Neuf vérités sur les troubles alimentaires


Les troubles alimentaires ne sont pas un problème anodin, mais beaucoup ont des idées préconçues face à cette maladie qui peut se compliquer, et même devenir mortelle
Nuage

 

Neuf vérités sur les troubles alimentaires

 

Stéphanie Tessier

Consultante en informatique

Au Québec, les troubles alimentaires affecteraient au moins 65 000 personnes et 300 000 Québécois seraient susceptibles de développer un trouble de cette nature.

Les troubles de la conduite alimentaire se vivent parfois avec d’autres problèmes de santé mentale comme l’abus de substances, le choc post-traumatique, les troubles anxieux, les troubles de l’humeur et les troubles de la personnalité.

L’Academy for Eating Disorders, avec la collaboration du Dre Cynthia Bulik, experte du domaine, a établi neuf vérités à partager en cette journée toute spéciale:

La première observation est la suivante: une personne peut sembler en bonne santé et souffrir d’un trouble alimentaire. Or, cette personne peut être très malade.

Parfois, les gens pensent que l’on doit être nécessairement maigre pour souffrir d’un trouble alimentaire. Pourtant, c’est faux. Les personnes touchées par un trouble alimentaire ont différents poids.

La seconde observation: les familles ne sont pas à blâmer et peuvent être des alliées dans le traitement de la maladie.

Les causes des troubles alimentaires sont complexes et multifactorielles. Les proches des victimes des troubles de l’alimentation se sentent souvent coupables et impuissants. Or, ils ne sont pas à blâmer. Ils ont surtout besoin d’aide et de compassion pour aider leur proche atteint de la maladie à se rétablir.

La troisième observation: les troubles alimentaires constituent une pathologie sérieuse qui peut provoquer des bouleversements importants chez la personne atteinte et ainsi que chez ses proches.

Ce n’est pas un caprice. C’est la raison pour laquelle un suivi psychologique, voire psychiatrique, est nécessaire pour s’en libérer le plus rapidement possible, ne pas avoir de séquelles et développer son plein potentiel.

La quatrième observation: les troubles alimentaires ne sont pas des choix, mais des maladies qui ont un fondement biologique.

Parfois, particulièrement au plus fort de la maladie, on peut entendre des personnes malades clamer que leur pathologie est un choix de vie. Or, il s’agit d’un trouble grave et potentiellement mortel.

La cinquième observation: les troubles alimentaires touchent tout le monde peu importe le sexe, l’âge, l’origine ethnique, la forme du corps et le poids, l’orientation sexuelle et le statut social.

Ce n’est pas une maladie qui ne concerne que les adolescentes. Au moins 40 % des personnes touchées par l’hyperphagie boulimique sont des hommes. De plus, on observe de plus en plus de cas chez les adultes plus âgés.

La sixième observation: un trouble alimentaire augmente le risque de complications médicales et de suicide.

La restriction alimentaire, les orgies de nourriture, les purgations peuvent causer de graves problèmes médicaux, mais les personnes touchées peuvent dénier cette réalité.

La septième observation: les gènes et l’environnement jouent un rôle dans le développement des troubles alimentaires.

Le Dr Howard Steiger, de l’Institut de santé mentale Douglas, a expliqué que la génétique et les facteurs environnementaux jouent un rôle dans le développement des troubles alimentaires. Une personne plus vulnérable en raison de ces facteurs qui entreprendrait un régime se met donc plus à risque.

La huitième observation: la génétique seule ne peut expliquer le développement d’un trouble alimentaire.

Il faut éviter tout déterminisme. Ce n’est pas parce qu’une personne a une disposition génétique qu’elle va obligatoirement développer un trouble de l’alimentation. Et, personne n’est condamné à ne pas se rétablir en raison de ce facteur.

La neuvième observation: le rétablissement complet d’un trouble alimentaire est possible. La prévention et l’intervention rapides sont importantes.

C’est vraiment le cœur d’une journée comme aujourd’hui. Il faut rappeler que le rétablissement est possible et qu’il existe des outils efficaces pour y arriver.

