La domestication du chien a eu des effets négatifs sur ses gènes (et sa santé)


Avec la domestication des chiens, de nombreuses races ont vue le jour par une sélection artificielle, ce qui a entraîner suite a des consanguinité à des maladies génétiques dépendant des races obtenues
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La domestication du chien a eu des effets négatifs sur ses gènes (et sa santé)

 

Les chiens de race sont sélectionnés selon des critères de race parfois au détriment de la bonne santé des gènes. ©TAYLOR MARK/CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Les chiens de race sont sélectionnés selon des critères de race parfois au détriment de la bonne santé des gènes. ©TAYLOR MARK/CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Par Morgane Kergoat

La sélection des chiens par l’homme a favorisé le maintien de mutations génétiques pouvant conduire à des troubles du développement et d’autres risques pour la santé, selon une étude.

ADN. Et si, en faisant du chien notre meilleur ami, nous lui avions planté un poignard dans le dos ? C’est du moins ce que laisse penser une étude internationale publiée dernièrement dansles Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Celle-ci montre en effet que la domestication a favorisé le maintien de mutations génétiques délétères dans l’ADN du chien. En clair, cela signifie que les chiens domestiques sont plus porteurs de maladies génétiques que les canidés sauvages (loups gris et chiens sauvages). Comment ces deux choses, a priori indépendantes, peuvent-elles être reliées ?

Le goulot d’étranglement

Prenons l’exemple des chiens de race : afin d’obtenir chez eux des traits caractéristiques, ils ont été sélectionnés sur leur physique, générations après générations (principalement depuis le 18e siècle en Europe). Cette sélection artificielle est à l’origine de la mauvaise santé de certains chiens, pouvant être causée par des problèmes morphologiques – comme c’est le cas avec les « hypertypes », tels les bouledogues – mais surtout par des problèmes génétiques. Ainsi, les chiens de berger porteur d’une anomalie sur le gène MDR peuvent être mortellement intoxiqués par certains médicaments vétérinaires courants (vermifuges, antidiarrhéiques…). De même, la plupart des chiens de races sont susceptibles de développer une grave maladie en vieillissant, causant une paralysie d’abord au niveau de l’arrière-train, puis remontant jusqu’au cœur, ce qui cause la mort par arrêt cardiaque. Cette maladie handicapante et mortelle, appelée myélopathie dégénérative, a également pour origine un gène muté : SOD1. Tous ces problèmes ont évidemment été favorisés par la reproduction entre individus apparentés et donc par la consanguinité. C’est le premier point soulevé dans l’étude publiée dans PNAS.

Mais les chiens domestiques sont également porteurs de mutations délétères très anciennes, survenues bien avant la sélection artificielle en vue de créer des races. Cette fois, les chercheurs expliquent ce constat par un phénomène appelé « goulot d’étranglement », remontant à la préhistoire. Les premiers chiens domestiques, représentant une petite population de canidés, se seraient reproduits entre eux, ce qui aurait également favorisé le maintien des mutations génétiques délétères. Mais dans ce cadre, la sélection a été naturelle et l’on ne peut pas à proprement parler de consanguinité. Ce phénomène est également connu chez un autre animal domestique : le cheval. 

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Les produits chimiques nuisent au cerveau des enfants, disent des chercheurs


Nous utilisons trop de produits chimiques qui se retrouvent dans notre environnement. Malheureusement, cela ne va pas sans conséquences sur nos enfants. C’est probablement d’ailleurs une des plus grandes causes des problèmes telle que troubles du comportement, déficit de l’attention etc
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Les produits chimiques nuisent au cerveau des enfants, disent des chercheurs

 

Des produits chimiques pourraient être à l'origine de la hausse récemment... (Photo: Photothèque La Presse)

PHOTO: PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

La Presse Canadienne

Des produits chimiques pourraient être à l’origine de la hausse récemment constatée des troubles du développement chez l’enfant, préviennent des chercheurs américains.

Ces problèmes incluent l’autisme, le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention et la dyslexie.

Les scientifiques de l’École de santé publique de l’université Harvard et de l’hôpital Mount Sinai s’inquiètent du nombre élevé d’enfants qui, en l’absence d’un diagnostic clair, souffrent de problèmes d’attention, d’un retard de leur développement et d’une piètre performance scolaire.

Lors d’une première étude, en 2006, ces mêmes chercheurs avaient identifié cinq produits chimiques susceptibles d’interférer avec le développement du cerveau. La nouvelle étude rafraîchit les données concernant ces cinq substances et en ajoute six autres: le manganèse, le fluorure, le chlorpyrifos et le DDT (des pesticides), le tétrachloroéthène (un solvant) et l’éther diphénylique polybromé (un produit ignifuge).

Le manganèse est associé à une fonction intellectuelle réduite et à des troubles moteurs, les solvants à des problèmes d’hyperactivité et d’agressivité et certains pesticides peuvent causer des retards cognitifs.

Les auteurs croient que plusieurs autres produits que ceux identifiés contribuent à une «épidémie silencieuse» de problèmes neurobehavioristes qui érodent l’intelligence, interfèrent avec le comportement et endommagent les sociétés. Ils suggèrent que les produits chimiques industriels soient systématiquement testés, notamment en ce qui concerne leur neurotoxicité développementale.

Il s’agit d’un problème d’envergure internationale qui nécessite une solution internationale, préviennent-ils.

La nouvelle étude est publiée dans les pages du journal médicalLancet Neurology.

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