Un gigantesque glissement de terrain au large de l’Australie retracé


L’histoire de l’Australie pourrait avoir connu, il y a plus de 3 000 ans un glissement terrain issu d’un tremblement de terre et aurait provoquer tsunami
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Un gigantesque glissement de terrain au large de l’Australie retracé

 

Ce glissement de terrain, qui a été découvert... (Photo Australian Tourist Commission)

Ce glissement de terrain, qui a été découvert à 75 km au large d’Innisfail, localité de l’État du Queensland, a emporté 32 km carrés de matière, « soit environ 30 fois le volume d’Uluru », a-t-il ajouté en référence au célèbre rocher australien de 348 mètres de haut, qui est aussi connu sous le nom d’Ayers Rock (photo).

PHOTO AUSTRALIAN TOURIST COMMISSION

 

Agence France-Presse
Sydney

Les traces d’un gigantesque glissement de terrain sous-marin qui pourrait avoir provoqué un tsunami monumental il y a 300 000 ans ont été identifiées au large de l’Australie, ont annoncé mercredi des scientifiques australiens.

Cet effondrement du talus continental, probablement provoqué par un séisme, a été découvert de façon fortuite par des chercheurs réalisant une cartographie en trois dimensions des fonds marins dans la zone de la Grande Barrière de corail.

Ces scientifiques, qui avaient déjà repéré huit tertres sous-marins « au milieu de nulle part », ont découvert la vaste cavité dans le talus en reconstituant leur cartographie, a déclaré Robin Beaman de la James Cook University, un des auteurs de cette étude publiée dans le journal Marine Geology.

« Il y a cette gigantesque portion du talus continental qui manque, sur une longueur de 20 km et une profondeur de 8 km », a-t-il dit à l’AFP.

Ce glissement de terrain, qui a été découvert à 75 km au large d’Innisfail, localité de l’État du Queensland, a emporté 32 km carrés de matière, « soit environ 30 fois le volume d’Uluru », a-t-il ajouté en référence au célèbre rocher australien de 348 mètres de haut, qui est aussi connu sous le nom d’Ayers Rock.

La date du glissement de terrain a été estimée en datant les fossiles de coraux d’eau profonde retrouvés à plus d’un kilomètre de profondeur sur les tertres sous-marins. Le plus vieux a été daté à 302 000 ans.

Un tel glissement de terrain pourrait avoir engendré des vagues de tsunami de 27 mètres de haut, dont l’effet pourrait avoir été dissipé par la présence importante de récifs coralliens.

http://www.lapresse.ca

Ce qui se passerait si un astéroïde menaçait la Terre


Tout dépendant ou un astéroïde tomberait ainsi que la grosseur lorsqu’il atteint le sol sera désastreux et provoquerais probablement une grande panique. Aux États-Unis, ils ont établi un rapport sur les gestes à posé, enfin si cela est possible
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Ce qui se passerait si un astéroïde menaçait la Terre

 

© thinkstock.

Un rapport sur les astéroïdes, commandé par la Maison Blanche et dévoilé en décembre, indique la marche à suivre en cas de menace d’astéroïde. Elle a défini plusieurs « objectifs stratégiques », prenant même en compte le pire des scénarios.

On estime à 0,01% de chances de voir un astéroïde frapper la Terre au cours des 100 prochaines années. Néanmoins, tous les objets qui passent près de notre planète ne sont pas repérés. A titre d’exemple, les objets de moins de 30 mètres de long ne sont repérés que dans 1% des cas. Pourtant, leur taille est suffisante pour causer de gros dégâts en cas de collision avec la Terre.

Tel le film Armageddon avec Bruce Willis, l’une des idées avancées est de détourner l’astéroïde de sa trajectoire. Pour cela, la Nasa envisage l’envoi d’une sonde qui pourrait étudier l’astéroïde en détails et adapter la riposte en fonction de sa composition, sa taille, sa densité, …

L’étude envisage également le pire. Comme un impact inévitable avec un objet d’un kilomètre de long. A titre d’exemple, s’ils mesurent plus de 140 mètres, les astéroïdes auraient une force équivalente à 60 millions de tonnes de TNT, soit plus que n’importe quelle bombe atomique.

Communication essentielle

En cas de collision, il sera essentiel de bien communiquer, indique le rapport. Non seulement entre les agences américaines mais aussi avec les autres pays et le public.

Il faudra absolument communiquer des « informations vérifiées et validées par les données ».

