Le Saviez-Vous ► Végétarien, végétalien, végan : quelles différences ?


Je savais qu’il y avait une différence entre être végétarien, végétalien, et végan, cependant la mode végan est beaucoup plus strict que je pensais. J’ai un penchant pour le végétarisme, mais avec des oeufs, produits laitiers et fruits de mer, car il est difficile de bien équilibrer son alimentation pour aller chercher les protéines nécessaires et la vitamine B 12 que l’on retrouver surtout dans la viande rouge
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Végétarien, végétalien, végan : quelles différences ?

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Végétariens, végétaliens et végans ne consomment pas de viande, pour des raisons propres à chacun : protéger la cause animale, améliorer sa santé ou encourager une agriculture plus durable. Mais qu’est-ce qui différencie un végétarien d’un végétalien ou d’un végan ?

De nombreuses raisons peuvent motiver un individu à devenir végétarien, végétalien ou vegan, qu’il s’agisse de sa religion (hindouisme…), du désir de perdre du poids ou de respecter la cause animale. Les végétariens, les végétaliens et les végans ont tous pour point commun de ne pas manger de viande. Mais il y a des différences entre eux :

  • les végétaliens ne consomment aucun produit d’origine animale, donc ni viande, ni lait, ni œufs, ni miel,
  • le véganisme ne se réduit pas à un régime (végétalien), c’est un mode de vie qui exclut tout produit issu de l’exploitation animale. Cela signifie qu’un végan n’achète pas de chaussures ou de canapé en cuir, ne porte pas de fourrure, n’utilise pas de cosmétiques testés sur des animaux, il ne va pas non plus au zoo ou au cirque voir des spectacles avec des animaux.

 

Pythagore est le premier à avoir défini le régime végétarien comme on le connaît. Toile de Pierre Paul Rubens. © Pierre Paul Rubens, Wikimedia Commons, Domaine Public

Pythagore est le premier à avoir défini le régime végétarien comme on le connaît. Toile de Pierre Paul Rubens. © Pierre Paul Rubens, Wikimedia Commons, Domaine Public

Différentes façons d’être végétarien

 

Il existe plusieurs variantes dans le végétarisme :

  • les ovo-lacto-végétariens ne mangent pas de viande mais consomment des œufs, du lait, des produits laitiers ; c’est la forme de végétarisme la plus courante en Europe,
  • les ovo-végétariens mangent des œufs mais pas de produits laitiers,
  • les lacto-végétariens consomment des produits laitiers mais pas d’œufs,
  • les pesco-végétariens acceptent de manger du poisson.

 

https://www.futura-sciences.com/

Ils font rôtir un humain au barbecue pour dénoncer la consommation de viande


Je peux comprendre que des gens préfèrent le vaginisme, le végétalisme, mais cette manie d’imposer leur idée, c’est d’y aller un peu fort. D’abord, si tout le monde ne mangeait que ce que la nature offre autre qu’animal, nous aurions une surproduction des terres et déjà, la terre en donne beaucoup … De plus, les animaux prédateurs chassent et mangent d’autres animaux souvent sans défense … Il serait par contre, bien de diminuer de beaucoup notre consommation animale, cela serait bien pour les omnivores qu’en principe nous sommes.
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Ils font rôtir un humain au barbecue pour dénoncer la consommation de viande

 

Paul Guyonnet Paul Guyonnet est journaliste vidéo généraliste au Huffington Post France

À l’appel de l’association Vegan Impact, des dizaines de personnes étaient réunies dans le centre de Paris pour un événement choc.

 

VÉGANISME – La pluie ne les aura pas arrêtés. Ce 1er juillet au matin, quelques dizaines de militants vegan étaient rassemblés sous des trombes d’eau place Igor Stravinsky, dans le centre de Paris, pour une opération organisée par l’association « Vegan Impact« . Pièce centrale du rassemblement: un barbecue géant sur lequel rôtissait… une femme maquillée pour lui donner un aspect carbonisé.

Une communication choc qui visait à interpeller au sujet de la consommation de viande pendant l’été, et notamment autour des barbecues.

