Des recettes vieilles de 4.000 ans ont été testées, et c’est très bon


Je trouve cela très intéressant, cette expérience culinaire en recréant des recettes vieilles de 4 milles ans, que des spécialistes ont décodée partir des textes cunéiformes gravés sur des tablettes. Parmi les recettes originaires de la Mésopotamie (actuellement Irak, Syrie et Turquie), ils ont testé 3 recettes et semblent avoir été agréablement surpris du goût. De plus, le ragoût d’agneau de l’Irak semble avoir traversé les âges, car il reste similaire malgré les millénaires.
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Des recettes vieilles de 4.000 ans ont été testées, et c’est très bon


Le ragoût d'agneau cuisiné en Irak a traversé les âges. | Louis Hansel via Unsplash

Le ragoût d’agneau cuisiné en Irak a traversé les âges. | Louis Hansel via Unsplash

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur Vice

Ni frites ni burger à l’époque, les chef·fes étaient de fins palais.


«Pas de viande. Préparez de l’eau. Ajoutez de la graisse, du kurrat, de la coriandre, du sel à volonté, des poireaux, de l’ail. Pilonnez du levain séché, passez au tamis et dispersez-le par-dessus.»

Bien que relativement simple, cette recette végétarienne nommée «le dénouement» pourrait facilement trouver sa place dans un livre de cuisine moderne. Vous voulez connaître le ou la chef·fe qui l’a confectionnée? Impossible, cette personne est morte il y a environ 4.000 ans.

Des textes cunéiformes gravés sur des tablettes correspondant à l’heure actuelle aux recettes les plus anciennes au monde avaient été décodés il y a près de trente-cinq ans par un assyriologue français. Datant d’environ 1.700 ans avant J.-C., ce trésor historique avait été placé dans la collection babylonienne de Yale, sans que jamais personne ne tente de cuisiner ces mets à nouveau. C’est désormais chose faite.

Une équipe internationale spécialiste en histoire culinaire, en chimie alimentaire et en écriture cunéiforme a uni ses forces pour reconstituer trois des vingt-et-une recettes déchiffrées, dont deux ragoûts d’agneau et une recette végétarienne avec du pain à la bière. Une sorte d’archéologie culinaire qui a pour but d’approfondir la compréhension de la culture babylonienne.

«C’est très important de comprendre ce que pouvait être le goût de la nourriture de l’époque», déclare Agnete Lassen, conservatrice associée de la Collection babylonienne de l’Université Yale.

Les recettes étant longues de seulement quatre ou cinq lignes, l’équipe a tâtonné avant de trouver la bonne façon de les exécuter.

«Nous ne savions pas vraiment ce que nous recherchions, ajoute Agnete Lassen. Par exemple, je ne comprenais pas bien l’une des recettes. Et puis quand on l’a bouilli pendant un moment, le plat s’est soudainement transformé en quelque chose de délicieux.»

Des recettes toujours d’actualité

Reproduire ces recettes originaires de Mésopotamie, région historique comprenant une grande part de l’actuel Irak, de la Syrie et de la Turquie, a notamment permis de mettre en lumière des similitudes entre ces plats antiques et certains toujours confectionnés aujourd’hui. Outre l’utilisation d’épices et de coriandre, l’exemple le plus flagrant reste le ragoût d’agneau qui semble avoir véritablement traversé les âges.

«J’ai été vraiment surpris de constater que ce ragoût, qui est un mets de base en Irak, est également un mets phare des temps anciens, précise à la BBC Nawal Nasrallah, historien culinaire et spécialiste de la cuisine irakienne. C’est vraiment fascinant de voir comment un plat aussi simple a survécu de l’antiquité à nos jours. Aujourd’hui encore, un ragoût avec du riz et du pain fait partie de nos repas quotidiens.»

Et qui sait, peut-être qu’un jour, à l’instar de ce ragoût, les futur·es chercheurs et chercheuses analyseront nos recettes actuelles en se replongeant dans les millions de photographies Instagram de nos assiettes.

