Réchauffement climatique : le coût exorbitant des catastrophes naturelles en 2019


On parle d’au moins 15 catastrophes naturelles qui sont reliées aux changements climatiques qui coûte des milliards de dollars ainsi que nombre considérables en pertes humaines. L’agent a toujours été un obstacle pour agir contre les changements climatiques. Bien maintenant, cela coûtera encore plus cher, justement parce que les gouvernements, les entreprises ont préféré le profit qu’à l’avenir.
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Réchauffement climatique : le coût exorbitant des catastrophes naturelles en 2019


Le bouleversement climatique se paie au prix fort, humainement mais aussi économiquement. Une quinzaine de catastrophes naturelles, cette année, lui sont dues. Une ONG britannique les a répertoriées, évaluant les dégâts et le coût financier à plus d’un milliard de dollars mais, pour presque la moitié d’entre elles, la facture s’élève à plus de 10 milliards de dollars.

Au moins 15 catastrophes naturelles liées au changement climatique ont causé des destructions d’un coût de plus d’un milliard de dollars en 2019 et sept d’entre elles d’au moins 10 milliards, selon une compilation effectuée par une ONG britannique.

« Des phénomènes météo extrêmes, alimentés par le changement climatique, ont frappé tous les continents peuplés en 2019, entraînant dans la mort et déplaçant des millions de personnes et causant des milliards de dollars de dégâts », souligne l’ONG britannique Christian Aid dans une étude parue vendredi.

En se fondant sur la compilation de données disponibles en source ouverte (rapports de l’ONU ou de structures étatiques, études scientifiques, presse), l’ONG liste 15 événements — typhons, inondations, feux de forêt — ayant provoqué pour plus d’un milliard de dollars (900 millions d’euros) de dégâts.

Vue aérienne d'inondations au Japon à Omachi, le 28 août 2019. © Jiji Press, AFP

Vue aérienne d’inondations au Japon à Omachi, le 28 août 2019. © Jiji Press, AFP

Des phénomènes météo extrêmes frappant tous les continents

Sept de ces catastrophes ont même causé des dégâts évalués à plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros) : les inondations dans le nord de l’Inde et le typhon Lekima en Chine (10 milliards chacun) ; l’ouragan Dorian en Amérique du Nord (11,4 milliards) ; les inondations de juin à août en Chine (12 milliards) ; les inondations dans le Midwest et le sud des États-Unis (12,5 milliards) ; le typhon Hagibis en octobre au Japon (15 milliards) et les feux de forêt en Californie d’octobre-novembre (25 milliards).

« Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique », relèvent les auteurs.

Ainsi, en Argentine et en Uruguay, où des inondations ont causé pour 2,5 milliards de dégâts en janvier, les zones affectées ont connu des précipitations cinq fois plus importantes que la moyenne, un an après avoir connu une grave sécheresse. Des variations qui s’accentuent avec le changement climatique, et des sols rendus plus secs qui aggravent les conséquences en cas de fortes pluies.

La population s'est réfugiée sur ls gradins d'un terrain de sport à la suite des inondations causées par le cyclone Idai au Mozambique. © DFID, UK Department for International Development, Flickr

La population s’est réfugiée sur ls gradins d’un terrain de sport à la suite des inondations causées par le cyclone Idai au Mozambique. © DFID, UK Department for International Development, Flickr

L’Inde et le Mozambique, deux pays les plus touchés

Autre exemple, le cyclone Idai, qui a dévasté la deuxième ville du Mozambique en mars, a été selon des scientifiques renforcé par le réchauffement de la température de l’océan Indien, alors que la montée du niveau des eaux a aggravé les inondations qui l’ont suivi. Mêmes phénomènes à l’œuvre pour le cyclone Fani en Inde et au Bangladesh en mai, avec des dégâts évalués à plus de huit milliards de dollars.

Christian Aid souligne toutefois qu’« en aucune façon les chiffres financiers ne donnent une vison globale » de l’étendue de ces catastrophes, notamment en conséquences pour les populations.