Dans la foule, des slogans tels que « Les animaux aussi ressentent la peur et la douleur », « Voici le visage de votre viande » ou encore « Pour les animaux, la différence entre la vie et la mort c’est vous » pouvaient ainsi être lus, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Quelques minutes plus tard, un second individu, un homme cette fois a été installé sur le barbecue à l’échelle humaine qui avait été monté au centre de la place du 4e arrondissement de Paris.

http://www.huffingtonpost.fr/

Le cuir d’ananas, l’invention végane qui sauve la peau des animaux


Des accessoires en cuir de feuilles d’ananas est possible. Cela ressemble à s’y méprendre au cuir animal et serait moins dommageable par sa fabrication pour l’environnement et les personnes qui y travaillent
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Le cuir d’ananas, l’invention végane qui sauve la peau des animaux

 

Le cuir d'ananas est produit par l'entreprise Pinatex

Le cuir d’ananas est produit par l’entreprise Pinatex — Screenshot Youtube.com

NATURE La jeune entreprise Piñatex, aux Philippines, fabrique du cuir à partir de feuilles d’ananas pour le prêt-à-porter. Une solution salvatrice pour les bovins et l’environnement…

Une bonne nouvelle pour les végétariens… et pour les bovins. Il faut le reconnaître aux véganes, bien que leur mode de vie sans viande, lait, œufs, cuir et laine soit stricte, ils fourmillent d’idées pour remplacer ce qui aurait pu leur manquer. Ainsi, la créatrice de Piñatex Carmen Hijosa, qui a pourtant travaillé longtemps dans l’industrie du cuir animal, fabrique à présent du cuir issu des feuilles de l’ananas.​

 

Bien que l’entreprise Piñatex, qui se trouve aux Philippines, soit la première connue à ce jour pour vendre du cuir d’ananas, la technique ne date pas d’hier. Dans l’archipel océanique, on utilisait déjà la verdure de ce fuit pour fabriquer des accessoires féminins au 16e. C’est de cet artisanat que Carmen Hijosa s’est inspirée : elle extrait les fibres des feuilles d’ananas pour en faire un tissu robuste dont les nervures ressemblent à s’y méprendre à du cuir animal. 480 feuilles (soit environ 16 ananas) sont nécessaires pour fabriquer un mètre carré de textile qui pourra un jour servir à fabriquer des sacs à main, vestes et chaussures.

Fibre d'ananas issue des feuilles et qui forme le cuir

Fibre d’ananas issue des feuilles et qui forme le cuir – Screenshot Youtube.com

Bénéfique aux animaux, le cuir d’ananas est également bon pour l’environnement.

Car « les processus de tannage [des animaux] et de production ont des effets néfastes sur l’environnement, ainsi que sur le bien-être des animaux et des personnes impliquées », explique la créatrice à PlayGround Magazine.

Plus de raisons de faire la peau aux animaux.

http://www.20minutes.fr/

La faiblesse des arguments pour le véganisme


Le végétalisme ou véganisme est-il le meilleur régime alimentaire pour être en santé ? Personnellement, j’en doute, car trop risque d’avoir certaines carences et de plus, ceux qui prône ce mode alimentaire, devraient savoir que beaucoup de produits sont fait avec des animaux, que ce soit des crèmes pour la peau, des crayons de couleur, de l’encre, des produits pharmaceutiques, etc.
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La faiblesse des arguments pour le véganisme

 

Certaines personnes prônent de façon insistante l’idée que l’être humain n’est plus obligé de consommer de produits d’origine animale pour subvenir à ses besoins nutritionnels. Par la publication de livres et au cours de conférences, elles font la promotion du véganisme, un régime très restrictif où l’on doit non seulement se priver de viande, mais aussi de tout produit animal, y compris le lait et les œufs. L’achat de cuir est proscrit, et certains véganes vont même jusqu’à refuser d’utiliser un couteau qui a déjà servi à couper de la viande.

La santé, l’éthique ou l’environnement justifient-ils un régime composé seulement de plantes ? Revue d’un argumentaire végane.

 

L’argument de la santé

Les études scientifiques montrent que les véganes sont généralement plus minces et ont un taux de cholestérol et une pression sanguine moins élevés que la moyenne, ce qui réduit leurs risques de maladies cardiaques. Il faut tenir compte du fait que c’est seulement une corrélation : comme le remarque une étude de 2014, il est possible que les véganes soient en meilleure santé sur certains aspects parce qu’ils ont un mode de vie en général plus sain que la moyenne des gens.