D’autre part, si vous souhaitez poser des gestes concrets, je vous propose quelques suggestions pour soutenir la prévention et la guérison des troubles alimentaires:

Se renseigner sur les troubles alimentaires auprès de l’organisme communautaireANEB, qui aide les personnes touchées directement ou indirectement par cette problématique. Vous pouvez également visionner les vidéos de l’école Mini-Psy, de l’Institut en santé mentale Douglas, sur le sujet;

– Signer la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée et véhiculer les valeurs qui célèbrent l’unicité de la personne;

– Éviter le Fat Talk. En cette période l’année, on parle beaucoup de régimes. Pourtant, il est démontré qu’ils ne fonctionnent pas et qu’ils peuvent entraîner un gain de poids. Les régimes peuvent aussi affecter l’estime de soi et même favoriser le développement d’un trouble alimentaire. On sait bien que le meilleur moyen d’être en bonne santé est d’avoir une alimentation saine et diversifiée, qui inclut des aliments pour le plaisir, et de faire de l’exercice régulièrement.

Finalement, parler donne la liberté. Si vous souffrez d’un trouble alimentaire, parlez-en. Votre existence sera tellement plus belle, lorsque vous n’aurez plus ce poids-là sur les épaules. Il ne faut pas oublier que l’on a un trouble alimentaire, que l’on n’est pas un trouble de l’alimentation. Pour reprendre les mots de Véronique Grenier, t’es un(e) humain(e) awesome.

Je vous laisse le numéro de l’ANEB : 514-630-0907 ou 1 800 630-0907 (sans frais). C’est un appel qui pourrait changer votre vie.

Car tout le monde mérite d’être bien dans sa peau.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Elle se rendait malade en ne mangeant que santé


Manger santé est bien, mais en faire une obsession peut devenir un trouble alimentaire comme l’anorexie, la boulimie qui sont les plus connus. L’orthorexie n’a peut-être pas autant de conséquences sur le corps, mais il y a des conséquences sur le plan psychologique
Nuage

 

 

Elle se rendait malade en ne mangeant que santé

 

Photo Dominique Scali

Sylvie Béliveau passait trois heures par jour à planifier ses repas et elle angoissait à l’idée de manger des aliments malsains. Elle souffrait d’un trouble que les spécialistes rencontrent de plus en plus souvent.

L’orthorexie est un trouble alimentaire qui pousse certaines personnes à organiser leur vie autour d’une nourriture parfaitement santé, quitte à ne plus manger grand-chose.

«Je me suis déjà acheté des légumes et ensuite je les ai jetés parce qu’ils n’étaient pas bios. Je n’étais pas capa­ble de me faire un jus avec», illustre la femme qui donne des cours de stretching et d’éducation par le mouvement du corps à Saint-Hilaire.

«On se sent tellement bien à manger bien. J’avais plus d’énergie», dit la dame de 47 ans.

Par contre, le stress qui accompagnait son mode de vie était nocif.

Folie

Pendant neuf mois, son désir de manger santé a pris des proportions extrêmes.

 C’était «à en devenir fou», dit-elle.

Même dans une épicerie spécialisée, faire ses courses lui prenait une éternité, le temps de lire toutes les étiquettes. Après les repas, elle continuait de se demander si elle avait fait le bon choix de nourriture.

Dès qu’elle était dérangée dans sa routine, comme lorsqu’elle devait prendre la route, elle angoissait. La même question la taraudait:

«Qu’est-ce que je vais manger?»

Sa vie sociale a commencé à se dégrader. De peur d’avoir à se nourrir d’aliments malsains, elle s’empêchait d’aller manger au restaurant ou chez d’autres personnes.

Fierté

Pour Sylvie Béliveau, manger santé était une «source de fierté et une façon de performer. Tout est parfait dans mon panier. C’est comme une bonne note à l’école», illustre-t-elle.

Elle a souffert d’anorexie et de boulimie quand elle était adolescente et jeune adulte. Elle croyait que sa tendance au contrôle excessif était derrière elle, mais sa «police intérieure» est revenue pendant l’été 2013, prenant la forme de l’orthorexie.

