Comment reconnaitre le syndrome de fatigue chronique


La fatigue chronique est encore mal comprise. Cependant, certains symptômes se dessinent pour avoir des pistes sur cette maladie
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Comment reconnaitre le syndrome de fatigue chronique

 

Difficile à diagnostiquer et à traiter, le syndrome de fatigue chronique comporte toutefois des symptômes de plus en plus précis.

Comme son nom l’indique, le syndrome de fatigue chronique est caractérisé par une fatigue persistante qui dure au moins six mois, peu importe le nombre d’heures de repos par nuit. Les causes exactes de la maladie ne sont pas connues pour le moment, mais les chercheurs savent qu’elle touche des personnes de tout âge et de tout milieu, et particulier les femmes.

Du travail reste à faire du point de vue de la reconnaissance du syndrome de fatigue chronique, également connu sous le nom d’encéphalomyélite myalgique. Le diagnostic est encore difficile à établir et le traitement n’est pas toujours efficace, mais la liste des symptômes se précise.

Une fatigue particulière

Dans le cas du syndrome de fatigue chronique, il ne s’agit pas d’une baisse d’énergie comme celle qu’on peut ressentir après une semaine chargée, mais d’une fatigue profonde et persistante. Le quotidien des personnes malades est tellement affecté qu’elles n’arrivent plus à travailler comme avant. La moindre activité, même celles qui ne demandent pas beaucoup d’efforts, devient épuisante, et le repos ne suffit jamais à récupérer. Rester debout pour laver la vaisselle, par exemple, peut provoquer un évanouissement. Les symptômes ont tendance à s’accentuer avec le stress (physique, mental ou émotionnel).

Un mauvais sommeil

Paradoxalement, alors qu’une personne fatiguée a envie de se reposer, de nombreux malades atteints du syndrome de fatigue chronique développent des troubles du sommeil qu’ils n’avaient pas avant. Il s’agit le plus souvent d’insomnies et de réveils fréquents pendant la nuit. Et même lorsque ces personnes restent 12 heures au lit, elles se réveillent fatiguées.

Le cerveau embrumé

Certaines personnes vont remarquer des problèmes de concentration et de mémoire pouvant aller jusqu’à la confusion mentale. La vitesse de transmission des informations cérébrales semble être plus lente et se focaliser sur quelque chose devient très difficile. Il peut arriver que la mémoire à court terme ne retienne pas tout. Les symptômes cognitifs sont très difficiles à vivre car ils rendent le travail encore plus compliqué, augmentent la fatigue ainsi que le stress, et peuvent provoquer une sensation d’isolement.

Des douleurs et des troubles variés

En fonction des personnes, la maladie peut se manifester par une foule de symptômes, d’une intensité plus ou moins forte, comme les douleurs articulaires, une enflure des ganglions lymphatiques, des maux de tête, un mal de gorge, une légère fièvre, des troubles gastro-intestinaux ou une température corporelle inhabituelle.

http://www.santemagazine.fr/

8 aliments qui vous empêchent de bien dormir


Plusieurs vont manger quelque temps avant se coucher. Certains aliments ou boissons peuvent nuire grandement au sommeil
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8 aliments qui vous empêchent de bien dormir

 

The Huffington Post  |  Par Ashley Neglia

 

Environ 50 à 70 millions d’adultes souffrent de problèmes de sommeil aux États-Unis. Vous n’êtes donc pas seul. Ce que vous mangez avant de vous coucher peut être derrière vos troubles…

Découvrez quels aliments vous devriez éviter de manger avant de vous mettre au lit pour pouvoir avoir une bonne nuit de sommeil récupératrice.

Le chocolat noir

Même si un petit carré de chocolat noir peut aider à couper l’envie de sucre en soirée, cette satisfaction peut prendre le bord rapidement. Certains chocolats noirs contiennent de 25 à 38 % de la quantité de caféine contenue dans une tasse de café. C’est assez pour garder certaines personnes éveillées.

Tous les chocolats, même le chocolat au lait, contiennent une certaine quantité de caféine. Ceci dit, plus le chocolat est foncé, plus de caféine il contient. Alors, si vous ne pouvez pas vous passer de votre envie de sucre, allez-y avec quelque chose de moins foncé.

Le steak

En plus de faire monter le cholestérol et d’augmenter les risques d’obésité, la nourriture grasse, comme le steak, est riche en protéines, et se digère donc moins bien. Les diètes à base de gras et de protéines sont également liées à l’apnée du sommeil, ce qui peut vous rendre irritable le jour suivant.

