Québec adopte une loi pour le bien-être et la protection des animaux


Si cela peut aider à éliminer les usines à chiens du Québec, si la cruauté envers les animaux pourraient diminuer considérablement en autant qu’il y ait des plaintes. Ce qui est dommage, c’est que cette nouvelle loi pour la protection des animaux est limitée, elle ne comprend pas les animaux exotiques et sauvages
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Québec adopte une loi pour le bien-être et la protection des animaux

 

D'après la nouvelle loi, les propriétaires doivent s'assurer... (PHOTO ARCHIVES NEW YORK TIMES)

D’après la nouvelle loi, les propriétaires doivent s’assurer que leurs animaux reçoivent des soins correspondant à leurs besoins biologiques.

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La Presse Canadienne
Québec

 

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, vendredi, le projet de loi 54 sur la protection des animaux, une loi qui redéfinit l’animal en tant qu’être «doué de sensibilité».

Le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, souhaite que cette nouvelle loi aide à faire passer le Québec de l’une des juridictions les plus laxistes en Amérique du Nord en matière de règles sur le bien-être animal à l’une des plus strictes. La province traîne la triste réputation d’être la capitale des usines à chiots du continent.

Plus tôt cette année, M. Paradis s’était dit inspiré par le Manitoba, l’Ontario et la Colombie-Britannique, qui ont les lois les plus sévères pour la protection des animaux au pays.

Il avait aussi cité la France, qui a mis à jour ses propres lois en janvier dernier, pour changer le statut des animaux de biens meubles à êtres sensibles.

Le projet de loi 54 affirmait que les animaux ne sont «pas des biens», mais «des êtres doués de sensibilité» qui «ont des impératifs biologiques».

Cela peut sembler évident pour beaucoup, mais jusqu’à ce vendredi, un animal au Québec avait les mêmes droits qu’un meuble.

La Société pour la protection contre la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal a réagi vendredi, disant qu’elle demeurait «prudemment optimiste que l’adoption du projet de loi 54 permettrait d’améliorer la protection de certaines espèces animales, en particulier les chiens, les chats, les chevaux et les animaux élevés pour leur fourrure».

La SPCA espère que le ministre Paradis utilisera la nouvelle loi pour interdire l’enchaînement en permanence des chiens et pour réglementer la manipulation des animaux de ferme.

L’organisme regrette que la loi – appelée Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal – n’aille pas assez loin.

«Nous sommes toutefois très déçus que les animaux exotiques, ainsi que de nombreuses espèces d’animaux de la faune en captivité, continueront d’être exclus du champ d’application de la législation québécoise en matière de bien-être animal. Ces animaux ont désespérément besoin d’une protection juridique appropriée afin d’assurer qu’ils ne soient pas négligés ou maltraités, particulièrement lorsqu’ils sont exploités à des fins commerciales», a déploré la SPCA par voie de communiqué.

D’après la nouvelle loi, les propriétaires doivent s’assurer que leurs animaux reçoivent des soins correspondant à leurs besoins biologiques.

Des amendes s’élevant entre 250$ et 250 000$ pourront être infligées pour de premières infractions. Les amendes pourraient doubler ou tripler pour les récidivistes, et un juge pourrait décider d’envoyer un récidiviste jusqu’à 18 mois derrière les barreaux.

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Les risques de maladie chez les petits chiens


Beaucoup préfèrent les petits chiens, car il est plus facile à les transporter et qu’ils habitent dans des appartements. Malheureusement, à cause des fortes demandes, des usines de chiots font des affaires d’or et d’autres jouent avec des croisements de chiens qui n’est pas toujours idéal et le futur maître est souvent mal renseigné des maladies héréditaire
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Les risques de maladie chez les petits chiens

 

© shutterstock

Dr Michel Pépin

    Si vous envisagez d’acheter un très petit chien en pensant qu’il vous causera moins de problèmes qu’un grand et qu’il coûtera moins cher à entretenir, méfiez-vous!

    La miniaturisation des chiens a débuté il y a quelques siècles, à la cour des empereurs, des rois et des aristocrates, au moment où ils ont décidé d’introduire les chiens dans les salons. On n’a qu’à penser au bichon frisé de François Ier, au bichon maltais d’Élisabeth Ire, au carlin de la reine Victoria, à l’épagneul japonais de Marie-Antoinette, au lhasa apso du dalaï-lama et au pékinois des empereurs chinois.

    Hélas! la démocratisation canine survenue à la fin du XIXe siècle a favorisé de nombreux croisements consanguins — pas toujours heureux! —, réalisés dans le but de répondre à la demande de lignées de plus en plus petites.

    LES AVANTAGES

    Dans la société actuelle, les petits chiens de moins de 10 kg ont un avantage énorme par rapport aux grands chiens: ils coûtent moins cher à nourrir, ils s’adaptent beaucoup mieux à la vie d’appartement, ils se transportent plus facilement et, en général, ils vivent plus longtemps. L’éventail des petites races est aussi très vaste: près de 80 races différentes sont en vente sur le marché.