Elle n’est pas allée jusqu’à se sous-alimenter ou à développer des carences. Sa faim était psychologique.

 «J’avais faim de quelque chose qui réconforte. Un repas chaud avec des pâtes.»

C’est à Pâques l’an dernier que le déclic s’est fait. Elle était seule chez elle, loin des membres de sa famille. Elle s’est alors rendu compte qu’elle se privait d’une certaine joie de vivre. Depuis, elle fait l’effort de prendre conscience de ses pensées obsédantes vis-à-vis de la nourriture.

Par exemple, elle mange parfois du chocolat pur à 70 %, alors qu’avant elle ne tolérait rien en deçà de 100 %.

L’alimentation, «il n’y a pas que ça dans la vie!» s’exclame-t-elle.

Elle considère toutefois qu’elle n’est pas complètement guérie de sa maladie.

Une maladie dans l’air du temps

L’orthorexie ne fait pas encore partie du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), la bible des psychiatres. Depuis quelques années, nutritionnistes et psychologues disent toutefois rencontrer de plus en plus de personnes qui en présentent les symptômes.

Ces temps-ci, l’alimentation saine est valorisée socialement, ce qui pourrait expliquer que ce trouble gagne en fréquence.

«On entend beaucoup parler de l’importance de manger santé, des vertus de certains aliments», explique Patricia Groleau, psychologue à la clinique Change de Montréal.

Les personnes qui ont des tendances orthorexiques peuvent se sentir supérieures aux autres lorsqu’elles arrivent à suivre leurs propres règles, indique Mme Groleau.

À l’inverse, elles se sentent faibles, dévalorisées et anxieuses lorsqu’elles les enfreignent, ajoute-t-elle.

«Les règles deviennent de plus en plus restrictives. Un aliment qui était “correct” le mois passé ne l’est plus le suivant.»

Traitement

«Souvent, les gens se tournent vers l’alimentation pour se sentir stabilisés, ce qui, par la bande, peut diminuer le stress ressenti dans d’autres sphères de vie», indique Mme Groleau.

Il y a plusieurs liens à faire entre l’orthorexie et l’anorexie, ces troubles touchant tous au contrôle de l’alimentation, croient certains spécialistes.

Afin d’aider ses clients à surmonter leur orthorexie, Mme Groleau cherche à changer progressivement les comportements qui génèrent de la détresse et les problèmes de fonctionnement au quotidien.

La thérapie vise aussi à travailler sur les fausses croyances et les règles alimentaires que les clients entretiennent.

«Il est important de réitérer qu’il n’existe pas de bons ou de mauvais aliments, tout est une question d’équilibre.»

Exemples de ce qu’elle évite de manger

Sucre

Sel

Gluten

Soya

Produits laitiers

Levure

Blé

Caféine

Additifs

Colorants

Mauvais gras

Viande

Chocolat (sauf si très pur)

Tout ce qui n’est pas biologique

Exemple de dîner type

Un mélange de salade avec des noix, des légumineuses et des germinations. Pas de pain.

http://www.journaldemontreal.com

Dépression : hommes et femmes ne sont pas égaux face à la maladie


Personne n’est à l’abri de la dépression, mais elle se présente différemment entre femme et homme. Et c’est chez les hommes qu’il est plus difficile à diagnostiquer
Nuage

 

Dépression : hommes et femmes ne sont pas égaux face à la maladie

 

Hommes et femmes peuvent souffrir de dépression de différentes manières. Mêmes si certains symptômes sont communs, ils n’ont pas la même vulnérabilité face aux troubles de l’humeur.

Les femmes sont plus susceptibles de ruminer

 

© iStockPhoto

Ressasser les sentiments négatifs, s’attarder sur ce qui nous fait broyer de noir : ces deux attitudes sont rencontrées plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes qui souffrent de dépression. Contrairement aux femmes, les hommes arrivent plus facilement à se laisser distraire de leurs pensées négatives tandis que les femmes ont plus tendance à ruminer, à se blâmer, et à souffrir d’une mésestime de soi.

