Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Utiliser l’intelligence artificielle pour évaluer des personnes qui auraient des troubles mentaux pour prédire des tueries de masses et insensé. Je doute vraiment que toutes les personnes qui ont pris les armes de tuer le plus de personnes possibles aient tous des troubles mentaux. Et de toute façon, c’est une manière d’étiqueter les gens sur des bases fausses. Si on veut vraiment réduire les risques, il faut rendre plus difficile l’accès aux armes et d’interdire des armes d’assaut. Puis franchement, quelle utilité d’avoir des armes d’assaut pour soi-disant se protéger.
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Trump veut faire surveiller les personnes atteintes de troubles mentaux


Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay 

Seul un quart de ces massacres est perpétré par une personne atteinte de troubles psychiques. | Foundry Co via Pixabay

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The Washington Post

Pour prédire et empêcher les fusillades de masse.

Après les récentes fusillades d’El Paso et de Dayton (trente-et-un morts en tout), Donald Trump a préféré évoquer la question du rôle des troubles psychiatriques plutôt que celle de l’accès aux armes à feu. Le président américain avait déclaré juste après les événements:

«C’est la maladie mentale et la haine qui appuient sur la gachette. Pas l’arme à feu.»

Depuis, l’un de ses proches, l’ancien président de la chaîne NBC, Bob Wright, a proposé de lancer un programme de recherche sur la façon dont l’intelligence artificielle pourrait prédire le passage à l’acte violent de ce type de personnes. Afin de mener ces études à bien, des volontaires autoriseraient l’accès aux données de leurs smartphones.

Il ne s’agit à ce stade que d’un projet, qui a été présenté au président Trump, à sa fille Ivanka et au ministre de la Santé, mais l’idée est déjà critiquée par plusieurs spécialistes.

Impossible prédiction

Interviewée par le Washington Post, une ancienne psychologue des services secrets américains explique que ce genre de technologie donnerait un nombre très élevé de fausses alertes et qu’il serait impossible de déceler les personnes potentiellement dangereuses. Elle ajoute que les recherches actuelles ne permettent pas d’établir de lien direct entre maladie mentale et fusillades de masse.

Des études ont montré que seulement un quart des responsables de ces tueries était atteint d’un trouble psychiatrique. D’autres facteurs sont partagés par ce genre d’individus: l’impression d’être victime d’injustice, le désir d’être célèbre, la volonté de copier d’autres massacres, un passé de violence conjugale, le narcissisme et l’accès aux armes à feu. Une étude sur la tuerie de Fort Hood en 2009, au cours de laquelle un commandant militaire avait tué quatorze personnes sur une base au Texas, avait conclu que les tentatives de prédiction de ce genre d’incidents étaient presque impossibles.

Interviewée par le site The Hill, la directrice d’une association de défense des personnes souffrant de désordres psychiques a réagi à cette proposition:

«L’augmentation de la violence par armes à feu n’est pas causée par les maladies mentales, elle est le produit de l’inaction politique et de l’absence de réforme sur les armes.»

http://www.slate.fr/

Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés


Des suicides chez les personnes âgées sont des risques réels. J’ai eu connaissance une fois d’un homme âgé qui s’est suicidé quand il a su que la famille le placerait sa femme et lui dans une maison pour aînés. Des évènements comme la perte d’autonomie, la mort d’un conjoint, perte du permis de conduire peut amener ces personnes à un isolement, une dépression, pire à en finir avec la vie. Il y a des signes qu’il faut être attentif.
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Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés

 

Les deux personnes auraient décidé d'avaler une forte... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

Les deux personnes auraient décidé d’avaler une forte quantité de médicaments.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne
Montréal

Les indices de troubles de santé mentale chez les aînés ont tendance à être sous-estimés, souligne l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), dans la foulée de la tentative de suicide de deux personnes âgées au Saguenay.

Deux aînés qui seraient en couple depuis plus de 60 ans ont tenté de se suicider en fin de semaine dernière dans une résidence pour personnes âgées de l’arrondissement Chicoutimi, à Saguenay.

L’homme et la femme, âgés respectivement de 85 et de 81 ans, auraient décidé d’avaler une grande quantité de médicaments. Ils se seraient évanouis.

