Le Saviez-Vous ► L’été 1911 en France : deux mois et demi de fournaise et 40 000 morts


Même si nous connaissons des journées chaudes au Québec, nos cousins français vivent des journées de canicule, ils même battus un record de chaleur ce vendredi avec un 45, 9 C. En 1911, l’Europe a connu une vague de chaleur a durer pendant près de 2 mois et demi.En France, il y a eu des conséquences directes ou indirectes de plus 40 000 décès dont 29 000 étaient des enfants.
Nuage


Été 1911 : la terrible canicule fait plus de 40 000 morts en France


« 8, impasse Mortagne, dans le onzième arrondissement, quarante à cinquante locataires sont obligés de passer leurs nuits sur le trottoir », photo parue dans le Journal le 14 août 1911 – source : RetroNews-BnF

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Si le pic de chaleur que nous rencontrons actuellement s’annonce comme l’un des pires qu’ait connus la France, l’été 1911 fut une catastrophe pour toute l’Europe, la température atteignant des sommets en juillet, août et jusqu’au début du mois de septembre.

Elle eut un impact plus spécialement sur la France, les Pays-Bas et la Belgique, et fit plus de 40 000 morts dans l’hexagone, principalement des enfants en bas âge.

En juillet 1911, une vague de chaleur exceptionnelle déferle sur l’Europe, après avoir fait des dizaines de morts aux États-Unis. Les 22 et 23 juillet, 38°C sont observés à Lyon, Bordeaux et Châteaudun. En août, à Paris, les températures sont supérieures à 30 °C pendant 14 jours. Mais si l’été 2003 fut une tragédie pour le troisième âge, ce sont les plus petits qui trinquèrent en ce début de siècle. Une catastrophe perçue comme une véritable crise de la mortalité infantile, avec un surplus de 40 000 décès, dont 29 000 dans la petite enfance.

Effectivement, ce sont les moins de deux ans qui ont le plus souffert à l’été 1911. Ils périssent alors des suites de diarrhées (gastro-entérites), notamment lorsqu’ils reçoivent le biberon. Beaucoup de mères ayant abandonné l’allaitement au sein, cette épidémie va de pair avec celle qui sévit chez les vaches laitières. Cet été là, le lait est effet de plus en plus mauvais et peu nourrissant, les fermiers donnant trop de tourteaux, pulpes, betteraves pourries à leurs animaux. Il est également à noter l’existence d’une épidémie conjointe de fièvre aphteuse à cette même époque, qui eut un impact sur la quantité de lait produite pour nourrir les nourrissons.

Notons que les personnes âgées ont elles aussi payé un lourd tribut lors de cette hécatombe. La surmortalité se dessinant alors très nettement au-delà de 60 ans, et notamment entre 70 et 100 ans. Mais à l’époque, cela passa complètement inaperçu. Les autorités sanitaires et politiques s’émurent en effet de la forte mortalité infantile, dont la baisse fut affichée comme une priorité nationale.

Mais ces températures terribles ne firent pas que des catastrophes, notamment dans l’agriculture. Les récoltes en 1911 furent en effet bonnes dans toute l’Europe occidentale et centrale, avec notamment des moissons de blé honorables en France. Les vendanges furent par ailleurs très précoces, assez abondantes, et les vins furent de très grande qualité.

https://sciencepost.fr/

Les forêts protègent les animaux contre le réchauffement climatique


Si une chose qu’on peut faire pour les animaux pour les protéger des changements climatiques est bien de protéger les forêts. Ils peuvent en effet, moins ressentir les vagues de chaleur grâce aux feuillages des arbres.
Nuage

 

Les forêts protègent les animaux contre le réchauffement climatique

 

© getty.

Les forêts jouent un rôle de protection pour les animaux qui y vivent, ressort-il d’une étude internationale dirigée par l’Université de Gand. Le réchauffement climatique a effectivement moins d’impact dans une forêt qu’à l’extérieur, grâce à l’effet isolant de la cime des arbres. La différence de température atteint 4 degrés.

