Quand la ville affecte l’évolution des animaux


L’urbanisation, la pollution de l’air et sonore, surpopulation, oblige les animaux à s’adapter ou de disparaitre. Leur adaptation doit dépendre des ressources pour leur survie et de l’évolution morphologique pour son évolution dans une environnement qui change dût à l’humain. Le problème qui s’ajoute est les espèces invasives qui mènent la vie dure aux espèces indigènes que ce soient les plantes, animaux ou microbes qui sont néfastes autant pour ces bêtes que pour notre santé face à ces invasions. Il est important maintenant de protéger les espèces endémiques et que les nouvelles constructions respectent leurs habitats
Nuage

 

Quand la ville affecte l’évolution des animaux

 

Par Daniel Casillas

Metro World News

L’urbanisation, qui avance à vitesse grand V partout sur la planète, affecte l’environnement et force les animaux à s’adapter ou à disparaître à jamais.

Les populations humaines mi-grent en très grand nombre vers les villes, ce qui cause un étalement urbain massif et rapide.

Ces changements affectent négativement les populations de plusieurs espèces. Mais les activités humaines permettent aussi à certaines espèces animales de s’adapter et d’évoluer. Le tout s’opère parfois très rapidement, selon ce que révèle l’enquête Evolution of Life in Urban Environments récemment publiée dans la revue Science.

L’urbanisation est un phénomène qui a pris de l’ampleur au cours des dernières décennies et qui n’est pas près de s’essouffler. Selon les données du Fonds des Nations unies pour la population, plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes et, d’ici 2030, le nombre de citadins atteindra les 5 milliards.

Plus le monde s’urbanise, plus l’humanité doit faire face à certains problèmes : poches de pauvreté plus vastes, surpopulation, difficultés plus grandes à avoir accès aux ressources naturelles.

Mais l’urbanisation grandissante n’affecte évidemment pas seulement les humains. Elle a aussi un effet sur les espèces animales qui habitent les villes et leurs environs.

Elles sont forcées à s’adapter à leurs nouveaux environnements et même à transformer les comportements évolutionnaires qu’elles lèguent aux nouvelles générations.

«L’urbanisation grandissante affecte de façon positive ou négative les espèces d’un territoire donné selon le seuil de tolérance qu’elles affichent face à la présence et au mode de vie des humains», a expliqué à Métro Amparo Herrera-Dueñas, expert des effets de l’urbanisation sur la biodiversité à l’université Complutense de Madrid.

«Pour certaines espèces, les espaces urbains présentent des avantages pour la colonisation ou l’exploitation des ressources. Pour d’autres, l’urbanisation est synonyme de déclin de leur population, voire de leur disparition.»

«L’urbanisation pourrait mener à la disparition d’espèces endémiques à cause de la prolifération d’espèces envahissantes. Éventuellement, la faune urbaine pourrait perdre son identité.» – Amparo Herrera-Dueñas, expert des effets de l’urbanisation sur la biodiversité à l’université Complutense de Madrid, en Espagne

L’étude Evolution of Life in Urban Environments, menée par les professeurs de biologie Marc Johnson, de l’université de Toronto, et Jason Munshi-South, de l’université Fordham de New York, documente plus de 100 cas de populations influencées par les pressions exercées par les humains.

«L’urbanisation a affecté des comportements évolutifs fondamentaux chez plusieurs végétaux, animaux et microbes», souligne Jason Munshi-South, professeur agrégé à l’université Fordham et coauteur de la recherche. «Dans notre étude, nous analysons plus de 100 cas dans lesquels les populations ont réagi aux pressions des villes. On remarque parfois des changements évolutionnaires d’une génération à une autre.»

Selon l’enquête, l’urbanisation a créé une évolution adaptative. Ainsi, l’histoire, la morphologie, la physiologie, les comportements et les caractéristiques de reproduction de certaines espèces ont été affectés. Ces adaptations sont surtout dues à l’utilisation de pesticides, à la pollution, au climat local et aux structures physiques des villes.

Des espèces affectées par l’urbanisation réussissent donc à s’adapter et à générer de nouveaux comportements qui donneront aux nouvelles générations des outils pour faire face à ce nouvel environnement : des becs plus longs chez certains oiseaux et une résistance aux pesticides chez certains insectes, par exemple.

«Les espèces qui s’adaptent montrent des variations dans leurs traits de survie. Les descendants de chaque génération seront plus susceptibles de porter les traits qui les aideront à s’adapter à l’environnement urbain, ajoute M. Munshi-South. Ces adaptations feront toute la différence entre les espèces qui survivront et celles qui disparaîtront des zones urbaines.»