Les femmes sont également plus susceptibles de souffrir de dépression en réponse à un événement stressant comme un décès dans la famille, un divorce ou la perte d’un emploi.

Les hommes sont plus susceptibles de boire

 

© iStockPhoto

C’est même un signe qui devrait mettre la puce à l’oreille de leur entourage. Les hommes qui souffrent de dépression ont en effet tendance à boire et à se tourner vers les drogues illicites pour tenter d’apaiser leur mal-être. Pour masquer leur tristesse, ils peuvent également se lancer à fond dans le travail ou pratiquer un sport de manière excessive.

Les hommes sont également plus susceptibles de tenter de se suicider et ont plus de chance de réussir leur tentative que les femmes.

Les femmes ont plus de risque de souffrir d’un trouble de l’alimentation

 

© iStockPhoto

La dépression et les troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie ou la boulimie vont souvent de pair chez les femmes. Les difficultés psychologiques ou la difficulté à faire face à certaines situations difficiles se traduisent souvent, chez les femmes, par des crises ou des accès boulimiques, des compulsions alimentaires ou, à l’inverse, un refus de manger.

Ces symptômes sont liés à la situation de mal-être et de mésestime de soi qui accompagnent la dépression chez les femmes.

Les symptômes sont plus difficiles à reconnaître chez les hommes

 

© iStockPhoto

En raison de l’interaction des hormones, les femmes sont souvent touchées plus durement par la dépression que les hommes. Les symptômes apparaissent donc de manière plus marquée chez les femmes.

En cas de dépression, les femmes internalisent leurs troubles anxieux tandis que les hommes les externalisent. Certains deviennent plus agressifs, d’autres se lancent dans des comportements à risque comme le jeu, le tabagisme, ou les rapports sexuels non protégés. Des « symptômes » que l’on met du temps à mettre sur le compte de la dépression. Du coup, beaucoup d’hommes souffrent de dépression sévère lorsqu’ils sont enfin diagnostiqués.

Hommes et femmes réagissent différemment aux antidépresseurs

 

© iStockPhoto

C’est un nouveau domaine de recherches sur lequel, pour l’instant, peu d’études ont été publiées, mais il semble qu’il existe des différences dans la façon dont hommes et femmes métabolisent les antidépresseurs. L’origine la plus probable de ce déséquilibre entre les sexes semble de nature hormonale.

On sait, par exemple, que les hormones utilisées pour la contraception orale augmentent le taux sanguin des antidépresseurs. En utilisant les mêmes doses de médicament pour une femme que pour un homme, celle-ci risque d’avoir un taux excessif dans le sang et de voir augmenter les effets indésirables.

http://www.topsante.com

Vidéo : il mange des briques, de la boue et des graviers


Je me demande comment peut-on avoir ce genre de troubles alimentaires quand une personne mange des briques, de la boue (je n’ose même pas imaginer ce, peut contenir cette boue). En plus, il veut voyager grâce à ce trouble, alors qu’il devrait avoir une aide pour soigner cette addiction tout en ayant une alimentation de base
Nuage

 

Vidéo : il mange des briques, de la boue et des graviers

 

Mangeur de briques.

[Capture Youtube.]

Un Indien de  30 ans a développé un goût culinaire pour les substances non comestibles. Son régime ? De la boue, du gravier et même des briques.

Les habitudes alimentaires de Pakkirappa Hunagundi sont pour le moins surprenantes. Cet Indien del’Etat du Karnataka (sud du pays) aime se nourrir de substances non comestibles. Il ingurgite à foison de la boue, des graviers et des briques.

« J’ai commencé à l’âge de 10 ans. Je n’ai jamais souffert d’effets secondaires et mes dents sont en très bon état », explique l’homme.

Pakkirappa peut ingurgiter jusqu’à trois kilos par jour de ces mets étranges.

