Votre cerveau surveille votre environnement quatre fois par seconde


Notre cerveau fait travailler pas mal fort. Alors que l’on se concentre, nos neurones sont une forte attention alors que d’autres fois moins. En fait, notre cerveau va évaluer notre environnement pour s’assurer qu’il peut continuer à se concentrer.
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Votre cerveau surveille votre environnement quatre fois par seconde

 

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Crédits : HypnoArt / Pixabay

par Brice Louvet

On supposait auparavant que les effets neuronaux de l’attention spatiale étaient continus au fil du temps.

Une récente étude suggère pourtant une alternance de périodes de sensibilité perceptuelle accrue ou diminuée. Durant celles-ci, le cerveau évalue notre environnement, à la recherche d’éventuels points d’attention plus importants.

Nos neurones, plutôt que de circuler dans un flux constant lorsque nous nous concentrons sur quelque chose, semblent finalement suivre un rythme alternant des périodes d’attention fortes, et d’autre plus faibles. Selon cette nouvelle étude, nos neurones seraient ainsi moins actifs quatre fois par seconde. Mais notre cerveau ne chôme pas pour autant  : celui-ci essaie en fait de nous protéger en évaluant notre environnement, à la recherche de points de fixation plus importants, par exemple une éventuelle menace.

« Votre cerveau vérifie le reste de l’environnement pour voir s’il doit se concentrer sur autre chose », explique à Gizmodo Ian Fiebelkorn, expert en cognition à l’Université de Princeton (États-Unis) et principal auteur de l’étude publiée dans Neuron.

« Le but étant ici de voir si quelque chose d’autre dépasse votre objectif actuel ».

Une observation cohérente d’un point de vue évolutif, l’objectif de tout être vivant étant de survivre à tout prix. Ainsi, sans que nous en ayons conscience, notre cerveau serait “aux aguets” environ quatre fois par seconde, dans le but de surveiller une éventuelle menace.

Notons que ce rythme cérébral a été observé chez les humains et les macaques. Une similitude entre les espèces qui pourrait suggérer que ce rythme cérébral existe également chez d’autres primates.

Comprendre ces rythmes cérébraux pourrait par ailleurs permettre une meilleure connaissance des troubles du déficit de l’attention. Les personnes qui en souffrent pourraient effectivement se retrouver “bloquées” dans l’un des deux états d’activité neuronale, proposent les chercheurs.

« Il ne s’agit que de notre hypothèse, note Sabine Kastner, co-auteure de l’étude, mais elle pourrait être testée chez les enfants ou toute population présentant un déficit d’attention ».

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PSYCHOSOMA – Guérir des maladies mentales en soignant l’intestin, ce « deuxième cerveau » ?


Un billet sur la psychologie, mais en parlant des intestins. Curieux ? Peut-être pas. ! Le corps humain est très complexe qu’il serait possible qu’un mauvais fonctionnement de l’intestin puisse avoir des répercussions sur certain comportement traité en psychiatrie
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PSYCHOSOMA – Guérir des maladies mentales en soignant l’intestin, ce « deuxième cerveau » ?

 

 

Des enfants jouent dans une maquette géante d’intestin installée sur une place du centre-ville de Lyon, en 2010. (AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK)

Nul hôpital psychiatrique ni médicament ne parvenaient à guérir Mary de ses troubles obsessionnels compulsifs et de ses troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité – qui se manifestaient par des pensées effrayantes et des comportements répétitifs.

 Jusqu’au jour où, raconte The Verge, un psychiatre de Boston aborda sa maladie sous un angle différent.

Il lui demanda comment allait son intestin, si elle avait des problèmes de digestion, de constipation, de reflux acide… La réponse était oui. Le médecin lui prescrivit des probiotiques, ces« bactéries bénéfiques qui habitent notre intestin ».

L’effet fut probant, tous les symptômes ayant disparu au bout d’un an. Rien d’étonnant pour le psychiatre, le docteur Greenblatt, pour qui

« l’intestin est vraiment notre second cerveau ».

« Il y a plus de neurones dans l’appareil digestif que partout ailleurs, excepté le cerveau », explique-t-il.

Selon une émission de France Inter, il y a en effet 100 à 200 millions de neurones dans le système digestif, qui communique avec l’encéphale grâce au nerf vague.

D’après l’article de The Verge, ce type d’approche, inhabituelle en psychiatrie, est de plus en plus explorée par la science. Certes, on connaît depuis longtemps les liens entre certaines émotions et états mentaux – la peur, l’anxiété ou la dépression par exemple – et l’appétit ou la digestion. Mais les scientifiques n’y voyaient qu’une communication du cerveau vers le ventre.

« Maintenant, une nouvelle compréhension des billions de microbes vivant dans notre intestin révèle que cette communication ressemble plus à une super autoroute à plusieurs voies qu’à une route en sens unique », explique The Verge.

Des découvertes qui invitent à cesser de séparer totalement le cerveau du reste du corps, estime James Greenblatt.

Des études en laboratoire ont ainsi montré que des souris privées de bactéries avaient un comportement plus à risque, et montraient des signes d’une plus grande anxiété ; ou bien qu’en transplantant des bactéries d’un groupe de souris timides à un autre groupe de souris audacieuses, on modifiait significativement leur comportement. Il semblerait que, selon une autre étude sur des humains, même des probiotiques en compléments alimentaires puissent altérer le fonctionnement du cerveau – un résultat à prendre toutefois avec prudence.

Ces études touchent à un « vaste, complexe et mystérieux royaume du corps humain : environ 90 % de nos cellules sont en fait des bactéries, et les gènes des bactéries sont plus nombreux que les gènes humains, dans un rapport de 99 à 1 », affirme le site américain.

Les bactéries commencent à pulluler en nous à partir de l’accouchement et de nos premiers contacts avec le monde. Des recherches montrent que c’est le développement de ce microbiome (milieu où vit la microflore de notre organisme) dans les premières années de la vie qui peut être déterminant pour la santé mentale de l’adulte.

Ce lien étant reconnu, la question de l’action sur ces bactéries pour soigner des troubles mentaux reste ouverte.

« Les scientifiques ne sont pas encore exactement certains de quelles espèces de microbes font partie d’un microbiome sain, ni si certaines souches de bactéries sont absolument vitales pour les fonctions mentales, ou si la clé est un juste équilibre [de ces micro-organismes]« , conclut The Verge.

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