La vieillesse: une nouvelle génération


J’ai trouvé texte très intéressant et positif sur la vieillesse. Ce qu’on entend souvent des gens qui refusent de vieillir et qui se plaignent des moindres bobos. Alors, que d’autres acceptent leurs rides, leurs corps qui changent et qui ralentissent et pourtant, ils sont actifs. Ils voyagent, font du bénévolat, travaillent. Ils apportent l’expérience avec eux que tous peuvent en profiter.
Nuage

 

La vieillesse: une nouvelle génération

 

Claude Bérubé

Essayiste, conférencier et blogueur

Une nouvelle génération est née : la vieillesse. Elle débute à 65 ans et elle se prolonge de plus de vingt ans et même plus pour nombreux d’entre nous comme mère qui est décédée à 96 ans. La longévité augmentée en est la cause. Il n’y a pas si longtemps, elle commençait à 65 ans pour une durée d’environ cinq à sept ans. Aujourd’hui, nous vivons de nombreuses années que nos parents et nos ancêtres n’ont pas vécues. Aujourd’hui, nous pouvons faire des projets de vie, car une bonne santé et une autonomie le permettent à la majorité des ainés. Bien sûr, il y a les balafrés de la vie. Une minorité qui mérite les meilleurs soins et la meilleure attention de la société. On les retrouve surtout aux extrémités de la vie. Les vieux, tout comme chez les enfants. Entre 10 et 15 % des vieux.

Ce sont particulièrement ces cas lourds qui font la manchette dans les médias. La maltraitance dans les CHSLD, les abus, les cas d’Alzheimer, la démence, la confusion, les soins palliatifs. La perception de la vieillesse est négative. Elle ne parait que comme l’antichambre de la mort. On ne rêve pas de devenir un vieux radoteux qui ne vit que dans le passé et à ne soigner que ses bobos.


La mauvaise perception des vieux est véhiculée par beaucoup de vieux, qui continuent à importer dans la vieillesse l’impression qu’ils ont fomentée dans leurs plus jeunes années. Ils sont nombreux à décrier et nier leur vieillissement, à considérer les rides comme une abomination, à vouloir modifier leur apparence pour répondre aux critères de leurs jeunes années, à se classifier comme jeunes ou avec un cœur jeune alors qu’ils sont vieux. De nombreux ainés perpétuent eux-mêmes l’image négative de la vieillesse.

Bien sûr, la force du corps diminue d’intensité. Les cheveux blancs sont moins denses. Le cou raidi. La douleur arthritique est plus persistante. Les mouvements sont plus lents. Tous des malaises qui affectent aussi toutes les générations, mais surtout la nôtre. On s’y fait.

Les vieux sont cependant la première cible que nous devons convaincre des joies et des beautés de la vieillesse pour modifier leur perception. 65 ans, 75 ans, ce n’est plus le terminus, ce n’est pas une date de préemption, ce n’est pas une tare, c’est une nouvelle génération de notre société qui se déroule. Une nouvelle génération qui se découvre et qui s’invente.

La majorité est active avec plein de projets et d’occupations de travail et de loisirs.

La réalité est tout à fait différente de la perception. La majorité est active avec plein de projets et d’occupations de travail et de loisirs. Les appartements et résidences pour personnes âgées se multiplient sans cesse. Les agences de voyages croissent avec cette clientèle. Les restaurants se remplissent dès 17 heures de cheveux blancs. Ils constituent aussi le bassin principal du bénévolat. Ils sont nombreux à occuper un travail qui leur plait ou à aborder une nouvelle carrière. L’économie des cheveux blancs !

Le cerveau puise dans un bassin d’expérience de toute une vie un seau de savoir qui se déverse sur la plate-bande fleurie de la vieillesse. Jamais je n’aurais pensé écrire une telle phrase. L’Histoire ne s’apprend plus toujours dans les livres parce qu’on l’a souvent vécue. Il faut beaucoup d’années pour accumuler autant de souvenirs.

Nous devons stimuler la fierté des ainés, ne serait-ce que par une campagne de promotion, de marketing dont nous sommes passés maitres. Sans la valorisation des ainés envers eux-mêmes, toute campagne est vouée à l’inutilité. La place que les vieux réclament dans la société est une revendication qui doit venir d’eux. Les vieux heureux n’occuperont pas les bulletins de nouvelles, car les malheurs sont le pain des médias. Les ainés doivent solliciter les tribunes, prendre la place qui leur revient dans les débats et transmettre le savoir comme les guides de la société. L’image d’une vieillesse plus heureuse, plus active et plus fière peut changer un peu la perception misérabiliste.