L’un des autres point à prendre en compte, c’est aussi les conséquences qu’aura cette collision. Il est évident que le plan sera différent si l’astéroïde termine sa course dans l’océan ou dans une ville surpeuplée.

« Des tremblements de terre et des tsunamis sont une des conséquences possibles d’un impact important », affirme le rapport.

Ce qui est certain, c’est que le jour où un astéroïde frappera la Terre, cela risque de grandement bouleverser notre existence.

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Que se passerait-il si la Terre arrêtait de tourner?


Si la Terre s’arrêtait de tourner, ce serait vraiment catastrophique, voir pire qu’une explosion nucléaire. Nous ne tomberions pas dans l’espace, mais notre mort et tout ce qui vit serait pénible et effrayant
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Que se passerait-il si la Terre arrêtait de tourner?

 

Espérez que jamais la terre ne s’arrête de tourner ! Ou bien préparez-vous à tourbillonner dans les airs à  une vitesse supersonique, et à affronter de gigantesques tsunamis qui emporteront tout sur leur passage. Ce serait un véritable scénario catastrophique qui se produirait, et cela ne nous laisserait aucune chance de survie…

DES VENTS AUSSI VIOLENTS QU’UN SOUFFLE NUCLÉAIRE 

Chaque jour, à  chaque seconde, la Terre est en train de tourner à  plus de 1600 km/h, et sans que nous ne nous en rendions compte, nous tournons avec elle. Alors si un jour la Terre passe de 1600 km/h à 0, attendez-vous au pire. Tout d’abord, l’atmosphère continuerait de tourner à  plus de 1600 km/h au niveau de l’équateur.

Ainsi, tout ce qui ne sera pas attaché s’envolera vers l’est, à cette même vitesse. Il serait déjà  difficile de survivre à un tel impact… Mais supposons que vous y parveniez. Vous devrez ensuite affronter des vents aussi violents que le souffle d’une explosion nucléaire. L’impulsion pourrait alors entraîner de gigantesques tsunamis balayant tout sur leurs passages.

NUIT ET JOUR PERMANENTS 

Toujours vivant ? Et bien sachez qu’une journée entière durera désormais l’équivalent de 365 jours. Il vous faudra supporter 6 mois de soleil brûlant non-stop, et 6 mois de nuit glaciale. En effet, le soleil se lèvera à  l’ouest et se couchera à l’est, une seule fois par an. Actuellement, la rotation de la terre crée une force centrifuge, formant un bourrelet à l’équateur.

Si la Terre s’arrêtait, ce bourrelet s’aplatirait au fil du temps. Les océans pourraient ainsi migrer vers les pôles, où la gravité est plus forte, créant ainsi deux grands océans avec un gigantesque continent au milieu.

RAYONS COSMIQUES MORTELS

Enfin, le champ magnétique devrait s’estomper lentement, laissant la Terre s’exposer à de mortels rayons cosmiques… Donc vous l’aurez compris, l’arrêt de la rotation de la Terre ne nous laisserait aucune chance de survie, et pourrait carrément nous infliger une disparition lente et douloureuse… 

http://fr.canoe.ca/

Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars


Mars, une planète austère du système solaire aurait semble-t-il eu des tsunamis causés par des météorites. Et qui dit tsunami, dit océan. Malheureusement, s’il y a eu autrefois de l’eau, aujourd’hui, elle n’a laissé qu’un sol aride
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Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars

 

 Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Repéré par Bruno Cravo

Les vagues ont atteint les 120 mètres de haut.

Des murs d’eau de 120 mètres qui feraient passer le tsunami au Japon en 2011 pour une vaguelette. C’est ce qu’a éprouvé la planète Mars il y a environ 3,4 milliards d’années d’après Discover, levant le doute sur la présence d’un océan sur la planète dans le passé.

Le mensuel scientifique s’appuie sur les observations du Planetary Science Institute et ses études de l’érosion de l’ancien littoral martien. Elles révelent que la planète rouge a subi ces catastrophes par deux fois en constatant un recul prononcé des roches. Pas de séismes à l’origine de ces cataclysmes comme c’est souvent le cas sur Terre mais des perturbateurs extérieurs: deux météorites géantes semblables à celle qui frappa notre planète il y a soixante-cinq millions d’années.

Océan martien confirmé

«La découverte de gisements de méga-tsunamis martiens enlève une grande partie de la controverse, qui pendant des décennies a entouré l’hypothèse d’un océan sur Mars», assure Alexis Rodriguez, chercheur à l’origine de ces révélations.

