encourage les propriétaires d’animaux à en parler avec leur vétérinaire. »

Cet article, publié sur le HuffPost américain, a été traduit par Valeriya Macogon pour Fast ForWord.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Selon cette étude, les gladiateurs étaient végétariens


Les gladiateurs semblent avoir été végétariens pour plusieurs raisons, la viande était plus cher, et ils pouvaient aller chercher le calcium et la graisse dans d’autres des végétaux. Ceci était pour mieux paraitre lors des combats et plus résistants au grand plaisir des spectateurs.
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Selon cette étude, les gladiateurs étaient végétariens

 

par  Malaurie Chokoualé

Loin des muscles proéminents et huilés d’Hollywood, la science suggère plutôt que les corps des gladiateurs romains étaient plutôt recouverts d’une couche de graisse sous-cutanée au niveau des abdominaux et des pectoraux.

Selon cette étude réalisée par des anthropologues de l’université de Vienne, leur régime était riche en glucides ainsi qu’en calcium – que l’on retrouve dans l’orge et les haricots – et faible en protéines animales. En d’autres termes, ils soupçonnent que les gladiateurs étaient essentiellement végétariens.

Pour en arriver à ces conclusions, les anthropologues ont étudié un tombeau de gladiateurs vieux de près de 2 000 ans, située à Éphèse en Turquie (alors partie de l’Empire romain). Les os de 67 gladiateurs et d’une esclave (considérée comme l’épouse d’un des guerriers) ont ainsi été étudiés minutieusement. Comment savaient-ils qu’il s’agissait de gladiateurs ? Sur des dalles de marbre marquant l’emplacement de la tombe, il y avait des reliefs sculptés représentant des scènes de combats des hommes enterrés.

À l’aide d’une technique appelée l’analyse isotopique, les chercheurs ont scruté des os de bras et de jambes, des crânes et des dents pour tenter de comprendre comment ses hommes mythiques vivaient alors. C’est de cette manière qu’ils ont pu déterminer qu’ils étaient en fait végétariens. Dans les textes de l’époque, il est vrai que ce régime alimentaire était déjà mentionné. Pline par exemple, faisait référence aux gladiateurs comme à des « mangeurs d’orge ».

Pourquoi ne mangeaient-ils que très peu de viande ? Les anthropologues supposent qu’il s’agissait tout d’abord d’une mesure pour réduire les coûts (la viande étant plus chère que les haricots) mais également d’améliorer les performances au combat. Ils pensent que les combattants mangeaient ce genre d’aliment pour gagner du poids et être ainsi « protégés » par la graisse supplémentaire. Le spectacle était alors plus impressionnant : les gladiateurs se faisaient entailler, le sang jaillissait, mais ils pouvaient continuer à se battre, pour le plus grand plaisir du public. Quant au calcium retrouvé dans leur os, les chercheurs pensent que les gladiateurs étaient « chouchoutés » et qu’on leur faisait boire des compléments alimentaires à base de plantes carbonisées ou de cendres d’os pour être plus résistants. Ce régime était tout à fait étudié.

Sources : PLOS One

http://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ►Vie et Mort des Gladiateurs Romains


Le statut de gladiateur n’a pas toujours été des esclaves et des criminels. Plus la popularité de « sport » était populaire, des hommes libres ont choisi de s’inscrire, et même à une époque des femmes ont combattu dans l’arène
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Vie et Mort des Gladiateurs Romains

(Source)

Ils étaient les grandes vedettes des arènes dans le monde romain antique et le sont encore aujourd’hui au grand et petit écran. Des corps figés de Pompéi à un cimetière de Turquie, les découvertes archéologiques nous aident, en plus des sources antiques, à mieux comprendre leur réalité. Que savons-nous sur la vie et la mort des gladiateurs romains? Voici quelques brèves pistes…

1- D’où venaient-ils?