La société regorge d’organismes qui vouent leurs actions à s’occuper des éclopés. Les vieux en profitent même si les moyens sont souvent déficients. Mais envisager quelques services structurés qui feraient la promotion positive des ainés, qui stimuleraient la fierté d’être vieux auprès des séniors et, aussi, face au grand public, serait certes un projet. Surtout devant la venue des baby-boomers qui, déjà, ont commencé à grossir les rangs de la cohorte !

Savoir dire merci aux ainés pour leur contribution à l’édification de la société dans laquelle on vit maintenant. Savoir dire merci aux ainés pour leur apport actuel par l’économie des cheveux blancs, par le soutien significatif du bénévolat et par la transmission de leur savoir, ne contribue qu’à modifier favorablement la perception dont il est question.

Tout ceci dans le but de tronquer le sentiment que les vieux ont profité d’une période glorieuse en ne laissant que des miettes et qu’ils sont un fardeau pour la génération qui suit. Alors que cette même génération profite amplement de l’héritage laissé par les ainés et que la nouvelle génération longue et active supporte l’économie du pays.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le pouvoir du compliment


Nous avons une culture de dévalorisation que ce soit pour soi-même ou pour les autres. On se dispute pour ne voir que les mauvais côtés, on punit des enfants en répétant leurs mauvais comportements. Peut-être changer de tactique dans notre façon de présenter les choses auraient un plus grand impact positif
Nuage

 

Le pouvoir du compliment

 

 

Un éducateur spécialisé de Floride a eu une idée brillante : Transformer le rébarbatif appel du matin en un moment de valorisation. Il profite de l’énonciation du nom pour adresser à l’élève un compliment devant le monde. Ce rituel positif permet de souder la relation de confiance et de renforcer l’estime d’eaux-mêmes, des écoliers.

 » Au lieu de regarder les défauts, je me concentre sur les talents » nous dit-il.

Après quelques semaines, les élèves ont même commencé à se complimenter entre eux. Une éducation dans la positivité qui ferait du bien dans nos écoles.

Valorisation


Tout est beau ailleurs, alors qu’autour de nous, nous fermons les yeux sur nos proches, notre environnement et pourtant, si nous serions dans cet ailleurs, nous regretterions peut-être de ne pas avoir pris le temps d’apprécier
Nuage

 

Valorisation

Nous avons toujours tendance à valoriser ce qui vient de loin, sans jamais reconnaître toute la beauté qui nous entoure …

Paulo Coelho

Dans une lettre touchante, un père redéfinit le vocabulaire de la beauté pour que sa fille ne complexe jamais


Une belle lettre d’un père à sa fille et pour toutes les jeunes filles de prendre garde au pouvoir des mots dans le monde de la beauté, qui en fait ne font que créer un rêve artificiel et éphémère contre l’argent que l’on peut dépenser dans leurs produits …
Nuage

 

Dans une lettre touchante, un père redéfinit le vocabulaire de la beauté pour que sa fille ne complexe jamais

 

Atterré par la pression subie par les femmes aujourd’hui lorsqu’il s’agit de beauté, un jeune papa a décidé d’écrire une lettre à sa fille, ou plutôt à la future jeune fille qu’elle va devenir ainsi qu’à toutes les autres victimes d’un marketing établissant une norme faussée, dans laquelle il tord le cou aux diktats en leur donnant une définition bien plus valorisante.

Les mots ont un pouvoir. Ils peuvent rendre plus fort comme ils peuvent sérieusement esquinter l’estime de soi d’un individu. Les mots sont partout, nous accompagnent au quotidien et influencent plus qu’on ne veut le croire nos actions et notre vision du monde, ou de nous-même.

Quel impact peut donc avoir des termes tels que « fini parfait », « infaillible », « sublime à petits prix », si ce n’est la recherche d’une perfection, en surface seulement ? Le Dr Kelly M. Flanagan, psychologue clinicien qui avait déjà ému la Toile en écrivant sur son blog une lettre à sa fille de 4 ans pour le jour où elle se marierait concernant les critères que devra remplir son mari pour qu’elle soit heureuse, s’est posé la question en imaginant comment sa petite les percevrait et a décidé de lui apporter lui-même une réponse dans une deuxième missive. Une réponse qui va certainement à l’encontre des lois du marketing mais qui inspireront bien des femmes !