L’homme aurait repris connaissance plus tard et il semble qu’il ait lui-même appelé les secours, tout en admettant qu’il s’agissait d’un pacte de suicide. Sa conjointe et lui ont été transportés à l’hôpital où ils se portaient mieux mardi matin, semble-t-il.

Le Service de police de Saguenay a ouvert une enquête sur cette triste affaire, notamment pour savoir si des gestes criminels ont été posés. Les enquêteurs attendent que les deux aînés se rétablissent pour les questionner.

Reconnaître les signes

En entrevue, le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide, Jérôme Gaudreault, a fait valoir qu’il y avait souvent «sous-diagnostic ou sous-interprétation des troubles de santé mentale» chez les aînés.

«On a tendance à penser qu’il est plus normal d’être déprimé, par exemple, quand on est une personne aînée, alors que non, dans les faits, les personnes aînées ont aussi droit à leur bien-être physique et mental, et la dépression va se traiter aussi bien si on est une personne aînée que si on est une personne plus jeune. Ce qui est très important, c’est d’être attentif aux signes de détresse particuliers aux personnes aînées, et de leur apporter l’aide et le soutien dont elles ont besoin», a-t-il affirmé.

M. Gaudreault a évoqué comme facteurs de risque l’isolement, les conflits familiaux, la perte du permis de conduire et la perte du conjoint.

«Il faut reconnaître les signes, qu’ils soient directs on indirects, par exemple lorsque la personne va en parler, va utiliser des phrases comme « Bientôt, vous n’aurez plus à vous préoccuper de moi », ou « Je ne serai plus un fardeau »». Des comportements aussi, si la personne a tendance à s’isoler, à abuser de l’alcool ou de médicaments. Et des émotions; si la personne vit de la tristesse, du découragement, de l’agressivité», a-t-il souligné.

Dans ces cas, M. Gaudreault suggère de s’adresser aux ressources compétentes, plus particulièrement au Centre de prévention du suicide (1-866-APPELLE), «qui offre un service à la fois auprès des personnes suicidaires, mais aussi auprès des proches, qui accompagnent une personne qui va moins bien».

M. Gaudreault indique tout de même qu’au Québec, avec environ 12 décès par suicide chez les aînés par tranche de 100 000 habitants, les taux de suicide sont «particulièrement bas» si on se compare aux autres provinces.

Concernant le drame récent au Saguenay, le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, a affirmé qu’une enquête avait été ouverte.

«À la suite de certains propos que l’homme impliqué dans l’événement a tenus, on a ouvert une enquête pour connaître les circonstances», a indiqué M. Cormier.

«On va leur laisser le temps de se rétablir, et on va s’asseoir avec ces gens-là pour tenter de voir exactement ce qui s’est passé», a-t-il ajouté.

https://www.lapresse.ca/

Internet a-t-il créé de nouvelles maladies mentales?


Internet est-il responsables de nouvelles maladies mentales ? Les psychiatres ne sont pas tous d’accord. Ceux qui sont contre croit plutôt qu’Internet est un nouveau moyen pour les maladies mentales connues. On donne l’exemple une femme qui souffrait su syndrome Münchhausen par procuration envers son enfant qu’elle l’a rendu malade tout en tenant un journal de la vie de son fils qui a 5 ans est mort par sa faute. On parle aussi des jeux en ligne ceux qui en souffre utilise internet pour l’accessibilité plus facilement. Alors qu’un nouveau trouble comme ceux qui disait espionné par la CIA est dû à l’invention des puces informatiques implantées. Quoi qu’il en soit ces maladies nouvelles ou pas, doivent être être plus étudiées
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Internet a-t-il créé de nouvelles maladies mentales?

 

Amanda Hess  traduit par Catherine Rüttimann

Les psychiatres américains sont divisés sur la question.

Garnett Spears a passé une grande partie de sa courte vie dans les hôpitaux. Lacey, sa mère, l’a trimballé de ville en ville et de docteur en docteur à mesure que la mystérieuse maladie dont il était atteint s’aggravait. L’année dernière, il est mort à l’âge de 5 ans. Au début du mois, Lacey a été condamnée pour meurtre au second degré pour sa mort. Les procureurs ont établi qu’elle avait empoisonné son fils avec de hautes doses de sodium inoculées par le biais d’un tube intestinal, l’emmenant ensuite à l’hôpital pour s’attirer la sympathie des médecins et des amis.