Prenant en compte les vies humaines perdues, l’ONG souligne que « l’immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement » (les inondations dans le nord de l’Inde, 1.900 morts, et Idai au Mozambique, 1.300 morts), rappelant que les populations les plus pauvres paient le prix le plus élevé des conséquences du changement climatique.

« Par contraste, les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches et le Japon et les États-Unis ont connu les trois événements les plus coûteux », selon le rapport.

Mi-décembre, le réassureur suisse Swiss Re avait, dans une première estimation annuelle, évalué à 140 milliards de dollars les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres humains en 2019, contre 176 milliards en 2018.

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Climat: plus d’ouragans, plus de destruction


Ceux qui sont anti-climatiques, devraient pourtant voir l’évolution des changements climatiques qui s’accélèrent. Tant que cela nous touche pas vraiment, on dirait que c’est loin …
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Climat: plus d’ouragans, plus de destruction

PHOTO MERIDITH KOHUT, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Les ouragans dans l’Atlantique Nord sont de plus en plus destructeurs.

Avec au moins 98 morts et près de 16 milliards de dollars en dégâts, la saison des ouragans dans l’Atlantique Nord a été plus destructrice que la moyenne pour la quatrième année de suite.

      NICOLAS BÉRUBÉ

      LA PRESSE

      18 ouragans

      PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

      Un total de 18 tempêtes tropicales ont été observées dans l’Atlantique Nord durant la saison 2019.

      Un total de 18 tempêtes tropicales, dont six sont devenues des ouragans et trois, des ouragans majeurs, ont été observées dans l’Atlantique Nord durant la saison 2019, qui s’étalait du 1er juin au 30 novembre

      « Dix-huit tempêtes, c’est très élevé : la moyenne est de 12, explique à La Presse Phil Klotzbach, chercheur au département des sciences de l’atmosphère à l’Université d’État du Colorado. Cela dit, sept tempêtes ont duré un jour ou moins. Et nous avons eu trois ouragans majeurs, ce qui est directement sur la moyenne. »

      Dorian

      PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

      L’ouragan le plus dévastateur de l’année a été Dorian, qui a frappé les Bahamas le 1er septembre.

      L’ouragan le plus dévastateur de l’année a été Dorian, qui a frappé les Bahamas le 1er septembre. L’un des ouragans les plus puissants jamais enregistrés, avec des vents de près de 300 km/h, Dorian a fait 70 victimes.

      « C’est l’ouragan qui a le plus retenu l’attention cette année, autant pour le nombre de morts que pour les dommages, explique M. Klotzbach. Les dommages causés par Dorian aux Bahamas sont évalués à plus de 8 milliards US. Pour un pays avec une économie relativement petite, et une économie qui s’appuie largement sur le tourisme, ç’a été une catastrophe. »

      Plus d’ouragans ?

      PHOTO DANIELE VOLPE, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

      La crise climatique provoque un réchauffement de l’eau des océans, ce qui entraîne une augmentation de la force des ouragans.

      La crise climatique provoque un réchauffement de l’eau des océans, ce qui entraîne une augmentation de la force des ouragans. Mais cela ne veut pas dire qu’il y en aura plus, note Phil Klotzbach.

      « Si les changements climatiques continuent à évoluer comme on le prévoit, nous verrons probablement des ouragans plus puissants, mais pas nécessairement plus d’ouragans. Or, avec la hausse du niveau des océans, le même ouragan risque de transporter plus d’eau à l’intérieur des terres et faire plus de dommages. On risque aussi de voir des pluies plus abondantes, parce qu’une atmosphère plus chaude peut contenir plus d’humidité. Les villes qui tiennent un registre des pluies font déjà état d’une hausse des épisodes de pluies torrentielles. À court terme, c’est ce qui est le plus inquiétant sur le front des changements climatiques. »

      Kammuri frappe les Philippines

      PHOTO ASSOCIATED PRESS

      Le typhon Kammuri menaçait lundi les Philippines.

