Trois nouvelles épaves identifiées dans le Saint-Laurent


 

Le Saint-Laurent a été le théâtre de batailles navales lors de la Deuxième guerre Mondiale. Les Allemands attaquaient les bateaux qui passaient dans les eaux québécoises
Nuage

 

Trois nouvelles épaves identifiées dans le Saint-Laurent

 

En 2014, Samuel Côté a découvert une épave située au large de Sainte-Flavie. Il s'agit du Viking, qui a sombré en 1874.

En 2014, Samuel Côté a découvert une épave située au large de Sainte-Flavie. Il s’agit du Viking, qui a sombré en 1874. Photo :  Urbania TV

L’historien Samuel Côté et le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO) ont découvert trois épaves, au large du Cap-Gaspé, coulées par des sous-marins allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les navires grecs Mount Pindus et Mount Taygetus, ainsi que le navire canadien Oakton, ont été identifiés par l’équipe à une profondeur de 215 mètres et à environ 34 kilomètres de la côte. Les trois navires ont été coulés par le sous-marin allemand U-517, du commandant Paul Hartwig, au printemps 1942. Le sous-marin a tiré trois torpilles qui ont toutes touché leurs cibles ce jour-là. Un navire a finalement récupéré les 78 survivants des trois navires torpillés.

Depuis un mois, des missions en mer ont eu lieu pour cartographier les fonds marins à la recherche d’épaves de navires marchands coulés par les sous-marins allemands en 1942. Ces missions se sont déroulées au large de Cloridorme et du parc national Forillon. L’expédition en mer n’a toutefois pas permis d’identifier formellement les épaves des deux premiers navires torpillés de la Bataille du Saint-Laurent, soit le Nicoya et le Léto, coulés au large de Rivière-Madeleine.

La Bataille du Saint-Laurent, une histoire qui refait surface
Les U-Boat ont fait la loi dans le Saint-Laurent de mai à octobre 1942 et ont coulé 21 navires marchands qui devaient ravitailler l’Europe.
Deux cent cinquante personnes sont mortes noyées, dont des passagers du traversier Caribou qui reliait le Cap-Breton et Terre-Neuve.

L’historien Samuel Côté, surnommé le « chasseur d’épaves », souhaite faire connaître cet épisode méconnu de notre histoire, dont les 75 ans seront soulignés en 2017.

La municipalité de Grande-Vallée veut aussi créer un centre d’interprétation sur la Bataille du Saint-Laurent.

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