L’évolution animale dans les secteurs urbains menace sérieusement l’environnement et certaines espèces, dont les humains. Pourquoi? Parce que des espèces perdront leur variation génétique et que des espèces ravageuses deviendront plus résistantes et causeront de sérieux problèmes de santé.

«Les espèces qui s’adaptent avec succès, particulièrement les espèces envahissantes et ravageuses, vont proliférer et causer des problèmes économiques et de santé publique au sein des populations humaines», indique le coauteur de la recherche.

Pour éviter ces dangers et réduire l’effet des villes sur les espèces animales, les experts disent qu’il faut trouver de meilleures façons de partager les environnements urbains.

«Il faut réfléchir plus sérieusement à la façon dont nous, Homo urbanus, partageons le paysage urbain avec d’autres espèces», affirme Kirsten Parris, professeure agrégée à l’université de Melbourne, en Australie.

«Nous devons nous pencher sur la conservation des animaux et des plantes indigènes qui sont toujours dans nos villes. Il faut aussi y ramener certaines espèces qui n’y sont plus. Cela aidera la biodiversité etles citadins. Maintenir un lien avec la nature est bénéfique pour la santé humaine physique et mentale», dit Mme Parris.

«L’urbanisation a des effets environnementaux dramatiques»

Notre entrevue avec Kirsten Parris, professeure agrégée à l’université de Melbourne et auteure du livre Ecology of Urban Environments

Comment l’étalement urbain affecte-t-il déjà les animaux?

Les villes, partout sur la planète, ont réduit l’espace habitable des espèces non humaines. Ce phénomène s’accélère en même temps que l’urbanisation. Les villes sont souvent construites dans des secteurs riches en biodiversité et abritent encore plusieurs espèces indigènes, y compris des espèces en danger. Par exemple, 376 espèces menacées en Australie (30% du nombre total) vivent dans des villes du pays (une ville étant une agglomération de 10 000 habitants et plus).

Quels types de changements environnementaux l’urbanisation cause-t-elle?

L’urbanisation a des effets environnementaux dramatiques, comme le remplacement de la végétation et des sols mous par des surfaces dures imperméables à l’eau (chaussées, toits); la perte d’espaces ouverts; l’isolement de petits habitats par des routes et d’autres infrastructures; la disparition ou la transformation de milieux humides et de cours d’eau; la pollution de l’air, de l’eau et du sol; la pollution sonore et lumineuse; enfin, les changements climatiques. Tous ces changements superposés rendent la vie très difficile pour les autres espèces.

Comment les espèces s’adaptent-elles?

Certaines démontrent des capacités d’adaptation remarquables en milieu urbain. Même si elles modifient considérablement l’environnement dans lequel ces espèces évoluaient, les villes procurent aussi des abris, de la nourriture et des espaces de reproduction. Les animaux qui peuvent profiter de ces ressources réussissent à s’adapter. Par exemple, à Melbourne, en Australie, la rainette brune vit dans les étangs des parcs en bordure du quartier des affaires et ses orteils larges et adhésifs lui permettent de grimper sur les murs tout autour. Sa population est restée stable, alors que d’autres espèces de grenouilles n’ont pas survécu.

http://journalmetro.com/

Cette île grecque en forme de pyramide révèle le savoir avancé d’une civilisation antique


Sur une petite île grecque, des archéologues ont fait leur recherche sur un promontoire de la Mer Égée construit il y a 4 000 par des hommes. Ils ont découvert un atelier de métallurgie pour des outils et autres équipements élaborée pour l’âge de bronze. Des preuves de commerces et d’urbanisation
Nuage

 

Cette île grecque en forme de pyramide révèle le savoir avancé d’une civilisation antique

 

Michael Boyd

par  Clara Lalanne

En réalisant des fouilles sur la petite île grecque de Dhaskalio, des archéologues ont retrouvé des traces de métallurgie et d’ingénierie très avancées pour une civilisation antique, explique le Guardian dans un article daté du 18 janvier.

Cela fait des années que les chercheurs de l’université de Cambridge et de l’Éphorie des antiquités des Cyclades travaillent sur ce promontoire rocheux de la Mer Égée. Sculpté par ses habitants il y a plus de 4 000 ans, ces derniers lui ont donné la forme d’une pyramide pour en faire un sanctuaire naturel. Pourtant, les chercheurs étaient loin de se douter que cette île recelait encore bien des secrets.

