21 personnes arrêtées Des «usines à bébés» dévoilées au Nigeria


Comment peut-on instaurer des usines à bébé dans les buts de les vendre dont certains auront un avenir d’esclavage ou destinée à la magie noire pour être sacrifié et ou torturés. Comment un humain peut faire cela à un autre humain si petit soit-il ?
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21 personnes arrêtées

Des «usines à bébés» dévoilées au Nigeria

 

Des «usines à bébés» dévoilées au Nigeria

Crédit photo : r

Une vingtaine de personnes, dont des épouses de personnalités nigériennes, ont été arrêtées depuis lundi au Niger dans le cadre du démantèlement d’un trafic présumé de nouveaux-nés venant du Nigeria voisin, connu pour ses «usines à bébés».

«Plus d’une vingtaine de personnes, à majorité des femmes, sont interpellées depuis lundi dans le cadre d’une enquête internationale relative à un trafic de bébés», a indiqué une source policière à l’AFP.

C’est un trafic triangulaire Nigeria-Bénin-Niger. L’enquête est menée depuis plusieurs mois par les polices de ces trois Etats voisins», a souligné la source policière.

Parmi les personnes interpelées figurent une des épouses du président du Parlement, Hama Amadou, le principal opposant au président Mahamadou Issoufou, et celle de l’actuel ministre d’Etat à l’Agriculture, Abdou Labo, a-t-elle précisé.

Des agents de l’état-civil et des agents de santé sont également arrêtés, de même source.

«Le réseau concerne plutôt des femmes ou leurs épouses qui n’arrivent pas à avoir d’enfants et qui ont recours aux trafiquants», a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.

«Les bébés, dont des jumeaux», viennent du Nigeria et transitent par le Bénin, a précisé cette source.

Certaines personnes soupçonnées ont commencé à être déférées mercredi matin devant le parquet, a indiqué la source policière.

L’affaire, révélée par le bi-hebdomadaire L’évènement, n’était jusqu’à présent qu’une  rumeur, a commenté Mariama Moussa, présidente de l’ONG SOS femmes et enfants victimes de violences.

«Personne n’a vu où ces bébés ont été achetés. Maintenant que l’État a pris l’affaire en main, la vérité va certainement être révélée et la justice tranchera. Nul n’est au dessus de la loi», a-t-elle réagi, proposant la réalisation de  tests d’ADN  pour s’enquérir de la vérité .

Ce scandale interpelle alors que le Niger fait face à la plus forte fécondité au monde. Avec 7,6 enfants par femme, ce pays très pauvre, dont la population croît de manière exponentielle, s’expose à une surpopulation à moyen terme qu’il ne pourra supporter.

«Nous avons plein d’enfants ici. Ceux qui en veulent peuvent en adopter. C’est plus honorable que d’entrer dans un trafic illicite», a réagi Mohamed Anmansour, cadre de l’ONG Timidria, spécialisée dans la lutte contre l’esclavage.

Des «usines à bébés», sortes de cliniques privées accueillant des femmes enceintes avant de vendre leurs bébés, sont régulièrement démantelées au Nigeria.

Des cas de viols ont déjà été rapportés, mais il s’agit le plus souvent de jeunes femmes confrontées à des grossesses non désirées, qui s’y rendent d’elles-mêmes ou suite à des pressions de leur entourage, selon les autorités du Nigeria.

Les nouveaux-nés sont vendus plusieurs milliers d’euros, les garçons valant plus cher que les filles. Les mamans, elles, reçoivent quelques centaines d’euros.

En avril 2012, la police nigériane avait découvert un faux orphelinat dont les bébés étaient destinés à la vente pour des rituels de magie noire, au cours desquels ils auraient pu être torturés ou sacrifiés.

Le trafic d’êtres humains est le troisième crime le plus répandu au Nigeria, derrière la fraude et le trafic de drogue, selon les Nations unies.

Des jeunes filles arrivent également au Nigeria en provenance du Niger, d’où elles sont originaires.

«Celles qui sont considérées comme serviles sont prises pour servir des familles (nigérianes). Elles sont utilisées comme des esclaves. On abuse d’elles», se désole M. Anmansour, de l’ONG Timidria, qui qualifie ce trafic de «monnaie courante».

Des cas d’esclavage internes au Niger ont également été relevés, comme fin mai, lorsqu’un homme âgé de 63 ans, a été condamné à 4 ans de prison dans l’ouest du Niger, pour avoir pris «une femme esclave», adulte à l’époque des faits, comme «cinquième épouse».

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Nigeria: la police libère 17 adolescentes d’une «usine à bébés»


Est-ce la pauvreté qui pousse certains hommes a profiter des femmes dans le but de les rendre enceintes et de vendre les bébés ? Comment une être humain peut se permettre de vendre des bébés dans le seul but de s’enrichir et de s’amuser avec des adolescentes ?
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Nigeria: la police libère 17 adolescentes d’une «usine à bébés»

 

Dans un rapport sur le trafic d'êtres humains... (Photo AFP)

 

Dans un rapport sur le trafic d’êtres humains publié le mois dernier, l’UE a classé le Nigeria comme le pays où ce fléau est le plus répandu. (Sur la photo: des femmes dans les rues d’un village du Nigeria).

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Lagos

Dix-sept adolescentes, retenues prisonnières dans une même maison, enceintes du même homme et dont les bébés étaient destinés à être vendus, ont été libérées par la police au Nigeria, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Onze enfants en bas âge ont également été retrouvés dans cette «usine à bébés» que les voisins prenaient pour un orphelinat ou un refuge pour femmes enceintes et appelaient «Maison Ahamefula de bébés sans mères».

Une femme soupçonnée d’avoir organisé ce trafic est toujours recherchée, a déclaré Joy Elomoko, porte-parole de la police de l’État d’Imo, dans le sud-est du Nigeria.

On ne sait pas si les jeunes filles avaient été amenées dans la maison de force.

Elles ont raconté à la police qu’elles avaient toutes été mises enceintes par un jeune homme de 23 ans, actuellement en prison ainsi que le garde qui surveillait la maison.

«Agissant d’après des informations, une unité spéciale de la police de l’État d’Imo a fait une descente dans la maison illégale à Umuaka mercredi et porté secours à 17 jeunes filles, âgées de 14 à 17 ans, à différents stades de leur grossesse», a indiqué Mme Elomoko à l’AFP.

«Les jeunes filles ont affirmé qu’elles n’étaient nourries qu’une seule fois par jour et n’étaient pas autorisées à quitter la maison», a-t-elle ajouté.

Elles ont indiqué à la police que leurs enfants devaient être vendus à des personnes «désireuses de les acheter», a encore indiqué la porte-parole.

«La propriétaire de cette maison est en fuite, mais nous sommes à sa poursuite», a affirmé Mme Elomoko.

Dans un rapport sur le trafic d’êtres humains publié le mois dernier, l’UE a classé le Nigeria comme le pays où ce fléau est le plus répandu.

Ce rapport indique que la vente d’enfants y est courante et que la police a déjà découvert ce qu’on peut appeler des «usines à bébés».

En mai 2011, dans l’État d’Abia (sud-est), la police a libéré 32 jeunes filles enceintes qui ont indiqué qu’on leur avait offert entre 25 000 et 30 000 naira (191 dollars) selon le sexe de leur bébé.

Un autre groupe de 17 jeunes filles a été découvert en octobre 2011 dans l’État d’Anambra (sud) dans des circonstances semblables.

L’Unesco a classé le trafic d’êtres humains en troisième place des crimes commis au Nigeria, après la corruption et le trafic de drogue.

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