Les salles de cinéma font des profits à coup de calories


Aller au cinéma sans prendre du pop corn, ce n’est pas du vrai cinéma mais gare au calories … juste a lire, je préfère le préparer moi meme avec un mélange d’épice que je fais moi-même et ce sans beurre
Nuage

Les salles de cinéma font des profits à coup de calories

La nutritionniste Stéphanie Côté devant le cinéma Guzzo de Greenfield Park.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Marie Allard
La Presse

Aller au cinéma est un plaisir qu’on aime s’offrir aux Fêtes. Avec un maïs soufflé, une boisson ou des bonbons, offerts en format assez grand pour nourrir le père Noël et son cortège de rennes. Malgré l’épidémie d’obésité, Cineplex dit agir en «bon citoyen» et soutient qu’il s’agit de sorties occasionnelles. À quand une offre alimentaire convenant aux estomacs normaux dans les cinémas?

Un petit sac de maïs éclaté du cinéma StarCité de Montréal contient… 14 tasses. Un grand format? Le double, une énorme quantité de 28 tasses de maïs soufflé, calculée avec une tasse à mesurer. C’est assez pour offrir une portion normale à sept personnes.

«Tout est gigantesque», a constaté la nutritionniste Stéphanie Côté, qui a fait une tournée de cinémas avec La Presse. Un grand format de boisson au cinéma Guzzo de Longueuil contient 1,25 l de liquide.

Boire autant de Coca-Cola, «c’est l’équivalent de consommer 32 cubes de sucre», a indiqué Mme Côté, d’Extenso, centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal.

Proposer de grandes portions est une stratégie de marketing qui a un… grand succès. À tel point que «la norme sociale a changé, c’est-à-dire que ce que les gens considéraient comme une portion raisonnable il y a 30 ans a considérablement augmenté», a noté Paul Boisvert, coordonnateur de la chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval.

Au cinéma, «c’est un piège, a observé Mme Côté. Pendant un film, on ne prête aucune attention à la quantité que l’on mange.» Rapidement, on engouffre trop d’aliments particulièrement gras, sucrés, salés.

«Meilleur rôle de soutien dans l’épidémie d’obésité.»

C’est le prix que donne aux cinémas le Center for Science in the Public Interest (CSPI), de Washington.

Grignoter un paquet de 225 g de friandises Reese’s Pieces pendant un film, «c’est comme manger un T-bone [de 450 g] avec une pomme de terre et du beurre», a illustré le CSPI dans une étude parue en novembre 2009.

Trio à 16,07$

Autre énormité: les prix. Chez Cineplex, le «Combo des Fêtes» est annoncé à 16,07$. À ce prix, le cinéphile n’a droit qu’à un grand maïs soufflé, une grande boisson et un sac de friandises.

«Les marges bénéficiaires des comptoirs alimentaires des cinémas sont monstrueuses», a indiqué Sylvain Charlebois, professeur de distribution et politiques alimentaires à l’Université de Guelph.

La preuve: une file d’attente au comptoir à friandises «incite toujours les gérants des établissements à retarder le début d’un long métrage», a-t-il souligné.

Envie d’un simple maïs soufflé? Le petit format est vendu 5,49$ avant taxes au StarCité. Pour 6,49$ – à peine un dollar supplémentaire -, le grand format en donne deux fois plus.

«Pour quelqu’un qui en veut plus pour son argent, c’est tentant», a souligné Mme Côté.

«C’est plus rentable pour le consommateur, plus payant pour le vendeur, mais ça favorise la surconsommation», a indiqué M. Boisvert.

Solution: partager

Que faire? Partager de petites portions avec son conjoint, ses enfants ou ses amis, a suggéré Mme Côté.

«Si le cinéma est une sortie occasionnelle, on n’a pas à s’en faire outre mesure, a-t-elle souligné. Le problème, c’est qu’on sait que ce n’est pas la seule occasion de manger beaucoup aux Fêtes. Il faudra aussi prévoir aller jouer dehors!»

 

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Coût des aliments en hausse de 5,2% ►Un panier d’épicerie qui coûte cher


C’est décourageant faire l’épicerie aujourd’hui, et ce même si l’ont fait attention a ce qu’on achète, qu’on n’achete pas de produit transformer. Ce que je trouve plus insultant c’est que même les produits de base sont vraiment trop cher J’ai comme l’impression que la malbouffe a le beau jeu dans tout cela
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Coût des aliments en hausse de 5,2% ►Un panier d’épicerie qui coûte cher

Un panier d'épicerie qui coûte cher

Crédit photo : Archives TVA Nouvelles

 

Par Héloïse Archambault | Le Journal de Montréal

La facture du panier d’épicerie est de plus en plus salée pour les consommateurs, une conséquence directe de la hausse du coût des aliments de 30 % depuis 10 ans au Canada.



«C’est vraiment plus cher», croit Dominique Leclerc, rencontrée dans un supermarché de la Rive- Sud près de Montréal.

«Pendant longtemps, mon épicerie me coûtait 50 $ par semaine. Maintenant, c’est au moins 60 $ ou 70 $, ajoute Gisèle Saint-Arnaud. Et je n’ai pas changé mes habitudes.»

Les statistiques des prix des aliments confirment une tendance que bien des consommateurs ont certainement remarquée depuis quelques années : le panier d’épicerie coûte plus cher.


Hausse de 30 % depuis 2002


Depuis l’an dernier seulement, le coût des aliments a augmenté de 5,2 %, indiquent les récentes données émises par Statistique Canada.


Parmi les plus importantes hausses, le coût de la farine, des oeufs et des pommes de terre a grimpé de 15 % en 2011, par rapport à l’an dernier.


«Les poutines vont coûter plus cher», ironise Sylvain Charlebois, chercheur en distribution et politiques agroalimentaires à l’en Ontario.


Depuis 2002, les prix ont même augmenté de 29,4 %, relate ce spécialiste.

«Ce n’est pas compliqué, tout est plus cher. L’ère où l’alimentation était abordable est terminée, dit-il. Par contre, il faut dire qu’il y a un certain rattrapage. Dans les années 1990, les aliments étaient très peu chers.»

À titre d’exemple, le prix du pain a bondi de 81 % depuis 10 ans, et celui des pâtes de 55 %.


Changer ses habitudes


Afin de compenser cette hausse, plusieurs consommateurs rencontrés disent avoir modifié leurs habitudes.


«Je regarde les prix et je cuisine selon les rabais, avoue Sylvie Douesmard, une mère d’une famille. Ce n’est pas qu’on n’a pas les moyens de payer, mais je ne veux pas dépenser pour rien.»

 

«Avant, je ne regardais jamais les spéciaux, mais maintenant, je découpe les coupons et j’achète selon les rabais,ajoute Dominique Leclerc. J’ai aussi arrêté d’acheter des produits biologiques. C’est dommage, mais c’est rendu trop cher.»

Du côté de l’Association coopérative d’économie familiale de l’est de Montréal, l’impact de la hausse des prix sur les gens démunis est tangible.



«L’épicerie est souvent ce qui passe après tous les frais fixes, donc ils vont couper dans la quantité de nourriture ou dans la qualité, explique Anne-Marie Millaire, conseillère budgétaire. C’est sûr qu’ils sont plus affectés que les autres.»

Un peu de répit en 2012


Les consommateurs devraient toutefois profiter d’un répit l’an prochain. Selon Sylvain Charlebois, l’augmentation du coût des aliments ne devrait pas dépasser 2 % en 2012.

«Il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte, dont le ralentissement de l’économie mondiale, la baisse du coût du transport et la force du dollar canadien.»

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