Gare aux régimes "détox" du Nouvel an


Il n’est pas prouvé que les cures de détox soient bénéfiques. Même si, les produits sont naturelle, ils ont des effets chimiques qui peuvent entrainer des effets secondaires. Et comme toutes choses, la modération est toujours indiquée
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Gare aux régimes « détox » du Nouvel an

 

Gare aux régimes détox

Très médiatisée après les périodes de fêtes, la cure « détox » consiste à « remettre en forme » l’organisme en éliminant les toxines qui s’accumuleraient au quotidien. Non prouvé scientifiquement.

FREDERIC J. BROWN / AFP

Une Britannique de 47 ans a été hospitalisée à la suite d’une cure « détox » du Nouvel an observée sans modération. On suspecte la racine de valériane de provoquer une carence importante en sodium dans le sang.

DÉTOX. C’est une mode comme une autre : suivre un régime « détox » pour purger son corps des excès alimentaires des fêtes de fin d’année. Cette période est en effet l’objet de nombreux appels à suivre ces régimes censés aider l’organisme à nettoyer les toxines, les fameux détox du Nouvel an. Mais ceux-ci peuvent parfois s’avérer plus dangereux qu’autre chose lorsqu’ils sont observés sans modération. C’est ce qui est arrivée à une Britannique de 47 ans, a priori en bonne santé, qui s’est retrouvée hospitalisée aux premiers jours de l’année 2017 à l’hôpital universitaire de Milton Keynes au nord de Londres pour avoir forcé sur la détox au point de… s’intoxiquer. Ce cas clinique a été décrit dans la revue spécialisée du British Medical Journal.

Si l’efficacité des « détox » n’a jamais été démontrée scientifiquement, leur éventuelle dangerosité est loin d’être un problème de santé publique… Il ne s’agit finalement que de boire un peu plus de tisane et autres bouillons qu’à l’habitude. Le principe est en effet de favoriser l’élimination des toxines en sollicitant les organes impliqués dans cette tâche (foie et reins essentiellement) grâce à une alimentation pauvre en graisses et en sucres, faisant la part belle aux jus, infusions, bouillons, avec, parfois, quelques compléments alimentaires.

Grande consommatrice de plantes médicinales

En l’occurrence, quelques jours après avoir entamé une cure « détox » à l’occasion de la nouvelle année, cette Britannique qu’on nommera Mme D., va connaître un épisode d’environ une heure de confusion mentale, accompagné d’un comportement répétitif caractérisé par un grincement des dents. Hospitalisée, elle subit des évanouissements accompagnés de crises convulsives. Interrogée par les médecins, la famille de la patiente reconnaît que celle-ci buvait plus d’eau et d’infusions ces derniers jours, sans toutefois que cette consommation paraisse particulièrement excessive. Il est vrai que lorsque quelqu’un commence à boire plus de trois litres par jour, les choses commencent, en principe, à se voir. Mais la patiente était aussi une grande consommatrice de produits de phytothérapie (plantes « médicinales ») comme le chardon-marie, la sauge, la racine de valériane…

Les médecins établissent ainsi que les évanouissements et crises convulsives sont dues à une hyponatrémie, une carence importante en sodium dans le sang. Cette condition est en principe observée chez les personnes atteintes de potomanie, maladie caractérisée par une consommation d’eau trop importante. Mais des niveaux aussi bas de sodium sont généralement observés chez des patients buvant jusqu’à plus de 10 litres d’eau par jour (!). La surhydratation des cellules aboutit en effet à une diminution de la quantité de sel (sodium) à l’intérieur du sang. En cherchant dans la littérature médicale, les médecins ont retrouvé un cas similaire, présentant les mêmes symptômes avec un historique semblable. Principale suspecte : la racine de valériane. Dans les deux cas, une utilisation relativement abondante de cette plante semble avoir conduit à des taux de sodium dangereusement bas sans consommation excessive de liquide.

« C’est désormais la deuxième fois que la racine de valériane est suspectée d’être en cause dans une hyponatrémie sévère menaçant la vie du patient. Les professionnels de santé devraient être vigilants à cela », recommandent les auteurs qui reconnaissent toutefois ne pas avoir de preuve formelle ou d’explication chimique à ce phénomène.

Fort heureusement, les cas de ce type sont très rares. Mais ils rappellent qu’aucun régime n’est anodin, fût-il fait avec des produits vendus comme naturels, ou garantis « sans produits chimiques », argument de vente à la mode chez les industriels de la phytothérapie. Un argument qui oublie que, dans la vie, tout est toujours déjà chimique.

Les auteurs rappellent ainsi que « les produits naturels ne sont pas dénués d’effet secondaire contrairement à ce que laisse entendre » les industriels.

Dans une précédente enquête, Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille expliquait ainsi à Sciences et Avenir que « les cures détox reposent bien souvent sur un imbroglio de croyances ésotériques qui mélangent spiritualisme et nutrition. Soutenir l’idée que l’alimentation nous intoxique par l’accumulation de toxines qui “encrassent” nos cellules peut encourager l’orthorexie, un trouble alimentaire grave qui correspond à l’obsession du manger sain ».

