L’autisme, une maladie qui n’a pas de sens


Peut-être dans un très proche avenir, qu’il sera possible d’obtenir un traitement pour les enfants autismes qui ont des troubles sensoriels. En effet des spécialistes français, sont une piste qui semble fonctionner pour que l’enfant aient un comportement  »normal »
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L’autisme, une maladie qui n’a pas de sens

 

Les troubles du spectre autistique touchent plus de 650 000 patients en France. ©Phovoir

Les troubles du spectre autistique touchent plus de 650 000 patients en France. ©Phovoir

Près de 90% des enfants autistes présentent des troubles sensoriels. Touché, ouïe, vue, gout, odorat, les informations en provenance des 5 sens ne sont pas intégrées correctement dans le cerveau. Voilà qui explique des attitudes souvent inappropriées voire violentes. Pour la première fois des chercheurs français sont parvenus à comprendre ce processus et ont même découvert une molécule pouvant inverser ces effets et rétablir un comportement « normal ».

Les troubles du spectre autistique (TSA) touchent plus de 650 000 patients en France. Des estimations récentes suggèrent qu’un enfant sur 68 est concerné par cette maladie. Une large majorité de ces jeunes malades est touchée par des problèmes sensoriels. En fait, les anomalies proviennent du fait que les informations périphériques, que ce soit du touché, de l’ouïe ou encore de la vision, ne sont pas intégrées ou organisées correctement dans le cerveau.

« Par exemple, au supermarché, de simples lumières fluorescentes peuvent être une expérience sensorielle aversive », expliquent les chercheurs de l’Unité INSERM 862 « Neurocentre Magendie » (Bordeaux).

Ces derniers ont ainsi montré que des souris atteintes du syndrome de l’X fragile (une pathologie apparentée), présentent des anomalies dans la façon dont les informations sont traitées par le néocortex. C’est cette partie du cerveau qui est responsable entre autres de la perception sensorielle. Chez les rongeurs malades, ce néocortex est anormalement excité en réponse à des stimulations sensorielles tactiles.

Explication : certains canaux ioniques, c’est-à-dire les molécules qui déterminent la façon dont les neurones traitent les signaux électriques, se montrent « défaillants dans le compartiment dendritique ». C’est cette structure qui intègre les informations et qui se comporte véritablement comme le « cerveau » des neurones.

En utilisant une molécule pharmacologique capable de mimer le mécanisme en jeu, les scientifiques  sont parvenus à corriger cette « hyperexcitabilité néocorticale et les anomalies de l’intégration neuronale ». Une découverte, somme toute préliminaire, mais qui devrait aider à mieux comprendre les troubles du spectre autistique et représente un pas supplémentaire vers un éventuel traitement.

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Hystérie : Quels symptômes ?


Savez-vous vraiment ce qu’est une personne hystérique ? En psychiatrie, c’est vraiment tout autre image que j’avais en tête.
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Hystérie : Quels symptômes ?

Hystérie, ce terme, souvent utilisé dans le langage courant, signifie généralement dans ce contexte des choses assez diverses.

Tu es hystérique signifie parfois : « tu t’énerves pour rien », « tu en rajoutes vraiment » ou encore « je ne comprends rien à ton fonctionnement ! »

Pourtant, le terme « hystérie » possède une toute autre signification en médecine psychiatrique où l’hystérie elle-même correspond à des symptômes que l’on retrouve au premier plan chez un type de personnalité pathologique, les personnalités hystériques.

Les symptômes hystériques

 

L’hystérie s’observe chez une personne qui a envie d’être remarquée.

Il semble que ses attitudes signifient toutes : « regardez-moi, admirez-moi… » Elle est donc en représentation, cherche à séduire, à attirer l’attention de manière exagérée. Ces symptômes sont observés plus souvent chez des femmes que chez les hommes, et elles ont tendance à théâtraliser leur comportement, à dramatiser, voire fabuler, mentir jusqu’à se situer dans la mythomanie.

La réalité est travestie, fantasmée, rêvée alors que la réalité se trouve parfois ignorée.

Les relations humaines ont tendance à être érotisée et l’hystérie est souvent liée au donjuanisme (séduction libertine souvent sans scrupules), une tendance à collectionner les relations amoureuses, alors que la sexualité est souvent pleine d’inhibitions ou de difficultés.

Quelles sont les pensées liées à l’hystérie ?

 

Une personne aux tendances hystériques a des pensées expliquant son comportement.

Comme par exemple :

  • je dois être au centre de l’attention pour me sentir exister ;
  • pour être heureux(se), j’ai besoin que les autres me remarquent ;
  • si je charme autour de moi, on ne remarquera pas mes faiblesses, on m’aimera et l’on m’aidera, car je ne sais pas me débrouiller seul(e) ;
  • j’ai l’impression de n’être rien si l’on ne fait pas attention à moi ;
  • je veux que l’on me trouve irrésistible ;
  • j’ai peur que l’on ne m’aime pas ;
  • sans les autres, je ne suis rien.

La conversion hystérique, c’est quoi ?

 

L’hystérie est un problème psychique, et pourtant, il peut retentir sur le corps et entraîner des signes physiques, lorsque le mal-être se transforme donc en malaise corporel : c’est la conversion hystérique, ou somatisation hystérique.

Cette conversion peut mimer une maladie, et les plaintes sont souvent en relation avec la représentation du corps que se fait la personne atteinte. Il peut aussi bien s’agir de trouble sensoriel (surdité, cécité), de difficultés à parler, de troubles sensoriels comme des douleurs ou des anesthésies, des problèmes digestifs ou respiratoires, de somnambulisme, etc.

La personnalité hystérique

 

Cette personnalité hystérique est une personnalité pathologique c’est-à-dire anormale.

Il s’agit d’un état hystérique chronique, de fond, et pas seulement de moments d’exacerbation de symptômes hystériques.

L’expression hystérique des symptômes de la personnalité hystérique cache souvent un fond dépressif, un caractère faible ou influençable ou versatile. D’autres personnalités hystériques sont plutôt en apparence autoritaires et assurées.

La personnalité hystérique ou histrionique typique est définie de manière très précise dans la bible des troubles mentaux, le DSM4.

Pour parler d’une personnalité hystérique, il faut observer au moins 5 des 8 caractères suivants :

  • Le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas le centre de l’attention.
  • L’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté ou une attitude provocante.
  • L’expression émotionnelle est superficielle et changeante.
  • Le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention.
  • La manière de parler est très subjective, et pauvre en détails.
  • Il y a une dramatisation, une exagération de l’expression émotionnelle.
  • Le sujet fait preuve de suggestibilité. Il est facilement influencé par les autres ou par les circonstances.
  • Le sujet a tendance à considérer que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité.

Lorsqu’au moins 5 de ces 8 éléments sont présents de manière chronique et stable et sont apparus à l’adolescence ou peu après, on peut parler de personnalité hystérique.

Article publié par Dr Catherine Solano

Sources : Margot Phaneuf, Qu’est-ce que la personnalité histrionique ? M.éd., PhD. mars 2014.

http://www.e-sante.fr