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Un fast-food lance une carotte à base de viande pour trol­ler les végans


Bah, si cela peut amuser la clientèle pourquoi pas. De toute manière dans les fast-food, que la nourriture soit à base de viande ou de plante, ce n’est pas le meilleur endroit pour avoir une alimentation saine.
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Un fast-food lance une carotte à base de viande pour trol­ler les végans

Crédits : Arby’s / Youtube

par  Suzanne Jovet

Agacée par les « steaks » de plante déve­lop­pés par des entre­prises comme Impos­sible Foods et Beyond Meat, la chaîne de restau­ra­tion rapide améri­caine Arby’s a présenté le 26 juin une carotte faite entiè­re­ment à base de viande de dinde, rapporte Vice. Une réponse d’un goût pour le moins douteux.

Alors que les alter­na­tives végé­ta­riennes ou végé­ta­liennes gagnent du terrain dans la restau­ra­tion rapide, Alby’s a décidé d’al­ler à l’en­contre de cette nouvelle forme de burgers pour lesquels aucun animal n’est mort. La chaîne de sand­wichs a conçu la « Marrot », une saucisse de dinde en forme de carotte.

« S’ils peuvent fabriquer de la viande à base de légumes, nous pouvons fabriquer des légumes à base de viande », annonce la marque dans son spot publi­ci­taire.


Alby’s est une chaîne de fast-food fondée en 1964 dans l’Ohio. L’en­seigne est notam­ment connue pour ses sand­wichs où s’en­tassent d’in­nom­brables couches de viandes.

« Les chances pour que nous servions des plats à base de plantes dans nos restau­rants, main­te­nant ou à l’ave­nir, sont abso­lu­ment nulles », a déclaré le direc­teur de l’en­seigne.

La marque prétend que la Marrot présente la même valeur nutri­tion­nelle qu’une véri­table carotte.

En France, depuis le mois de mai 2018, les alter­na­tives végé­ta­liennes à la viande n’ont plus le droit de s’ap­pe­ler « steak » ou « saucisse », des mots quali­fiants les produits à base de viande animale.

Pour autant, Goliath n’a pas eu chez nous l’iné­lé­gance de trol­ler David. Car si les alter­na­tives à base de plantes sont en plein essor, l’in­dus­trie de la viande animale et ses abat­toirs ont encore de beaux jours devant eux.

Source : Vice

https://www.ulyces.co/

Il y a 200 millions d’an­nées, les croco­diles étaient végé­ta­riens


Au cours des millénaires, les crocodiles ont su s’adapter à leur environnement pour survivre. Trois fois, ils ont été des herbivores. On peut donc prétendre que si les crocodiles pourraient au besoin redevenir herbivore
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Il y a 200 millions d’an­nées, les croco­diles étaient végé­ta­riens


par  Suzanne Jovet

Les croco­diles ont bien changé. Dans une étude publiée jeudi 27 juin dans la revue scien­ti­fique Cell, les scien­ti­fiques améri­cains Keegan Melstrom et Radnall Irmis ont décou­vert qu’il y a 200 millions d’an­nées, certains des croco­diles qui peuplaient la Terre étaient végé­ta­riens, rapporte The Inde­pendent.

L’her­bi­vo­rie est une évolu­tion rela­ti­ve­ment rare qui n’est présente chez aucun croco­di­lien contem­po­rain. Mais cette étude indique que les croco­dy­li­formes herbi­vores étaient plus fréquents qu’on ne l’ima­gine dans un loin­tain passé. Ces reptiles herbi­vores étaient à vrai dire présents durant toute le Méso­zoïque sur la plupart des conti­nents.

Pour confir­mer leurs hypo­thèses, les cher­cheurs ont analysé 146 dents de 16 croco­dy­li­formes. Les résul­tats ont révélé que ces crocos préhis­to­riques ont connu un plus grand nombre de régimes alimen­taires que leurs descen­dants

 « Nos travaux démontrent que ces croco­dy­li­formes dispa­rus avaient un régime alimen­taire extrê­me­ment varié », déclare Keegan Melstrom, cher­cheur à l’uni­ver­sité de l’Utah.

Les recherches ont égale­ment démon­tré que les croco­dy­li­formes ont déve­loppé au moins trois denti­tions diffé­rentes. De multiples denti­tions adap­tées à l’en­vi­ron­ne­ment et aux habi­tudes alimen­taires de l’ani­mal. Ainsi, tous les croco­diles contem­po­rains disposent de dents en forme de cônes, idéales pour déchi­rer la viande.