L’alcool

Plusieurs études ont démontré que même si l’alcool peut vous aider à vous endormir plus rapidement. Celle-ci affecte votre cycle de semaine et n’aide en rien à atteindre le maximum de repos dont votre corps a besoin chaque nuit.

La nourriture épicée

La nourriture épicée ne vous fera peut-être pas faire des cauchemars, mais elle peut certainement nuire à votre nuit de sommeil. Des études ont prouvé que se coucher après avoir mangé une grande quantité de nourriture épicée affecte non seulement la qualité de votre sommeil, mais augmente également la température de votre corps, ce qui peut être inconfortable.

Le café décaféiné

Si vous avez envie de boire une tasse de café après le souper et que vous pensez qu’il est mieux d’opter pour du décaféiné, vous avez tort. Contrairement à ce que plusieurs pensent, le café décaféiné contient assez de caféine pour perturber le sommeil.

Le brocoli ou le chou-fleur

Faites des choix santé en mangeant vos légumes à un moment précis, mais pas avant d’aller au lit. Manger des légumes dont les fibres se digèrent lentement peut faire en sorte que votre corps continue de travailler toute la nuit, sans se reposer.

Les frites

Plusieurs aiment casser la croute avec de la nourriture rapide en fin de soirée. Cependant, la nourriture grasse, comme les frites, peut vous tenir éveillé. Ce n’est pas 2-3 frites qui feront la différence, mais manger un paquet au complet peut nuire à votre nuit de sommeil. Votre corps continuera à travailler un moment et vous risquez d’avoir des brûlements d’estomac.

Le Chili

Sauce piquante. Les haricots. Le bœuf. Tout ce beau mélange est un désastre pour la qualité de votre sommeil. Vous risquez d’avoir des brûlements d’estomac, du mal à vous endormir et de vous réveiller sans arrêt. Tenez-vous loin de cette mauvaise potion avant l’heure du dodo.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Tout savoir sur les ennuis de santé du capitaine Haddock


 

Faut bien s’amuser un peu en science ! L’étude sur la santé du Capitaine Haddock à travers les aventures de Tintin. En fait, le Capitaine Haddock est vraiment un personnage fictif, car humainement, personne ne réussirait de tels exploits avec tous les problèmes de santé qu’il a connue
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Tout savoir sur les ennuis de santé du capitaine Haddock

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WITNESS/SIPA

Tonnerre de Brest, ces cinq auteurs-là ne sont pas une bande d’ectoplasmes, mais de sacrés fans de Tintin ! Les médecins et chercheurs Eric Caumes, Loïc Epelboin, Géraldine Guermonprez, France Leturcq et Peter Clarke ont publié le 21 juillet 2016 dans la revue La Presse Médicale un article détaillant tous les pépins de santé que le capitaine Haddock a enduré au cours de ses aventures avec son ami Tintin. Ces auteurs s’étaient déjà amusés à recenser les problèmes médicaux éprouvés par le célèbre globe-trotter de 1930 à 1976 et avaient publié leurs résultats dans la même revue en mars 2015.

Ces tintinophiles ont méticuleusement répertorié les traumatismes et autres ennuis de santé du capitaine Haddock, des simples bosses et égratignures aux commotions cérébrales en passant par les brûlures et pertes de connaissance, sans évidemment oublier les états d’ébriété et le delirium tremens. Ils ont évalué les causes et conséquences de tous les soucis de santé du héros de Hergé qu’ils aient été traumatiques ou non, provoqués par un tiers ou du seul fait de l’imprudence.

Le personnage d’Haddock, impulsif, colérique et alcoolique, apparaît dans la 9e des 23 aventures imaginées par Hergé, ce qui explique qu’il en ait vécu quinze. Le commandant de la marine marchande a accompagné Tintin dans ses péripéties à partir de l’épisode du Crabe aux pinces d’or (1941) et a partagé durant plus de vingt ans la vie mouvementée de son meilleur ami. Le valeureux loup de mer s’est rendu sur cinq continents, a visité 14 pays (10 existants et 4 imaginaires) en plus de la Belgique, et a même marché sur la Lune.

Au total, 249 accidents médicaux ont été comptabilisés, contre 244 problèmes pour Tintin. Il a subi 193 traumatismes et 56 événements non traumatiques. Le solide capitaine Haddock a connu 109 commotions cérébrales légères ou moyennes, dont 15 survenant dans un contexte de polytraumatisme.