«Münchhausen par procuration par Internet»

En 1951, un médecin britannique du nom de Richard Alan John Asher a inventé le terme de «syndrome de Münchhausen» pour évoquer les patients qui feignent une maladie ou qui se rendent eux-mêmes malades sans raison apparente (à distinguer de la «sinistrose», où une personne feint une maladie ou l’induit chez autrui dans un but tangible, comme celui de convaincre un médecin de leur prescrire un certain médicament ou de s’attirer un verdict favorable dans un procès). En 1977, des chercheurs avaient identifié une nouvelle permutation du syndrome –«Münchhausen par procuration»– le fait pour un sujet de feindre une maladie chez quelqu’un d’autre; l’un des premiers cas enregistrés impliquaient une mère qui, comme Lacey Spears, avait empoisonné son bébé avec du sodium. Mais Lacey Spears n’a pas juste empoisonné Garnett; elle a aussi tweeté et bloggé à ce propos Garnett’s Journey»), documentant le tout avec des photos postées sur MySpace.

Certains estiment que Lacey Spears manifestait une forme encore plus nouvelle du syndrome de Münchhausen que ce qui avait été identifié jusqu’ici: «Münchhausen par procuration par Internet».

Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) –le guide publié par l’Association américaine des psychiatres (AMA)– reconnaît les syndromes qui s’apparentent à Münchhausen sous le nom de «trouble factice imposé à soi-même» et de «trouble factice imposé à autrui», mais il ne comporte aucune mention spécifique pour les cas qui nécessitent le concours d’Internet. A vrai dire, parmi les centaines de troubles définis par le DSM, aucun ne fait référence à des troubles spécifiquement liés à Internet; l’AMA ne reconnaît ni «dépendance à Internet», ni «trouble lié aux jeux d’argent en ligne», ni «trouble lié aux jeux en ligne». 

Le psychiatre Marc Feldman, l’un des principaux spécialistes du syndrome de Münchhausen, a inventé le terme de «Münchhausen par Internet» en 2000 en référence aux cas qui impliquent l’utilisation d’Internet. Depuis lors, le terme a été popularisé par les utilisateurs de Wikipédia et par les journalistes, donnant lieu à des développements en long et en large dans Village Voice , The Stranger, Gawker et Wired.

Mais dans la communauté des psychiatres, l’idée de mettre à jour la littérature en utilisant des diagnostics spécifiques à Internet est controversée. Alors que certains médecins estiment que les classements psychiatriques doivent rester en phase avec les nouvelles technologies afin de diagnostiquer les patients modernes de façon adéquate, d’autres font valoir l’argument selon lequel l’«inflation diagnostique» risque de stigmatiser de nouveaux comportements humains –comme le fait de passer beaucoup de temps en ligne– plutôt que de se concentrer sur la racine psychiatrique du problème.

En d’autres termes, le conflit existe entre ceux qui pensent qu’Internet a le pouvoir d’inspirer de nouveaux comportements problématiques affectant le cerveau humain et ceux qui estiment qu’il s’agit simplement d’un nouveau véhicule pour exprimer des maladies mentales connues.

«Internet influence tout dans la société et ça a changé tellement vite que le domaine de la médecine, y compris celui de la psychiatrie, peine à rattraper son retard», dit Jeffrey Lieberman, qui dirige le département de psychiatrie au Centre médical de l’Université de Colombia et qui a été président de l’AMA. Mais en même temps, «nous ne voulons pas donner à chaque nouvelle mode ou à chaque changement culturel le nom de maladie, car pathologiser la grande diversité du comportement humain normal recèle peu de valeur».

La psychiatrie et les nouveaux usages

En 1840, le recensement américain reconnaissait seulement deux catégories de maladies mentales: les «fous» et les «idiots». A mesure que la science médicale a progressé, les médecins ont été en mesure de faire la distinction entre les maladies avec plus de précision. Et alors que les facteurs environnementaux changeaient, de nouvelles complications ont émergé: certains troubles approuvés par le DSM, tels que «l’utilisation maladive de tabac» et «le manque dû à la caféine», n’existaient pas avant que les humains ne se mettent à fumer des cigarettes et à boire du café.