« La chose la plus inté­res­sante que nous ayons décou­verte est la fréquence à laquelle les croco­dy­li­formes ont mangé des plantes. Les carni­vores possèdent des dents simples alors que les herbi­vores ont des dents beau­coup plus complexes », explique Keegan Melstrom.

Au cours de leur longue évolu­tion, les croco­dy­li­formes seraient ainsi trois fois deve­nus herbi­vores. Il n’est donc pas exclu qu’ils recom­mencent à l’ave­nir.

Crédit : South West News Service

Source : The Inde­pendent

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Une morsure de tique est capable de vous rendre végétarien


La tique étoilée était surtout localisée dans le Sud-est américain, mais elle se propage partout dans le monde et semble vouloir venir aussi au Québec. Cette tique peut rendre une personne allergique à la viande rouge, mais elle peut aussi entraîner la mort …
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Une morsure de tique est capable de vous rendre végétarien

 

Rosalie Dion
Rédactrice à MétéoMédia

Les morsures de tiques, plus précisément celles des tiques étoilées, pourraient faire apparaître une allergie soudaine à la… viande rouge ! C’est l’une des conclusions d’une étude publiée dans le Journal de l’association médicale américaine.

Le coupable serait l’alpha-gal, un sucre présent dans le sang de la plupart des mammifères, mais pas dans celui de l’humain. La découverte : ce sucre se trouve dans la salive de l’arachnide, indépendamment de s’il a récemment mordu un animal, remettant ainsi en question les théories antérieures.

L’allergie à la viande rouge se propage à une vitesse folle : alors qu’elle ne touchait que 3 % des adultes il y a peu de temps, celle-ci est maintenant présente partout dans le monde, principalement dans le sud-est des États-Unis, sur la côte est australienne ainsi qu’en Europe. Tranquillement, elle se dirige vers le Québec.

Difficile à diagnostiquer

Au départ, il était difficile pour les professionnels de la santé de diagnostiquer cette allergie. Certains patients n’étaient pas pris au sérieux. Les premiers cas ont été des jardiniers, des randonneurs, des chasseurs… Tous recouverts de piqûres.

Depuis cette découverte, des milliers de cas ont été répertoriés dans le monde. La sévérité des symptômes varie également d’une personne à l’autre, passant de l’urticaire jusqu’à la mort.

Reconnaître une piqûre

Il est recommandé de retirer soigneusement la tique de la peau, en faisant bien attention de la garder en un morceau. Il faut ensuite désinfecter la plaie et surveiller votre peau. Les symptômes inquiétants : une peau rouge, qui démange ainsi qu’un état de fatigue.

Il est conseillé de porter des chaussures hautes et fermées ainsi que des vêtements couvrants pour éviter les morsures lorsque vous allez vous balader en forêt.

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Végétaliens : gare au risque de fracture


Bien des gens choisissent de devenir végétalien 0u végétarien, ce n’est pas quelque chose que l’on doit prendre à la légère. Il faut s’éduquer, apprendre le rôle des aliments et de ce qu’ils apportent au corps pour éviter les carences causées par l’absence de la viande.
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Végétaliens : gare au risque de fracture

 

Shidlovski/Shutterstock.com

De plus en plus de personnes se laissent séduire par les régimes végétariens et végétaliens. Ils peuvent  apporter de nombreux minéraux et vitamines dont l’organisme a besoin. Mais ils peuvent aussi favoriser certaines carences (en calcium notamment) et avoir un impact négatif sur la santé osseuse. 

La densité minérale osseuse (DMO) détermine la santé de nos os. Plus elle est faible, plus nos os sont fragiles et plus le risque de fracture est élevé. Vous le savez, notre mode de vie joue un rôle dans le maintien de la DMO. La pratique d’une activité physique et le régime alimentaire comptent parmi les facteurs les plus influents.

En ce qui concerne le régime alimentaire, certains nutriments, tels le calcium et la vitamine D, sont essentiels pour la santé des os. Dans la mesure où les meilleures sources alimentaires  sont d’origine animale, des chercheurs de l’Université de Saragosse (Espagne) ont voulu savoir si les végétariens et les végétaliens présentaient un risque plus important de carence, et par extension, de fractures.

Indispensable supplémentation ?