      Pendant que l’heure est au bilan en Atlantique Nord, d’autres régions du globe continuent de faire face aux tempêtes dévastatrices. C’est le cas des Philippines, aux prises avec le typhon Kammuri, qui a touché les côtes du pays lundi, poussant les autorités à annoncer une fermeture temporaire de l’aéroport de la capitale, Manille, où habitent plus de 13 millions de personnes. Les météorologues prévoient d’intenses précipitations ainsi que des vents de 165 km/h, avec des rafales pouvant atteindre 250 km/h. Le typhon le plus dévastateur enregistré dans le pays, Haiyan, a fait plus de 7300 morts et disparus en 2013.

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      Japon: des cerisiers fleurissent, pourtant ce n’est pas le printemps


      Des cerisiers au Japon semblent être un peu déroutés par une activité météorologique agitée cette année avec tous ces typhons. Plusieurs d’entre eux ont fleuri alors que c’est au printemps qu’on voit la beauté de ces arbres à fruits.
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      Japon: des cerisiers fleurissent, pourtant ce n’est pas le printemps

       

      Deux jeunes japonaises se prennent en selfie durant... (Photo Jorge Silva, archives REUTERS)

      Deux jeunes japonaises se prennent en selfie durant la saison de la floraison régulière des cerisiers, en avril.

      Agence France-Presse
      Tokyo

      Les fleurs délicates des cerisiers marquent traditionnellement l’arrivée du printemps au Japon mais cette année elles apparaissent aussi à l’automne, un phénomène rare, a expliqué mercredi une agence de météorologie.

      Cette floraison inhabituelle pourrait résulter de la météo enregistrée cette année, avec une saison très active pour les typhons, selon des experts interrogés par les médias japonais. Ces derniers ont repéré les fleurs dans plusieurs endroits réputés pour leurs cerisiers.

      Selon l’agence météo Weathernews, plus de 300 personnes dans le pays ont signalé des cerisiers en fleurs dans leur voisinage, lors d’une enquête menée la semaine dernière.

      Pour Hiroyuki Wada, un spécialiste de l’Association des fleurs du Japon, l’apparition surprise des fleurs de cerisier peut être liée aux caprices de la météo.

      Les violentes tempêtes ont fait tomber les feuilles des arbres, ce qui normalement déclenche une réaction inhibant la floraison jusqu’au printemps, a-t-il expliqué à la télévision publique NHK. Mais, après les typhons, une série de journées inhabituellement chaudes pourraient ensuite avoir semé la confusion chez les arbres et provoqué leur floraison.

      « C’est arrivé par le passé mais je ne me souviens pas avoir vu quoi que ce soit à une telle échelle », a-t-il observé.

      Le Japon a subi cette année une série de typhons, en particulier Jebi qui a fait 11 morts début septembre et provoqué la fermeture de l’aéroport d’Osaka (Kansai International Airport).

      M. Wada pense toutefois que cette floraison hors saison ne devrait pas affecter celle célébrée au printemps, marquée par un déferlement de rose et blanc qui attire des flots de touristes et voit les Japonais se rassembler dans les parcs.

      « Les boutons qui ont éclos maintenant ne fleuriront pas au printemps prochain. Mais seul un petit nombre a été observé. Je ne pense pas que cela affectera la floraison » l’an prochain, a-t-il dit à NHK.

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      Les images saisissantes du typhon Jebi au Japon


      Le Japon a subi des dommages causé par un typhon, d’une force qui n’a pas été vu depuis 25 ans. Il y a quelques morts et une centaine de victimes.
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      Les images saisissantes du typhon Jebi au Japon

       

      Aéroport inondé, véhicules emportés par le vent, vagues gigantesques: le typhon qui a balayé mardi l’ouest du Japon, le plus violent à avoir frappé directement l’archipel en 25 ans, a fait au moins six morts et 170 blessés.

      Les médias locaux ont fait état d’au moins six décès, dont celui d’un homme de 71 ans pris au piège d’un bâtiment qui s’est effondré, après le passage du cyclone Jebi, qui a plongé le pays sous des pluies diluviennes et des vents violents, avec des rafales atteignant 220 km/heure par endroits.