Dans le DSM-5 de 2013, l’AMA a écrit que le «trouble lié aux jeux en ligne» était une condition qui méritait plus de recherche, mais n’a pas accepté de l’inclure en tant que diagnostique officiel (les symptômes proposés incluent une «préoccupation pour les jeux en ligne», des expériences d’«irritabilité, d’anxiété ou de tristesse» quand les jeux en ligne sont confisqués et la mise en danger «d’une relation significative, d’un emploi, d’une opportunité éducative ou de carrière à cause de la participation à des jeux en ligne»).

L’AMA a signalé sa volonté d’incorporer des symptômes liés à Internet dans sa description de maladies existantes. L’article concernant le «trouble d’anxiété vis-à-vis de la maladie» dans le DSM actuel, par exemple, note que les gens qui en souffrent font quelquefois «des recherches excessives sur le trouble soupçonné (par le biais d’Internet par exemple)». Et l’article qui parle du trouble du déficit d’attention encourage les praticiens à relever comment un patient réagit à une «stimulation externe constante», notamment à du contenu absorbé «via des écrans électroniques».

Lorsqu’une nouvelle permutation du comportement humain fait son apparition –comme le fait de fixer un écran électronique pendant des heures et des heures, ou de faire des recherches en ligne sur une maladie de façon obsessionnelle– cela ouvre la voie à un débat scientifique: s’agit-il d’une activité parfaitement normale, d’un symptôme d’une quelconque maladie existante, ou d’un signe de trouble nouveau qui mérite sa propre classification? La question de savoir si l’on peut ou non être «accro» à Internet, par exemple, est une bataille qui a été menée par publications psychiatriques interposées depuis des années.

La difficulté à analyser la distinction vient en partie du fait que la plupart des troubles mentaux sont diagnostiqués exclusivement sur la base des symptômes du patient plutôt qu’à partir de tests réalisés en laboratoire ou d’imagerie cérébrale

. Comme le dit Jeffrey Lieberman, «nous n’avons jamais été en mesure de dépasser les symptômes pour établir un diagnostic de maladie mentale».

Puisqu’il n’est pas possible de simplement faire faire un test sanguin à un patient pour déterminer de quel trouble psychiatrique il souffre, les médecins sont obligés d’analyser les symptômes afin de déterminer quel est le cadre psychiatrique le plus adéquat.

Le trouble lié aux jeux en ligne est-il si différent du trouble lié aux jeux?

Et à l’heure actuelle, les comportements problématiques liés à Internet sont tellement nouveaux que le consensus scientifique est ténu quand il s’agit de déterminer à quels troubles sous-jacents établis ils appartiennent, ou de dire si ces patients auraient intérêt à recevoir des traitements nouveaux et différents.

Dans certains cas, il est assez évident qu’un symptôme lié à Internet constitue simplement une nouvelle expression d’un trouble existant:

«Les gens ont des troubles psychotiques depuis des centaines, sinon des milliers d’années, mais certaines formes communes de délires paranoïaques –tels que “la CIA me traque” ou “les gens écoutent mes pensées par le biais d’une puce informatique implantée dans mon cerveau”– n’auraient pas existé il y a quelques centaines d’années, parce que nous n’avions pas de puces informatiques et qu’il n’y avait pas de CIA», dit Jeffrey Lieberman.

Mais dans d’autres cas, les nouveaux symptômes suggèrent un changement possible de la façon dont le trouble touche effectivement le cerveau.

Dans le cadre d’un examen précoce de l’idée de dépendance à Internet, publié dans le Social Science Computer Review en 2005, Janet Morahan-Martin, psychologue auprès de l’Université de Bryant, notait par exemple que l’obsession pour les jeux d’argent en ligne «est une variante nouvelle d’un comportement ancien, mais le schéma du trouble lié aux jeux d’argent en ligne peut être différent en ligne et hors ligne». Dans de nombreux cas par exemple, «le schéma pathologique des jeux d’argent peut être accéléré en ligne parce que les jeux d’argent en ligne sont toujours accessibles et fournissent un feedback instantané».