Sous les terrasses du sanctuaire, ils ont ainsi mis à jour en janvier 2018 un réseau de tunnels très sophistiqués, servant à faire circuler l’eau. Ce système de drainage précède d’environ un millénaire celui qu’on pensait être le premier de l’histoire, en Crète.

Le réseau les a ensuite mené à une seconde découverte : un atelier de métallurgie, dans lequel des outils et équipements élaborés ont été fabriqués 2 500 ans av. J.-C.

Pour Michael Boyd, co-directeur des fouilles, « ce que l’on observe ici, avec le travail des métaux et tous ces autres éléments, ce sont les débuts de l’urbanisation », et également du commerce dans les Cyclades.

Michael Boyd

Ces découvertes prouvent que ces peuples de l’âge du bronze étaient beaucoup plus avancés qu’on ne l’imaginait jusqu’à présent. Avec des programmes d’excavation en 3D, les archéologues espèrent également faire de nouvelles découvertes, et comprendre d’où la civilisation minoenne a tiré tout son savoir.

Source : The Guardian

http://www.ulyces.co/

50 ans après Le livre de la jungle de Disney, comment se portent les animaux?


Petits et grands connaissent tous « le Livre de la Jungle » de Walt Disney inspiré du recueil de nouvelles de Rudyard Kipling né en Inde. Tous ces animaux cité dans l’histoire sont présent en Inde, 50 ans après, leur population est en danger de disparition, causé par l’activité humaine, l’habitat de plus en plus restreint, le braconnage et autres raisons
Nuage

 

50 ans après Le livre de la jungle de Disney, comment se portent les animaux?

 

« Le livre de la jungle » de Disney, inspiré du recueil de nouvelles de Rudyard Kipling, est sorti dans les salles de cinéma en 1967« Le livre de la jungle » de Disney, inspiré du recueil de nouvelles de Rudyard Kipling, est sorti dans les salles de cinéma en 1967.   Photo : Walt Disney Pictures

Si Mowgli retrouvait ses vieux amis, il se ferait du souci pour eux. La plupart des animaux de l’histoire sont dans une situation préoccupante. La forêt indienne (« jungle » en hindi) qui a inspiré l’auteur britannique Rudyard Kipling puis les créateurs de Disney, abrite de nombreuses espèces en danger.

Un texte de Thomas Gerbet, correspondant en Inde

Le saviez-vous? Le nom des personnages du Livre de la jungle est en fait l’appellation en hindi de ces animaux. « Baloo » veut dire ours, « Bagheera » : panthère, « Kaa » : python, « Sheer Khan » : tigre royal… Voici l’état de leurs populations.

Éléphant (« Hathi » en hindi)

Il reste moins de 30 000 éléphants sauvages en Inde, l’espèce est en danger. La population a décliné de 50 % depuis la moitié du 20e siècle. Or, c’est en Inde qu’on retrouve la majorité des éléphants d’Asie. Les pachydermes sont victimes de la perte de leur habitat à cause de la déforestation et de l’urbanisation.

Le développement des routes et l’expansion de l’agriculture ont aussi favorisé les conflits directs entre humains et animaux dans cette région qui est la plus densément peuplée du globe. Des centaines d’éléphants et d’humains sont tués chaque année en raison de ces conflits, sans parler du braconnage pour l’ivoire.

Vautour (« Ko » en hindi)

C’est l’espèce la plus en danger de la liste, davantage même que les éléphants. Les vautours indiens sont dans un état critique, selon les experts. Ils font partie des oiseaux les plus menacés de la planète, alors qu’ils sont aussi les plus utiles pour endiguer la propagation des maladies. Des dizaines de millions de vautours indiens qui se nourrissaient des carcasses d’animaux à la fin du 20e siècle, il n’en reste que 30 000, en raison d’un empoisonnement d’origine humaine.

C’est un anti-inflammatoire, le diclofénac (semblable au Voltaren), qui est à l’origine de l’hécatombe. Administré au bétail pour le soigner, il s’est révélé mortel pour les vautours qui mangeaient les carcasses. En leur absence, ce sont d’autres animaux qui se sont occupés des charognes, comme les chiens, les rats ou les corbeaux. Le problème, c’est que ces derniers, contrairement aux vautours, vivent au contact direct des humains. Une recrudescence des cas de rage a été constatée en même temps que le nombre de vautours déclinait.

Panthère (« Bagheera » en hindi)

La panthère noire du dessin animé est en fait de la famille des léopards indiens. La population de léopards, entre 12 000 et 14 000, s’est globalement stabilisée grâce à des efforts de conservation, mais elle reste vulnérable. Des menaces perdurent, comme la perte et la fragmentation de leur habitat ainsi que le braconnage, qui est en augmentation ces dernières années.