Des chercheurs de huit universités ont comparé les différences de températures dans les bois et celles dans les zones « ouvertes ». Les mesures montrent que la température maximale en forêt est inférieure de 4 degrés par rapport à l’extérieur.

« Le feuillage des arbres crée une couche isolante au-dessus de la forêt », explique le professeur Pieter De Frenne.

Lors de basses températures en hiver et durant les nuits, il fait environ plus chaud de 1 degré dans les bois.

Vagues de chaleur moins ressenties

Ainsi, les vagues de chaleur en été sont moins ressenties en forêt. Les plantes et animaux qui s’y trouvent sont en conséquence moins touchés par le phénomène du réchauffement climatique que les espèces vivant en dehors.

« Etant donné que les forêts couvrent un quart de la surface de la Terre et abritent deux tiers de la biodiversité, cela a une grande importance pour les prévisions en matière de changement climatique », pointent les chercheurs.

Ceux-ci démontrent que la hausse des températures maximum en forêt évolue donc bien moins vite que prévu. À mesure que le climat se réchauffe, la différence de température dans les bois et à l’extérieur augmente.

Les forêts jouent donc un rôle « d’amortisseur », de « tampon » face au réchauffement climatique, d’où l’intérêt de les protéger, insistent les chercheurs.

Les mesures ont été prises en 98 lieux répartis sur tous les continents.

https://www.7sur7.be/

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport


Quand on voit les pays en pleine sécheresse, inondations, et toutes les catastrophes relier au climat, nous sommes conscient que le Canada aussi subit des changements dû aux réchauffements climatiques. Ce que nous sommes moins conscient, c’est qu’à cause la fonte des glaces et le manque de volonté de diminuer nos activités humaines qui ont des impacts beaucoup plus importants. En effet, le Canada se réchauffe plus vite qu’ailleurs dans le monde.
Nuage

 

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport

Radio-Canada

Le Canada se réchauffe, en moyenne, à un rythme deux fois plus élevé que le reste de la planète, et le nord du pays se réchauffe encore plus rapidement, selon un rapport d’Environnement Canada rendu public lundi.

Le document, intitulé Rapport sur les changements climatiques au Canada, indique que, depuis 1948, la température moyenne annuelle sur la terre ferme au Canada s’est réchauffée de 1,7 °C, les taux étant plus élevés dans le Nord, les Prairies et le nord de la Colombie-Britannique. Dans le nord du Canada, la température moyenne annuelle a augmenté de 2,3 °C.

En comparaison, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, depuis 1948, les températures moyennes mondiales ont augmenté d’environ 0,8 °C.

En plus de ces hausses de température, le rapport souligne que le Canada connaît une augmentation des précipitations, en particulier l’hiver, ainsi que des conditions « extrêmes » pour les feux de forêt et les pénuries d’eau l’été.

Le rapport a été rédigé par des scientifiques des ministères de l’Environnement et du Changement climatique, des Pêches et Océans et des Ressources naturelles, avec la contribution d’experts universitaires.

Le document indique que, si le réchauffement au Canada est le résultat à la fois de l’activité humaine et des variations naturelles du climat, « le facteur humain est dominant », en particulier les émissions de gaz à effet de serre.

Inondations, risques de sécheresse

Le réchauffement climatique a déjà eu des conséquences importantes au Canada, selon le rapport.

Les observations des auteurs montrent que les précipitations annuelles ont augmenté partout au pays depuis 1948, avec des hausses plus importantes dans le nord du Canada et dans certaines parties du Manitoba, de l’Ontario, du nord du Québec et du Canada atlantique. Le réchauffement a également entraîné une réduction de la quantité de neige qui représente les précipitations totales dans le sud du Canada.

Bien que les inondations soient souvent le résultat d’une multitude de facteurs, des précipitations plus intenses feront augmenter les risques d’inondation en milieu urbain.

Le réchauffement intensifiera la gravité des vagues de chaleur et contribuera à accroître les risques de sécheresse et d’incendies de forêt.

