Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin


Il y a pas moins de 40 mille milliards de micro-organismes dans notre système gastro-intestinal, cela en fait du monde. Il est reconnu qu’un intestin en santé est un atout indéniable sur notre santé en général. Une pomme ou tout aliment qui contiennent des fibres aide a un microbiote en santé
Nuage


Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin

Les bactéries, la seule colonisation qu'il est bon d'encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Les bactéries, la seule colonisation qu’il est bon d’encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur The Guardian

La signification du proverbe anglais «an apple a day keeps the doctor away» n’a jamais été aussi vraie.

Dans Le charme discret de l’intestin, Giulia et Jill Enders rendent hommage à notre «deuxième cerveau», vecteur de bien-être et de santé. C’est dans la même veine qu’une étude autrichienne trouve de bonnes raisons pour manger une pomme par jour car elles impliquent une colonisation de notre tube digestif par des millions de bactéries.

Près de 40 mille milliards de micro-organismes cohabitent plus ou moins paisiblement dans notre système gastro-intestinal. Giulia Enders qualifie notre microbiote intestinal, ou flore intestinale, de «petit peuple» :

«Nulle part ailleurs dans le corps il n’y a une telle variété d’espèces différentes.»​​​

Plus ces espèces sont variées, mieux notre corps se porte. Alimentant consciencieusement nos intestins en énergie, éliminant les toxines et fabriquant des vitamines, elles participent à notre bien-être intérieur. Elles sont également garantes du bon fonctionnement de notre système immunitaire, combattant contre la prolifération de bactéries pathogènes. Certains types d’alimentation favorisent plus que d’autres le développement de ces gardiens de la paix intestinale.

Un trésor de bactéries

La pomme contiendrait quelque 100 millions de bonnes bactéries, lesquelles, en «colonisant» nos intestins, apportent fraîcheur et diversité au petit peuple de nos entrailles. Les scientifiques ont aussi découvert que la diversité de ces micro-organismes était encore plus riche dans les pommes bio.

Dans la mesure où beaucoup de bactéries sont éliminées par la cuisson, la pomme n’est pas le seul atout dont nous disposons pour nous constituer une petite armée de bactéries. Tous les aliments crus contenant des fibres s’avèrent être les meilleurs candidats à un microbiote riche et équilibré. Ne terminons cependant pas sans l’ultime conseil de Giulia Enders pour apprécier les bienfaits de votre pomme: ne retenez rien de ce qu’elle provoquera.

«Un petit pet par-ci par là, c’est très bon pour la santé. Pour ceux qui se targuent dignement de ne jamais avoir de flatulences, sachez-le: un mauvais péteur est aussi un mauvais hôte qui laisse ses bactéries mourir de faim.»

http://www.slate.fr/

La maladie de Parkinson serait plus fréquente après une appendicectomie


Alors qu’on disait que l’appendicectomie protégerait de la maladie de Parkinson, voilà qu’une autre déclare le contraire. Cependant, les chercheurs croient que c’est une association et qu’ils faut plus de recherches. D’autres chercheurs pensent que la réponse est gastro-intestinale dont le tube digestif pourrait jouer un grand rôle sur le Parkinson. À cause d’une protéine est présente dans certains neurones, apparaissent dans le tractus gastro-intestinal au début de la maladie de Parkinson.
Nuage


La maladie de Parkinson serait plus fréquente après une appendicectomie



Illustration du système digestif.

Illustration du système digestif. L’appendice est la petite excroissance au bout du côlon. Photo: iStock

Alain Labelle

Les personnes qui ont subi une ablation de l’appendice sont plus susceptibles de développer la maladie de Parkinson que celles qui possèdent toujours cette petite excroissance de l’intestin, montre une vaste étude rétrospective américaine qui contredit littéralement des travaux publiés l’an dernier.

Explications.

Le Dr Mohammed Z. Sheriff et ses collègues de l’Université Case Western Reserve, aux États-Unis, ont analysé les dossiers médicaux regroupés dans une base de données de dizaines de millions de personnes dans l’objectif d’identifier celles qui avaient subi des appendicectomies et reçu un diagnostic de maladie de Parkinson au moins six mois après l’intervention.

Illustration d'un appendice.Un appendice infecté et enflammé. Photo : iStock

Leur objectif était de comparer la prévalence de la maladie de Parkinson dans la population générale par rapport à celle qui avait subi une appendicectomie.

Les constats à la suite de l’analyse des 62 218 050 dossiers :

  • 488 190 patients ont subi une appendicectomie;

  • 4470 (0,92 %) de ceux qui ont subi une appendicectomie ont développé le parkinson;

  • 177 230 personnes ont développé la maladie de Parkinson sans appendicectomie (0,29 %).

Selon les auteurs, les appendicectomies sont associées à une augmentation du risque de l’apparition de la maladie de Parkinson, et ce, dans tous les groupes d’âge, sans égard au sexe ou à l’origine ethnique

Cette recherche montre un lien clair entre l’appendice ou l’ablation d’un appendice et la maladie de Parkinson, mais ce n’est qu’une association. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ce lien et mieux comprendre les mécanismes en présence. Mohammed Z. Sheriff

Discorde appendiculée

Ces résultats contredisent d’autres travaux publiés l’année dernière qui montraient plutôt que le retrait de l’appendice protégerait l’humain contre la maladie de Parkinson.

En outre, d’autres recherches publiées ces dernières années sur ce lien possible n’ont pas donné de résultats concluants. C’est ce flou qui a incité l’équipe américaine à chercher des réponses à la question en utilisant les données de 26 grands systèmes de santé intégrés américains.

Repères

  • L’appendice, qui prolonge le côlon, mesure de 6 à 12 cm de longueur sur 4 à 8 mm de diamètre.

  • Ce segment est souvent jugé inutile et est parfois qualifié de vestige biologique.

  • L’appendicectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever l’appendice. Il s’agit du traitement ordinaire en cas d’appendicite, une inflammation et infection de l’appendice.

  • Plus de 38 000 Canadiens subissent une appendicectomie chaque année.

La piste gastro-intestinale

L’agrégation de l’alpha-synucléine est l’une caractéristique pathologique de la maladie de Parkinson. Des agrégations de cette protéine, qui est présente dans certains neurones, apparaissent dans le tractus gastro-intestinal au début de la maladie de Parkinson.

Pour cette raison, les chercheurs estiment que le tube digestif pourrait peut-être jouer un rôle dans le développement de la maladie.

« Des études récentes sur la cause du parkinson se sont concentrées sur l’alpha-synucléine, une protéine présente dans le tractus gastro-intestinal au début de la maladie », explique le Dr Mohammed Z. Sheriff.

Des scientifiques du monde entier se penchent actuellement sur le tractus gastro-intestinal, y compris l’appendice, à la recherche d’indices qui aideraient à comprendre le développement de la maladie de Parkinson. Mohammed Z. Sheriff

Le saviez-vous?

  • La maladie de Parkinson frappe plus de 84 000 Canadiens.

  • Elle occasionne des tremblements, de la rigidité et l’incapacité progressive de marcher, et des problèmes digestifs et cognitifs.

  • Elle est classée deuxième des maladies neurodégénératives les plus courantes, après l’alzheimer.

  • Pas moins de 25 personnes reçoivent un diagnostic de maladie de Parkinson chaque jour.

Une étude publiée en 2017 montrait que des tissus qui se trouvent dans l’appendice stimulent la croissance de certains types de bactéries intestinales bénéfiques.

https://ici.radio-canada.ca