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Source)

Le nom gladiateur vient du latin « gladiatores », qui était un lien direct avec une arme utilisée par eux et les légionnaires romains, soit le gladius, une courte épée. Les premiers combats en arène avec des armes remontent peut-être aux ancêtres des Romains, les Étrusques, mais ce sont véritablement les Romains qui en ont fait des spectacles organisés, au départ dans le cadre de funérailles d’hommes de la noblesse, et ces derniers devinrent graduellement de véritables spectacles à sensations fortes.


(
Source)

Les origines de ces combattants étaient aussi variées que l’Empire romain était vaste! Avant le 1er siècle de notre ère, ils étaient des esclaves venant des territoires conquis par les armées romaines, certains d’entre eux étant punis par la gladiature car jugés pour des crimes. Ces combats d’hommes forts devinrent toutefois si populaires que des hommes libres choisirent de leur propre gré de devenir des gladiateurs dans l’espoir d’obtenir gloire et… argent!

2- Catégories et écoles:


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Source)

Qu’ils aient été esclaves ou anciens soldats à la recherche d’un métier à la hauteur de leurs talents, les gladiateurs étaient entraînés dans des écoles et classés en catégories bien précises. En effet, ces combats étaient devenus si populaires auprès des populations citadines d’Italie qu’à l’époque de l’ouverture du Colisée de Rome (80 de notre ère), la gladiature était désormais considérée comme un sport et non plus un simple combat à mort de criminels. 


(
Source)

Ils étaient par conséquent classés selon leur expérience et surtout leur type d’armement de combat: avec épée et bouclier, à bord de chars, avec deux épées en même temps ou avec un filet et un trident. Certaines femmes ont aussi pris part à des combats jusqu’à leur bannissement par l’empereur Septime Sévère en l’an 200 de notre ère. Les bons gladiateurs étaient importants pour les écoles qui gagnaient en réputation et en prix en argent lorsque ces derniers remportaient plusieurs victoires et devenaient de véritables vedettes!

3- Jusqu’à la mort?


Pollice Verso par Jean Léon Jérôme, 1872
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Source)

Le cinéma et la télévision nous ont donné une image fortement romancée des combats de gladiateurs, surtout en ce qui a trait à leur mort. En devenant des divertissements populaires organisés, la mort n’était pas nécessairement l’objectif inéluctable de ces spectacles à partir du 1er siècle de notre ère. Les règles étaient strictes et impliquaient entre autres que les combattants choisis soient d’un gabarit similaire afin de s’assurer d’une certaine équité lors des combats. Comme les écoles payaient pour l’entraînement, le logement et la nourriture de leurs combattants, elles ne voulaient pas les voir mourir dans les arènes ce qui signifie que bien souvent, le combat était arrêté lorsqu’un des deux gladiateurs était sérieusement blessé. 


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Source)

Si tel était toutefois le cas, le sort du combattant grièvement blessé était alors remis entre les mains des spectateurs et de l’empereur s’il était présent. La foule utilisait-elle le pouce en bas comme signe de mise à mort? Probablement pas. Le pouce en bas ou un mouchoir blanc ont possiblement été des signes de grâce plutôt que de mort, alors qu’un pouce en l’air a peut-être été le signal indiquant que la foule souhaitait la mort d’un combattant, généralement par un coup d’épée entre les omoplates ou dans la gorge.

4- Des découvertes archéologiques importantes:


(
Source)

Certaines découvertes archéologiques ont contribué à notre meilleure compréhension de leur vie et de leur mort. Notons la découverte de la caserne et de l’arène de Pompéi, bien préservés par les cendres du Vésuve, mais aussi l’étonnante découverte d’un cimetière de gladiateurs à Éphèse en Turquie. 


(
Source)

Les pierres tombales indiquaient clairement des tombes de gladiateurs, ce qui est rare et les spécialistes étudient depuis 1993 les ossements de ces combattants afin de mieux comprendre leurs blessures et leur régime alimentaire. Nous savons que les gladiateurs étaient bien nourris et souvent végétariens et que plusieurs présentaient des signes de blessures bien guéries, démontrant que les écoles soignaient leurs combattants afin de les garder actifs le plus longtemps possible.