Quatre léopards sont tués chaque semaine pour leur peau (trophées de chasse) ou leurs os (médecine chinoise). Par ailleurs, ces félins entrent souvent en conflit avec les éleveurs, qui les tuent pour protéger leur bétail. Les spécialistes estiment que le nombre de léopards devrait décliner dans l’avenir.

Ours (« Baloo » en hindi)

Le personnage de Baloo a l’allure d’un ours canadien, mais c’est en fait un ours lippu indien, plus petit, avec un long nez pour manger des termites. Cette espèce unique en son genre est en situation vulnérable. Il en resterait moins de 20 000 dans les forêts indiennes. Encore une fois, ce sont la perte et la fragmentation de leur habitat qui constituent la principale cause du déclin.

Les activités forestières et minières, la cueillette et l’agriculture sont autant de menaces pour l’animal sauvage. Ayant moins d’espace pour vivre, l’ours lippu s’approche davantage des villages pour se nourrir, ce qui cause de plus en plus de conflits avec les humains… et des décès, des deux côtés.

Python (« Kaa » en hindi)

Le python indien peut mesure 6 mètres et peser 100 kilos. Il vit dans les mangroves et les forêts tropicales. L’espèce est considérée comme vulnérable et en déclin, même s’il n’existe pas de recensement précis. Le reptile est chassé par les humains pour le commerce de sa peau, pour son sang (médecine chinoise) ou tout simplement pour être vendu en animalerie. Le python est aussi de plus en plus souvent écrasé par des voitures sur les routes qui bordent ou traversent son habitat.

Singe (« Bandar » en hindi)

Tout d’abord, une précision : le personnage du roi Louie, l’orang-outan, n’existe pas en Inde. Il n’était pas non plus présent dans le livre original de Kipling. C’est un ajout des créateurs de Disney.

Les autres singes du dessin animé, plus petits, sont des langurs gris, bien présents en Inde. Ils ne sont pour le moment pas menacés, même si un déclin est constaté par les experts. Il resterait une dizaine de milliers d’individus. En plus de leur proximité toujours plus grande avec les zones urbaines, les singes sont victimes d’électrocution lorsqu’ils s’accrochent à des fils électriques. Comme les autres espèces de cette liste, la diminution de la taille des forêts, due à l’activité humaine, leur cause également préjudice. Plus de la moitié des espèces de singe indiennes sont menacées.

Loup (« Akela », qui veut dire « solitaire » en hindi)

Même si le loup bénéficie d’une grande protection par la loi indienne, il est régulièrement chassé par des bergers ou des villageois qui craignent cet animal, souvent de façon exagérée, en raison du mythe qui l’entoure. La fragmentation de l’habitat des loups par l’agriculture ou l’activité minière les menace également. Certaines forêts sont devenues trop petites pour permettre la survie à long terme des populations de loups qu’elles renferment.

Tigre royal (« Shere Khan » en hindi)

Les tigres indiens sont en danger. Il en reste 2226 en Inde, selon le recensement mené l’an dernier. En comparaison, au début du 20e siècle, il y en avait jusqu’à 100 000. Toutefois, il existe une lueur d’espoir. L’an dernier, pour la première fois en plus d’un siècle, le déclin continu des tigres s’est arrêté et leur nombre est reparti à la hausse. Les Indiens ont fait d’importants efforts de conservation pour protéger leur habitat au cours des dernières années. Le pays souhaite doubler sa population de tigres d’ici 2022.

http://ici.radio-canada.ca

L’urbanisation pousse des oiseaux au divorce


C’est triste une ville sans oiseaux ! Ne pas entendre leur chant en toutes saisons. Les animaux sont chassé de leur territoire pour agrandir les villes, alors que nous devrions avoir moyen de cohabiter
Nuage

 

L’urbanisation pousse des oiseaux au divorce

 

 Troglodyte en mal d'amour | wanderinggrrl via Flickr CC License by

Troglodyte en mal d’amour | wanderinggrrl via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Et certaines espèces peuvent perdre quasiment la moitié de leur vie fertile dans la manœuvre.

En banlieue, il n’y a pas que les couples humains qui se désespèrent. Selon une étude menée par cinq chercheurs en sciences de l’environnement de l’université de Washington, l’urbanisation pousse certains oiseaux au divorce et altère très sérieusement leur succès reproductif, vu qu’après leur déménagement, ils ont souvent bien du mal du monde à retrouver de nouveaux partenaires.