Par contre, le véganisme (aussi appelé végétalisme lorsqu’il ne concerne que l’alimentation) augmente les risques de carences nutritionnelles, particulièrement en ce qui concerne les vitamines B12 et D, le calcium et les omega-3. Certaines carences ne peuvent être détectées avant l’apparition de symptômes de troubles neurologiques. À moins de consommer des aliments artificiellement enrichis de ces nutriments, la consommation de suppléments est nécessaire.

Des carences en fer et en zinc ont également été observées chez les véganes, l’absorption de ses deux minéraux par l’organisme humain étant plus difficile lorsque leur origine n’est pas animale. Il n’est pas exclu qu’un régime végétalien puisse entraîner à long terme de l’anémie, de l’ostéoporose et des troubles neurologiques.

Alors qu’il existe un bon nombre d’études sur le végétarisme, peu d’études ont été effectuées sur le végétalisme. La différence entre les deux types de régimes est pourtant importante, car contrairement au végétalien, le végétarien ne se prive que de la viande proprement dite et pas nécessairement d’œufs ou de lait, ce qui réduit grandement les risques de carences en vitamine B12. Un plus grand nombre d’études sur les végétaliens est nécessaire pour avoir un portrait clair de leur état de santé à long terme.

De plus, la plupart des études sur les végétaliens ont porté sur un nombre de sujets insuffisant et sur une période de temps trop courte pour que ces études aient une grande valeur scientifique. Il est donc pour l’instant impossible de tirer des conclusions définitives concernant tous les risques que pose l’adoption d’un régime strictement végétalien pour la santé, d’autant plus qu’il n’existe aucune étude sérieuse sur les effets du végétalisme sur la santé à très long terme.

Il n’y a donc pas de consensus scientifique sur la sécurité du végétalisme, quoi qu’en disent les associations nationales de diététiciens. S’il n’y a pas de consensus parmi les scientifiques, il demeure donc un risque raisonnable. Pourquoi les gens devraient-ils prendre le moindre risque pour leur santé ?

L’argument moral

Voyons maintenant l’argument moral : faire souffrir un animal serait immoral, sauf en cas d’extrême nécessité. L’interdiction morale d’utiliser des animaux si cela les fait souffrir, comme la plupart des jugements moraux, est très difficile à fonder rationnellement.

À moins d’être un psychopathe comme Patrick Bateman dans American Psycho, nous sommes tous d’accord avec l’idée qu’il ne faut pas faire souffrir inutilement les animaux. Mais comme l’écrit Jérôme Lafond dans Lady boucherie, la plupart des gens ne savent pas à quel point les animaux nous sont utiles. Les produits comme les crèmes pour la peau et le dentifrice contiennent de la glycérine, obtenue à partir du suif. On retrouve du gras animal dans les crayons de couleur, les craies, diverses encres et dans les explosifs. Avec l’ossature, on fabrique des boutons, des manches en os, de la colle et des fertilisants. Avec les intestins, on fabrique les ligatures chirurgicales. Enfin, de nombreux produits pharmaceutiques tirent leur origine des bovins, comme l’héparine extraite des poumons de l’animal, qui aide à la coagulation du sang, ou aux glandes à partir desquelles on extrait l’insuline et l’adrénaline.

Les véganes avancent aussi l’argument que si on évite de faire souffrir sans nécessité un être humain parce qu’il a intérêt à ne pas souffrir, on devrait, par souci d’équité, éviter de faire souffrir sans nécessité les animaux. La prémisse de cet argument est fausse : ce n’est pas parce qu’ils ont intérêt à ne pas souffrir qu’on évite de faire souffrir les êtres humains. On ne fait pas souffrir inutilement les êtres humains parce que des siècles de philosophie morale et politique nous ont amenés, pour la bonne marche de la société, à choisir pour tous une égale dignité, quel que soit l’état ou la condition de chacun. Ce n’est certainement pas la capacité de ressentir de la douleur qui fonde la reconnaissance des droits, car nous reconnaissons aux personnes atteintes d’insensibilité congénitale à la douleur avec anhidrose (une anomalie génétique rare qui fait que la peau du patient ne possède pas de cellules réceptrices de la douleur), les mêmes droits qu’on accorde à tous les membres de l’espèce humaine.