Dans le cas de Münchhausen et de Müunchhausen par procuration, Marc Feldman argumente que la manifestation en ligne de la maladie est tellement distincte de la version traditionnelle qu’elle nécessite sa propre classification:

«On avait tendance à penser que la seule finalité de ce comportement était d’induire les professionnels médicaux en erreur, de s’attirer la sympathie et l’intérêt des infirmières, des assistants sociaux et des médecins.»

Les fraudeurs les plus investis, qui ont été affublés du titre de «hospital hobos» (littéralement clochards d’hôpital, NDT) dans les années 1990, allaient jusqu’à subir ou à faire subir à autrui des procédures qui n’étaient pas nécessaires, puis à passer au médecin ou à l’hôpital suivant pour entretenir la supercherie.

Mais désormais «Internet a étendu la base des gens qui se lancent dans ce type de comportement», dit Marc Feldman.

Ce que le web facilite

Quelqu’un peut feindre une maladie de façon convaincante en fouillant sur Wikipédia ou sur WebMD (site web américain destiné au grand public qui contient des informations sur la santé et sur les soins de santé, un équivalent de Doctissimo, NDT), ou en téléchargeant de faux dossiers médicaux ou de fausses radiographies et en les présentant à un médecin.

Une malade moderne n’a même pas forcément besoin de passer par un médecin ou d’altérer son apparence physique pour mettre en œuvre le stratagème. Elle peut simplement démarrer un blog ou rejoindre un groupe de soutien en ligne, et la voilà avec un «cancer des ovaires à un stade avancé» ou un «enfant très malade». J’ai demandé à Marc Feldman ce que les «vagabonds d’hôpital» penseraient de ce nouveau type de personnes qui font semblant sur Internet et il m’a dit:

«J’imagine qu’ils auraient du mépris pour leur amateurisme.»

En 2012, une équipe de professeurs de l’Université de Bournemouth a publié un rapport sur les études existantes au sujet du syndrome de Münchhausen par Internet dans le Journal of Medical Internet Research. Leur recommandation était que Münchhausen par Internet soit formellement reconnu par le DSM comme un trouble discret. Marc Feldman m’a dit que les professionnels de la santé mentale devaient être attentifs à la façon dont les syndromes tels que celui de Münchhausen se manifestaient en ligne, afin de pouvoir diagnostiquer les patients de manière efficace et de leur venir en aide.

Donner une codification officielle à l’expression en ligne du trouble pourrait alerter les médecins quant au fait que leurs patients propagent peut-être de fausses informations médicales en ligne ou qu’ils font appel à leurs réseaux sociaux pour faire du mal à d’autres gens. Cela pourrait aussi leur permettre de considérer certains comportements comme des signes potentiels de maladie. Lacey Spears, par exemple, est passée de médecin en médecin pour essayer de brouiller les pistes, mais elle tweetait tout au long du processus.

Cela ne veut pas dire que le système de santé mentale doit forcément reconnaître deux versions distinctes, l’une en ligne et l’autre analogique, pour chaque trouble connu par la science, mais il doit au moins inclure de plus vastes références à Internet dans la description des symptômes.

«En faculté de médecine on apprend tous à être attentifs à l’état “biopsychocial”, dit Marc Feldman. Cela devrait inclure l’utilisation d’Internet.»

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Les gens intelligents seraient plus exposés aux maladies mentales que les autres


Être surdoué ne protègera pas nécessairement des maladies mentales. Ils semble qu’ils sont plus disposés à divers troubles mentaux, généralement il faut quand même une prédisposition chez cette personne
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Les gens intelligents seraient plus exposés aux maladies mentales que les autres

 

 

Repéré par Léa Marie

Repéré sur The Independent

Une récente étude démontre une forte corrélation entre QI élevé et troubles mentaux.

«Heureux sont les simples d’esprit», dit le célèbre adage. Vieux comme le monde, ce stéréotype aurait bel et bien une part de vérité, et c’est la science qui le dit. Selon une récente étude publiée dans la revue Science Direct, les individus ayant un QI élevé seraient effectivement plus enclins à souffrir de maladies mentales.

