Les enfants voient 25 Millions de pubs d’aliments par année


Avec la publicité numérique, les enfants de 2 a 11 ans voit en 1 an 25 millions des publicités ciblées pour eux et 90 % concernent la malbouffe. Ils sont visés partout, sur les sites pour enfants, les jeux vidéos, film … Il est temps que la publicité ciblée pour nos jeunes soient réglementé plus sévèrement
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Les enfants voient 25 Millions de pubs d’aliments par année

 

FUSE

L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte.

Il est clair que les taux d’obésité sont influencés par la masse de publicité à laquelle sont exposés les enfants

 

Chers parents,

Vous ignorez peut-être la masse de publicité que voient vos jeunes sur des aliments et boissons à faible valeur nutritive.

Ce n’est pas de votre faute. C’est le monde dans lequel nous vivons. Nous devons nous rendre à l’évidence : les entreprises de produits alimentaires et de boissons exercent leur emprise sur nos enfants.

Il y a vingt-cinq ans, les parents pouvaient s’attendre à voir et contrôler la plupart des publicités auxquelles leurs enfants étaient exposés. Aujourd’hui, même les parents les plus consciencieux ne sont pas en mesure de le faire.

Les enfants sont ciblés par la publicité d’aliments et de boissons à faible valeur nutritive à la télévision, à la radio, dans les magazines, les jeux vidéo et les films, sur les panneaux publicitaires, par le placement de produits, et par le parrainage d’événements et d’équipes. L’industrie fait régulièrement appel aux célébrités et aux personnages pour capter leur attention. Des publicités les attendent aussi où ils se rassemblent, comme dans les arénas, les centres récréatifs et les écoles.

La situation a empiré au fil des ans.

Les nouvelles formes de publicité numérique permettent aux entreprises de cibler à bas prix les jeunes avec leurs propres sites Web, ainsi que par des bandeaux, fenêtres et vidéos publicitaires sur d’autres sites, ou encore au moyen d’applications, d’alertes ou d’annonces commerciales et de textos. La publicité alimentaire est aussi intégrée aux publications des blogueurs sur YouTube.

L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte.

La plupart de ces entreprises sont très présentes sur les médias sociaux, ce qui leur permet d’interagir avec vos jeunes. L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte. En transmettant le lien à leurs amis, ils deviennent annonceurs à leur tour.

Les techniques publicitaires ont bien évolué.

Le marketing en ligne est très différent du traditionnel. Dans bien des cas, il permet aux enfants d’interagir avec le produit, et fait appel au ciblage publicitaire basé sur leur comportement et au ciblage géographique.

 

Le Code de la publicité radiotélévisée destinée aux enfants limite cette dernière à quatre minutes par émission de 30 minutes pour enfants. Toutefois, la publicité d’aliments et de boissons sous forme numérique ne fait l’objet d’aucune restriction.

En un an, à l’échelle du pays, les enfants de 2 à 11 ans ont vu 25 millions de ces publicités – dont 90 % concernent des produits à faible valeur nutritive – sur leurs dix sites Web préférés.

Plus tôt cette année, mon équipe de recherche et moi-même avons entrepris de mesurer l’ampleur de la publicité numérique d’aliments et de boissons destinée aux enfants. Nous nous attendions à de gros chiffres, mais les résultats nous ont renversés. En un an, à l’échelle du pays, les enfants de 2 à 11 ans ont vu 25 millions de ces publicités – dont 90 % concernent des produits à faible valeur nutritive – sur leurs dix sites Web préférés.

Ce marketing est bon pour la santé des entreprises, mais pas pour celle de nos jeunes.

Il est clair que les taux d’obésité sont influencés par la masse de publicité à laquelle sont exposés les enfants. L’obésité expose ces derniers à un risque beaucoup plus élevé d’en souffrir à l’âge adulte, de même qu’à de nombreux problèmes de santé susceptibles de raccourcir leur vie, dont les maladies du cœur, l’AVC et le diabète.

L’industrie alimentaire s’est dotée d’un système volontaire censé limiter la publicité destinée aux enfants sur des aliments et boissons à faible valeur nutritive. Ce système ne fonctionne pas. J’ai mené plusieurs études pour évaluer l’influence de l’autorégulation en matière de publicité alimentaire, et les résultats indiquent de manière convaincante qu’il s’agit d’un échec.

Heureusement, nous avons un modèle qui fonctionne au pays. Depuis 1980, le Québec interdit la publicité commerciale de tous biens et services destinée aux enfants de moins de 13 ans. Il est temps que le reste du Canada emboîte le pas. Par ailleurs, la restriction devrait aussi englober les adolescents, et la loi devrait encadrer toute l’étendue de la publicité.

Tous les parents veulent que leurs enfants soient élevés dans la santé, mais ils ont besoin d’aide pour y arriver. Une réglementation fédérale de la publicité d’aliments et de boissons serait un bon moyen de les épauler. Les preuves à cet effet ne manquent pas.

Donnons aux parents le coup de main dont ils ont besoin pour que leurs enfants grandissent en santé.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

«Faible en gras», «Naturel», «Grains entiers»: disent-ils vrai?