« J’aime manger ces choses, elles font partie de ma vie. C’est une nécessité pour moi. Je peux sauter des repas, mais jamais des briques ou de la boue », raconte-t-il.

Le journal Mirror va plus loin et donne un nom au trouble alimentaire de l’Indien. Le pica, qui se caractérise par l’ingestion durable de substances non nutritives. Seule condition pour pouvoir manger briques et gravier, boire un verre d’eau pour digérer ces aliments qui, selon lui, sont bien plus goûteux qu’un poulet rôti par exemple.

Sa maman en revanche s’inquiète de l’addiction développée par Pakkirappa. En vain, elle tente de le dissuader de se nourrir de la sorte.

Devenu célèbre dans sa région, il assure que son état de santé est irréprochable. Vivant dans la pauvreté, Pakkirappa envisage de voyager dans le pays pour gagner de l’argent grâce à son régime si particulier. Un des amis, inquiet, lance un appel pour éviter au jeune homme une telle extrêmité.

«Il est devenu très célèbre, mais c’est un homme pauvre. Il faudrait que quelqu’un l’aide».

http://www.directmatin.fr/

Les mères trop envahissantes peuvent nuire à la sociabilité de leurs filles


Les relations mère-fille sont importe pour l’avenir de la fille. Il faut faire confiance à nos enfants. C’est sûr qu’ils vont se frapper un mur, qu’ils vont se tromper, mais si nous avons de bons contacts, c’est eux qui vont venir à nous en cas de besoin. Il sert a rien d’anticiper sinon risque d’un effet contraire. Bien sur, on peut donner notre avis, certaines critiques constructives, mais elles doivent faire leur propre route
Nuage

 

Les mères trop envahissantes peuvent nuire à la sociabilité de leurs filles

 

Une étude américaine montre que les mères trop critiques et toujours prêtes à... (Photos.com)

PHOTOS.COM

RelaxNews

Une étude américaine montre que les mères trop critiques et toujours prêtes à donner leur avis, même lorsqu’on ne leur demande pas, peuvent entraîner des troubles de comportement et alimentaires chez leurs filles.

Pour une équipe de chercheurs de l’université de Georgie aux États-Unis, plus que les dynamiques familiales dans leur ensemble, ce sont les relations mère-fille qui déterminent le développement personnel et surtout les compétences sociales de ces dernières.

Ils ont remarqué que lorsque les mères sont trop investies et ouvertement critiques, leurs filles ont tendance à développer de moins bonnes aptitudes sociales, ce qui en retour peut entraîner des troubles alimentaires et une moindre estime de soi.

Pour leur étude, parue dans la revue Communication Monographe, les scientifiques ont recensé des données concernant 286 «triades» familiales, soit une mère, une jeune adulte (de 21 ans en moyenne) et un autre adulte de la famille.

On demanda aux filles d’évaluer leurs schémas d’interaction avec les membres de leur famille. Les mères ont chacune noté les aptitudes sociales de leur fille et les plus jeunes ont aussi évalué leurs aptitudes et leurs capacités à créer des relations positives avec d’autres.

On demanda aussi aux filles de quantifier leur niveau de dépression, d’amour propre, de solitude, d’alimentation et de préoccupations alimentaires.

Il en ressort que les mères trop investies et critiques risquent de saboter les résultats personnels de leurs filles.

D’autres études britanniques avaient précédemment montré que les filles avaient un risque plus élevé de dépression si leurs parents n’entretenaient pas une relation sereine ou si la relation mère-fille était négative.

http://www.lapresse.ca

Mini-Miss au Québec: non merci!


Alors qu’on annonce que le concours Mini-Miss qui aura lieu a Laval en Novembre, un vent de protestation se fait entendre, car personne ne croit vraiment que ce concours n’aura aucune conséquence sur les enfants qui doivent apprendre trop vite le jeu de la séduction et de s’enliser dans les stéréotypes de l’apparence,qu’on  a déjà beaucoup de misère à faire comprendre aux adolescentes et même aux adultes de ce qui compte vraiment,  a cause de la mode, alors imaginez les enfants grandissant
Nuage

Mini-Miss au Québec: non merci!