Pour parvenir à cette conclusion, une équipe de chercheurs Américains a interrogé 3.715 membres de la Mensa, qui ont tous un QI supérieur à 98% de la population (américaine), explique The Independent. Conçue pour contribuer à la recherche scientifique, la Mensa est peu connue en France, mais totalise près de 50.000 membres aux États-Unis. Pour l’expérience en question, seules les personnes ayant un QI supérieur à 130 –comprendre des surdoués– ont été sélectionnées. Ces dernières ont été priées d’indiquer si elles avaient déjà été diagnostiquées comme souffrant de troubles mentaux tels l’autisme, le déficit d’attention ou encore l’hyperactivité. Puis de signaler d’éventuels problèmes d’humeur, d’anxiété, ou d’épisodes dépressifs.

Les chercheurs ont ensuite comparé les résultats obtenus avec ceux des individus au QI «normal», c’est-à-dire compris entre 85 et 115. Ils ont, pour cela, croisé les taux de maladies mentales obtenus auprès des «génies» avec ceux des statistiques nationales en la matière. Et les résultats sont plutôt probants: tandis que 10% de la population a été diagnostiquée comme souffrant de pathologies mentales, ce taux s’élève à 20% chez les membres de la Mensa.

L’hypersensibilité des cerveaux développés aux stimuli de l’environnement

Toujours selon l’étude, ces chiffres corroborent l’hypothèse scientifique selon laquelle les gens au cerveau «ultra-développé» seraient bien plus réactifs aux stimuli de leur environnement et disposeraient par conséquent d’un système immunitaire plus faible. L’hyperactivité cérébrale aurait ainsi des répercussions physiologiques, comme l’explique l’auteur de l’étude:

«Une portion significatives de ces individus souffrent au quotidien de leur hyper-excitabilité émotionnelle et physique.»

Autrement dit, même les plus petits stimuli, comme le bruit d’une personne qui mâche ou celui d’un froissement de papier peuvent déclencher chez eux un pic de stress.

Si les chercheurs insistent sur le fait que le QI ne peut pas être considéré comme le facteur principal des troubles psychologiques, il y a toutefois une prédisposition, chez les personnes très intelligentes, à ces derniers. 

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Quelles sont les principales pathologies mentales du chat ?


Il y aurait de plus en plus des chats qui souffrent de maladies mentales, des coups de folie, le syndrome maniaco-dépressif. La cause ? L’être humain se mêle de la sélection naturelle faite par la mère quand elle abandonne certains chatons. De plus des signes de démence apparaissent par la vie plus longue que ses ancêtres grâce à la médecine animale qui s’est beaucoup améliorée
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Quelles sont les principales pathologies mentales du chat ?

 

chat fou

Comme l’Homme, le félin domestique peut souffrir de troubles mentaux.

Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, lève le voile sur ces maladies et leurs origines.

La fin de la sélection naturelle, responsable de la folie féline ?

Au fil des dernières années, j’ai croisé quelques pathologies comportementales liées à des problèmes mentaux du chat. Chose qui était très rare autrefois, quand les chattes géraient seules leurs portées. A présent, avec l’aide des humains, les choses ont changé : les chats font en effet partie intégrante de notre quotidien, de nos foyers et nous les considérons avec respect et amour. Nous veillons donc à leur bien-être, nous anticipons leurs maladies, nous choisissons une alimentation adaptée et si Minette a des chatons, nous prenons soin d’eux.

D’ailleurs, si cette dernière en refuse un, nous le nourrissons, nous le soignons et nous ne tenons pas compte de son rejet : visiblement ce n’est pas une bonne maman d’écarter ainsi l’un de ses petits. C’est ainsi que l’instinct de la chatte n’est plus entendu… et que nous croisons parfois des chats atteints de folie avérée. Une maladie mentale irréversible, incontrôlable, dont l’issue est malheureusement souvent fatale.

La « maniaco-dépression » du chat, un mal ancré dans ses gènes

Nous rencontrons aussi de plus en plus souvent des chats qui passent d’un état euphorique, joueur, câlin… à un état de léthargie voire de semi-dépression sans raison apparente. Ces derniers reviennent d’ailleurs à un état euphorique en quelques jours, par cycles successifs, plus ou moins réguliers. La comparaison avec le syndrome maniaco-dépressif est alors inévitable. 