Le rapport prévoit également une augmentation alarmante du niveau local de la mer presque partout le long des côtes de l’Atlantique, du Pacifique et de la côte de Beaufort dans l’Arctique. D’ici la fin du siècle, le niveau de l’eau pourrait avoir augmenté de 75 cm à 100 cm dans les provinces atlantiques.

Tarification du carbone

Le rapport du gouvernement devait être publié mardi à 13 h, heure de l’Est, soit le lendemain de l’entrée en vigueur du plan de tarification du carbone du gouvernement fédéral au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Saskatchewan. L’embargo a finalement été levé plus tôt, puisque certaines informations avaient déjà filtré dans les médias.

Les hauts fonctionnaires qui ont participé à la séance de breffage technique offerte aux journalistes en matinée ont insisté sur le fait que le rapport n’est pas une initiative politique et qu’ils planchent sur le document depuis quatre ans. Il s’agit d’un premier rapport d’une série destinée à renforcer les connaissances sur les conséquences des changements climatiques au pays.

« J’espère que les politiciens conservateurs prennent le temps de lire le rapport, parce que ça démontre combien on doit travailler sur les changements climatiques, que ce ne devrait pas être un enjeu politique et qu’on doit prendre des mesures qui fonctionnent, comme un prix sur la pollution », a soutenu la ministre de l’Environnement Catherine McKenna.

Ottawa a imposé une taxe sur le carburant dans ces provinces comme filet de sécurité, parce qu’elles n’ont pas leur propre système de tarification du carbone. Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford s’est d’ailleurs engagé à utiliser « tous les outils » à sa disposition pour lutter contre cette taxe fédérale.

https://ici.radio-canada.ca/

Les canicules marines dévastent la faune et la situation devrait empirer


On sait que le réchauffement climatique fait des dégâts sur terre, on connait moins les effets dans les océans. Les canicules marines vont probablement faire disparaître les coraux, aussi a la flore marine dont dépende les animaux.
Nuage

 

Les canicules marines dévastent la faune et la situation devrait empirer

 

 

Tout sur les changements climatiques »

Agence France-Presse
Paris

Imperceptibles pour l’homme mais mortelles pour la vie océanique, les canicules marines ont déjà endommagé les écosystèmes du monde entier et devraient à l’avenir s’avérer encore plus destructrices, selon une étude publiée lundi. 

Depuis le milieu du XXe siècle, le nombre de jours de canicule marine a augmenté de plus de 50 %, constatent les auteurs de l’étude publiée dans la revue Nature Climate Change. Une canicule marine est définie par des températures qui restent proches pendant 5 jours des records enregistrés dans une zone donnée.

« À l’échelle mondiale, les vagues de chaleur marine deviennent de plus en plus fréquentes, et de plus en plus longues. Au cours de la dernière décennie, des événements records ont été observés dans la plupart des bassins océaniques », note Dan Smale, de la Marine Biological Association du Royaume-Uni.

« Tout comme les vagues de chaleur atmosphériques peuvent être fatales aux cultures, aux forêts et aux animaux, les canicules marines peuvent être dévastatrices pour les écosystèmes océaniques », explique à l’AFP Dan Smale.

Mais par rapport aux canicules atmosphériques (qui ont fait des dizaines de milliers de victimes depuis le début du siècle), les marines ont fait l’objet d’assez peu d’études scientifiques.

Les coraux sont les victimes par excellence de ces canicules en eau peu profonde et font face à un sombre avenir : même si l’humanité parvient à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius-mission impossible, selon certains scientifiques-entre 70 % et 90 % des coraux sont voués à la disparition, selon un rapport du GIEC publiée en octobre.

Mais ils ne sont pas les seuls : la vague de chaleur de 2011 a tué de vastes étendues de prairies sous-marines et de forêts de varech, ainsi que les poissons et les ormeaux qui en dépendent.

En 2014, The Blob a réchauffé les eaux au large de la Californie de 6 °C pendant plus d’un an, provoquant la prolifération d’algues toxiques pour les crabes, les otaries, les baleines et les oiseaux marins…

L’intensification des canicules marines (en nombre et en puissance) a également un impact direct sur l’homme.