 

 

Le phénomène « Redneck » débarque au Québec

PHOTO COURTOISIE

Honey Boo Boo! apparaît au 4e rang du ­palmarès des 12 célébrités qui ont dominé l’année 2012 selon la chaîne VH1

 

«Je m’appelle Jasmine, j’ai cinq ans et j’aime les paillettes», lance une gamine dans Mini-Miss, émission américaine diffusée sur les ondes de la chaîne Musimax.

Verra-t-on bientôt au Québec nos Jasmine, Chloé ou Camille faire une moue coquine pour gagner un concours avant la maternelle? Il semble que oui: l’organisme National Canadian Girl et sa directrice Liz MkCinnon planifient un concours à Laval le 24 novembre prochain. Il faut s’en inquiéter.

Toddler & Tiaras et autres télé-réalités sur TLC sont loin de faire l’unanimité: des fillettes portent le talon haut, arborent le froufrou, font des sourires mièvres et roulent des prunelles, jouant aux séductrices, déhanchements en prime, sur le catwalk. Sous l’oeil des parents enthousiastes.

Des questions surgissent. Comment se perçoivent ces gamines à travers ces concours? Veut-on, comme société, valoriser le superficiel dès la jeune enfance? Sommes-nous esclaves de ces modèles féminins pourtant remis en question dans l’univers adulte?

Au moment où le Québec s’ouvre au phénomène, pourtant la France… l’interdit: le Sénat vient d’y adopter, à large majorité, un amendement au projet de loi sur l’égalité des hommes et des femmes: on empêchera dorénavant les concours de beauté pour moins de seize ans. La sanction: deux ans de prison et 30 000 euros.

« À cet âge, les enfants doivent se concentrer sur l’acquisition de connaissances », affirme la députée Chantal Jouanno.

Pour le gala de Laval, on prétend que c’est autre chose:

 “C’est vraiment la personnalité et les réponses aux questions sur scène qui sont évaluées. Il n’y a pas de maquillage permis et les filles s’habillent dans des robes qu’elles porteraient à des mariages ou à l’église” confiait madame McKinnon à TVA.

 Maquiller l’idée pour mieux la faire passer ne change rien sur le fond: ces fillettes n’auront rien à envier à la jeune Honey Boo Boo. Les petites recevront d’ailleurs chacune une couronne… comme une princesse!

De tels concours renforcent l’obsession généralisée de l’image corporelle, établissant plus ou moins directement un lien entre jeux de séduction, volonté de plaire et nécessité de consommer. Sexualiser à outrance les plus jeunes est pourtant insensé.

Conditionnées à plaire trop tôt, les fillettes voient les parents survaloriser leur apparence, ce qui n’est pas sans conséquence: plus de 40% des adolescentes canadiennes de niveau secondaire sont insatisfaites de leur image corporelle et voudraient en conséquence la modifier (1). Les troubles alimentaires ne sont pas en croissance pour rien: 80% des femmes suivront un régime avant l’âge de 18 ans, ce qui peut déclencher des problèmes alimentaires encore plus graves.

Encourager ces concours est aussi un recul pour les femmes – comme pour les hommes. L’actualité regorgeant de discussions pertinentes sur la condition féminine, souhaitons-nous vraiment revenir au triomphe du miroir, qui nous dit « quelle est la plus belle »? La beauté n’a rien à voir avec l’endoctrinement des enfants.

Il ne faut pas négliger l’aspect économique: la prolifération de ces concours s’inscrit dans la logique d’une industrie lucrative, ciblant les tweens (contraction de «teen» et «between»), marché développé au début des années 90. De l’achat de cosmétiques à La Senza Girl, les fillettes – ou surtout leurs parents – contribuent à un marché fort lucratif, tout en préparant le terrain pour celui, encore plus considérable, de la femme adulte.