Les chats peuvent devenir très agressifs et, en quelques minutes, redevenir de doux chatons. C’est très perturbant pour les maîtres qui se remettent en question : qu’ont-ils mal fait ? Rien ! Ce n’est pas une réaction à leur mode de vie qui entraîne ces symptômes chez le chat, pas plus qu’une réaction à une éducation ou quoi que ce soit que nous aurions pu faire. C’est juste une question de génétique.

L’âge du chat, un facteur de sénilité 

Nos chats vivent également près de trois fois plus longtemps qu’il y a 40 ans. C’est formidable de pouvoir les avoir à nos côtés plus de 15 ans. Ceci est le résultat d’une alimentation adaptée à leurs besoins, de la vaccination, de la vermifugation et des visites chez le vétérinaire au moindre doute qui ont permis que nos compagnons restent avec nous aussi durablement. Un bonheur pour eux comme pour nous.

Toutefois la nature n’a pas eu le temps de s’adapter, et la sénilité du chat démarre toujours vers 7 ans. C’est, hélas, le prix à payer. Aussi il n’est pas rare de rencontrer des cas de chats souffrant de démence sénile : ils sont perdus et se mettent à miauler désespérément sans raisons apparentes. Ils demandent à manger devant une gamelle pleine. Ils demandent à sortir devant une porte déjà ouverte. Parfois Félix s’oublie hors litière. Ses nuits sont agitées et il miaule réveillant tout le monde. C’est angoissant on ne comprend pas ce qui se passe.

Les fleurs de Bach pour apaiser les troubles mentaux du chat

Toutes ces pathologies et d’autres encore surgissent subitement depuis quelques décennies. Mais quel est le rapport avec notre compassion et notre amour pour nos chats ? Bien souvent, en protégeant le chaton écarté par sa mère, nous supprimons la sélection naturelle que les animaux effectuent à la naissance des petits atteints de ces pathologies, et d’autres toutes aussi invisibles qui peuvent toucher les organes. Nous voulions bien faire et cela implique des conséquences parfois lourdes.

Nous n’imaginions pas que cela arriverait et que des pathologies d’humains auraient un équivalent chez nos compagnons. Les laisser mourir aurait été inhumain. C’est pourquoi la médecine vétérinaire fera certainement des progrès rapidement pour faciliter la vie de ces petits malades. Donc ne culpabilisez pas de faire preuve d’humanité. Sachez qu’en attendant ces progrès, on utilise les fleurs de Bach ou l’homéopathie pour les aider au mieux dans leur quotidien. Aussi, si votre compagnon relève de ces pathologies, n’hésitez pas à contacter votre comportementaliste rapidement !

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

https://wamiz.com

Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?


Un geste anodin qui ne l’est peut-être pas. Les mamans et bien sûr, les grands-mamans ont tendance à porter le bébé du côté gauche et ce même si la personne est droitière. Il semblerait que cela aurait des effets bénéfiques pour le bébé, mais il faudra plus d’études pour mieux étudier si cela a un impact pour l’autisme et les maladies mentaux, mais cela ne veut pas dire que les enfants portés sur le côté droit ne se développent pas normalement ..
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Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?

 

Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?

Porter votre enfant du côté gauche plutôt que du côté droit serait primordial pour son bon développement. Des chercheurs russes avancent une nouvelle théorie, qui pourrait éclairer les connaissances scientifiques sur certains troubles mentaux.

De nombreuses espèces portent leurs petits du côté gauche

Les mamans ne s’en rendent sans doute pas compte, mais pour la plupart d’entre-elles en tout cas, elles ont tendance à porter leur enfant du côté gauche. Un réflexe qui ne serait pas seulement le fruit du hasard, selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Saint-Pétersbourg, en Russie et récemment publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Ces derniers se sont interrogés sur la raison qui incitait de nombreuses espèces, les humains mais aussi les morses, les baleines ou les kangourous, à tenir leur enfant du côté gauche et ce, même quand – chez les humains en tout cas – la mère était droitière.

Une piste dans la recherche sur l’autisme ?

Conclusion : cette position ne serait pas anodine et aiderait notamment à la concentration de la mère lorsqu’elle doit s’occuper de son enfant.