« Les espèces de poissons et de crustacés destinées à la consommation risquent d’être anéanties localement », s’alarme Dan Smale. De plus, « si les herbes marines et les mangroves sont touchées par des températures extrêmes, elles peuvent libérer le carbone qu’elles stockent » et augmenter le réchauffement climatique, ajoute le chercheur.

https://www.lapresse.ca/

Des dizaines de chevaux périssent dans la fournaise australienne: "Ils cherchaient de l’eau mais n’ont trouvé que du sable"


Il fait chaud en Australie, tellement chaud que les cours d’eau potable pour les animaux sauvages s’assèchent. 42 C à l’ombre, comment survivre quand les points d’eau disparaissent .. ?
Nuage

 

Des dizaines de chevaux périssent dans la fournaise australienne: « Ils cherchaient de l’eau mais n’ont trouvé que du sable »

Source: BBC

« J’ai vu tous ces chevaux s’écrouler », explique Ralph Turner, qui habite dans la région. « Morts ou en train de mourir. C’était terrible. Je n’ai jamais vécu ça. Il fait tellement chaud ici. » © EPA.

Des dizaines de chevaux sauvages ont été retrouvés morts ou agonisants dans l’outback australien alors que le pays fait face à une vague de chaleur sans précédent.

Les habitants ont fait une horrible découverte près d’Alice Springs, une ville reculée du Nord de l’Australie. Quarante chevaux sauvages ont péri alors qu’ils cherchaient désespérement à s’hydrater dans un point d’eau complètement asséché. Cinquante autre chevaux ont été retrouvés en train d’agoniser. Les gardes forestiers n’ont eu d’autre choix que de mettre fin à leur supplice.

« C’était terrible. Je n’ai jamais vécu ça »

« J’ai vu tous ces chevaux s’écrouler », explique Ralph Turner, qui habite dans la région. « Morts ou en train de mourir. C’était terrible. Je n’ai jamais vécu ça. Il fait tellement chaud ici. »

C’est le cas de le dire. La région fait face à une vague de chaleur sans précédent. La température dépasse les 42 degrés à l’ombre depuis une douzaine de jours.

« Normalement, il y a de l’eau ici », explique un autre habitant, Rohan Smyth. « Ils sont venus chercher de l’eau, mais ils n’ont trouvé que du sable. Ils n’avaient aucune chance. »

L’Australie méridionale étouffe également. D’après le Bureau de la météorologie, 49,5 degrés Celsius ont été relevés à Port Augusta, au nord d’Adélaïde, du jamais vu. Dans la ville-même, les températures s’élevaient à 47,7 Celsius, faisant tomber un record qui datait de 1939. A travers tout l’Etat, les records ont été dépassés dans plus de 13 villes.

© EPA.

© EPA.

https://www.7sur7.be/7s7

En Austra­lie, la chaleur a tué un tiers des renards volants à lunettes en deux jours


Une vague de chaleur de 2 jours en novembre en Australie a tué au moins 75 000 d’une espèce de chauves-souris. Dans les temps, 10 000 d’une autre espèce sont mort ..
Nuage

 

En Austra­lie, la chaleur a tué un tiers des renards volants à lunettes en deux jours

 

par  Ulyces

 

En novembre dernier, l’Aus­tra­lie a connu un record de chaleur dans le nord du pays pendant plus de deux jours. On sait aujourd’­hui que cette vague de chaleur a décimé près du tiers de la popu­la­tion natio­nale de Ptero­pus conspi­cil­la­tus, ou « renards volants à lunettes », une espèce de chauve-souris du Queens­land, rappor­tait la BBC le 15 janvier.