Le scientifique affirme également que «la planète est devenue beaucoup plus froide après le premier tsunami», un changement climatique qui a entraîné un raz-de-marée en partie gelé quand la seconde météorite a frappé Mars quelques millions d’années plus tard.

L’ampleur des vagues s’explique par la taille des météorites tombées sur la planète à cette période. Elles ont causé des cratères d’environ trente kilomètres. Les incertitudes liées à l’eau s’évaporent peu à peu pour la planète la plus intrigante du système solaire. En revanche, en ce qui concerne la vie, ce n’est toujours pas gagné. 

http://www.slate.fr/

Une visite virtuelle pour ne pas oublier Fukushima


Revoir sa ville dans un tel état d’abandon doit être difficile pour ces gens qui ont du tout quitter à cause de la catastrophe nucléaire suite au tsunami en 2011. Avec cliquant sur le lien en bas du billet, vous pourrez visiter et voir l’abandon des maisons et commerces
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Une visite virtuelle pour ne pas oublier Fukushima

 

Au Japon, c’est la commémoration depuis quelques jours du cinquième anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Dans certaines villes touchées par le tsunami du 11 mars 2011 et proches de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, le temps s’est arrêté depuis.

Et pour mieux s’en rendre compte, la ville de Namie se visite virtuellement sur Google Maps.

Dans une ville laissée à l’abandon

Le projet de visite virtuelle a en fait été mené il y a deux ans, à la demande des habitants de la ville évacuée qui demandaient à voir leurs maisons. La municipalité de Namie – bourgade de 21 000 habitants – a mis en place un projet de visite virtuelle avec Google Maps. Rue par rue, Namie peut ainsi être visitée avec Google Street View.

La ville est dévoilée telle qu’elle était en 2013, deux ans après la catastrophe et toujours sans retour de ses habitants. Rues défoncées, maisons qui s’écroulent, commerces abandonnés à la hâte… un terrible décor post-apocalyptique… le centre de Namie a été épargné en partie par le tsunami, mais les maisons les plus proches de la côte ont été balayées. Le retour des réfugiés est prévu pour 2017, mais la décontamination de la ville se poursuit encore.

La visite de Namie sur Google Maps

http://www.commentcamarche.net/

FUKUSHIMA. Il y a toujours des fuites radioactives dans l’océan. En voici la preuve


Nous n’avons pas fini d’entendre parler de Fukushima, même si cela fait 5 ans qu’une catastrophe nucléaire s’est produit après le tsunami. Dans l’océan, la radioactivité est en baisse, mais constante, à cause des fuites qui ne sont pas contrôlées
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FUKUSHIMA. Il y a toujours des fuites radioactives dans l’océan. En voici la preuve

 

Une matrice de 24 bouteilles vides pour réaliser des échantillons de l'eau du Pacifique, afin d'y déceler des traces de pollution par la centrale ravagée de Fukushima. © Photo by Irina Rypina, Woods Hole Oceanographic Institution

Une matrice de 24 bouteilles vides pour réaliser des échantillons de l’eau du Pacifique, afin d’y déceler des traces de pollution par la centrale ravagée de Fukushima. © Photo by Irina Rypina, Woods Hole Oceanographic Institution

Par Loïc Chauveau

5 ans après le tsunami, les mesures sur la radioactivité des eaux de l’océan Pacifique montrent un relargage continu de strontium et de césium par la centrale nucléaire japonaise de Fukushima.

INDICATEURS. Depuis le 11 mars 2011 – et uniquement sur fonds privés– le chercheur Ken Buesseler du Wood Hole Oceanographic Institution (WHOI) de Boston (Massachusetts)sillonne l’océan Pacifique pour quantifier les émissions radioactives dans l’eau. Il traque trois indicateurs. Le césium 137 a l’avantage d’avoir une radioactivité qui ne faiblit que de moitié sur une période de 30 ans, mais il a le désavantage de ne pas être spécifique à la catastrophe nucléaire de Fukushima puisque, sur une telle période, ce radioélément peut aussi provenir d’autres sources nucléaires. Le césium 134 est lui spécifique à Fukushima car sa rémanence dans l’environnement n’est que de deux ans. En l’absence de toute autre source possible d’émissions sur un laps de temps aussi court, seule la centrale nucléaire japonaise peut être à l’origine de la présence de cet élément. Enfin, le strontium 90 est un élément lui aussi spécifique de la catastrophe, mais ses teneurs sont 40 fois plus faibles que les deux isotopes du césium et donc plus difficilement détectable.