Cette considération renverse également l’argument « végane » qui affirme qu’il n’est pas cohérent d’accorder plus de droits à un être humain handicapé qu`à une espèce animale qui serait plus intelligente que cet individu. On ne peut comparer un individu à une espèce. Je sais bien que la notion d’espèce ne représente qu’un nuage de moyennes statistiques, mais dans le cas de l’être humain, la différence entre le phénotype d’un humain et celui d’un chimpanzé est suffisamment grande pour éviter toute confusion dans la distinction entre l’humain et le non-humain.

Quoi qu’il en soit, l’argument est inacceptable parce qu’il repose sur une fausse analogie : l’argument présuppose en effet que faire souffrir un animal est identique au fait de faire souffrir un être humain. Le respect qu’on éprouve naturellement pour nos semblables, on ne l’éprouve pas naturellement pour tous les animaux et il est impossible de la commander, car on ne peut exiger de personne qu’il éprouve un sentiment.

Il y a bien sûr des humains qui ne respectent pas leurs semblables et c’est la raison pour laquelle l’État impose des peines pour forcer tous les humains, même ceux qui n’éprouvent pas de bienveillance naturelle envers leurs semblables, à respecter des lois permettant le bon fonctionnement de la société. Les lois servent à gérer des problèmes d’action collective.

Les animaux ne font pas partie de la société, car ils ne ressemblent pas suffisamment aux humains pour que ce qui s’applique aux humains puisse aussi s’appliquer aux animaux. Qui accepterait de considérer comme des personnes les rats qui envahissent son appartement ?

L’argument environnemental

Il est vrai qu’une diminution de la consommation de viande correspond en général avec une diminution de la pollution et du gaspillage de ressources. Je dis bien en général, car l’effet positif pour l’environnement dépend de ce qui est consommé comme substitut et d’où provient ce substitut.

80 % de la production mondiale d’amandes provient de la Californie, une région durement frappée par la sécheresse. Si l’on tient compte de la rareté de l’eau en Californie, est-il vraiment écologique de remplacer le lait de vache produit au Québec (là où l’eau est moins rare) par le lait d’amandes ? Les bovins permettent de transformer le fourrage en nourriture pour les humains. Bien qu’il faille absolument éviter le surpâturage, dans les régions du monde où les terres ne peuvent produire que du fourrage, ces régions où toute autre forme d’agriculture entraînerait une plus grande désertification des terres, n’est-il pas plus écologique de manger de la viande ?

Il faut aussi tenir compte du fait qu’au Québec, il est difficile d’être végane et de consommer majoritairement des produits locaux. Importer des aliments cause de la pollution en raison du transport, nuit à notre agriculture nationale et accapare des terres de pays en voie de développement qui devraient servir à nourrir leur propre population.

Même s’il est vrai que produire des végétaux pollue généralement moins que produire de la viande, cet argument ne justifie pas l’abstention complète de la viande prescrite par le végétalisme. L’argument justifie de façon suffisante une réduction de la consommation de viande, d’œuf et de produits laitiers, mais il est insuffisant pour justifier une abstinence complète. En effet, de seulement réduire sa consommation de viande peut suffire pour faire sa juste part pour protéger l’environnement.

Conclusion

Tout bien considéré, l’abstention complète de viande n’est rationnellement justifiée par aucun des arguments que nous avons évalués. Le végétalisme apparaît comme un extrémisme moral qui ne tient pas suffisamment compte des données empiriques actuellement disponibles.