Sous des tempé­ra­tures supé­rieures à 42°C, les animaux ont été inca­pables de survivre. Dans la ville de Cairns, des habi­tants ont vu les chauves-souris tomber des arbres comme des mouches. La semaine dernière, des cher­cheurs de l’uni­ver­sité occi­den­tale de Sydney ont conclu qu’entre le 26 et le 27 novembre 2018, 23 000 renards volants à lunettes sont morts. Des volon­taires ont réalisé ce décompte en visi­tant sept camps de renards volants après la vague de chaleur. Le cher­cheur prin­ci­pal, le Dr Justin Welber­gen, estime que le nombre de décès pour­rait être encore plus élevée – jusqu’à 30 000 – car certaines implan­ta­tions n’ont pas été comp­ta­bi­li­sées.

Selon les statis­tiques du gouver­ne­ment, l’Aus­tra­lie comp­tait envi­ron 75 000 renards volants à lunettes en novembre. Envi­ron 10 000 chauves-souris appar­te­nant d’une autre espèce de chauve-souris – les renards volants noirs – ont succombé à la chaleur au cours de la même période. Les scien­ti­fiques disent que les renards volants subissent souvent un stress ther­mique fatal lorsque la tempé­ra­ture dépasse 42°C. Pendant la vague de chaleur de novembre, Cairns a enre­gis­tré sa tempé­ra­ture la plus élevée jamais enre­gis­trée, soit 42,6°C.

Source : BBC

https://www.ulyces.co/

Réchauffement climatique: des signaux toujours plus criants


Ceux qui ne croient pas au changement climatique qu’ils sortent de leur trou et observent un temps soit peu pour constater que l’environnement change à tous les points de vue
Nuage

 

Réchauffement climatique: des signaux toujours plus criants

 

Les concentrations des trois principaux gaz à effet... (Photo Martin Meissner, archives Associated Press)

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2017 et poursuivent sur leur lancée cette année.

PHOTO MARTIN MEISSNER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

CATHERINE HOURS
Agence France-Presse
Paris

Concentration record en CO2, chaleurs extrêmes, recul des glaces : les derniers indicateurs du réchauffement montrent l’accélération d’un phénomène planétaire et disent l’urgence à agir, alors que s’ouvre dimanche la 24e conférence de l’ONU sur les changements climatiques.

Records de chaleur

2018 devrait être la 4e année la plus chaude recensée depuis le début des relevés, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Le XXIe siècle compte ainsi 17 des 18 années records depuis le lancement des mesures en 1880, et ces 4 dernières années forment le top-4.

Cet été l’Europe, l’ouest américain et l’Asie ont été frappés par des vagues de chaleur,  accompagnées de températures records au Portugal, en Scandinavie, en Corée du sud, au Japon ou en Algérie, et parfois de gigantesques incendies.

En Arctique, l’étendue de la banquise est restée largement en-dessous de sa moyenne historique tout au long de l’année, et a connu un minimum record en janvier-février.

Les glaciers de la planète ont aussi rétréci pour la 38e année consécutive. En Suède, le sommet sud du Kebnekaise a perdu son statut de point culminant du pays, en raison de températures exceptionnelles cet été.

Trop-plein de CO2

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2017 et poursuivent sur leur lancée cette année.

La teneur en CO2, gaz qui persiste pendant des siècles, était de 405,5 parties par million (ppm) en 2017. La dernière fois que la Terre a connu une telle concentration, c’était il y a 3 à 5 millions d’années, note l’OMM : la température était de 2 à 3 °C plus élevée et le niveau de la mer supérieur de 10 à 20 m au niveau actuel.

Le méthane, lié notamment aux énergies fossiles et activités agricoles, voit ses émissions augmenter fortement depuis 10 ans. Sa concentration a franchi en 2017 un niveau équivalent à 257 % de celui relevé avant la Révolution industrielle.

+3,3 mm par an

La hausse du niveau des océans, variable selon les régions, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle. Aujourd’hui il monte d’environ 3,3 mm par an, et le phénomène semble s’accélérer : le niveau des mers a crû 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à 1993-2004.

La fonte de la calotte du Groenland explique en partie cette augmentation. Mais l’Antarctique pourrait en devenir le principal moteur : avant 2012, le continent blanc perdait 76 milliards de tonnes de glace par an ; depuis, ce chiffre a bondi à 219 milliards.