Outre son penchant pour l’alcool, Haddock est un fumeur. Il a été victime de brûlures à 15 reprises, occasionnées par une mauvaise utilisation d’allumettes, de cigares ou de sa pipe. Dix fois, il se brûle la barbe ou les doigts.

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BENHAMOU LAURENT/SIPA

Quand il ne s’agit de traumatismes, les ennuis de santé de Haddock sont en rapport avec son alcoolisme. Les auteurs ont dénombré 21 états d’ivresse. Ceux-ci ont été plus nombreux au cours des premières aventures que par la suite. L’unique épisode de delirium tremens est survenu lors de sa toute première aventure alors qu’il était un grand buveur. Au total 17 épisodes d’imprégnation alcoolique ont été responsables d’euphorie, de logorrhée, d’hallucinations, de troubles du comportement, de tristesse, d’anxiété et troubles du sommeil et d’agressivité. Le diagnostic d’ « insuffisance fonctionnelle du foie » a également été posé lors de la quatrième aventure. Par ailleurs, il a été victime des effets désagréables de la prise concomitante d’alcool et d’une pilule anti-alcool expérimentale inventée par le Professeur Tournesol (Tintin et les Picaros) !

Archibald Haddock a fait 13 pertes de connaissance, dont quatre liées à des commotions cérébrales sévères. Quatre autres sont survenues lors de décollages de fusée et d’atterrissages. Trois évanouissements se sont respectivement produits lors d’un manque d’oxygène à bord d’un vaisseau spatial au cours des dernières minutes de vol, à l’occasion d’un coup de chaleur et en état d’hypnose. 

Malgré tout, le courageux capitaine n’a été hospitalisé que deux fois, suite à une explosion (L’Affaire Tournesol) et pendant plusieurs jours après avoir été hypnotisé par un extra-terrestre (Vol 714 pour Sydney). Il ne fut jamais opéré.

Par ailleurs, il a souffert d’un trouble du rythme cardiaque après le retour sur Terre de la fusée (On a marché sur la Lune). En outre, une entorse sévère de la cheville d’origine traumatique a nécessité le port un plâtre pendant deux semaines (Les Bijoux de la Castafiore).

Il a ressenti des douleurs en rapport avec un barotraumatisme de l’oreille moyenne lors d’un voyage en avion (Vol 714 pour Sydney). Il a été piqué par des insectes à quatre reprises et développa une énorme réaction sur le nez après une piqûre de guêpe (Les Bijoux de la Castafiore). Le personnage de fiction a également souffert de sept traumatismes résultant de coups portés par un crocodile, un anaconda, un yéti, un tapir, des singes et une anguille électrique. Enfin, il s’est fait mordre par un perroquet, par la petite tzigane Miarka et par Milou. Au total, il a été mordu quatre fois par des animaux.

Suivant pas à pas Tintin et Haddock, les auteurs soulignent que le nombre de soucis de santé par aventure diminue pour Tintin alors qu’il augmente pour Haddock. Si globalement le nombre de traumatismes et de commotions cérébrales est comparable pour nos deux héros, ils sont cependant moins graves pour Haddock que pour Tintin. En effet, sur les 109 commotions qui ont touché Haddock, 5 ont été sévères (grade III et IV), contre 28 sur 118 chez Tintin. Lors de ces traumatismes crâniens, Haddock a perdu connaissance 14 fois, contre 46 fois pour Tintin. Enfin, comme on pouvait s’y attendre, le capitaine Haddock a connu plus de problèmes de santé liés à l’alcool (38) que Tintin (5).

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Selon Hergé, Tintin eut une influence positive sur Haddock, l’image de celui-ci évoluant de celle d’un ivrogne lors de sa première apparition à celle d’un gentleman lors de sa quatrième aventure, au cours de laquelle il ne boit que de façon sporadique. Une tendance que confirment les auteurs, soulignant que les soucis de santé liés à l’alcool se sont produits dans un tiers des cas lors de la première aventure du personnage. Aucun problème de santé lié à un état d’ébriété n’est en effet survenu au cours des trois dernières aventures.

Pour conclure, les auteurs notent des points communs entre Haddock et Tintin. Ainsi, aucun des deux héros n’a souffert de diarrhée liée aux voyages, d’infection respiratoire, de coup de soleil, de mal de mer (ce qui aurait été le comble pour un marin), de pathologie liée à l’altitude, de fièvre.