Ken Buesseler devant les côtes du Japon. © WHOI

Tous les ans depuis cinq ans, Ken Buesseler et son équipe prélèvent des échantillons d’eau près des côtes du Japon et en plein océan. Pour les côtes américaines, les chercheurs ont fait appel aux usagers de la mer. Baigneurs, plaisanciers, employés de la marine marchande, sont invités à remplir des bouteilles d’eau et à indiquer le lieu exact du prélèvement avant de l’envoyer au laboratoire via un site de science participative, « our radioactive ocean ». En tout, plus d’un millier échantillons ont ainsi pu être collectés.

Une radioactivité en forte baisse mais des fuites toujours non contrôlées

Les résultats montrent que la radioactivité relâchée est aujourd’hui des centaines de fois plus faible qu’au moment de l’explosion des trois réacteurs. Cependant, les teneurs restent désormais constantes.

« Nous ne constatons pas la baisse continue à laquelle on pourrait s’attendre si toutes les fuites avaient été stoppées, affirme Ken Buesseler dans une communication du 8 mars. Au contraire, nous trouvons encore des valeurs élevées ce qui confirme qu’il y a toujours des rejets en provenance de la centrale ».

Les émissions ne sont donc pas encore « sous contrôle » comme l’affirment les autorités japonaises qui s’appuient sur le fait que les teneurs relevées sont en dessous des limites réglementaires.

Au moment de la catastrophe, l’eau de mer en face de la centrale a contenu jusqu’à 50 millions de becquerels par m3 (Bq/m3). Les teneurs les plus élevées relevées en 2015 n’ont pas excédé 200 Bq/m3, et ce après le passage d’un typhon ayant provoqué d’importantes précipitations, soit dans des circonstances très particulières. Cette radioactivité est plus importante qu’avant l’accident nucléaire, mais elle reste cependant 40 fois inférieure aux limites réglementaires américaines pour l’eau potable et bien en dessous des normes de salubrité pour les bains de mer. Le césium provenant de Fukushima a été enregistré pour la première fois en février 2015 sur la côte ouest d’Amérique du nord. Les teneurs les plus élevées trouvées dans la zone est du Pacifique n’excèdent pas les 11 Bq/m3. C’est 50 fois plus que la situation antérieure à l’accident, mais 500 fois moins que les limites sanitaires américaines.

ÉROSION. Les chercheurs s’interrogent sur l’évolution du strontium 90. Ce radioélément pose un problème de santé publique important. Au contraire du césium qui est vite éliminé par l’organisme, le strontium se fixe dans les os. Il est donc difficilement éliminé par les poissons et coquillages et peut ainsi affecter la santé humaine. Or, les teneurs en strontium baissent beaucoup moins vite que celles du césium. Alors qu’il y avait 40 fois plus de césium que de strontium en 2011, il n’y en avait que dix fois plus en 2013. Ce strontium pourrait provenir de l’érosion des sols japonais contaminés par la pluie. Des quantités énormes de cet élément sont présentes dans les milliers de réservoirs d’eau radioactive qui se multiplient près de la centrale et dans les sols pollués.

Selon Ken Buesseler, la radioactivité des eaux du Pacifique devrait encore augmenter en 2016 avant de commencer à décroître. Pas question donc de stopper les mesures mêmes si les quantités retrouvées ne posent pas de problème sanitaire. Dès cet été, l’équipe du WHOI va proposer aux baigneurs et plaisanciers de la côte ouest des bracelets-capteurs capables d’enregistrer la radioactivité de l’eau en temps réel.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Quand un iceberg fait un tonneau dans l’océan


Ce n’est pas comme les glaciers du Groenland, mais cela montre la force de l’impact quand un iceberg s’effondre et fait des fortes vagues
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Quand un iceberg fait un tonneau dans l’océan

 

Un vidéaste amateur a capturé des images d’un énorme iceberg qui a causé un petit tsunami en roulant sur lui même près de King’s Point, à Terre-Neuve-et-Labrador, mardi.

L’iceberg, dont la pointe supérieure avait fondu, entame d’abord un premier roulement sur lui même, puis des bruits de glace qui casse sont captés par la vidéo et la partie émergée éclate en morceaux.