Par la suite, si le réchauffement restait à +1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, le niveau des mers gagnerait 26 à 77 cm d’ici à 2100, selon les projections des experts du GIEC. A +2 °C, ce sera 10 cm de plus, soit jusqu’à 10 millions de personnes supplémentaires affectées.

Surtout, à long terme, la calotte Antarctique et/ou celle du Groenland pourraient se trouver déstabilisées vers +1,5/2 °C, faisant grimper les mers de plusieurs mètres sur les siècles ou millénaires à venir.

Catastrophes naturelles

Le réchauffement favorise déjà des phénomènes extrêmes, en particulier des sécheresses, des canicules.

Au 20 novembre, l’OMM recensait 70 cyclones tropicaux pour 2018 (pour une moyenne annuelle historique de 53).

Selon certaines études, le nombre de sécheresses, incendies, inondations et ouragans liés au dérèglement a doublé depuis 1990.

Selon le GIEC, +2 °C signifierait des vagues de chaleur dans la plupart des régions, et les précipitations liées aux cyclones gagneront en intensité.

Déjà, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté, a calculé la Banque mondiale.

Espèces affectées

Sur les 8688 espèces menacées ou quasi-menacées, environ 20 % sont déjà affectées par le réchauffement, du fait des températures et phénomènes extrêmes.

Les récifs coralliens ont subi ces dernières années un blanchissement massif et une mortalité record. Les scientifiques relèvent aussi une multiplication des épisodes de canicule océanique, menaçant les écosystèmes marins.

https://www.lapresse.ca/

Pourquoi et comment rester à +1,5 °C, selon le rapport du GIEC


À chaque réunion des gouvernements pour l’environnement, peu ou pas du tout n’ont réussit à atteindre leur but pour ralentir la progression des changements climatiques. Maintenant, pour y changer quelque chose, il faudrait beaucoup plus d’argent et plus du double d’effort. Alors, il y aura plus d’immigrés, plus de guerre pour de la nourriture et de l’eau. Et qu’est-ce que les gouvernements font ? Ils s’acharnent sur des problèmes beaucoup moins important ..
Nuage

 

Pourquoi et comment rester à +1,5 °C, selon le rapport du GIEC

 

Selon le rapport, quelque 2400 milliards de dollars d'investissements... (PHOTO Robyn BECK, archives afp)

Agrandir

Selon le rapport, quelque 2400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques – un coût qu’il faut mettre en regard avec celui, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques.

PHOTO ROBYN BECK, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
INCHEON

 

À +1,5 °C ou à +2 °C, le monde ne sera pas le même, prévient le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), décrivant des risques accrus pour les espèces comme pour les économies. Voici les grandes conclusions de son « rapport spécial », approuvé samedi par les gouvernements et publié lundi.

Déjà +1 °C et des conséquences

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’homme ont déjà fait grimper la température mondiale de 1 °C depuis la Révolution industrielle. « Il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5 °C entre 2030 et 2052, s’il garde son rythme actuel.

« Beaucoup de régions » connaissent un réchauffement plus accéléré encore, comme l’Arctique (deux à trois fois plus fort qu’ailleurs).

Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes.

Les émissions passées et présentes continueront à faire monter les océans, quoi qu’il arrive.

Une augmentation de 1,5° ou de 2°, des effets bien différents

Les différences sont « nettes » entre aujourd’hui, 1,5 et 2. Une augmentation de 2 °C signifierait des vagues de chaleur dans la plupart des régions. Les jours chauds croîtront à peu près partout, en particulier dans les Tropiques – zone sensible, car encore épargnée par les variations. Les précipitations liées aux cyclones gagneront en intensité.

Le niveau des mers, si l’on s’en tient à +1,5 °C, aura gagné 26 à 77 cm d’ici 2100, selon les projections. À +2 °C, ce serait 10 cm de plus, ce qui toucherait jusqu’à 10 millions de personnes supplémentaires.

À long terme, l’instabilité de la calotte antarctique et la perte de celle du Groenland pourraient être déclenchées vers +1,5/2 °C, faisant grimper les mers de plusieurs mètres sur les siècles ou millénaires à venir.