«Pour ces oiseaux, le développement des banlieues a un coût caché», explique John Marzluff, l’auteur principal de l’article synthétisant une dizaine d’années d’observations. «Nous les forçons à faire ce que la sélection naturelle n’aurait pas voulu pour eux».

L’addition est particulièrement salée pour les oiseaux chanteurs les plus farouches, à l’instar du troglodyte pacificus et de la grive à dos olive. Lorsque que les forêts qui constituent leur habitat sont transformées en immeubles et en lotissements, ces oiseaux majoritairement monogames doivent aller voir plus loin si le calme y est, en abandonnant au passage partenaire, nid et chances reproductives. Ce qui peut se révéler catastrophique pour certaines espèces, qui peuvent gâcher près de la moitié de leur vie fertile dans la manœuvre.

«Avec l’urbanisation, ces oiseaux s’en vont», ajoute Marzluff, «nous les obligeons à abandonner des endroits qu’ils avaient choisis pour aller autre part, ce qui les empêche souvent de retrouver un nouveau partenaire».

Une démarche qui aurait été totalement superflue s’ils avaient pu rester tranquillement chez eux.

http://www.slate.fr/

Après seulement 2 semaines passées en ville, l’espérance de vie d’un oiseau commence à diminuer


Deux semaines, deux petites semaines en milieu urbain suffissent pour que les oisillons subissent les effets néfastes et irréversibles. Plusieurs facteurs sont en cause.
Nuage

Après seulement 2 semaines passées en ville, l’espérance de vie d’un oiseau commence à diminuer

 

Après seulement 2 semaines passées en ville, l'espérance de vie d'un oiseau commence à diminuer © Patrick Pleul/AP/SIPA

Après seulement 2 semaines passées en ville, l’espérance de vie d’un oiseau commence à diminuer © Patrick Pleul/AP/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs ont réussi à mesurer l’impact de l’urbanisation sur l’espérance de vie des oiseaux

URBANISATION. Les télomères sont de petites séquences répétitives d’ADN situées aux extrémités des chromosomes des cellules eucaryotes (qui possèdent un noyau). Ils sont considérés comme des « bio-marqueurs » de longévité car à chaque division cellulaire, leur taille se réduit. Ainsi, ils peuvent permettre d’estimer l’espérance de vie d’un individu par rapport à un autre. En s’aidant de ces portions d’ADN, des chercheurs suédois de l’Université de Lund ont tenté de mesurer l’effet de l’urbanisation sur la longévité des oiseaux. Dans cette expérience, exposée dans la revue scientifiqueBiology Letters, les chercheurs ont étudié deux groupes d’oisillons de mésanges charbonnières (Pajur major) âgés de deux jours. L’un des groupes étaient constitué d’oiseaux capturés en ville tandis que l’autre groupe était composé d’oisillons capturés dans des zones rurales. Ensuite, chaque petit a été déposé dans un nid situé dans la zone d’où il n’était pas issu, auprès de parents adoptifs. Au bout de deux semaines, les oisillons ont été pesés, mesurés et un échantillon de 100 microlitres de sang leur a été prélevé afin de mesurer la longueur de leurs télomères. D’après l’équipe de scientifiques, la différence de taille entre les deux groupes est de 10,7 % et cela indépendamment du lieu de naissance de l’animal. Cet écart en faveur des oisillons élevés en campagne traduirait l’effet nocif de l’urbanisation sur la survie des oiseaux.

Des effets irréversibles après deux semaines passées en ville

Si les chercheurs ignorent encore les mécanismes physiologiques sous-jacents à ce phénomène, certains effets de l’urbanisation sont déjà connus. Et ils ne sont pas tous négatifs. En effet, la ville peut fournir un abri qui permet à la mésange charbonnière de se reproduire en tout quiétude. La température y est souvent plus élevée qu’en campagne (à cause de la pollution) ce qui rend la vie plus confortable pour la plupart des espèces animales. Mais les villes regorgent également de défis pour les oiseaux. La pollution lumineuse influence leur orientation et bouleverse leur rythme de reproduction. Le bruit, du trafic routier notamment, engendre un stress chez de nombreuses espèces animales. La pollution de l’air mais aussi la pollution métallique ont de graves conséquences sur la survie des oiseaux. La ville permet, certes, d’avoir de la nourriture à disposition en abondance (sur le sol ou au terrasse des restaurants) mais malheureusement, ces aliments ne sont pas adaptés et souvent de piètre qualité. Ainsi, leur consommation peut engendrer plus de mal que de bien. Tous ces facteurs induisent une accumulation de stress pendant le développement de l’oisillon ce qui va raccourcir la taille de ses télomères et provoquer une accélération de son vieillissement. Les chercheurs estiment que lors du développement précoce de l’oiseau, seulement deux semaines passées dans un environnement urbain suffisent à engendrer des effets négatifs irréversibles sur son espérance de vie.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Les villes rendent les araignées plus grosses