Certains de ces squelettes ont cependant témoigné de mort violente, comme des crânes présentant trois trous biens distincts, associés à un fatal coup de trident…

http://www.historiatv.com/

Soya, bon ou mauvais?


Les végétariens et ceux qui veulent diminuer considérablement la consommation de viande se tournent vers divers produits tels que le soya qui se vend sur plusieurs formes comme par exemple, la boisson de soya, le tofu … Ce qui est important de savoir, c’est qu’une grande partie du soya est génétiquement modifiée et il serait peut-être mieux de chercher ceux qui sont certifiés sans OMG ou biologique
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Soya, bon ou mauvais?

 

Aux États-Unis, le marché des aliments à base... (Photo Digital/Thinkstock)

Aux États-Unis, le marché des aliments à base de soya a bondi de 2,28 à 4,5 milliards US par an, entre 1999 – année où une allégation santé liée au soya a été permise – et 2013, selon la Soyfoods Association of North America.

PHOTO DIGITAL/THINKSTOCK

MARIE ALLARD
La Presse

«Les protéines de soya aident à réduire le cholestérol.» Preuves scientifiques à l’appui, Santé Canada vient d’autoriser les fabricants à inscrire cette allégation santé sur les étiquettes d’aliments contenant au moins 6 g de protéines de soya par portion. Des textes alarmistes, qui circulent abondamment dans les réseaux sociaux, mettent pourtant en garde contre cette légumineuse. Qui croire?

Manger des aliments riches en protéines de soya – tofu, fèves, miso, tempeh, boissons de soya, etc. – a un effet positif sur la santé, selon Santé Canada. En mars, la Direction des aliments de ce ministère fédéral «a conclu à l’existence de preuves scientifiques appuyant une allégation au sujet des protéines de soya et de l’abaissement du cholestérol sanguin».

Depuis, les fabricants sont autorisés à vanter les mérites anti-cholestérol de cette légumineuse dans leurs publicités et étiquettes. En indiquant, par exemple, que «150g de tofu fournit 70% de la quantité quotidienne de protéines de soya aidant à abaisser le cholestérol».

L’«apport quotidien minimal efficace» a été fixé à 25 g de protéines de soya par jour, ce qui équivaut à grignoter 3/4 tasse d’edamames, les fèves de soya vertes servies à l’apéro dans les restaurants japonais. Cette allégation est jugée «pertinente et généralement applicable à la population», puisque 39% des Canadiens de 6 à 79 ans présentent des taux malsains de cholestérol total, selon Santé Canada.

«On n’est pas vraiment capables de savoir si c’est la consommation de soya en tant que telle qui est bénéfique pour la santé du coeur, ou si c’est le fait qu’on mange moins de viande qui l’est, nuance Bernard Lavallée, diététiste et auteur du blogue Le Nutrionniste urbain. Il reste que les gens qui intègrent le soya à leur alimentation ont une meilleure santé cardiovasculaire.»

Aux États-Unis, le marché des aliments à base de soya a bondi de 2,28 à 4,5 milliards US par an, entre 1999 – année où une allégation santé liée au soya a été permise – et 2013, selon la Soyfoods Association of North America. Un boom des produits à base de soya est à prévoir ici aussi.

Excellente source de protéines

D’autant que le soya – l’un des premiers aliments que l’être humain a fait pousser, rapporte Extenso, le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal – a de nombreux autres atouts.

«C’est une excellente source de protéines complètes, qui contiennent tous les acides aminés essentiels dans les bonnes proportions. Bref, ce sont des protéines d’aussi bonne qualité que celles de la viande.»  Bernard Lavallée diététiste

Plus riche en gras que les autres légumineuses, le soya contient toutefois «de bons gras, des polyinsaturés et des monoinsaturés, dont des oméga-3», poursuit le nutritionniste.

C’est aussi une source de fer, de zinc et même de calcium, dans le cas de boisson fortifiée et de tofu coagulé avec des sels de calcium – à vérifier sur le tableau de valeur nutritive.

Très légère diminution du risque de cancer du sein

Manger du soya, est-ce que ça minimise les bouffées de chaleur et autres désagréments liés à la ménopause?