Les répercussions sur les espèces sera moindre à +1,5 °C : moins de feux de forêts, de perte de territoires, d’espèces invasives… À +1 °C, 4 % de la surface terrestre changera d’écosystème ; à +2 °C, ce sera 13 %.

Une augmentation de 1,5 limiterait l’acidification de l’océan (liée aux concentrations accrues de CO2), qui menace la survie d’espèces (poissons, algues, etc.) et, avec elle, les services que la nature rend à l’homme (pêche, pharmacopée…).

À +1,5, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle ; ce sera un par décennie à +2.

La baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5° qu’à 2, de l’Asie du Sud-est à l’Amérique latine, dit encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour la ressource d’eau, la sécurité alimentaire et la santé.

Faire plonger les émissions de CO2 de toute urgence

Pour rester à +1,5 °C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45 % d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une « neutralité carbone » : c’est-à-dire cesser d’envoyer dans l’atmosphère plus de CO2 que l’on peut en absorber.

« Neutralité » implique de ne plus garder que les émissions « résiduelles », pour les secteurs ne pouvant s’en passer, comme l’aviation. Ce surplus de CO2 devra être pompé (ce sont des « émissions négatives »).

Les autres GES (méthane, HFC, carbone, suie…) seront à réduire aussi, bien que moins prioritaires que le CO2, car moins persistants.

Quant à la possibilité de dépasser le seuil de +1,5, pour faire redescendre le mercure plus tard au cours du siècle, le GIEC en souligne les risques – certains irréversibles, comme l’extinction d’espèces – et les incertitudes sur l’efficacité de l’extraction du CO2 à grande échelle.

Transformations sans précédent

Ce recul massif d’émissions nécessaire exigera « une transition rapide et d’une grande portée en matière d’énergies, d’usage des sols, de transports, de bâtiments et de systèmes industriels », un mouvement « sans précédent », car impliquant tous ces secteurs à la fois.

Les énergies renouvelables devraient passer de 20 à 70 % de la production électrique au milieu du siècle, la part du charbon serait réduite à poussière, la demande d’énergie devra baisser, l’efficacité énergétique, croître…

L’industrie devra réduire ses émissions de CO2 de 75 à 90 % d’ici 2050 par rapport à 2010 (en comparaison à de 50 à 80 % pour 2°), les transports devront passer aux énergies bas carbone (de 35 à 65 % en 2050, contre moins de 5 % en 2020).

Selon le rapport, quelque 2400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5 % du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec celui, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques.

https://www.lapresse.ca

Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas


 

Je crois que cet été, le réchauffement climatique a fait la une des médias presque tous les jours. On en parle beaucoup surtout avec ces chaleurs intenses vécu à plusieurs endroits. Il faut en parler, car il est en effet trop tard pour stopper ce réchauffement, mais trouver des solutions que cela soit plus supportable, et protéger les animaux ainsi que les insectes pollinisateurs, le corail etc
Nuage

 

Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas

 

 

L'arrosage d'un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

L’arrosage d’un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

La menace de la destruction de la terre n’est pas nouvelle, mais sa rapidité si.

Cet été 2018 aura été marqué par des phénomènes climatiques extrêmes: le cercle polaire s’est embrasé; plus au sud, au Québec, au Japon et en Europe des milliers de personnes ont fait face à la sécheresse, aux mauvaises récoltes et parfois même à la mort.

Et ce ne serait qu’un prélude à un réchauffement généralisé et à une multiplication des vagues de chaleur telles qu’on vient de les connaître (voire pire). Les morts de la chaleur risquent d’être plus nombreux et les sécheresses plus sévères, conduisant à des pénuries alimentaires.

Une situation urgente

Dans les colonnes de The Independant, l’écrivain irlandais Richard Seymour estime que même si les épisodes caniculaires sont un des marroniers médiatiques de l’été, «le ton apocalyptique employé pour en parler est encore trop doux. Particulièrement quand l’espèce humaine est en danger d’extinction».