Références

P. CLARYS, T. DELIENS, I. HUYBRECHTS, et coll, Comparison of Nutritional Quality of the Vegan, Vegetarian, Semi-Vegetarian, Pesco-Vegetarian and Omnivorous Diet, Nutrients, 2014;6(3):1318-1332.
W. HERRMANN, H. SCHORR, K. PURSCHWITZ, F. RASSOUL, V. RICHTER, « Total homocysteine, vitamin B12, and total antioxidant status in vegetarians », Clinical Chemistry, 47 (2001), pp. 1094-1101.
W. J. CRAIG, « Health effects of vegan diets », The American Journal of Clinical Nutrition, May 2009 vol. 89 no. 5.
T. J. KEY, P. N. APPLEBY, M. S. ROSELL, « Health effects of vegetarian and vegan diets », Proceedings of the Nutrition Society, Volume 65, no 1, February 2006, pp. 35-41.
G. FRASER, « Risk factors and disease among vegans », in G. FRASER ed. Diet, life expectancy, and chronic disease, Studies of Seventh-day Adventists and other vegetarians, New York, Oxford University Press, 2003, pp. 231-239.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Devenir vegan, ce n’est pas si bon pour l’environnement que ça


Quel régime alimentaire serait le mieux pour l’environnement et tout en nourrissant la population mondiale ? Le vagen ne serait pas la solution, du moins actuellement, mais je pense que la bonne mesure (moins de viande) serait idéale et d’en finir avec des aliments sans valeurs nutritives et le gaspillage seraient déjà de bons atouts
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Devenir vegan, ce n’est pas si bon pour l’environnement que ça

 

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozières


Quand on choisit de devenir végétarien, voire vegan (ne plus consommer aucun produit issu du monde animal), c’est en général un choix influencé par plusieurs facteurs: la souffrance et la maltraitance animale, mais également le respect de l’environnement et du développement durable.

En effet, entre les gaz à effet de serre dégagés par le bétail et l’eau et les céréales nécessaires pour nourrir notre nourriture carnée, le bilan écologique de la viande n’est pas beau à voir.

Et pourtant, une étude publiée dans la revue scientifique Elementa affirme qu’un régime vegan, excluant tout produit issu des animaux, ne serait en réalité pas la meilleure solution pour sauver la planète, rapporte Quartz.

Le régime vegan battu par les végétariens et certains omnivores

Les chercheurs américains se sont demandé quel régime alimentaire serait le plus efficace pour nourrir le plus de monde avec les terres agraires utilisables. Pour leur expérience, ils ont pris le cas des Etats-Unis et ont imaginé plusieurs diètes possibles.

  • Deux basés sur la consommation actuelle de nourriture
  • Cinq où une partie de la population est omnivore, et l’autre végétarienne (et mange donc oeufs et produits laitiers)
  • Deux végétariens, l’un incluant les produits laitiers, l’autre produits laitiers et oeufs
  • Un vegan, sans aucun produit issu de l’agriculture animale

Si les régimes testés fonctionnent bien mieux que celui actuellement suivi par la société américaine, la diète vegan permet de nourrir moins de personnes que celles végétariennes. Pire, le veganisme est même battu par les scénarios où 20% et 40% de la population est toujours omnivore (mais dans des proportions raisonnables, celles recommandées par les nutritionnistes).

Pour voir le graphique de la population nourrie par diète cliquer  ici

Un problème de terres exploitables

Comment un tel résultat est possible, alors que la surface agricole nécessaire pour produire de la viande ou même un produit laitier est plus importante que celle nécessaire pour une production de légumes et céréales?

Et bien justement, le problème, c’est que sur l’ensemble des terres utilisées par les agriculteurs aujourd’hui, il est impossible de faire pousser des légumes sur une grosse partie.

« Les pâturages, par définition, ne sont pas cultivables et le rendement fourrager estimé est très faible », expliquent les auteurs de l’étude.

Or, les pâturages représentent l’écrasante majorité des terres disponibles. A cela se rajoutent les terres fourragères, qui ne peuvent pas non plus être utilisées pour faire pousser des légumes. Au final, seul un quart des terres agricoles américaines est donc exploité pour une société entièrement vegan. Alors qu’à l’inverse, les régimes végétariens utilisent une partie des terres fourragères pour nourrir le bétail et produire le lait et les oeufs.

Les chercheurs précisent qu’évidemment, ces résultats ne demandent qu’à être affinés, avec des régimes alimentaires plus précis, pour savoir quel serait vraiment le modèle vers lequel tendre pour arriver à nourrir la population mondiale tout en respectant au mieux l’environnement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/