Pour cela, ils ont compilé les résultats de 257 études. Ce qui représentait plus de 37 000 participants. Les scientifiques ont ainsi pu comparer la densité minérale osseuse au niveau du rachis lombaire et du col du fémur ainsi que le risque de fracture des sujets selon leur mode alimentaire (végétaliens, végétariens, omnivores).

Il ressort  que les végétariens mais surtout les végétaliens, qui excluent tout produit d’origine animale,  présentaient bien une DMO inférieure par rapport aux omnivores. Ce constat était d’autant plus vrai que seuls les végétaliens  présentaient un risque de fracture accru, de 44% comparés aux omnivores. Sans trop de surprise, le risque semble plus important  après 50 ans. Rappelons en effet que la densité minérale osseuse diminue avec l’âge.

Les scientifiques appellent donc les végétaliens, en particulier ceux présentant un risque d’ostéoporose, à corriger leurs carences et envisager une supplémentation en calcium et en vitamine D.

  • Source : Veganism, vegetarianism, bone mineral density, and fracture risk: a systematic review and
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Vos chiens et chats sont une catastrophe pour l’environnement


Je crois qu’avant de vouloir changer la nature alimentaire des animaux de compagnie pour lutter contre les émissions à effet de gaz, on devrait voir nous-même ce que nous pouvons faire dans d’autres domaines dont l’humain est en cause. Je me demande sérieusement, si ce n’est pas un moyen pour enrichir les industries de l’alimentation animale. Les régime végan doit être pour ceux qui en ont besoin, mais la mode alimentaire étant ce qu’elle est, veut aussi agrandir son champ d’action avec les animaux, ce que je trouve grotesque
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Vos chiens et chats sont une catastrophe pour l’environnement

 

DMITRY KOPYLETS VIA GETTY IMAGES

Leurs régime alimentaire, très souvent à base de viande, a un impact considérable sur la planète et mérite qu’on y réfléchisse.

  • Par Tom Levitt

Lyla est un carlin, une race de chien très tendance. Mais elle est aussi végane puisque son maître a arrêté de lui donner de la viande. De plus en plus de propriétaires de chiens et de chats aux États-Unis prennent la même décision, les régimes végétariens et végétaliens gagnant du terrain non seulement chez les humains mais aussi parmi leurs animaux de compagnie.

Le maître de Lyla n’est autre que Myron Lyskanycz, le PDG de Halo, une entreprise de nourriture pour chiens et chats qui propose des gammes avec et sans viande depuis six ans. Aujourd’hui, les produits véganes représentent 20% de ses ventes d’aliments pour chiens. Lyskanycz prévoit une croissance rapide de cette catégorie de produits dans les dix années à venir.

D’après une enquête, environ 8% des Américains se disent végétariens ou véganes, et d’après une autre, 31% du reste de la population affirment réduire activement leur consommation de viande.

En arrêtant peu à peu de manger de la chair animale, « les gens commenceront forcément à réaliser qu’il s’agit d’un régime qui convient aussi à leurs animaux », estime-t-il.

HALO PETSLyla le carlin végane.

Un régime alimentaire végétal pour les chiens est moins absurde qu’il n’y paraît. Aux États-Unis, les 70 millions de chiens de compagnie consomment en majorité des aliments carnés. Tous les chats, chiens et autres animaux de compagnie américains représentent à eux seuls le cinquième plus grand consommateur de viande au monde, derrière la Russie, le Brésil, les États-Unis et la Chine.

Et cela commence à inquiéter les écologistes, sachant que la production mondiale de viande et de produits laitiers est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre générés par l’homme, soit un peu plus que les émissions de tous les véhicules, trains, avions et bateaux du monde. Or, les chiens et chats domestiques représentent jusqu’à 30% de l’impact environnemental attribuable à l’agriculture animale aux États-Unis.

Si on ne réduit pas la consommation excessive de viande, tant chez les hommes que chez les animaux de compagnie, il sera quasiment impossible de maintenir le niveau du réchauffement climatique sous le seuil critique des 2°C.

D’après les scientifiques, dans d’autres pays, les chiens errants qui vivent des restes qu’ils trouvent ont un régime riche en glucides (biscuits, pain, riz) et relativement pauvre en protéines (restes de viande ou de carcasses).