    On estime que le nombre annuel de naissances de chiots de la catégorie mini est de trois millions chaque année dans le monde. Certains estiment que 40 % de la population canine mondiale est constituée de petits chiens.

    LES DANGERS

    Le danger le plus important de l’augmentation de la popularité de ce type de chien provient d’une demande excédant l’offre. Or, à trop vouloir miniaturiser certaines races, on en vient à favoriser la reproduction de masse sans égard aux conséquences. Les propriétaires d’usines à chiots (il très facile d’«encager» 50 lhasa apso) ont d’ailleurs vite flairé les profits!

    Avec le temps, toutes ces races ont développé des tares héréditaires qu’il est aujourd’hui excessivement difficile de faire disparaître, au grand dam des éleveurs sérieux et consciencieux, qui aimeraient bien voir éradiquer certaines maladies.

    Vous présenter la liste de tous les dangers qui guettent les différentes races de chiens miniatures occuperait la moitié de votre magazine. Je vais donc me contenter de vous en énumérer quelques-uns en vous donnant une référence incontournable qui vous permettra d’obtenir un supplément d’information sur la race qui vous intéresse: le site Web du Canine Inherited Disorders Database (www.upei.ca/~cidd/intro.htm).

    Ces renseignements sont indispensables autant pour le vétérinaire que pour l’éleveur ou pour le futur acheteur. Sachez, toutefois, que les moyennes et grandes races sont loin d’être épargnées, et que bien d’autres pathologies peuvent les affecter.

    Les maladies possibles

    LES YEUX

    Puisqu’une grande variété de maladies peut affecter les yeux, la certification Canine Eye Registration Foundation (CERF) devrait être exigée par les acheteurs qui s’intéressent à certaines races à risques.

    LE SYSTÈME MUSCULO-SQUELETTIQUE

    On n’a qu’à penser aux dysplasies de la hanche, du coude ou des épaules et aux luxations de la rotule pour se faire une petite frayeur!

    LE SYSTÈME ENDOCRINIEN

    Certaines maladies comme le diabète, l’hyperthyroïdisme ou l’hyperadrénocortisisme peuvent se présenter à un jeune âge ou survenir beaucoup plus tard dans la vie, ce qui rend leur prévention plus problématique lorsqu’on ne connaît pas les antécédents de la bête.

    LES DÉSORDRES SANGUINS

    Saviez-vous que certaines maladies héréditaires peuvent être à l’origine de l’anémie hémolytique auto-immune ou même de l’hémophilie?

    LES PATHOLOGIES DIVERSES

    La liste des autres maladies héréditaires affectant les petites races est longue et comprend des problèmes comme la surdité, l’insuffisance rénale, la cardiomyopathie, les problèmes de valvule mitrale, les pathologies respiratoires, les maladies cutanées causées par une déficience en zinc, les calculs urinaires, les allergies, les hernies ombilicales et même la fameuse épilepsie!

    LE COMPORTEMENT

    Il ne faut jamais négliger cette facette. Les troubles de comportement sont souvent la conséquence directe de la négligence d’éleveurs ou de producteurs plus désireux de développer l’aspect physique que l’aspect psychique de l’animal. Plus petit ne signifie pas toujours plus facile à éduquer!

    LES MALADIES HÉRÉDITAIRES LES PLUS FRÉQUEMMENT RENCONTRÉES SELON LES RACES

  • Bichon maltais: Problème cardiaque avec persistance du ducal artériosus

  • Caniche: Luxation de la rotule, problème de valvule cardiaque

  • Carlin: Problèmes oculaires avec présence de kérato-conjonctivite sèche

  • Cavalier King Charles: Problème de valvule cardiaque

  • Chihuahua: Luxation de la rotule

  • Lhasa apso: Problèmes oculaires avec présence de kérato-conjonctivite sèche

  • Pékinois: Luxation de la rotule

  • Poméranien: Problème cardiaque avec persistance du ducal artériosus

  • Shih Tzu: Problèmes oculaires et syndrome de kératopathie d’exposition

  • Teckel: Acanthosis negrican et pathologie des disques intervertébraux

  • Terrier de Boston: Syndrome brachycéphalique

  • Yorkshire: Luxation de rotule, shunt portosystémique, dysplasie de la rétine, collapse de la trachée

CONCLUSION

Il est important de comprendre que la miniaturisation des races n’est pas sans danger et qu’elle ne doit pas être confiée à n’importe quel «alchimiste» qui croit pouvoir changer les poils en or!

Les maladies héréditaires étant transmises par les parents, il convient, à l’achat d’un chien de race, de toujours connaître l’origine de l’animal, de s’assurer que l’éleveur a fait tout son possible pour dépister ces pathologies, que vous possédez des clauses de garantie et que vous pouvez demander à votre vétérinaire de porter une attention particulière à certaines de ces maladies.