L’énorme bloc de glace a alors entièrement roulé sur lui même et a provoqué de grandes vagues qui ont incité un des témoins du spectacle à crier pour dire aux gens sur la plage en contrebas de quitter les lieux.

De nombreux icebergs ont été aperçus au large de King’s Point cet été.

 

Le saviez-vous?

La dérive des icebergs depuis leur lieu d’origine, sur la côte ouest du Groenland, jusqu’aux côtes de Terre-Neuve est d’environ 1800 milles marins et dure, en moyenne, de deux à trois ans.

Les icebergs qui atteignent les Grands Bancs auront perdu environ 85 % de leur masse initiale.

Le vêlage des glaciers du Groenland est si fréquent en raison de la forme physique du Groenland, qui ressemble à un bol. L’île comme telle se situe en dessous du niveau de la mer et est surplombée d’un gigantesque dôme de glace; c’est ce dernier, en fait, qui s’élève au-dessus du niveau de la mer. Ce dôme de glace s’apparente quelque peu à une boule de crème glacée sur un cornet et s’écoule dans l’océan. Le poids du dôme de glace, jumelé à l’érosion par les vagues au niveau de l’eau, provoque la formation de crevasses dans le dôme de glace, ce qui engendre le vêlage et la fracture des glaces.

Source : Environnement Canada

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un gigantesque tremblement de terre peut-il vraiment rayer Seattle de la carte?


.Il est clair que notre petite boule bleue à des humeurs massacrantes, et même si elle tente de suivre un calendrier de ses sauts d’humeurs, elle ne semble pas  s’y conformer totalement. Cependant, avec les technologies qui ne cessent d’évoluer, en cas de catastrophes imminentes, nous devrions au moins nous y préparer
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Un gigantesque tremblement de terre peut-il vraiment rayer Seattle de la carte?

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/tiffany98101/15623134190/" target="_blank">Tiffany Von Arnim</a> Downtown Seattle via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr" target="_blank">License by</a>

Tiffany Von Arnim Downtown Seattle via Flickr CC License by

Eric Holthaus

Traduit par Peggy Sastre

Des Américains paniqués cherchent à se rassurer auprès de géologues. Sauf que les géologues sont les pires vers qui se tourner si on veut avoir l’esprit tranquille.

Le dernier tremblement de terre d’une magnitude proche des 9 à avoir touché le Nord-Ouest Pacifique est survenu 75 ans avant la naissance des États-Unis. Un jour, peut-être dans un futur pas si lointain, la croûte terrestre convulsera à nouveau dans un méga-séisme. Un événement qui ridiculisera toutes les catastrophes naturelles que notre pays aura pu connaître jusque là.

Dans le numéro daté du 20 juillet du New Yorker, Kathryn Schulz, qui vit en Oregon (dans le nord-ouest des Etats-Unis), nous a tous fait flipper notre petite race en décrivant par le menu les conséquences d’un gigantesque séisme susceptible de se produire le long de la faille de Cascadia. Rappelez-vous du séisme au Japon en 2011 et du tsunami consécutif, à l’origine de la catastrophe de Fukushima –sauf qu’en termes de niveau de préparation, la région américaine n’arrive pas à la cheville du Japon. Attention cependant si vous lisez l’article et que vous vivez à Seattle: vous aurez probablement envie de passer les prochaines nuits dehors.

En voici un extrait pour le moins éloquent:

«Quand les secousses auront cessé et que le tsunami aura reflué, la région sera méconnaissable. Kenneth Murphy, directeur pour la FEMA de la Région X, la division s’occupant de l’Oregon, de l’État de Washington, de l’Idaho et de l’Alaska, explique: « Notre hypothèse de travail, c’est que tout ce qui se trouve à l’ouest de l’Interstate 5 sera anéanti. »»

Interstate 5 map

L’excellent hebdomadaire de Seattle, The Stranger, permet de résumer en une phrase ce qu’il faut retenir de l’article: le tremblement de terre sera effroyable, le tsunami sera encore pire pour beaucoup de gens, la chose aurait déjà dû se produire et la région n’y est pas du tout préparée.

Reddit à la rescousse

Quel est le degré de crédibilité de ce scénario apocalyptique? Est-ce Kathryn Schulz n’aurait pas un tantinet exagéré? Faut-il se ruer chez Tillamook pour faire des provisions de cheddar et bourrer sa cave de caisses de Black Butte Porter? Pétitionner la NFL pour qu’elle relocalise l’équipe de football américain de la ville, les Seahawks, à Omaha?