« Ma chère petite,

Je t’écris ces lignes alors que je me trouve au rayon maquillage de notre supermarché local. Un ami m’a récemment envoyé un message depuis un autre supermarché m’expliquant à quel point il s’y sentait oppressé. J’ai voulu comprendre ce qu’il voulait dire et maintenant que je m’y trouve, je commence à être d’accord. Les mots ont un pouvoir et les mots affichés dans ce rayon ont un pouvoir très fort. Des mots et expressions telles que : Sublime à petits prix, infaillible, fini parfait, force éclatante, pouvoir liquide, optez pour le nude, défiez le temps ou même inversez les effets du temps, choisissez votre rêve, presque nue et beauté naturelle, » explique ce papa en listant les différents termes que l’on peut apercevoir sur les emballages des produits de beauté ou sur les magazines.

« Quand on a une fille, on réalise qu’elle est aussi forte que les autres, une force avec laquelle il faut compter, une âme animée de la même vie, du même feu et de la même passion que n’importe quel homme. Mais en étant assis dans ce rayon, on réalise aussi que la plupart des gens ne la verront pas de la même manière. Ils la verront comme un joli visage et un corps dont ils peuvent profiter. Ils lui diront qu’elle devrait ressemblait à ci ou ça pour avoir de l’importance et de l’influence. Mais les mots ONT un pouvoir, et peut-être, oui peut-être, que les mots d’un père peuvent commencer à concurrencer ceux de ce monde. Peut-être que les mots d’un père pourront délivrer sa fille de ce carcan de honte assimilée par notre société et la mener vers une estime profonde et inébranlable de sa valeur et de sa beauté. Les mots d’un père ne sont pas différents mais ils ont un sens radicalement autre.

Force éclatante : Que ta force ne réside pas dans tes ongles mais dans ton coeur. Puisses-tu discerner en ton for qui tu es et le vivre sans peur et sans doute.

Choisis tes rêves : Mais pas sur les étagères d’un rayon de supermarché. Trouve ce lieu de tranquillité en toi, un vrai rêve y est planté. Découvre ce que tu veux faire dans ce monde et une fois que tu le sais, poursuis ce rêve avec fidélité, intégrité et espoir.

Nue : Le monde veut que tu enlèves tes vêtements. S’il-te-plaît, n’en fais rien. Mais retire tes gants. Ne donne aucun coup. Dis ce que tu as sur le coeur, sois vulnérable, accepte le risque. Aime ce monde où on ignore ce que cela veut dire de s’aimer soi-même. Fais-le à nu, ouvertement, avec abandon.

Infaillible : Puisses-tu constamment et infailliblement être consciente que l’infaillibilité n’existe pas. C’est une illusion créée par des personnes attirées par ton porte-monnaie. Si tu préfères rechercher la perfection, qu’il s’agisse d’une grâce infaillible, pour toi et pour tous ceux qui t’entourent.

Défie le temps : Ta peau va se rider et ta jeunesse se faner, mais ​ton âme est éternelle. Elle saura à jamais jouer et comment profiter et apprécier cette opportunité unique qu’est la vie. Puisses-tu toujours résister au vieillissement de ton esprit.

Fini parfait : Ton fini n’a rien à voir avec l’apparence de ton visage aujourd’hui mais tout à voir avec ce à quoi ressemblera ta vie à son dernier jour. Que tes années soient une préparation pour ce jour. Puisses-tu vieillir avec grâce, grandir avec sagesse et que ton amour devienne assez grand pour y contenir tout le monde. Que ton « fini parfait » soit un accueil serein de la fin et de l’inconnu qui suit, et que cela soit un présent pour toutes les personnes qui te chérissent.

Ma petite, tu aimes tout ce qui est rose et à frous-frous et je comprendrais tout à fait que le maquillage devienne un jour important pour toi. Mais je prie pour que trois mots restent plus important, ces mêmes mots que tu me répètes chaque soir lorsque je te pose la question « Où es-tu la plus belle ? » Trois mots si lumineux qu’aucun correcteur ne peut les couvrir : « A l’intérieur ».« 

S’il signe sa lettre en tant que « papa », Kelly Flanagan ne s’adresse pas qu’à sa fille mais bien à toutes ces jeunes filles qui se remettront en question à cause d’une société de consommation qui leur aura inventé des complexes et des lignes de conduite. En espérant parler au plus grand nombre, il se lance dans une lutte contre les diktats de la beauté.