      Une autre personne se trouvait dans un état critique, et quelque 170 blessés sont à déplorer.

      De nombreux habitants ont été appelés à quitter leur logement dans des zones inondables ou susceptibles d’être touchées par des coulées de boue: au total, les autorités ont ainsi recommandé à 1,2 million d’habitants de rejoindre des refuges et 16.000 autres ont reçu l’ordre de partir, même si cette injonction n’est pas contraignante.

      Voyageurs bloqués

      Le typhon a fait en outre des dégâts matériels impressionnants, en particulier dans la région d’Osaka.

      Dans une mer déchaînée, un pétrolier s’est retrouvé encastré dans le tablier du pont conduisant à l’aéroport international du Kansai. Cet aéroport, construit en mer, a été inondé et fermé après que le sous-sol et les pistes ont été envahis par les eaux, a précisé à l’AFP un responsable du ministère des Transports.

      Environ 3.000 voyageurs restaient bloqués à l’intérieur dans la soirée.

      Des vérifications étaient en cours sur le pont endommagé, « mais nous ne savons pas quand nous pourrons reconduire les personnes » sur le terre ferme, selon le ministère.

      Des images de télévision montraient des échafaudages et grues de chantier fracassés par le vent, des devantures de magasins arrachées, des toitures envolées, des arbres à terre et poteaux tordus. Sur les routes, des camions et voitures renversés, des feux de signalisation au sol.

      Même les gratte-ciels, pourtant conçus pour résister à de puissants séismes, ont été mis à l’épreuve.

      A Osaka, une grande roue de 100 mètres, bien qu’à l’arrêt, semblait incontrôlable, tournant à la seule force du vent.

      Des dizaines de voitures garées sur un parking de la région touchée se sont également embrasées, un incendie dont la cause restait toutefois à déterminer.

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      Climat: des cyclones plus intenses à cause du réchauffement


      Je pense que la majorité des gens vont être d’accord que ce qui se passent en ce moment avec les ouragans qui ont frappés plusieurs villes que cette destructions inouïes pourrait avoir un lien avec les changements climatiques, non pas que le réchauffement fait plus d’ouragan ou de cyclone ou de typhon, mais plutôt leurs impacts sont extrêmement fort. Il y a aussi que ces catastrophes naturelles pourraient même changer leur parcours habituelles a des endroits qui moins préparés face a ces monstres météorologiques
      Nuage

       

      Climat: des cyclones plus intenses à cause du réchauffement

       

      Le cyclone Irma a touché terre dans les... (AFP)

      Le cyclone Irma a touché terre dans les Caraïbes le 6 septembre 2017.

      AFP

      CÉLINE SERRAT
      Agence France-Presse
      Paris

      Les cyclones comme Irma, qui a touché mercredi les Caraïbes, se nourrissent de l’énergie dégagée par les océans: du coup, les scientifiques prévoient que l’intensité de ces évènements, également appelés ouragans ou typhons, se renforce, mais pas leur fréquence à l’échelle du globe.

      XXe siècle: incertitudes

      Faute de données satellitaires à l’échelle planétaire avant 1970, il n’est pas possible de dire comment l’activité cyclonique a évolué au XXe siècle. Avant la mise en place d’une surveillance satellitaire complète, des cyclones même très intenses ont pu passer inaperçus s’ils n’ont pas touché les terres par exemple. Le nombre réduit de cyclones participe aussi à la faiblesse des données statistiques et rend leur exploitation plus difficile.

      Dans l’Atlantique nord, depuis une vingtaine d’années, une augmentation de la fréquence des cyclones a été constatée, mais c’était l’inverse entre 1970 et 1995, selon Franck Roux, de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse.

      En fait, les chercheurs se sont aperçus que l’activité cyclonique dans cette région suit des cycles de plusieurs dizaines d’années et estiment qu’il n’est pas encore possible de dire si la hausse dans cette région relève d’une variabilité naturelle ou du changement climatique.

      Dans le Pacifique nord-ouest, il y a eu une légère diminution de l’activité cyclonique entre 1980 et 2010.