«On n’est pas capables de le prouver», répond M. Lavallée.

Est-ce que ça prévient le cancer du sein? Possiblement, mais surtout chez les femmes asiatiques, qui en consomment de bonnes quantités depuis l’enfance.

Explication: le soya contient des phytoestrogènes, qui entraîneraient la destruction de cellules cancéreuses, contrairement aux oestrogènes naturellement sécrétés par les ovaires, qui contribueraient à leur prolifération.

«Une analyse récente des résultats de 18 études indique que la consommation de produits à base de soya engendre une très légère diminution du risque de cancer du sein, mais ces résultats doivent être interprétés avec prudence», précise la Société canadienne du cancer dans son site internet.

Même les survivantes du cancer du sein peuvent consommer jusqu’à trois portions d’aliments à base de soya par jour, tranche la Société canadienne du cancer.

Il leur suffit d’éviter les sources concentrées comme les poudres et suppléments de soya, «car ces produits peuvent affecter le corps d’une manière similaire aux oestrogènes».

Du soya dans la gomme à mâcher

Reste à choisir sous quelle forme manger son soya.

«Le mieux est de choisir des aliments peu transformés, conseille M. Lavallée. Les substituts de viande, comme ceux de Yves Veggie Cuisine, sont souvent des aliments transformés. Ce n’est pas parce que c’est végétarien que c’est bon pour la santé.»

Quant à ceux qui évitent le soya, ils doivent être très attentifs, puisque ses dérivés se cachent partout.

Étonnamment, «la principale source de soya dans l’alimentation nord-américaine n’est pas le tofu, ce sont les aliments transformés», indique le nutritionniste.

Émulsifiant et texturant, le soya est utilisé sous forme d’huile, de lécithine, de farine, de protéine concentrées ou isolées. On peut le retrouver notamment dans la chapelure, les céréales, les craquelins, les aliments panés, les substituts de repas, les épices, certains hamburgers à base de viande hachée, des chilis, de la limonade, même dans la sauce Worcestershire et la gomme à mâcher.

Quels sont les aliments de soya traditionnels?

Lait de soya: boisson fabriquée à partir de soya moulu, filtrée.

Edamame: soya vert frais bouilli, vendu surgelé.

Miso: condiment fabriqué à partir de soya, d’une céréale, de sel et d’une culture de moisissures, utilisé pour donner du goût aux soupes et sauces.

Natto: haricots de soya fermentés et gluants, servis en accompagnement du riz.

Sauce soya: condiment liquide brun fabriqué à partir de fèves de soya fermentées.

Tempeh: fèves de soya entières fermentées, sous forme de pain solide.

Tofu: boisson de soya caillée et pressée.

Source: Le soya, la culture «bonne à tout faire» de l’agriculture, gagne du terrain dans tout le Canada, Statistique Canada.

Aliments à base de soya

 

Aliment Portion protéines Isoflavones
 

Fèves de soya vertes (edamames)

175 ml (3/4 tasse) 25g 138mg
Tofu 175 ml (3/4 tasse) 17 g 52 mg
Noix de soya rôties 60 ml 11 g 60 mg
Boisson de soya 250 ml (1 tasse) 7 g 20 à 30 mg
 

Source : Les diététistes du Canada

Génétiquement modifié

«Chaque fois qu’on parle de soya comme bon aliment, je dois vous dire que les cheveux me dressent sur la tête, a écrit à La Presse Bernard Desparois, un lecteur de Sherbrooke. Plus de 90% du soya produit est génétiquement modifié (GM), un poison. Du soya Roundup dans mon assiette, non merci.»

En réalité, 82% des cultures de soya dans le monde étaient GM en 2014, selon le site d’information sur les OGM du gouvernement du Québec (www.ogm.gouv.qc.ca). C’est plus que le coton (68% des cultures mondiales), le canola (25%) et le maïs (30%).

C’est dans les cultures de soya et de coton génétiquement modifiés qu’on retrouve le plus d’empilements de gènes, qui permettent d’avoir plusieurs nouvelles caractéristiques à la fois.