Dieu soit loué, nous avons Reddit pour faire face à de telles angoisses. Le 14 juillet, un groupe de sismologues experts du Nord-Ouest, y compris l’éminent John Vidale, a répondu aux questions des internautes sur le fil «IamA» de Reddit. La discussion allait générer plus de 800 commentaires.

L’une des premières choses à retenir de cette discussion, c’est que oui, un séisme de cette magnitude peut se produire à tout moment, mais que Kathryn Schulz s’est un peu lâchée en licence poétique pour décrire ses répercussions, notamment concernant le tsunami menaçant Seattle et Portland. Le désespoir de la foule s’est fait palpable lorsqu’un commentateur a demandé aux experts de préciser les passages où Kathryn Schulz avait le plus exagéré (un autre post a fait état des dizaines de parents paniqués qui, sur Facebook, ont envisagé de retirer leurs enfants de l’école et de leur faire la classe à la maison, histoire qu’ils ne finissent pas écrasés sous les décombres ou noyés par le tsunami). John Vidale a précisé:

«Les communications pourraient être coupées et les routes être impraticables pendant un temps, idem pour les magasins qui risquent de ne plus être réapprovisionnés, mais cela ne constitue pas un « anéantissement » dans mon esprit». 

Ailleurs, John Vidale a déclaré que l’article était «un petit peu hollywoodien, mais globalement assez précis».

Peu de risque d’une destruction totale de Seattle ou de Portland

A plusieurs reprises, les experts ont souligné que le risque pour Seattle de se voir balayée par un tsunami provoqué par le méga-séisme était «insignifiant», notamment parce que la ville est protégée par la Péninsule Olympique et le Puget Sound. À Portland, qui est à 160 kilomètres de la côte, mais à une altitude plus proche du niveau de la mer, il y a peu de chance que le tsunami réussisse à remonter le Columbia avec suffisamment de force pour causer des dégâts importants.

Reste que sur la côte, c’est une tout autre histoire. Les habitants seront pleinement exposés au tsunami. Ici, en fonction de la localisation des principales lignes de faille, le séisme pourra être si violent par moments qu’il surpassera la force gravitationnelle et enverra des immeubles (et des gens) valser dans les airs. A Seattle, les secousses seront probablement assez fortes pour décapiter au moins un gratte-ciel (mais pas la Space Needle). La situation pourrait être encore pire à Portland, selon les experts. Le truc le plus effrayant que j’ai pu apprendre du fil Reddit est même contre-intuitif: un séisme plus modéré risquerait en réalité d’accroître la pression sur la ligne de faille –et d’augmenter par la même occasion les risques d’un méga-séisme. Et il ne fait absolument aucun doute qu’un énorme séisme touchera un jour ou l’autre le Nord-Ouest.

Un méga-séisme tous les 300 ans, en moyenne

Oui, mais quand? Selon John Vidale, les chances que le scénario du pire se réalise de votre vivant, si vous prévoyez de ne pas mourir d’ici 50 ans, s’élèvent à peu près à 15%. Ce qui est sans doute un meilleur moyen d’analyser des statistiques récurrentes que de donner des prédictions annuelles.

Historiquement, la fréquence d’un tremblement d’envergure dans la région est de l’ordre d’une occurrence tous les 300 ans, intervalle que nous avons aujourd’hui dépassé si l’on fait la moyenne des 10 000 ans écoulés de la géologie du Nord-Ouest. Mais l’espacement entre deux séismes de magnitude 9 varie entre 200 et 900 ans. Si le système de failles reste sur ce même modèle, le prochain méga-séisme pourrait survenir entre demain et 2600. Sans qu’il y ait aucun moyen de gagner en précision.

Il y a un scénario qui n’a pas été envisagé par Kathryn Schulz, mais qui aura été visiblement un énorme sujet de préoccupation pour les redditeurs: qu’un méga-séisme provoque une éruption volcanique (ce qui se comprend quand on sait qu’à peu de n’importe quelle grande ville de la région, on a vue sur un volcan). Selon John Vidale:

«Environ 10 % des séismes d’envergure provoquent des éruptions volcaniques, qui sont le plus souvent mineures, donc le risque volcanique est bien moindre comparé au risque sismique.»