      XXIe siècle: plus d’intensité

      Les modèles informatiques simulant le climat font état d’un renforcement de l’intensité des cyclones (vents et pluies) et d’une possible baisse de leur fréquence au niveau du globe à l’avenir.

      «Des cyclones d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique», explique Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, groupe de référence au niveau mondial sur le climat.

      «Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre», explique la climatologue. «On considère qu’il y a 7% d’humidité en plus dans l’atmosphère par degré de réchauffement», précise-t-elle.

      «Le changement climatique ne crée pas ces tempêtes, mais il accentue leurs impacts», résume Anders Levermann du Potsdam Institute for Climate Impact Research.

      Niveau des mers: un double effet

      L’augmentation du niveau des océans est l’un des marqueurs du réchauffement de la planète. La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100.

      Or, les cyclones produisent aussi une houle qui génère des «marées de tempête». Les deux effets conjugués contribueront à exposer davantage constructions et populations côtières.

      Déplacement des cyclones

      Des travaux montrent, selon Météo France, que «la latitude à laquelle les cyclones ont atteint leur intensité maximale a migré vers les pôles au cours des 35 dernières années dans les deux hémisphères».

      Cela pourrait être lié à l’expansion de la ceinture tropicale, c’est-à-dire des zones de part et d’autre de l’Équateur où règne un climat chaud et humide.

      «Des endroits qui sont plus habitués et mieux préparés aux cyclones pourraient être moins exposés et d’autres, moins bien préparés, pourraient l’être davantage», renchérit James Kossin de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

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      Le Saviez-Vous ► Le top des catastrophes naturelles


      La nature est de toute beauté, mais parfois, elle met son énergie à la destruction. Ce sont des phénomènes naturels qui de temps à autre mettent la population en danger
      Nuage

       

      Le top des catastrophes naturelles

      Crues soudaines, pluies torrentielles, ouragans, tornades, les catastrophes naturelles entraînent des pertes de vies et des dégâts matériels importants. Mais, de toutes les catastrophes survenues dans l’histoire, les tremblements de terre et les inondations comptent parmi les plus meurtrières.

      Fleuve Yangtsé en crue

      1. Crues dévastatrices

      En Chine, le fleuve Yangtsé sort régulièrement de son lit. Si les habitants ont parfois le temps de fuir la zone inondable, ce ne fut pas toujours le cas. En 5 crues (1887, 1911, 1931, 1935 et 1938), pas moins de 2 157 000 personnes ont perdu la vie en raison de la montée des eaux.

      Les inondations les plus meurtrières ont entraîné la mort de 900 000 (1887) et 870 000 (1938) Chinois.

      Photo : Fleuve Yangtsé en crue

      Plateau de Loess dans la provionce de Shaanxi

      2. Séisme meurtrier

      Il n’existe que très peu de détails sur le tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire. Mais, au début de l’année 1556,  un puissant séisme (de magnitude inconnue) a secoué les provinces de Shaanxi, de Gansu et de Shanxi en Chine.

      Le séisme aurait fait, selon les estimations, quelque 830 000 morts.

      Photo : Les habitants de la région habitaient dans des maisons creusées à même la pierre du Plateau de Loess (sur la photo). Ces habitations se sont effondrées pendant le séisme, ce qui explique le nombre élevé de victimes.

      Tremblement de terre en Chine

      3. Rayée de la carte

      Le 28 juillet 1976, la région de Tangshan (Chine) est dévastée par un tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter. La région, qui comptait un peu plus d’un million d’habitants, a été pratiquement rayée de la carte.

      Le bilan officiel fait état de 242 419 morts, mais certaines sources parlent de près de 800 000 victimes.

      Photo : Tremblement de terre 1976

      Typhon au Bangladesh

      4. La tempête fait rage

      Plus d’un demi-million de victimes, voilà le bilan du typhon le plus meurtrier de l’histoire. Le phénomène météorologique dévastateur a frappé le Bangladesh les 12 et 13 novembre 1970 avec des vents de plus de 200 km/h et une onde de tempête d’une rare puissance.