Est-ce dangereux?

«Du point de vue de la nutrition, il n’y a aucune preuve que les OGM soient néfastes, répond le nutritionniste Bernard Lavallée, auteur de Sauver la planète une bouchée à la fois, paru aux éditions La Presse. Mais on peut se poser des questions sur leurs effets sur l’environnement.»

Le soya génétiquement modifié est généralement utilisé avec de l’herbicide à base de glyphosate – comme le Roundup de Monsanto – , qui ne se dégrade pas aussi vite qu’espéré. Du glyphosate a été détecté dans 65% des échantillons de la rivière Yamaska analysés par Environnement Canada, de 2003 à 2008.

Si vous préférez ne pas consommer de soya génétiquement modifié, cherchez les aliments certifiés sans OGM ou biologiques.

«C’est la seule façon d’éviter les OGM», dit M. Lavallée.

http://www.lapresse.ca/

5 dilemmes végétariens auxquels on ne pense pas quand on arrête la viande


Être végétarien, végétalien ou végan est un choix personnel. Les raisons peuvent être multiples, mais généralement, la décision est souvent reliée à tuer un animal pour se nourrir. Ce billet apporte une autre vision sur le plan moral qui est à mon avis intéressant. Si on veut cesser de manger des animaux, il faut savoir que la raison n’est pas nécessairement vraie
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5 dilemmes végétariens auxquels on ne pense pas quand on arrête la viande

 

Pollution, maltraitance animale, scandales alimentaires, vaches qui pètent, avec le temps vous avez compris que manger de la viande n’est ni sans conséquence, ni anodin. Résultat, vous avez décidé d’en manger moins, voire plus du tout. Vous êtes peut-être devenu(e) végétarien(ne), une décision audacieuse puisqu’elle va à l’encontre de notre culture alimentaire et honore bien des principes moraux.

Mais savez-vous jusqu’où elle pourrait vous emmener? Végétalisme ou véganisme sont-ils forcément de bonnes choses, ou existe-t-il des situations qui justifient d’aller à l’encontre de ces principes? Alors que la troisième édition du Paris Vegan Day se tient ce samedi 12 octobre à Paris, voici quelques dilemmes qui témoignent qu’arrêter de manger de la viande est loin d’être une décision comme une autre.

C’est qu’adopter un régime végétarien ou végétalien, c’est aussi se poser des questions, beaucoup de questions, auxquelles on ne s’attend d’ailleurs pas toujours. Alors si vous aimez les dilemmes moraux autant que les légumes, vous allez être servis. Mais avant toute chose, un petit lexique.

Végétarien: régime alimentaire excluant toute chair animale (viande, poisson), mais qui admet en général la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts).

Végétalien: le végétalisme, ou végétarisme strict, est une pratique alimentaire qui, comme tout régime végétarien, exclut toute chair animale (viande, poissons, crustacés, mollusques, etc.) ainsi que les produits dérivés des animaux (gélatine, etc.), et qui rejette, de surcroît, la consommation de ce qu’ils produisent (œufs, lait, miel, etc.)

Vegan: selon la Vegan Society le véganisme est le mode de vie qui cherche à exclure, autant qu’il est possible et réalisable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but.

1. Faut-il être végétarien ou végétalien?

Devenir végétarien c’est bien, mais en fonction des raisons qui vous y ont poussé, peut-être feriez vous mieux de devenir… végétalien. C’est notamment le cas si la principale raison qui vous y a conduit est la mort animale. Mieux vaudrait alors exclure les oeufs et le fromage de votre alimentation.

Pourquoi? Notamment parce que pour faire des œufs il faut des poules pondeuses, mais lorsqu’elles ne sont plus assez productives, on les remplace, parfois tous les ans. Et qu’est-ce qu’on en fait? On les tue, forcément (Chicken Run). Il en va de même des poussins mâles à la naissance. Et pour cause, ils ne peuvent pas pondre. Au regard de l’élevage, ils sont inutiles et donc bons pour la poubelle.