Sachez que, si les petits chiens se vendent de plus en plus cher, ce n’est pas le prix d’achat qui est le plus élevé: c’est bien plus tard que vous devrez payer — sur les plans des émotions et de l’argent — pour compenser un minuscule gène défectueux!

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Plus de 125 chiens saisis en Chaudière-Appalaches


Une autre saisie dans une usine à chien. Si on pourrait éliminer toutes ces usines sur le territoire québécois, les chiens s’en porterais beaucoup mieux.  Espérant quand même que ces chiens vont trouver des nouveaux foyer
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Plus de 125 chiens saisis en Chaudière-Appalaches

 

Lors de leur visite des installations, les inspecteurs d’ANIMA-Québec, mandatés par le MAPAQ, ont jugé que les chiens n’étaient pas gardés dans un endroit considéré salubre et convenable.

PHOTO: FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse Canadienne
Québec

Plus de 125 chiens ont été saisis vendredi dans un centre d’élevage commercial de la région Chaudière-Appalaches, en raison des mauvaises conditions de détention des animaux.

L’établissement visé, que refuse d’identifier pour le moment le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), a échoué une inspection de la Humane Society International (HSI). Cette organisation a constaté de nombreuses infractions liées à la sécurité et au bien-être des nombreux chiens qui se trouvaient sur place.

Lors de leur visite des installations, les inspecteurs d’ANIMA-Québec, mandatés par le MAPAQ, ont jugé que les chiens n’étaient pas gardés dans un endroit considéré salubre et convenable. Ils ont alors recommandé de procéder à une saisie, en vertu de la Loi sur la protection sanitaire des animaux.

Les bêtes secourues, la plupart étant de petites races de chiens, ont été transportées vers un refuge d’urgence. Dans les prochains jours, ils seront confiés aux soins de vétérinaires.

Il faudra attendre la décision d’un juge avant de déterminer si les animaux doivent être rendus à leur propriétaire ou orientés vers des sociétés de protection des animaux en vue de leur adoption.

Aucune arrestation n’a encore été effectuée dans le dossier.

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Des manifestants exigent l’abolition des fourrières privées


Il est temps que les lois soient plus serré pour la protection des animaux, que le Québec ne fasse plus une piètre figure a cause de ses usines a chien et de la maltraitance animale J’ai bien aimé l’intervention de Monsieur Georges Laraque et je cite : «La façon dont nous traitons nos animaux de compagnie est représentative des valeurs de notre société. Alors, quelle image voulons-nous laisser de la société québécoise?» Je pense que cela est clair …
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Des manifestants exigent l’abolition des fourrières privées

Montréal - Des manifestants exigent l’abolition des fourrières privéesAgence QMI
Emmanuel Delacour / 24h

L’ancien hockeyeur Georges Laraque était présent à titre de porte-parole de SPA Canada.

© Sébastien St-Jean / Agence QMI

MONTRÉAL – Les fourrières à but lucratif devraient être abolies pour laisser place à des établissements financés par le gouvernement, estiment des représentants de la Société pour la protection des animaux Canada (SPA).

C’est le message qu’a martelé dimanche une centaine de manifestants devant le bureau montréalais du premier ministre Jean Charest.

«Ces fourrières ramassent les animaux errants pour leur trouver un foyer ou les euthanasier, a expliqué Dominique Routhier, directrice administrative de la SPA Canada. Les établissements privés sont plus intéressés par le profit que par le bien-être des bêtes qu’ils recueillent.»

Mme Routhier a rappelé le cas du Berger Blanc, cette fourrière dont les pratiques avaient troublé la population québécoise, pour exiger du gouvernement provincial l’instauration de lois plus sévères afin d’incriminer la maltraitance animale.

Parmi les manifestants, l’ancien hockeyeur Georges Laraque était présent à titre de porte-parole de SPA Canada et pour dénoncer les pratiques des fourrières privées.

«Les animaux sont souvent tués de façon systématique, alors que d’autres solutions existent. Dans certains établissements, les employés ne vérifient même pas si l’animal est marqué par une puce électronique qui permet de retrouver le propriétaire avant d’abattre la bête», s’est indigné M. Laraque.

Ce dernier pointe du doigt la position molle adoptée par l’administration de la Ville de Montréal et par le gouvernement du Québec devant cet enjeu.

«La façon dont nous traitons nos animaux de compagnie est représentative des valeurs de notre société. Alors, quelle image voulons-nous laisser de la société québécoise?» a-t-il questionné.

Une situation différente en Ontario?

Quelques-uns des manifestants avaient fait le voyage depuis l’Ontario pour supporter les réclamations de la SPA.

Certains d’entre eux ont décrit une situation bien différente de l’autre côté de la frontière.

«L’attitude des villes et de la province [en Ontario] est beaucoup plus ouverte envers le droit des animaux, a souligné une manifestante, Pamela Lavoye. Les usines à chiens y sont illégales et il est bien plus facile de circuler avec son animal de compagnie, que ce soit en ville ou à la campagne.»

Mme Lavoye est outrée que des établissements tels le Berger Blanc puissent continuer leurs activités en toute impunité.

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