Une observation qui a été remarquée en Australie, mais il serait logique de penser que les araignées vivant dans les villes à travers le monde sont aussi devenues plus grosse. Faut croire qu’elles sont bien nourries avec tous les insectes qui aiment aussi la vie en milieu urbain
Nuage

 

Les villes rendent les araignées plus grosses

 

Nephila par Donald Hobern | FlickR licence cc by

Voilà une nouvelle qui devrait ravir tous ceux, et ils sont nombreux, à qui la seule perspective de croiser des araignées provoque des sueurs froides. A en croire les travaux d’une scientifique australienne, les villes rendraient les charmantes bêtes bien plus grosses.

New Scientist raconte ainsi comment Elizabeth Lowe, de l’université de Sydney, s’est rendue compte de cet impact inattendu de l’urbanisation sur les araignées, en étudiant plus de 200 femelles des espèces dite Nephila, a priori inoffensives, ajoute le site. Et le résultat est saisissant:

«Lowe explique que les araignées [issues] du bush du Parc national de Brisbane Water, au nord de Sydney, ont une masse moyenne de 0,5 grammes. Mais celles venant d’un parc de la ville, près de Bondi Beach, pèsent en moyenne 1,6 grammes.»

Un phénomène que la scientifique interprète comme la conséquence de «l’effet d’ilot thermique urbain», ou autrement dit le fait que les centres villes sont plus chauds que les alentours du fait du manque de végétation et des revêtements, précise le site I Fucking Love Science.

Elizabeth Lowe ajoute qu’en raison notamment des néons, qui attirent les insectes, les araignées disposent en plus facilement de proies en centre ville.

Si ses recherches se limitent au périmètre australien, elle envisage que le phénomène soit observable partout dans le monde et sur d’autres espèces d’araignées, telles que les redoutables redbacks, espèce la plus dangereuse d’Australie.

Que les arachnophobes se rassurent néanmoins, on ne s’apprête pas à affronter un scénario de série Z avec en guest, des araignées géantes dévoreuses d’hommes. Comme nous l’expliquions récemment, ces bestioles (tout comme leurs petits potes les vers, les mouches, etc.) ne peuvent pas non plus devenir monstrueuses, du fait d’une subtile combinaison hormonale. Ouf!

Par ailleurs, le New Scientist précise qu’un excès de chaleur peut être fatal aux araignées. Comme l’explique ainsi Elizabeth Lowe:

«L’été dernier, l’été était très chaud et la plupart des araignées sont mortes à Sydney.»

Et s’il vous faut un dernier argument pour achever de vous convaincre que les araignées ne sont pas tant à craindre, la scientifique rappelle qu’elle sont en fait très utiles aux villes, dans la mesure où elles mangent les insectes, nourrissent les oiseaux et restent le plus souvent inoffensives!

http://www.slate.fr

Biodiversité – disparition des espèces


On nous parle à tous les jours d’espèces menacées que ce soit la flore ou la faune. Des actions sont prisent pour essayer de sauver les espèces a plus haut risques, mais malgré tout, les efforts ne sont pas suffisants. Tant que nous ne faisons pas des compromis entre la nature et nous, il sera vraiment difficile de ralentir ces extinctions
Nuage

 

Biodiversité – disparition des espèces

 

Combien d’espèces disparaissent ?

Tous les ans, plus de 26 000 espèces disparaissent de la surface de la planète, des epèces issues de la flore et  de la faune sauvages.

Conséquence constatée du réchauffement, l’accroissement du nombre de jours de croissance en plus chez les espèces animales et végétales :elles vont se réveiller plus tôt et retourner en sommeil plus tard : au total 5 jours de différence par décennie.

Au total, du fait du réchauffement, de la pollution, des activités humaines et de l’urbanisation le nombre d’espèces vivantes pourrait bien être fortement affecté : on estime à environ 10 le nombre d’espèces vivant sur Terre, dont 1,8 sont recensées à ce jour

La disparition des espèces, à une vitesse unique dans l’histoire

Toute espèce a une durée de vie limitée de l’ordre de 5 à 10 millions d’années. A partir de l’espérance de vie des espèces et de leur nombre, il est possible de calculer un taux d’extinction global, qui correspond à la proportion d’espèces qui disparaît pendant un intervalle de temps donné. Au cours des 65 derniers millions d’années, le taux d’extinction moyen a tourné autour d’une extinction par an pour un million d’espèces.