Une digestion différente selon les chiens

Les chiens de compagnie seraient mieux adaptés à un régime plus riche en glucides que leurs ancêtres de la famille des loups: leurs habitudes alimentaires ont évolué et ils arrivent à mieux digérer l’amidon. Ce que confirme une étude suédoise qui montre que les chiens digèrent cinq fois mieux l’amidon (contenu dans les céréales, les haricots et les pommes de terre) que les loups et qu’ils possèdent une enzyme digestive semblable à celle d’herbivores comme les vaches et les lapins.

Si les chiens aiment l’odeur et le goût de la viande, cette étude affirme que les préférences alimentaires d’un chien adulte sont fortement influencées par ce qu’il a mangé quand il était chiot.

« La plupart des propriétaires de chiens n »ont jamais pensé que leur animal puisse survivre avec un régime végétal. Ça va changer à mesure que nous disposons de plus d’informations, » affirme le PDG.

La plupart des aliments pour animaux contiennent aujourd’hui de la farine d’os et d’autres restes moins prisés dans l’alimentation humaine. Mais, d’après Greg Okin, professeur à l’université de Californie et auteur d’une étude sur l’impact environnemental des aliments pour animaux, certains fabricants de ces produits tendent à encourager les maîtres à acheter pour leurs compagnons des aliments à base de viande de meilleure qualité.

Les chiens, des loups et les chats, des lions

« Les équipes marketing s’efforcent de convaincre les consommateurs que leurs chiens sont des loups et leurs chats, des lions qui ont besoin d’un régime riche en produits d’origine animale, explique-t-il. Or les chiens ne sont évidemment pas des loups, et les chats ne sont pas des lions, mais les gens sont dupes. Je crois qu’ils se font avoir en se laissant convaincre de dépenser plus d’argent pour des produits dont leurs animaux n’ont pas besoin et qui, sur le plan environnemental, sont pires que les croquettes pleines de céréales des marques moins chères. »

Cela dit, il y a des limites dans ce qu »on peut imposer aux animaux de compagnie en termes de régime sans viande. Si les chiens peuvent vivre en consommant uniquement des végétaux, les chats sont cependant des animaux carnivores qui ont besoin de certains nutriments que lon trouve dans la viande.

ORIOL GURI / EYEEM VIA GETTY IMAGESLes chats sont des animaux carnivores qui ont besoin de certains nutriments que l’on trouve dans la viande.

Les chiens « sont omnivores et même leurs ancêtres sauvages consommaient des légumes. Depuis, l’évolution les a mieux équipés pour un régime végétal », déclare Sarah Dodd, consultante vétérinaire auprès des marques telles que Halo, qui étudie les régimes alimentaires végétaux chez les animaux de compagnie.

« Le cas des chats est différent. Théoriquement, il est possible de leur fournir tous les nutriments nécessaires avec un régime à base de préparations alimentaires végétales, mais nous ne disposons pas encore de suffisamment de données pour savoir si les produits actuellement disponibles satisfont ces besoins. »

Elle pense que les grands fabricants de nourriture pour animaux devraient soutenir davantage la recherche sur les produits destinés aux chats. Mais l »un de ces géants, Mars Petcare, qui détient des marques comme Pedigree, Iams, Nutro et Eukanuba, doute de l’intérêt des consommateurs pour la nourriture animale végane.

«Un régime végane est possible»

« Un régime alimentaire végane est possible pour les chiens et les chats, mais il est potentiellement difficile à développer, déclare ainsi Tiffany Bierer, directrice scientifique chez Mars Petcare. Les chiens et les chats ont notamment besoin de vitamine D pour maintenir un taux de calcium adéquat dans leur corps. Contrairement aux humains, ils ne peuvent pas en fabriquer eux-mêmes. Or la vitamine D ne se trouve que dans les produits d’origine animale. Et puis il y a des nutriments très peu présents dans les légumes ou les céréales, comme les acides aminés. »

Un autre fabricant de nourriture pour chiens et chats tente d »apporter une solution avec des aliments à base de viande cultivée en laboratoire. Basée en Californie, l’entreprise Wild Earth, soutenue par le milliardaire Peter Thiel, affirme vouloir réinventer la nourriture pour animaux en la produisant avec de la viande cultivée in vitro et des aliments végétaux.