Pas surprenant que les magasins Wal-Mart offrent dorénavant Geogirl, marque de maquillage ciblant les 8 à 12 ans. Croyant faire plaisir à leurs fillettes, les parents perpétuent un modèle de plus en plus difficile à remettre en question. Et dans cette obsession précoce pour l’apparence, comment développer son esprit critique? Nous devrions plutôt répondre: plaire à tout prix, non merci.

Même si les promoteurs du gala de Laval se targuent de permettre au contraire l’épanouissement des enfants et suggèrent qu’il ne faut pas se comparer au modèle américain, il est tout à fait sain de se questionner sur la question. Et d’agir, comme la France l’a fait.

Rejeter ces concours enverra un message clair et important. En tant que citoyens soucieux de la jeunesse et de l’avenir, nous dénonçons vivement leur arrivée au Québec.

Auteurs et premiers signataires :

Léa Clermont-Dion, féministe

Alain Vadeboncoeur, médecin

Ianik Marcil, économiste

Autres signataires

Paul Ahmarani, comédien

Dre Marie-Frédérique Allard, psychiatre

Dominic Champagne, dramaturge

Bernard Émond, cinéaste

Jérome L. Boucher, chroniqueur

Véronique Cloutier, animatrice

Louis-Jean Cormier, auteur-compositeur-interprète

David Desjardins, chroniqueur

Vincent Graton, comédien

Aurélie Lanctôt, étudiante en droit

Louise Latraverse, comédienne

Guy A. Lepage, animateur

Marie-Soleil Michon, animatrice

Gabriel Nadeau-Dubois, étudiant en philosophie

Marie Plourde, animatrice

Dominique Poirier, journaliste et animatrice

Jocelyne Robert, auteure et sexologue

Véronique Robert, avocate et chargée de cours

Guylaine Tremblay, comédienne

Gaëlle Vekemans, pédiatre et auteure

Laure Waridel, éco-sociologue

[1] Conseil des ministres de l’Éducation. Étude sur les jeunes, la santé sexuelle, le VIH et le SIDA au Canada : facteurs influant sur les connaissances, les attitudes et les comportements, Toronto, le Conseil, 2003, 162 p. (p. 34-35).

[2] Statistique Canada. (2002). En ligne : «http://www5.statcan.gc.ca/can- sim/a16#TFtn». Consulté le 22 janvier 2012.

http://www.journaldequebec.com

La mode est partout, l’anorexie aussi


La mode et les problèmes relier a l’alimentation tel que l’anorexie et la boulimie sont étroitement relier .. C’est important, de chercher a mettre les valeurs a la bonne place, se sentir bien dans sa peau tout en cherchant un équilibre santé moralement et physiquement
Nuage

 

La mode est partout, l’anorexie aussi

 

La mode est partout, l'anorexie aussi

Photo: Courtoisie

Pour son 25e anniversaire, Anorexie et boulimie Québec ose un concept audacieux pour sa nouvelle campagne publicitaire montréalaise.

Par cette campagne, Anorexie et boulimie Québec (ANEB) veut montrer l’omniprésence des troubles alimentaires, même s’ils ne sont pas toujours faciles à détecter, bien que de 3 à 10% des Québécoises de 13 à 30 ans en souffrent.

«L’anorexie et la boulimie sont des maladies mentales encore mal comprises, entourées de tabous et de préjugés. Pourtant, les troubles de l’alimentation présentent un important taux de chronicité, de rechute et de mortalité» souligne Josée Champagne, directrice générale d’ANEB.

«Le concept audacieux choisi par ANEB présente une femme dans une tunique aux formes floues, avec le slogan La mode est partout. Dès la tombée de la nuit, grâce à une prouesse technique d’éclairage et d’impression, l’image dévoile une silhouette d’une maigreur extrême et on peut lire la suite du message: l’anorexie aussi» explique Steve Blanchet, concepteur et directeur artistique chez Cossette Québec, qui signe la campagne.

L’ANEB ne cache pas son but de sensibiliser l’industrie de la mode à la réalité des troubles alimentaires. Ce n’est pas en bombardant des messages de minceur excessive que sera faite la promotion d’une image corporelle saine et diversifiée.

http://fr.canoe.ca