> Mais aujourd’hui le taux de disparition d’espèces serait 100  fois supérieur !

Beaucoup d’études scientifiques s’avèrent très alarmistes. Par exemple de récents travaux affirment l’extinction possible de 15% à 37% des espèces de la planète d’ici 2050 sous l’effet du réchauffement climatique.  Même si ces études donnent encore lieu à des discussions, on se trouverait dans une période d’extinction massive.

A la conférence de Nagoya (Convention sur la diversité biologique), en 2010, on s’était félicité de l’atteinte de 13 % d’aires protégées (AP) terrestres sur la planète. Mais  au même moment, on constate disparition de la grande faune africaine, en particulier en Afrique francophone. Les massacres récents d’éléphants au Cameroun, en sont une illustration. Le rhinocéros noir d’Afrique centrale s’est éteint dans l’indifférence, les populations de grands singes s’étiolent, l’hippopotame, espèce pourtant commune, régresse…

COMPARER :

Ivoire d’éléphant braconné dans le monde

Braconnage d’éléphants, tués pour leur ivoire dans le monde

Selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature):

  • 16 928 espèces de plantes et d’animaux sont menacées d’extinction. Un chiffre sans doute sous-estimé : moins de 3 % des 1.9 millions d’espèces ont été évalués pour la Liste Rouge UICN.
  • 1,9 millions d’espèces végétales et animales sont connues, c’est-à-dire décrites et nommées. Selon les estimations, il en resterait 10 ou 100 millions à découvrir.
  • Lors des 500 dernières années,  l’activité humaine aurait été responsable de l’extinction de 869 espèces.
  • 1 mammifère sur 4 et 1 oiseau sur 8 seront très fortement menacés d’exctinction dans un futur proche,
  • Le nombre total d’espèces menacées a augmenté de 5205 à 8462 depuis 1996.

Les pays où les espèces disparaissent le plus vite sont  l’Indonésie, l’Inde, le Brésil,  et la Chine. En 2009, la France se situait au huitième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées.

Les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité sont :

  • la destruction et dégradation de l’habitat
  • la sur-exploitation (pêche, extraction, braconnage…)
  • la pollution
  • les maladies
  • l’invasion d’espèces étrangères 
  • le changement climatique qui implique des changements de migration

 

http://www.planetoscope.com

L’éclairage public, une ombre au tableau pour la biodiversité?


Nous savons que la pollution lumineuse cause bien des soucis aux animaux migrateurs, mais qu’en est -il pour les insectes ? Ils ont beau être petit, voir certains minuscules, ils ont un rôle a jouer dans l’écosystème et la lumière semble déranger l’état naturelle des choses
Nuage

 

L’éclairage public, une ombre au tableau pour la biodiversité?

 

Écosystèmes - L'éclairage public, une ombre au tableau pour la biodiversité?

Cinq types d’invertébrés étaient beaucoup plus nombreux dans les zones éclairées par les réverbères, dont les fourmis.

© Archives

PARIS – L’éclairage public a un côté obscur méconnu: il modifie non seulement le comportement individuel des insectes mais affecte aussi profondément la composition de leurs populations, de jour comme de nuit, révèle une étude qui s’inquiète de l’impact potentiel sur les écosystèmes.

Selon des estimations récentes, l’éclairage public progresse en moyenne de 6% chaque année dans le monde, notamment en raison de l’urbanisation galopante. Et pourtant, les chercheurs n’ont qu’une connaissance limitée des conséquences de cette lumière artificielle sur l’environnement, révèle l’étude, publiée mercredi dans la revue Biology Letters de l’Académie des sciences britannique.

Les biologistes savent qu’elle a des effets notables sur différentes formes de vie (végétaux, insectes, mammifères nocturnes, etc.), leur organisme et leur comportement individuel. Mais aucune étude ne s’était jusqu’alors intéressée aux changements qu’elle provoque à plus grande échelle sur l’organisation des espèces et la composition de leurs communautés.

Pendant trois jours et trois nuits d’août 2011, période où les invertébrés abondent, Thomas Davies et son équipe de l’Université britannique d’Exeter ont donc posé des pièges à insectes dans la petite ville de Helston, à la pointe de la péninsule des Cornouailles, directement sous des réverbères espacés de 35 mètres et entre chacun d’entre eux.