Le fromage n’est pas épargné. Ils puent, font notre gloire nationale mais ils contiennent aussi un ingrédient peu commun: la présure. Extrait du quatrième estomac des jeunes bovins, la présure est un coagulant sans lequel il serait impossible de faire du fromage et pour l’obtenir, il faut bien tuer des veaux. Il existe bien de la présure artificielle, mais l’immense majorité des fromages utilisent de la présure animale.

Vous êtes-vous d’ailleurs demandé pourquoi on mangeait du veau et non de la génisse (le jeune bovin femelle) ? Si l’on garde les femelles pour le lait, la majorité des mâles partent à l’abattoir. Boire du lait est donc loin d’être innocent. Raisonnement également valable pour l’agneau. Le seul argument végétarien qui semble tenir, d’un point de vue purement rationnel, serait donc celui du dégoût. Pour le reste, le végétalisme devrait s’imposer.

2. Peut-on quand même accepter de tuer des animaux lorsqu’on est végétarien?

Votre appartement est envahi de souris, mais depuis que vous êtes devenu(e) végétarien(ne), vous êtes naturellement réticent à l’idée de tuer des animaux et donc à poser des pièges. Seulement, voilà si vous ne faites rien, les souris se multiplieront à la vitesse grand V.

Quelle décision prendre? C’est le moment de faire preuve d’utilitarisme, cette branche de la philosophie anglo-saxonne qui évalue nos actions de manière à maximiser le bien-être global de l’ensemble des êtres sensibles.

Pour savoir comment agir, il faut se projeter et adopter un certain pragmatisme. Si vous n’agissez pas, les souris se multiplieront et vous vous retrouverez acculé à un choix binaire: déménager, ou les tuer. Et puisque les souris seront plus nombreuses, le souricide n’en sera que plus important, mieux aurait donc valu tuer la première souris, surtout vous estimez que les rongeurs sont des êtres sensibles (ce qui est le cas).

Dans le cas d’êtres insensibles, ou dont la sensibilité n’a pas été établie cela peut être différent. Certains n’y vont pas par quatre chemins. Interrogé par Philosophie Magazine, voici comment le philosophe britannique utilitariste et végétalien Peter Singer réagirait s’il était menacé par un moustique:

« Je n’ai aucun problème avec les moustiques. D’abord, je ne suis pas sûr qu’ils soient sensibles à la douleur et, même dans ce cas, une claque rapide réduit au minimum sa souffrance. Ensuite, il n’a pas de conscience développée de soi, il n’est pas un être capable d’envisager son future d’une façon ou d’une autre. Donc s’il m’empêche de me concentrer sur ma lecture et menace de me piquer… »

Les moustiques n’ont qu’à bien se tenir.

3. Une alimentation végétale est-elle forcément innocente?

Philosopher d’accord, mais pour prendre la bonne décision (pas celle qui vous semble bonne, mais bien celle qui est bonne en soi, puisse-t-elle toutefois exister), encore faut-il être correctement informé. Dans un billet publié par The Conversation, l’un des principaux sites de débat et d’opinion australien, le biologiste Mike Archer rappelle que le végétarisme (et donc le végétalisme et le véganisme) peuvent avoir des effets néfastes sur le bien-être des animaux.

En Australie, écrit-il, il serait plus respectueux du bien-être des animaux de consommer des protéines animales que végétales. Pourquoi? Parce que les vaches australiennes se nourrissent essentiellement de ce qu’elles trouvent dans leurs pâturages. Elles ne consomment donc que peu ou pas de grain. S’il fallait remplacer les protéines qu’elles fournissent par des protéines végétales, poursuit-il, il faudrait stimuler l’agriculture intensive sur le continent.

Or les champs dédiés à ce type d’agriculture abritent d’autres animaux, à l’image des souris (décidément). Problème: le climat, écrit-il, peut favoriser leur démographie. C’est ce qu’on appelle une crise d’ancien régime, les souris se multiplient par milliers, elles menacent les cultures, et c’est bien la raison pour laquelle les agriculteurs doivent les empoisonner.