« Nous avons du travail devant nous, et il commence dans le coeur de chaque femme« , conclue-t-il.

Et vous, de quel mot aimeriez-vous corriger la définition ?

http://www.aufeminin.com/

Ces commentaires qu’on ne veut pas entendre


Il y a des propos sur notre apparence qu’on ne veut pas entendre et qui pourtant est peut-être une réalité .. Cela nous affecte dans notre for intérieur, comme une menace, nos émotions prennent le dessus .. mais voir les choses tel qu’elles sont aide a mieux a passer outre les commentaires
Nuage

 

Ces commentaires qu’on ne veut pas entendre

 

Ces commentaires qu'on ne veut pas entendre

Photos: Fotolia

Certains commentaires axés sur notre apparence physique nous font grincer des dents. On accorde bien malgré nous de l’importance à notre collègue qui souligne notre fatigue ou notre prise de poids. Ces simples observations nous dérangent. Pourquoi?

Marie-Claude Forest

 

Selon Fany Gaudet, psychologue organisationnelle et clinicienne depuis plus de 15 ans, il faut tenir compte du ton utilisé, du lien interpersonnel et du contexte afin d’interpréter les phrases. Globalement, les commentaires qui se réfèrent à l’apparence physique mettent à l’épreuve notre confiance et notre besoin d’approbation sociale. Plus une personne a une image réaliste d’elle-même et qu’elle assume ses faiblesses, plus ces remarques physiques seront absorbées sans trop laisser de traces.

Voici tout de même trois situations qui confrontent la plupart d’entre nous.

«Tu as l’air fatiguée!»

Une collègue vous demande: «Comment vas-tu? Tu as vraiment l’air fatigué». En l’espace d’une seconde, tout son côté sympathique vient de s’envoler. Pourtant, passer de longues heures au bureau est encouragé. N’est-ce pas normal d’être cernée?

Pour Mme Gaudet, cette collègue ne pose pas une réelle question. Elle a déjà la réponse: vous êtes fatigué. Elle l’affirme pour vous, ce qui reflète votre état. Dans notre société, être à la hauteur des exigences est essentiel.

«Le moindre signe de non-performance, comme avoir les traits tirés, n’est pas valorisé», a ajouté la psychologue. «Il faut être à la hauteur à tous les niveaux.»

On doit être capable de mettre en contexte notre réalité pour l’accepter et l’expliquer.

«Tu as pris un peu de poids!»

Lors d’un rendez-vous, on vous accueille en disant: «Vous semblez être en pleine forme, vous avez pris un peu de poids». Pardon? La question des kilos mène directement à un malaise même si l’introduction de la phrase est positive.

Le poids réfère à l’image de soi donc est très émotif.

«Faire référence au poids donne l’impression que tout le corps a grossi, c’est trop général. Est-ce les fesses, les hanches, les joues?», a expliqué Fany Gaudet.

Il faut être plus explicite, affiner sa pensée. Et faites attention, même si la personne se remet d’une période difficile, le poids est un «concept lourd, qui dérange même si l’on veut être positif».

Essayez de faire preuve d’imagination!

«C’est spécial, aimes-tu le résultat?»

Vous venez de passer du blond au roux, une décision coup de tête. Vous êtes heureuse du résultat. Le premier commentaire d’un ami est: «Quel changement! C’est spécial». Soudainement, votre confiance vient de quitter la salle par la porte principale pour laisser place à l’incertitude.

Ici, nous sommes confrontés «à l’adaptation au changement d’une personne» qui est notre interlocuteur. Il est en processus d’acceptation. Cette réaction ne signifie pas qu’il déteste le résultat. Toute la question de votre image et de votre besoin d’approbation sociale va changer votre réception du message.

«Si la personne assume ses choix, un commentaire comme celui-là aura beaucoup moins d’impact», a dit Mme Gaudet. «Il ne faut pas oublier que l’indifférence aussi peut être troublante.»

En imposant un changement, on veut certainement quelques réactions. Comme quoi tout est une question d’équilibre.

«L’image extérieure n’est pas déconnectée de l’image intérieure», a constaté la psychologue.

http://fr.canoe.ca