Ils ont récolté au total 1194 invertébrés terrestres, représentant pas moins de 60 espèces différentes.

Qu’il s’agisse d’échantillons pris la nuit ou le jour, «les invertébrés étaient plus abondants à proximité des sources d’éclairage», notent-ils.

La composition des communautés d’invertébrés sous les lampadaires était également «significativement différente» de celles situées à l’écart.

Selon les chercheurs, ce résultat signifie que l’éclairage public a un impact durable sur la composition de ces communautés d’insectes, «bien supérieur au simple fait d’attirer par une lumière vive pendant la nuit certaines espèces qui se disperseraient de nouveau pendant la journée».

Cinq types d’invertébrés étaient beaucoup plus nombreux dans les zones éclairées par les réverbères: les faucheux (Opiliones, arachnides cousins des araignées), les fourmis, les carabes, les cloportes et les amphipodes.

Et cette sur-représentation était notable de jour comme de nuit pour trois d’entre eux (faucheux, fourmis et carabes).

Plus généralement, par comparaison aux zones situées à l’écart de l’éclairage public, celles situées sous les lampadaires contenaient bien plus d’invididus appartenant à deux groupes de carnivores: les prédateurs et les charognards.

Ce déséquilibre au sein des espèces d’invertébrés pourrait faire boule de neige et, par le biais de la chaîne alimentaire par exemple, risquerait d’altérer l’ensemble d’un écosystème, s’inquiètent les auteurs, qui appellent à faire d’autres recherches sur la question.

Etant donné la progression rapide de la pollution lumineuse dans le monde, ces bouleversements «pourraient être en train d’avoir un impact sur la composition des communautés d’organismes sur une grande échelle», notent-ils.

L’introduction prochaine de nouvelles technologies d’éclairage, fondées non plus sur le sodium mais sur des halogènes ou des LED, pourrait encore augmenter les effets néfastes de l’éclairage public sur l’environnement «car elles émettent sur une plus grande gamme de longueurs d’ondes auxquelles ces organismes sont sensibles», concluent les biologistes britanniques.

http://fr.canoe.ca

Analyse de la NASA Les changements climatiques modifient l’écologie


Le Canada va vers des changements de sa faune et sa flore, et je pense que nous en sommes conscients, car nous témoins des effets des changements climatiques. Que nous réservent l’avenir ? Nous pouvons aller vers des suppositions, mais il semble que a l’heure actuel cela se confirme
Nuage

Analyse de la NASA : Les changements climatiques modifient l’écologie

Les changements climatiques modifient l'écologie

Crédit photo : Courtoisie NASA

Les changements climatiques prévus par la NASA

Agence QMI

Plusieurs régions canadiennes vivront d’importantes transformations écologiques au cours du prochain siècle, prévoit la NASA.

Des scientifiques de l’agence spatiale affectés au Jet Propulsion Laboratory ainsi que des chercheurs du California Institute of Technology ont analysé l’adaptation potentielle de la végétation aux changements climatiques causés par la hausse des gaz à effet de serre créés par l’humain au cours des trois prochains siècles.

«Bien que la fonte des glaciers, la hausse du niveau des océans et les autres changements environnementaux sont importants, en fin de compte, ce sont les conséquences écologiques qui importent», a souligné le chercheur principal, Jon Bergengren.

Selon une modélisation par ordinateur, une des conséquences sera que les terres qui ne sont pas couvertes par la glace ou les déserts verront au moins 30 % de changements dans la végétation, forçant les humains et les animaux à s’adapter ou même à déménager.

Les changements climatiques et environnementaux vont perturber l’équilibre entre la végétation et les espèces animales, réduire la biodiversité et affecter les eaux, avancent les chercheurs.

En Amérique du Nord, les régions des Grands Lacs et des Prairies seraient très affectées par ces transformations écologiques.

La toundra, les forêts et les cultures dans les Prairies seront très touchées, prévoient d’ailleurs les chercheurs.

Les simulations des scientifiques sont basées sur les projections contenues dans un rapport des Nations Unies sur les changements climatiques qui anticipe que le niveau des GES va doubler d’ici 2100.

Alors que la végétation et les animaux se sont adaptés aux saisons et aux grands changements climatiques, comme la fin de l’ère glaciale, l’étude croit que la faune et la flore ne sont pas en mesure de suivre le rythme des changements climatiques accélérés par les activités humaines, comme l’agriculture et l’urbanisation.

http://tvanouvelles.ca