Et Seymour de lister les signaux d’alarme qui devraient nous inquiéter quant à notre prochaine disparition.

Comme la destruction de la barrière de corail qui, couplée à l’accélération de l’acidification des océans et leurs réchauffements représente une menace pour l’air que nous respirons.

Comme la mort des abeilles, dont la population est en plein tourment. Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique est susceptible de causer une mort rapide de ces insectes. Sans leur pollinisation, 70% des cultures qui nourrissent 90% de la planète seraient impossibles.

Comme l’extinction des espèces. Près de 23 250 espèces sont aujourd’hui menacées. L’extinction de masse n’est pas nouvelle mais la vitesse à laquelle elle se produit l’est.

Comme, aussi, la disparition du continent Arctique. Il se pourrait que d’ici 2040, toute la glace en ait définitivement fondu, entraînant la disparition d’autres espèces. Et une baisse de la réflexion des radiations du soleil par la Terre, qui en absorbera plus et se réchauffera donc encore plus.

Reconnaître la situation tout en refusant ses conséquences

Le problème est présent, nous en sommes conscients, estime Seymour. Néanmoins, nous devons faire face à un obstacle, celui que le sociologue Stanley Cohen a nommé «Implicatory denial», c’est à dire le fait de reconnaître un problème mais d’en nier les conséquences. C’est bien plus insidieux, particulièrement au niveau des politiques à mettre en place. Le déni des politiciens est facile à comprendre. L’économie toute entière pourrait être submergée par la remise en cause du capitalisme fossilebasé sur les révolutions industrielles. Car la transition écologique nécessiterait une mobilisation collective équivalente à une guerre mondiale.

http://www.slate.fr/

La Suède éteint ses feux de forêt… à l’aides de bombes !


Je ne sais pas trop, enfin si cela permet de faire moins de dégâts qu’un incendie de forêt, cela montre un aspect positif de l’utilisation des bombes
Nuage

 

La Suède éteint ses feux de forêt… à l’aides de bombes !

 

Capture vidéo : Youtube

par Yohan Demeure

En proie à une vague de chaleur intense, la Suède est actuellement impactée par de nombreux incendies de forêt dont une partie des foyers se trouvent dans des lieux plutôt difficiles d’accès. La Suède, peu habituée à ce genre de catastrophe et manquant d’équipements a finalement eu recours à la bombe à guidage laser.

Depuis maintenant plus de deux semaines, le feu ravage la forêt en Suède sur plus de 30.000 hectares et l’on compte près d’une quarantaine de foyers. Il y a quelques jours, certains pays européens ont proposé leur aide, dont la France qui a envoyé des pompiers en renfort. Alors que le nombre de foyers commence à réduire grâce aux efforts effectués, il faut savoir que la Suède a tout de même utilisé un moyen peu orthodoxe pour éteindre certains feux : la bombe.

Dans la région d’Alvdalen (centre de la Suède), certains de ces foyers se trouvaient près d’un champ de tir de l’armée, une zone interdite en raison des exercices qui y sont menés et de la présence de munitions non explosées. L’usage d’obus et de bombes larguées par hélicoptère avait pour but de prévenir le déploiement des pompiers et assurer leur progression.

Bien que ce moyen de lutte a permis dans un premier temps de contenir le feu, de nombreux foyers étaient encore hors de contrôle et l’armée de l’air suédoise a tenté une nouvelle technique. Ainsi, deux chasseurs suédois Saab JAS 39 Gripense sont envolés à 3000 mètres d’altitude et l’un d’entre eux a largué une bombe à guidage laser de type GBU-49 directement sur un des foyers d’incendie qui se trouvait sur le champ de tir.

Bombe GBU-49

L’armée de l’air a utilisé une bombe GBU-49 dotée d’un kit de guidage Enhanced Paveway II
Crédits : bredow-web.de

Selon les responsables de l’opération qui a été menée avec succès, le souffle de l’explosion a permis d’éteindre le feu sur une centaine de mètres autour de la zone d’impact de la bombe.

 

https://sciencepost.fr/