      On parle de 150 000 morts et de 100 000 disparus qui n’ont jamais été retrouvés. Mais le bilan pourrait être deux fois plus lourd.

      Photo : Thyphon Île de Bhola

      Inondations en Hollande

      5. La Hollande sous les eaux

      Le samedi 5 novembre 1530, plusieurs villages de la Hollande ont été envahis par les eaux lors d’un important raz-de-marée. Une large partie de la région des Flandres et de la Zélande s’est retrouvée sous les eaux. Une partie du territoire touché n’a pas été récupérée à ce jour.

      Bilan : 400 000 morts.

      Photo : Digue en Hollande

      Tsunami en Indonésie

      6. Vague meurtrière

      Les tsunamis sont provoqués soit par des tremblements de terre sous la plaque océanique, soit par des glissements de terrain majeurs. Celui qui a frappé l’Indonésie est encore très frais dans la mémoire collective.

      Ce matin du 26 décembre 2004, un tremblement de terre d’une magnitude de 9,1 se produit dans l’océan Indien. Le séisme a provoqué un tsunami qui a déferlé sur les côtes de l’Indonésie. La province de Banda Aceh a été particulièrement touchée.

      Le phénomène naturel, qui a modifié l’axe de la Terre, a tué quelque 246 000 personnes.

      Photo : Après le tsunami

      7. Haïti tremble

      16 h 53, le 12 janvier 2010, les Haïtiens sentent la terre qui tremble sous leurs pieds. Le séisme, 7,3 sur l’échelle de Richter, se produit dans une zone densément peuplée et où les normes de construction étaient plutôt lâches.

      De nombreux bâtiments, dont une partie du Palais présidentiel, s’écroulent, entraînant dans la mort plus de 230 000 habitants de l’île. Quatre ans plus tard, la situation était toujours chaotique dans le pays.

      Photo : Le palais présidentiel

      Typhon Nargis

      8. Nargis dévaste le Myanmar

      Le 2 mai 2008, le Myanmar est touché par le typhon Nargis. De puissantes vagues et des pluies diluviennes ravagent le pays, faisant 146 000 victimes.

      Toutefois, le gouvernement du pays serait en partie responsable de ce lourd bilan. Il a attendu plusieurs jours avant d’accepter l’aide internationale, alors que des centaines de personnes blessées, privées d’eau, de nourriture et de moyens de communication, perdaient la vie, faute de secours.

      Photo : Après le passage de Nargis.

      Catastrophe au Japon

      9. Des forces combinées

      Une des zones urbaines les plus densément peuplées au monde a été le théâtre d’une catastrophe dévastatrice. Le 1er septembre 1923, à 11 h 58, la région de Tokyo-Yokohama a été secouée par un séisme estimé à 7,9 (échelle de Richter), entraînant dans la mort des milliers de personnes.

      Mais les Japonais n’étaient pas au bout de leurs peines. Le tremblement de terre fut accompagné d’un tsunami et de 88 incendies alimentés par des vents forts provenant d’un typhon.

      Le rapport officiel fait état de 141 720 morts et de 580 397 bâtiments détruits. Des habitants d’origine coréenne, soupçonnés d’avoir allumé des incendies, ont également été tués par des milices populaires.

      Photo : Séisme 1923

      Tremblement de terre en Italie

      10. La Botte secouée

      L’Italie, un pays en forme de botte, n’a pas été épargnée par les catastrophes naturelles. On n’a qu’à penser à l’éruption du Vésuve qui a fait des milliers de morts le 24 août 1979.

      Mais ce pays a été le théâtre du plus puissant tremblement de terre enregistré sur le continent européen. Messine et Reggio, deux villes du sud du pays, ont été totalement dévastées le 28 décembre 1908.

      Entre 70 000 et 100 000 personnes y ont laissé leur vie.