« Nous utilisons des végétaux et des champignons très riches en protéines, ce qui est un premier pas pour remplacer la viande, explique le PDG de Wild Earth, Ryan Bethencourt. Mais nous ne nous revendiquons pas comme une entreprise végane. Notre but est de créer une source de protéines durable, notamment avec de la viande cultivée en laboratoire. »

De la viande de souris artificielle

Wild Earth a déjà développé de la viande de souris artificielle destinée aux chats, mais elle n’est pas encore commercialisée. M. Bethencourt pense qu’un produit à base de viande de culture sera d’abord commercialisé pour les hommes, afin d’éviter de donner à la viande cultivée in vitro l’image d’un aliment de qualité inférieure.

« Nous pourrions en proposer dès aujourd’hui ou dans quelques mois, mais nous devons régler des questions d’ordre réglementaire et de prix d’achat », explique-t-il, ajoutant que Wild Earth espère lancer la commercialisation de viande cultivée en laboratoire d’ici à 2020.

En attendant, Greg Okin invite les maîtres à se faire conseiller avant de changer le régime alimentaire de leur chien ou chat.

« Tout comme l’on choisit parfois sa voiture en fonction de ses émissions de carbone, on pourrait aussi choisir son animal de compagnie selon ses besoins spécifiques en produits d’origine animale, suggère-t-il. Si cette question les intéresse, j’encourage les propriétaires d’animaux à en parler avec leur vétérinaire. »

Cet article, publié sur le HuffPost américain, a été traduit par Valeriya Macogon pour Fast ForWord.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Selon cette étude, les gladiateurs étaient végétariens


Les gladiateurs semblent avoir été végétariens pour plusieurs raisons, la viande était plus cher, et ils pouvaient aller chercher le calcium et la graisse dans d’autres des végétaux. Ceci était pour mieux paraitre lors des combats et plus résistants au grand plaisir des spectateurs.
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Selon cette étude, les gladiateurs étaient végétariens

 

par  Malaurie Chokoualé

Loin des muscles proéminents et huilés d’Hollywood, la science suggère plutôt que les corps des gladiateurs romains étaient plutôt recouverts d’une couche de graisse sous-cutanée au niveau des abdominaux et des pectoraux.

Selon cette étude réalisée par des anthropologues de l’université de Vienne, leur régime était riche en glucides ainsi qu’en calcium – que l’on retrouve dans l’orge et les haricots – et faible en protéines animales. En d’autres termes, ils soupçonnent que les gladiateurs étaient essentiellement végétariens.

Pour en arriver à ces conclusions, les anthropologues ont étudié un tombeau de gladiateurs vieux de près de 2 000 ans, située à Éphèse en Turquie (alors partie de l’Empire romain). Les os de 67 gladiateurs et d’une esclave (considérée comme l’épouse d’un des guerriers) ont ainsi été étudiés minutieusement. Comment savaient-ils qu’il s’agissait de gladiateurs ? Sur des dalles de marbre marquant l’emplacement de la tombe, il y avait des reliefs sculptés représentant des scènes de combats des hommes enterrés.

À l’aide d’une technique appelée l’analyse isotopique, les chercheurs ont scruté des os de bras et de jambes, des crânes et des dents pour tenter de comprendre comment ses hommes mythiques vivaient alors. C’est de cette manière qu’ils ont pu déterminer qu’ils étaient en fait végétariens. Dans les textes de l’époque, il est vrai que ce régime alimentaire était déjà mentionné. Pline par exemple, faisait référence aux gladiateurs comme à des « mangeurs d’orge ».

Pourquoi ne mangeaient-ils que très peu de viande ? Les anthropologues supposent qu’il s’agissait tout d’abord d’une mesure pour réduire les coûts (la viande étant plus chère que les haricots) mais également d’améliorer les performances au combat. Ils pensent que les combattants mangeaient ce genre d’aliment pour gagner du poids et être ainsi « protégés » par la graisse supplémentaire. Le spectacle était alors plus impressionnant : les gladiateurs se faisaient entailler, le sang jaillissait, mais ils pouvaient continuer à se battre, pour le plus grand plaisir du public. Quant au calcium retrouvé dans leur os, les chercheurs pensent que les gladiateurs étaient « chouchoutés » et qu’on leur faisait boire des compléments alimentaires à base de plantes carbonisées ou de cendres d’os pour être plus résistants. Ce régime était tout à fait étudié.

Sources : PLOS One

http://www.ulyces.co/