En Australie, une culture est victime de ce type de crise en moyenne une fois tous les quatre ans. Pour chaque hectare de culture, 500 à 1000 souris par hectare voient le jour pendant cette crise. 80% d’entre elles sont empoisonnées, ce qui implique que 100 souris meurent par an, par hectare en Australie. Chaque hectare rapporte 1,4 tonne de blé en moyenne, contenant 13% de protéines. Produire 100 kilogrammes de protéines reviendrait à tuer au moins 55 souris. La même quantité provenant de viande bovine nécessiterait la mort de 2,2 vaches.

Si l’on se place du point de vue de la sensibilité des animaux, alors mieux vaut continuer à manger de la viande puisque pour la même quantité de protéine on tuerait 25 fois moins d’animaux sensibles. Certes, personne ne dit qu’il faut forcément remplacer la viande par des protéines provenant du blé, mais l’argument montre que l’équation, moins de viande = plus de terres arables disponibles = meilleur accès à la nourriture pour tous, n’est pas à une contradiction éthique près.

4. Peut-on aimer les animaux sans souhaiter les voir disparaître?

La question peut paraître incongrue mais que se passerait-il si tout le monde se convertissait au végétarisme ou au végétalisme? La réponse: certaines espèces pourraient bien disparaître. C’est le dilemme auquel le philosophe Ruwen Ogien nous met face dans son essai L’Influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale (Grasset), se faisant l’écho du philosophe Richard Hare.

D’après Hare, si nous considèrerons effectivement les animaux pour ce qu’ils sont et non pas des choses, « nous cesserions d’en élever pour la consommation humaine et nous laisserions en paix les animaux domestiques. »

L’inconvénient? Nous les ferions tous disparaître – y compris les animaux de compagnie qui n’auraient aucun avenir – à l’exception des animaux sauvages.

« L’extinction des animaux domestiques – sans distinction aucune entre les espèces compagnes et celles à l’usage alimentaire – serait le seul remède à nos crimes, » écrit Hare.

Et Ruwen Ogien de s’interroger: « Est-il possible d’envisager un certain type de relations à l’égard des animaux non sauvages qui exclurait le droit de les posséder, mais qui ne les empêcherait pas de prospérer? »

À chacun de tenter d’apporter une réponse à cette question.

5. Peut-on être végétarien et avoir un animal de compagnie carnivore?

Vous ne mangez plus de viande mais vous avez un chat, ou un chien. Évidemment, il n’est pas question de le ou la manger. Mais alors que vous vous faites une fierté de ne plus manger de viande, voilà qu’arrive l’heure de la pâtée. Le toutou réclame, le félin miaule, vous sortez une boîte ou un sachet. Alors ce sera quoi: bœuf, poisson ou poulet?

Si vous êtes devenu(e) végétarien(ne) ou végétalien(ne) en raison des dérives de l’élevage industriel ou d’un refus de la mort animale, vous vous retrouvez en pleine contradiction et il va falloir faire un choix: se débarrasser de votre animal de compagnie, ou dépenser une fortune en pâtée pour chien ou pour chat végétarien, végétalien ou bio… et espérer qu’il mangera bien ce que vous lui donnerez.

Certains vétérinaires militants estiment que les chiens et les chats peuvent s’accommoder d’un régime végétarien, à condition d’être nourris à l’aide de recettes spéciales (qu’ils se feront un plaisir de vous vendre). D’autres en doutent, ou estiment que seuls les chiens peuvent être végétariens, les chats ayant besoin d’acides aminés se trouvant uniquement dans la viande. Certains demeurent enfin plus que sceptiques, qu’il s’agisse des chiens ou des chats. Prudence donc.

Devenir végétarien, végétalien ou vegan implique de faire des choix auxquels on ne s’attendrait pas forcément. Néanmoins, libre à chacun de faire comme il le souhaite. La rationalité n’est pas une règle et l’essentiel reste de faire le choix qui nous semble le meilleur dans la limite des informations dont chacun dispose, ainsi que dans les contextes et les environnements nécessairement différents au sein desquels les hommes évoluent.

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