Il y a tellement de produit offert aux consommateurs dans les épiceries que quand on veut faire des choix judicieux pour une qualité prix, il est parfois difficile d’y voir clair .. sans gras, faible en sel, en sucre et tout le tralala .. juste pour faire choisir un produit plus qu’un autre .. mais en réalité nous devrions vraiment lire les étiquettes pour faire notre choix. Mieux … mettre nous même la main a la pâte
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«Faible en gras», «Naturel», «Grains entiers»: disent-ils vrai?

 

Photo: Shutterstock

Par Catherine Mainville-M

 

L’industrie alimentaire est prête à tout pour vous convaincre d’acheter. Même à déformer la réalité!

Utilisée depuis longtemps par l’industrie alimentaire, la pratique du leanwashing consiste à attirer l’attention du consommateur sur un aspect afin de faire perdre de vue l’ensemble du produit. Certaines allégations exagèrent les bienfaits d’un aliment alors que d’autres font croire, à tort, qu’un produit est bon pour la santé.

Visiblement irrité par cette pratique de commerce, le site Leanwashing Index vient de dresser la liste des cinq allégations qu’on devrait bannir du vocabulaire du marketing alimentaire. Le but? Sensibiliser les consommateurs à cette pratique et décortiquer le leanwashing et ses pièges. Lancé en 2012 par la firme américaine EnviroMedia Social Marketing, le site invite aussi les consommateurs à partager et à évaluer des publicités de produits alimentaires.

Top 5 des allégations alimentaires à bannir

1. «Naturel» Cette allégation n’a pas de définition légale ou nutritionnelle. Pourtant, elle apparaît sur de nombreux produits, même des boissons gazeuses très sucrées!

2. «Fait de» Inscrite sur divers produits incluant les barres de céréales, les jus et les yogourts, cette allégation est inutile car seule la liste des ingrédients permet de savoir si un aliment ne contient pas aussi d’importantes quantités de sucre et de produits chimiques.

3. «Grains entiers» Cette mention est surtout utilisée sur des boîtes de céréales, des emballages de pains ou des boîtes de craquelins, et ce, même si la quantité de grains entiers est négligeable.
Méfiez-vous si l’allégation «grains entiers» n’est pas accompagnée de la mention «100 %».

4. «Léger» Plutôt que de vous laisser hypnotiser par ce genre d’allégation qu’on retrouve surtout sur les yogourts, les vinaigrettes et la crème glacée, lisez le tableau des valeurs nutritionnelles.

5. «100 calories» Courante sur les emballages de biscuits, de croustilles et autres aliments traités, cette mention fait croire que le produit constitue un choix santé. Or, il s’agit bien souvent d’un aliment qui contient uniquement des calories vides, donc peu de protéines et de fibres.

Surdose d’information

«Ces allégations ne sont jamais mensongères, mais ce n’est pas parce qu’une mention dit une partie de la vérité qu’elle dit… toute la vérité!», explique Stéphanie Côté, nutritionniste pour le groupe Extenso.

Elle souligne qu’on doit prendre certaines de ces allégations nutritionnelles avec un grain de sel, citant en exemple les céréales pour enfants dont on vante la teneur en grains entiers…sans préciser qu’elles contiennent aussi beaucoup de sucre.

La nutritionniste nuance toutefois ses propos en faisant remarquer que l’assertion «léger» est parfois bien utilisée.

«Je ne la condamnerais pas d’emblée. Il est important de prendre du recul et de considérer l’ensemble des ingrédients qui composent le produit», explique-t-elle.

Un biscuit a beau contenir des fibres, ne perdez pas de vue que c’est un aliment riche en sucre qui doit être consommé à l’occasion seulement. Mais comme il peut être difficile de s’y retrouver avec la liste d’ingrédients et le tableau des valeurs nutritionnelles, elle suggère de comparer les informations nutritionnelles de deux ou trois produits d’une même catégorie afin de faire un choix éclairé.

À quoi vous fier?

Si les fabricants ne disent pas toujours toute la vérité, plusieurs allégations nutritionnelles affichées sur les produits sont par ailleurs réglementées par Santé Canada par le biais de la Loi sur les aliments et drogues. Ainsi, un produit qu’on dit «sans sucre» doit contenir moins de 0,5 g de sucres et moins de cinq calories par portion. Un produit faible en sodium doit, pour sa part, contenir 140 mg de sel ou moins par portion. Il en va de même pour toutes les allégations relatives à la teneur nutritive (cholestérol, fibres, lipides, gras trans, calcium, etc.) ou à la santé (aide à diminuer les risques de maladies du cœur, par exemple).

Attention! Il arrive parfois que les fabricants jouent avec ces allégations pour vous faire croire que leur produit est plus intéressant que celui de la marque concurrente. Ainsi, une huile végétale vous sera vendue avec l’affirmation «sans cholestérol» alors que c’est le cas de toutes les huiles végétales puisque le cholestérol provient de produits d’origine animale.

«La meilleure façon d’éviter le casse-tête des allégations et des valeurs nutritionnelles est de consommer des produits de base que vous cuisinerez vous-mêmes», conclut Stéphanie Côté.

Vérifiez-le vous-même!

Pour connaître la valeur nutritionnelle recommandée pour plusieurs aliments, consultez le Guide pratique du panier d’épicerie de Protégez-Vous.
Consultez également nos évaluations nutritionnelles:
Céréales à déjeuner, Céréales chaudes, Céréales pour bébé, Lasagnes surgelées, Yogourts grecs, Jus de légumes, Vinaigrettes, Confitures et Sauces pour pâtes.

http://www.protegez-vous.ca