Il apparaît finalement que le capitaine Haddock a connu un plus grand nombre d’ennuis de santé que son meilleur ami.

Pour les auteurs, c’est « un personnage extraordinaire qui souvent surpasse Tintin ».

Mille millions de mille milliards de mille sabords !

Marc Gozlan, journaliste à Sciences et Avenir

auteur du blog RÉALITÉS BIOMÉDICALES

http://biomedicales.blogs.sciencesetavenir.fr

Pour en savoir plus :

Caumes E, Epelboin L, Guermonprez G, Leturcq F, Clarke P. Captain Haddock’s health issues in the adventures of Tintin. Comparison with Tintin’s health issues. Les problèmes de santé du Capitaine Haddock au cours des aventures de Tintin. Comparaisons avec ceux de Tintin. Presse Med. Available online 21 July 2016.

Caumes E, Epelboin L, Leturcq F, Kozarsky P, Clarke P. Tintin’s travel traumas: Health issues affecting the intrepid globetrotter. Presse Med. 2015 Jun;44(6 Pt 1):e203-10.

Chanson P. Les aventures de Tintin chez le médecin. Presse Med. 2015 Jun;44(6 Pt 1):584-5.

Castillo M. Tintin and colleagues go to the doctor. Am J Neuroradiol. 2011;32:1975–6.

Druez P, Druez A, Druez V. Les nouvelles aventures médicales de Tintin et Milou. La médecine et son univers. Louvain Med. 2010;129:195–200.

Druez P, Druez A, Druez V. Les nouvelles aventures médicales de Tintin et Milou. Le boire et le manger. Louvain Med. 2010;129:228–33.

Druez P, Druez A, Druez V. Les nouvelles aventures médicales de Tintin et Milou. Quelle place pour la gastro-entérologie. Louvain Med. 2010;129:263–6.

Huaux JP, Huaux P, Lietaert N. Les aventures médicales de Tintin et Milou. Place de la rhumatologie. Louvain Med.1986;105:589–603.

http://biomedicales.blogs.sciencesetavenir.fr/

Le paradoxe du somnambule : il souffre de migraine mais ne ressent pas la douleur


Les somnambules sont sujets aux maux de tête, mais les blessures parfois graves pendant leurs promenades la nuit sont sans douleurs durant leur sommeil
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Le paradoxe du somnambule : il souffre de migraine mais ne ressent pas la douleur

 

La sculpture "Sleepwalker" qui se dresse sur le campus du Wellesley College dans le Massachusetts aux Etats-Unis. ©DARREN MCCOLLESTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

La sculpture « Sleepwalker » qui se dresse sur le campus du Wellesley College dans le Massachusetts aux Etats-Unis. ©DARREN MCCOLLESTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Par Hugo Jalinière

Si les personnes somnambules souffrent plus fréquemment de migraines, il se trouve que durant leur promenade nocturne, la perception de la douleur disparaît chez nombre d’entre eux. Quelle que soit l’origine ou la gravité de la blessure.

SOMMEIL. Si vous voyez un somnambule se cogner l’orteil contre la table basse du salon, pas d’inquiétude, il n’a probablement rien senti… Ce choc anodin et pourtant si douloureux qu’il vous plierait en deux n’a que peu de chance de perturber ceux qui marche en dormant. C’est en tout cas ce que semble suggérer une étude menée par des chercheurs français de l’hôpital Gui-de-Chauliac à Montpellier. L’équipe dirigée par le Pr Yves Dauvilliers a mis en lumière « l’énigme clinique » de la douleur chez les somnambules : un véritable paradoxe. En effet, les chercheurs établissent qu’alors que cette population est plus sujette aux maux de tête et migraines, environ 80% d’entre elles ne ressentiraient pas la douleur due à d’autres causes lors d’une crise de somnambulisme. En cause ? Un état dissociatif propre à leur trouble du sommeil qui peut modifier non seulement la conscience et le comportement, mais aussi la perception de la douleur.

Les somnambules plus sujets aux migraines

C’est en voulant mener une étude sur la fréquence des douleurs chroniques, maux de têtes et migraines chez les somnambules que l’attention des chercheurs s’est déportée sur ce paradoxe. S’ils ont bien constaté que les patients se plaignaient en moyenne quatre fois plus de maux de tête et dix fois plus de migraines, l’étude menée sur 100 somnambules comparés à 100 personnes ne souffrant pas de troubles du sommeil a donc révélé autre chose. Les somnambules les plus sujets aux douleurs chroniques lorsqu’ils sont éveillés sont aussi ceux les moins sensibles à la douleur lors de leurs promenades nocturnes. Ainsi, sur les 47 personnes s’étant blessées parfois sérieusement pendant leur sommeil, la douleur n’en a réveillé que 10. Pour les 37 autres, ils se sont recouchés comme si de rien n’était… jusqu’à leur réveil, lors duquel la douleur se réveillait elle aussi.