Pas si mal préparés que ça

En plus des questions sur l’impact du méga-séisme et sur l’invasion de hipsters dont souffre depuis trop longtemps la région, les questions les plus plébiscitées ont été celles concernant notre degré de préparation. Kathryn Schulz a raison de souligner la supériorité du système d’alerte japonais, qui détecte les ondes les plus rapides, et les plus relativement inoffensives, d’un début de séisme. Un tel système est aujourd’hui testé dans le Nord-Ouest.

«En réalité, je l’ai aujourd’hui sur mon téléphone», a précisé John Vidale.

Même si la région pourrait souffrir de graves difficultés économiques, et voir beaucoup de ses habitants l’abandonner après un séisme catastrophique (comme cela a pu se passer à la Nouvelle Orléans après l’ouragan Katrina), il n’y a aujourd’hui pas de raison de déménager ou de refuser de vous y installer si vous y avez des perspectives d’emploi. La ville de Seattle est dotée d’un programme post-séisme et envisage de dédommager les propriétaires qui voudraient mettre leur logement aux normes.

Ces quatre dernières années, au moins trois livres sont parus sur les risques sismiques du Nord-Ouest Pacifique et ont rencontré un beau succès éditorial, mais la vague de panique provoquée par l’article du New Yorker prouve que beaucoup de gens n’ont toujours pas conscience du danger. Et c’est là que réside le gros du problème: faut de pression de l’opinion publique, les gouvernements ne sont pas trop incités à des modifications en profondeur des codes de construction et des systèmes d’alerte d’urgence. Kathryn Schulz a fait un super boulot en mettant en lumière de telles lacunes, mais les experts ont aussi souligné que les quelques millions de dollars nécessaires annuellement pour qu’un tel système soit pleinement fonctionnel sont difficiles à rassembler. Espérons que ce petit souci soit vite réglé.

http://www.slate.fr/

Après l’Indonésie, le Canada?


Cela fait déjà 10 que le monde était effrayé par le tsunami en Indonésie. Ce phénomène n’est pas unique. Certains pays sont plus susceptibles d’être à la merci des humeurs de l’océan
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Après l’Indonésie, le Canada?

Photo AFP

10 ans après le tsunami dans l’océan Indien, la côte ouest canadienne n’est pas à l’abri d’une catastrophe

Anne Caroline Desplanques

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1 sur l’échelle de Richter provoquait un tsunami dévastateur sur les côtes de l’Indonésie. Dix ans plus tard, ce désastre secoue toujours les scientifiques canadiens, qui craignent un évènement similaire chez nous.

«Le risque numéro un, c’est vraiment sur la côte ouest, dans le Pacifique», indique le sismologue Maurice Lamontagne, de Ressources naturelles Canada.

Un séisme de magnitude 7,7 a d’ailleurs secoué les îles d’Haïda Gwaii, au nord de Vancouver, en novembre 2012.

Bien que la secousse n’ait provoqué qu’une vague de moins d’un mètre, elle a été assez forte pour projeter des poissons hors de l’eau, souligne Jean-Sébastien Roy, de Ressources naturelles Canada.

Le secteur est situé à la jonction de deux plaques tectoniques, celle du Pacifique et celle de Juan de Fuca. Ces failles ont joué un rôle clef dans le séisme de magnitude 8,9 qui a secoué le Japon en 2011.

Maurice Lamontagne, sismologue

Sismologue à Ressources naturelles Canada et spécialiste de la sismicité de Charlevoix.

Photo Courtoisie

Sismologue à Ressources naturelles Canada et spécialiste de la sismicité de Charlevoix.

Le Québec moins à risque

À l’inverse de la côte ouest, le Québec est niché à l’intérieur d’une plaque tectonique et non pas sur une faille, indique M.Lamontagne. La province n’est donc pas à risque du fameux «Big One».

Toutefois, en raison des nombreuses failles profondes qui parsèment le Bouclier canadien, les Québécois sont secoués en moyenne 350 fois par an. Bien que ces secousses soient modérées, elles sont susceptibles de produire de dangereux glissements de terrain.

S’ils se produisent en terrain côtier ou sous l’eau dans l’estuaire du Saint-Laurent, ces phénomènes posent un véritable risque de tsunami, souligne M.Lamontagne.

«S’ils se produisent lentement, il n’y a pas de danger, mais s’ils se produisent rapidement ils peuvent causer une vague», explique le spécialiste de la sismicité de Charlevoix.