      Photo de Messine

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      Le réchauffement a accentué certains événements climatiques


      La terre a subi plusieurs fois des changements climatiques, mais l’homme les a accélérés et nous y goûtons présentement et cela n’ira pas en s’améliorant. Et dire qu’il y a encore des septiques
      Nuage

       

      Le réchauffement a accentué certains événements climatiques

       

      Certains événements climatiques extrêmes l'année passée, vagues de chaleur en... (Photo John McConnico, Archives Associated Press)

      PHOTO JOHN MCCONNICO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

      Tout sur les changements climatiques »

      JEAN-LOUIS SANTINI
      Agence France-Presse
      WASHINGTON

      Certains événements climatiques extrêmes l’année passée, vagues de chaleur en Europe, en Asie et en Australie, incendies en Alaska ou inondations en Floride, ont été accentués par le réchauffement climatique, selon une étude internationale publiée jeudi.

      Cependant, celle-ci n’a pas détecté de lien entre le réchauffement planétaire et d’autres événements inhabituels, comme un retard de la saison des pluies au Nigeria ou les fortes précipitations responsables d’inondations en Inde en décembre.

      Les auteurs n’ont pas davantage observé de signature du changement climatique dans la rigueur inhabituelle de l’hiver au Canada et dans le nord-est des États-Unis en 2015, qui a été d’ailleurs l’année la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de températures en 1880.

      Ces travaux sont basés sur 25 études effectuées par 116 scientifiques de 18 pays sur cinq continents et deux océans.

      Il s’agit du cinquième rapport annuel consacré à l’étude de l’influence du réchauffement climatique, attribué par la plupart des scientifiques aux émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines, et les phénomènes météorologiques extrêmes.

      «Après cinq années de publication de ces études, nous voyons une multiplication des preuves que le changement climatique rend les canicules plus extrêmes dans de nombreuses régions du globe», souligne Stephanie Herring, une scientifique de l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA), un des principaux auteurs de ce rapport publié dans une édition spéciale du Bulletin of the American Meteorological Society.

      «Alors que nous améliorons nos capacités à faire la distinction entre l’influence du changement climatique et celle de la variabilité naturelle, l’ampleur des impacts régionaux de ce phénomène planétaire devient de plus en plus clair», précise-t-elle.

      Les plus fortes indications de l’influence humaine sur le climat ont été constatées dans des phénomènes météorologiques liés à la montée des températures, souligne le rapport.

      Hivers ensoleillés au Royaume-Uni

      «Les expériences faites avec la modélisation indiquent que le changement climatique induit par l’homme a été un facteur majeur pour créer les conditions» de ces canicules.

      Outre une plus grande intensité des nombreuses vagues de chaleur en 2015, les chercheurs soulignent aussi que le réchauffement a conduit à une réduction de la couverture neigeuse en Amérique du Nord et à une superficie d’une faiblesse record des glaces arctiques en mars, au plus fort de l’hiver.

      Les chercheurs ont aussi conclu que le réchauffement du globe a sans doute joué un rôle dans des inondations en septembre 2015 à Miami, dues à une marée particulièrement haute.

      Ce phénomène de marées provoquant des inondations, alors même que la météo est magnifique ces jours-là, a augmenté de 500% depuis 1994, selon le rapport.

      Les scientifiques ont aussi déterminé que le changement climatique a probablement contribué à l’intensité record des typhons dans le nord-ouest du Pacifique l’an dernier, ainsi qu’au record d’ensoleillement en hiver au Royaume-Uni ces deux dernières années.

      Le réchauffement est aussi en cause dans la propagation et la durée sans précédent des incendies de forêt en Alaska, où près de 2,1 millions d’hectares ont brûlé en 2015, la deuxième plus grande superficie depuis le début des observations en 1940.

      Selon ces chercheurs, «le changement climatique induit par les humains pourrait avoir accru le risque de ces incendies pendant la saison des feux de 34 à 60%».

      Les relevés mensuels de températures montrent que 2016 est en passe de battre un nouveau record annuel de chaleur sur le globe, qui sera le troisième consécutif.

      Les climatologues pensent que la fréquence et l’intensité de ces phénomènes météorologiques extrêmes vont probablement empirer avec la poursuite du réchauffement de la planète, qui accélère la fonte des glaciers et de la banquise arctique. Cela fait inévitablement monter le niveau des océans.

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