« Nos résultats suggèrent que cette position permet de faciliter les interactions entre la mère et son enfant », expliquent les chercheurs.

Les auteurs de cette étude expliquent que l’hémisphère droit de notre cerveau, qui est « libéré » lorsque l’enfant est porté à gauche, est responsable de la stimulation de la communication et de la création de liens affectifs. L’hémisphère gauche est quant à lui lié au traitement des informations de manière plus ordonnée. Ainsi, lorsqu’une mère berce son enfant du côté gauche, les yeux de l’enfant sont directement reliés à l’œil gauche de la mère et les informations se dirigent vers l’hémisphère droit du cerveau, ce qui permet à la mère de décoder plus facilement le langage corporel de son bébé.

Un contact qui pourrait être fondamental dans la construction de l’enfant puisque les scientifiques n’hésitent pas à dire que cette découverte pourrait être d’une grande aide dans l’étude de certains troubles, comme l’autisme.

Sybille Latour

http://www.passeportsante.net/

Les psychopathes ressentent la peur mais n’ont pas conscience du danger


Comprendre le cerveau pour mieux soigner les maladies mentales est un gros défi.
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Les psychopathes ressentent la peur mais n’ont pas conscience du danger

Hannibal Lecter dans «Le Silence des agneaux»

Hannibal Lecter dans «Le Silence des agneaux»

Repéré par Peggy Sastre

Sur un plan cognitif et neurologique, rien ne prouve que les psychopathes aient un ressenti de la peur qui soit anormal ou dysfonctionnel.

Les psychopathes sont capables de ressentir la peur, mais leur cerveau a du mal à détecter automatiquement le danger et à y réagir en conséquence. Telle est la principale conclusion d’un tour d’horizon de la littérature scientifique effectué par des chercheurs affiliés à l’université Radboud de Nimègue et à l’iniversité libre d’Amsterdam, aux Pays-Bas. Et un tour d’horizon conséquent, vu que leur corpus débute en 1806.

En outre, il s’agit de la première étude à prouver empiriquement que les processus conscients et automatiques peuvent être distincts. Une découverte qui pourrait bouleverser bien des consensus théoriques, mais aussi s’avérer des plus utiles pour mieux comprendre et mieux soigner d’autres troubles mentaux, comme le syndrome de stress post-traumatique.

Dans cette revue systématique, doublée d’une méta-analyse, Sylco S. Hoppenbrouwers,Berend H. Bulten et Inti A. Brazil examinent les liens entre la peur –dans ses dimensions neurobiologiques et cognitives– et la psychopathie chez des adultes. Depuis des décennies, on estime que les cerveaux des psychopathes ont du mal à traiter cette émotion, certains psychiatres considérant même que les psychopathes sont incapables de la ressentir.

Le travail des chercheurs néerlandais, notamment spécialistes de psychiatrie criminelle et médico-légale, prend une direction relativement différente: les psychopathes n’ont pas tant de mal à ressentir la peur qu’ils en ont à détecter des dangers et à y réagir, une fonction essentielle à notre survie.

L’étude montre qu’à un niveau cognitif et neurologique, rien ne prouve formellement que les psychopathes aient un ressenti de la peur qui soit anormal ou dysfonctionnel. Par contre, là où les cerveaux des psychopathes divergent réellement du reste de la population, c’est dans les automatismes régissant la conscience du danger et les réactions qui s’ensuivent. Les chercheurs isolent d’autres émotions dont le traitement cérébral semble anormal chez les psychopathes, notamment la colère et la joie, sans que les données scientifiques soient aujourd’hui assez solides et cohérentes pour affirmer quoi que ce soit à ce sujet.

«Une conséquence de nos recherches, explique Hoppenbrouwers, c’est que certaines théories très influentes qui assignent un rôle de premier plan à la témérité dans l’étiologie de la psychopathie devront être réexaminées et mises en conformité avec les faits neuroscientifiques actuels. Une telle réévaluation (…) permettra davantage de précision dans la recherche et la pratique clinique, ce qui pourrait ouvrir la voie à des interventions thérapeutiques mieux ciblées et plus efficaces».

http://www.slate.fr/