Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Utiliser l’intelligence artificielle pour évaluer des personnes qui auraient des troubles mentaux pour prédire des tueries de masses et insensé. Je doute vraiment que toutes les personnes qui ont pris les armes de tuer le plus de personnes possibles aient tous des troubles mentaux. Et de toute façon, c’est une manière d’étiqueter les gens sur des bases fausses. Si on veut vraiment réduire les risques, il faut rendre plus difficile l’accès aux armes et d’interdire des armes d’assaut. Puis franchement, quelle utilité d’avoir des armes d’assaut pour soi-disant se protéger.
Nuage


Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay 

Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The Washington Post

Pour prédire et empêcher les fusillades de masse.

Après les récentes fusillades d’El Paso et de Dayton (trente-et-un morts en tout), Donald Trump a préféré évoquer la question du rôle des troubles psychiatriques plutôt que celle de l’accès aux armes à feu. Le président américain avait déclaré juste après les événements:

«C’est la maladie mentale et la haine qui appuient sur la gachette. Pas l’arme à feu.»

Depuis, l’un de ses proches, l’ancien président de la chaîne NBC, Bob Wright, a proposé de lancer un programme de recherche sur la façon dont l’intelligence artificielle pourrait prédire le passage à l’acte violent de ce type de personnes. Afin de mener ces études à bien, des volontaires autoriseraient l’accès aux données de leurs smartphones.

Il ne s’agit à ce stade que d’un projet, qui a été présenté au président Trump, à sa fille Ivanka et au ministre de la Santé, mais l’idée est déjà critiquée par plusieurs spécialistes.

Impossible prédiction

Interviewée par le Washington Post, une ancienne psychologue des services secrets américains explique que ce genre de technologie donnerait un nombre très élevé de fausses alertes et qu’il serait impossible de déceler les personnes potentiellement dangereuses. Elle ajoute que les recherches actuelles ne permettent pas d’établir de lien direct entre maladie mentale et fusillades de masse.

Des études ont montré que seulement un quart des responsables de ces tueries était atteint d’un trouble psychiatrique. D’autres facteurs sont partagés par ce genre d’individus: l’impression d’être victime d’injustice, le désir d’être célèbre, la volonté de copier d’autres massacres, un passé de violence conjugale, le narcissisme et l’accès aux armes à feu. Une étude sur la tuerie de Fort Hood en 2009, au cours de laquelle un commandant militaire avait tué quatorze personnes sur une base au Texas, avait conclu que les tentatives de prédiction de ce genre d’incidents étaient presque impossibles.

Interviewée par le site The Hill, la directrice d’une association de défense des personnes souffrant de désordres psychiques a réagi à cette proposition:

«L’augmentation de la violence par armes à feu n’est pas causée par les maladies mentales, elle est le produit de l’inaction politique et de l’absence de réforme sur les armes.»

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Aux États-Unis, les supermarchés veulent désarmer leur clientèle


Des grands magasins aux États-Unis demandent à leurs clientèles de ne pas venir armer pour faire leur magasinage. Ce qui ne fait pas l’unanimité autant de la clientèle que des employés. Comment les États-Unis a fait pour se rendre là ? Un climat de la peur est omniprésent, alors on se protège en étant armé. Pourtant, ce sont les armes qui sont la cause de cette peur.
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Aux États-Unis, les supermarchés veulent désarmer leur clientèle


Une femme porte son pistolet Smith & Wesson Shield 9mm dans son pantalon pour soutenir le droit aux armes à feu, à Romulus, dans le Michigan, le 27 avril 2014 | Bill Pugliano / Getty Images / AFP

Une femme porte son pistolet Smith & Wesson Shield 9mm dans son pantalon pour soutenir le droit aux armes à feu, à Romulus, dans le Michigan, le 27 avril 2014 | Bill Pugliano / Getty Images / AFP

Repéré par Léa Polverini

Les chaînes de grande distribution Walmart et Kroger demandent désormais à leur clientèle de ne pas être armée dans leurs magasins

Dans les allées d’un supermarché texan, Cody Simmons fait ses emplettes. Le jeune homme de 23 ans porte un t-shirt décoré d’armes à feu sur lequel est écrit: «nous ne composons pas le 911» (le numéro d’appel d’urgence, aux États-Unis).

Selon lui, «tout le monde devrait porter sur soi à tout moment un pistolet».

Autant dire qu’il n’est pas ravi par les récentes dispositions prises par plusieurs chaînes de grande distribution. Dans les magasins Walmart et Kroger, qui comptent parmi les principales enseignes des États-Unis, de nouvelles politiques visent désormais à dissuader les clients de porter des armes à feu non dissimulées, même dans les États où cela est légal.

D’autres entreprises, comme les pharmacies Walgreens Boots Alliance, et Wegmans Food Markets, leur ont emboîté le pas, et demandent à leur clientèle de rester loin des armes le temps de faire les courses. Cette décision a été prise quelques jours après que Walmart a annoncé retirer certaines munitions de ses étals, et surtout un mois après deux fusillades ayant eu lieu entre les rayonnages du supermarché, à El Paso et à Southaven.

Une décision controversée

Le mode d’application de ces nouvelles politiques est encore flou, et fait débat. Il semble pour l’heure qu’un·e client·e porteur·euse d’une arme à feu ne sera pas inquiété·e tant que personne ne se plaindra directement.

Du côté des employés –près de deux millions d’emplois sont concernés à travers le pays–, la décision ne fait pas l’unanimité, et plusieurs se sont plaints d’être mis en danger. En effet, ni Walmart ni Kroger n’ont proposé jusqu’à présent de formation visant à préparer le personnel à ce type d’intervention.

Cette initiative, mise en place dans le secteur privé, contraste néanmoins avec l’immobilisme du Congrès américain, divisé sur le sujet et qui s’illustre conséquemment par son absence de réformes, après de longues années de tueries de masse. Le chef de la majorité au Sénat, le républicain Mitch McConnell, avait déjà affirmé qu’il n’envisagerait aucune mesure restrictive au niveau fédéral sans l’approbation du président Donald Trump. C’est conséquemment aux États, et le cas échéant aux entreprises privées, que revient la responsabilité de faire évoluer leurs règlementations en matière d’armes à feu.

Walmart et Kroger ne sont pas les premières à aller dans ce sens –Starbucks et Target les avaient précédées–, mais leur décision a un impact sur des millions de consommateurs, et notamment sur les populations rurales, dans la mesure où les enseignes contrôlent à elles deux un tiers du marché de l’épicerie aux États-Unis.

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