La pire catastrophe de l’ère moderne

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1 sur l’échelle de Richter secoue les profondeurs de l’océan Indien, au large de l’île de Sumatra. 20 minutes plus tard, un tsunami allant jusqu’à plus de 30 mètres de haut frappe les côtes de l’Indonésie, du Sri Lanka et du sud de l’Inde, ainsi que celles de l’ouest de la Thaïlande. Le désastre fait plus de 230 000 morts.

Photo REUTERS

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1 sur l’échelle de Richter secoue les profondeurs de l’océan Indien, au large de l’île de Sumatra. 20 minutes plus tard, un tsunami allant jusqu’à plus de 30 mètres de haut frappe les côtes de l’Indonésie, du Sri Lanka et du sud de l’Inde, ainsi que celles de l’ouest de la Thaïlande. Le désastre fait plus de 230 000 morts.

Le séisme le plus puissant enregistré sur Terre, à l’ère moderne, s’est produit en Alaska le 28 mars 1964. De magnitude 9,2 sur l’échelle de Richter, il a engendré un tsunami sur les côtes de la Colombie-Britannique, de la Californie et d’Hawaï.

 


► 8 octobre 2005 – Pakistan : magnitude 7,6 – 73 000 morts

► 15 août 2007 – Pérou : magnitude 7,7 – 913 morts, 1 039 blessés

► 12 mai 2008 – Chine : magnitude 7,9 – 70 000 morts, 18 000 disparus

► 6 avril 2009 – Italie : magnitude 5,8 – 308 morts, 1 500 blessés

► 12 janvier 2010 – Haïti : magnitude 7,0 – 222 570 morts

► 27 février 2010 – Chili : magnitude 8,8 – 521 morts, 12 000 blessés

► 11 mars 2011 – Japon : magnitude 8,9, tsunami – 15 776 morts, 4 225 disparus

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Miraculeusement retrouvée 10 ans après le tsunami


Vous souvenez du tsunami en 2004 en Indonésie ? Beaucoup de victimes et de personnes disparues, ainsi que des familles séparées. Car un enfant perdu est beaucoup plus difficile à retrouver qu’un adulte surtout dans ces pays. Mais, il a fallu être là au bon moment pour une retrouvaille entre une petite fille et ses parents
Nuage

 

Miraculeusement retrouvée 10 ans après le tsunami

 

Jamaliah embrasse sa fille de 14 ans, retrouvée 10 ans après le passage d’un tsunami meurtrier. Son père et sa grand-mère étaient également là pour l’accueillir. Photo :  Darren Whiteside/Reuters

Un couple en Indonésie était persuadé que sa fille avait été emportée par le tsunami qui a balayé l’île de Sumatra en 2004. Il l’a finalement retrouvée à peine 130 kilomètres au sud du village familial, 10 ans plus tard.

À peine âgée de quatre ans, la petite Raudhatul Jannah a miraculeusement survécu au tsunami meurtrier. Avec son frère de sept ans, Arif Pratama, elle réussit à s’accrocher à des morceaux de bois.

Son opération survie fonctionne. Elle est finalement retrouvée dans l’eau par un pêcheur, avant d’être ramenée dans le village de ce dernier, puis élevée par sa mère durant une décennie.

La jeune Raudhatul ignore ce qui est arrivé à son frère.

« Tout ce dont je me souviens, c’est que nous [mon frère et moi] parlions, couchés sur le morceau de bois. Puis, des gens nous sont venus en aide. Je me suis retrouvée sur terre, mais mon frère, lui, est resté sur le morceau de bois », se remémore-t-elle.

Une ressemblance frappante

L’espoir des parents de Raudhatul est revenu lorsqu’un oncle de la famille l’a reconnue à sa sortie de l’école, saisie par la ressemblance de la jeune fille avec sa fille.

Le couple de la province d’Aceh n’y croyait pas jusqu’à ce qu’il se rende dans le village et reconnaisse leur fille, 10 ans après l’avoir perdue.

Raudhatul vit désormais avec son père et sa mère, en compagnie de sa grand-mère adoptive, Maryam.

« La famille d’accueil de Raudhatul nous a permis de la reprendre, mais nous voulions aussi ramener sa grand-mère adoptive avec nous. En tant que mère, je sais comment on peut se sentir. Ils vivent ensemble depuis 10 ans, je ne peux pas simplement les séparer », estime la mère de Raudhatul, Jamaliah.

À l’époque, les vagues géantes du tsunami ont fait plus de parents 220 000 morts dans l’océan Indien, dont 170 000 en Indonésie.

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