Des blessures sérieuses, mais indolores 

Parmi les exemples cités par les chercheurs, certains sont assez incroyables. Ainsi le cas de ce patient qui est retourné se coucher après avoir sauté du troisième étage et avoir subi de multiples fractures. Ou de cet autre qui s’est cassé la jambe après être tombé du toit de sa maison sur lequel il cherchait à grimper et qui ne s’est finalement réveillé que le lendemain matin. Les chercheurs pointent ainsi un problème de nociception, ce processus sensoriel à l’origine du message nerveux qui provoque la douleur et qui sert normalement d’alerte à l’organisme. Ces travaux parus dans la revue spécialisée Sleep font ainsi l’observation d’un paradoxe qui nécessitera des recherches plus poussées avec un protocole spécifique afin de déterminer quel étrange tour le cerveau joue aux promeneurs nocturnes.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le syndrome de la tête qui explose


Un trouble du sommeil qui heureusement rare mais les symptômes sont quand même impressionnants
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Le syndrome de la tête qui explose

Anne-Laure Lebrun

Au moment de s’endormir, certaines personnes entendent des coups de feu, des explosions ou des cris. Pourtant rien de tout cela n’est réel

Le syndrome de la tête qui explose… Avec un nom pareil, on s’attend à une pathologie particulièrement douloureuse. Mais non. En réalité, elle est bénigne et même indolore.

C’est une parasomnie: un trouble du sommeil qui survient lors de la transition veille/sommeil. Les personnes atteintes du syndrome de la tête qui explose souffrent d’hallucinations sonores ou même visuelles qui les réveillent. Elles entendent des bruits assourdissants et/ou peuvent être éblouies. Des phénomènes qui provoquent peur, stress et confusion.

«Les personnes atteintes de ce trouble sont terrifiées car ce sont des expériences très intenses», confirme au Figaro le Dr Brian Shapless, professeur de psychologie à l’Université de l’état de Washington (États-Unis) et auteur d’une étude sur ce syndrome, publiée dans la revue Sleep Medicine Reviews.

Des événements surprenants

Face à ces bruits de porte qui claque, de feux d’artifices ou de fusillades, «certaines personnes évitent le moment du coucher ou même leur chambre, d’autres pensent qu’ils deviennent fou ou qu’ils font des attaques», affirme le psychologue.

Ces événements peuvent aussi engendrer des situations qui font sourire:

«Un homme entendait une grosse explosion dans sa tête tous les soirs. En pensant que c’était les voisins qui claquaient la porte de l’ascenseur, il a écrit un mot mais les bruits ont continué. Après s’être disputé avec tous ses voisins, l’homme est parti à la campagne et là encore il a entendu les explosions», raconte au Figaro le Pr Isabelle Arnulf, neurologue et directrice de l’unité des pathologies du sommeil à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Toutefois, «ces phénomènes peuvent être le signe d’épilepsie ou être simplement des hallucinations, mais dans tous les cas il faut consulter», insiste la spécialiste.

Méconnue depuis plus d’un siècle

Bien que le syndrome de la tête qui explose ait été décrit il y a un siècle environ, les connaissances sont limitées car ce trouble est rare et les cas recensés sont tous différents. On ne sait pas qui des hommes ou des femmes, des jeunes ou des plus âgés sont les plus touchés.

«Il n’y pas de profil type pour le syndrome de la tête qui explose», affirme le Pr Isabelle Arnulf.

Par ailleurs, les causes de cette parasomnie sont également inconnues. Des études évoquent le stress ou l’anxiété sans toutefois être catégoriques. Un constat qui a poussé le Dr Brian Shapless à «développer un questionnaire d’évaluation et collecter des données sur ce phénomène».

Et en matière de traitement, là encore le doute persiste. Des études montrent l’effet bénéfique de certains antidépresseurs mais la méditation ou la relaxation sont aussi efficaces.

«Expliquer aux patients que c’est bénin suffit à le rassurer et à faire passer les hallucinations», concluent les deux spécialistes.

http://sante.lefigaro.fr/