Hugo JalinièreJournaliste santé à Sciences

 

http://www.sciencesetavenir.fr/

Elle mange 20 éponges de cuisine par jour


Je ne comprends pas qu’elle n’a jamais vu de médecin pour ce genre de dépendance étant donné qu’elle n’avait que 3 ans quand elle a commencé à manger des éponges.
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Elle mange 20 éponges de cuisine par jour

 

Elle mange 20 éponges de cuisine par jour

Crédit photo : Capture d’écran The Daily Mail

Une jeune Britannique de 23 ans a une très curieuse dépendance.Elle mange jusqu’à 20 éponges de cuisine par jour, trempées, en plus, dans du liquide lave-vaisselle à saveur de pomme.

Emma Thompson a commencé à mâchouiller des éponges à l’âge de trois ans. Elle souffre d’une maladie peu commune nommée pica.

Les personnes qui sont atteintes de ce trouble compulsif dévorent des objets sans aucune valeur nutritionnelle, certaines vont jusqu’à avaler des clous ou du métal.

(Capture d’écran The Daily Mail)

Emma plonge les éponges dans le liquide pendant toute une nuit, avant de les manger.

«C’est mon plaisir coupable», dit-elle. Elle les mâche, et en avale des morceaux. Elle dit aimer le goût du liquide lave-vaisselle à saveur de pomme, selon le Daily Mail.

Elle n’a pas encore rencontré de médecin, pour parler de sa compulsion. Elle dit qu’elle ne le fera que si cela la rend malade, ou si elle «perd le contrôle» de ses envies.

Son petit ami la trouvait bizarre, au début, mais lui achète maintenant des éponges.

http://tvanouvelles.ca/

Quels sont les signes du mal-être chez le chat ?


Les chats aussi peuvent souffrir de stress, de troubles alimentaires, de dépression et d’agressivité. C’est souvent un petit changement dans leur routine qui les perturbe au point d’être très malheureux
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Quels sont les signes du mal-être chez le chat ?

 

chat

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

Mon chat est-il heureux ? Se sent-il bien dans ses pattes ou souffre-t-il de stress ? Quel propriétaire de chat ne s’est jamais interrogé sur le bien-être de son compagnon à 4 pattes ? Mais quels sont les signes qui ne trompent pas et doivent vous faire réagir ?

Généralement un chat malheureux se repère plus facilement que l’inverse. Un chat qui ne se sent pas bien dans ses pattounes le fera voir, d’une façon ou d’une autre. Dépôt d’urine ou de selles dans quelques endroits choisis, destruction de revêtement mural, tapis laminé en sont les plus connues.

Une agressivité soudaine

Mais cela peut aller plus loin : agressivité par exemple. Le chat feule ou crache quand on veut l’approcher. On pense qu’il a peur de nous, en fait il nous demande de lui ficher la paix. Il n’est pas d’humeur à supporter un jeu ou un câlin.

Des poils arrachés

De la même façon un chat qui s’arrache des poils à coup de crocs est aussi mal dans ses pattes. Simple passade ou problème récurrent, cela peut aller d’une mauvaise humeur due au mauvais temps, à une déprime plus profonde liée à un stress permanent que nous ne voyons pas la plupart du temps.

Un trouble alimentaire

Un trouble alimentaire est aussi possible, notamment le PICA, qui pousse le chat à manger du tissu ou du plastique…

Parfois, les troubles se cumulent, souvent l’un d’eux est l’agressivité, qui est surtout de l’agacement face à notre incompréhension de la part du chat qu’une véritable agressivité.

Et si nous ne comprenons pas, les problèmes s’amplifient, et le chat peut en arriver à la dépression pure et simple, après avoir rempli les cases mutilation et destruction. Plus on tente de faire plaisir au chat, pire c’est. Il refuse son repas préféré, il boude son coussin habituel, il rechigne au rituel du câlin. On se sent perdu, et lui se sent abandonné face à son problème.

Un petit détail peut avoir de grandes conséquences

N’hésitez pas à chercher loin, c’est souvent un détail qui fait basculer la routine du chat, et qui nous fait tant douter de notre capacité à rendre un chat heureux. Un nouveau chat dans le quartier, voir un chien. Un nouveau produit ménager dont l’odeur dérange le chat. Des travaux dans le voisinage qui perturbe les siestes… Un meuble qui a changé de place, ou que l’on a jeté.

Je me suis vue confrontée à des problèmes de dépôts urinaires doublés d’agressivité il y a environ 10 ans. La maîtresse décontenancée ne voyait rien pouvant induire ce comportement. Le voisinage n’avait pas changé, chez elle aucun nouveau meuble, ou changement quelconque, nous avons passé des heures à tout passer en revue : RIEN ! Rien ne semblait avoir pu provoquer cet état !

« Êtes-vous sure que rien n’a changé chez vous ? » « Non rien ! Même litière, même croquettes, même emplacement des meubles, pas de peintures fraîches rien ».

J’avoue avoir été confrontée à un énorme problème, comment résoudre un tel état sans en savoir la cause ?

Les semaines passaient et les choses ne s’arrangeaient pas pour cette petite minette… Nous pensions ne pas pouvoir en venir à bout quand j’ai reçu l’appel de la maîtresse

« j’ai trouvé ! ».

 Madame avait changé le tapis de salle de bain, celui qui était devant le bac à douche. La minette s’y couchait souvent. Mais il était tellement usé qu’il a fallu le remplacer, et la dame n’avait vraiment pas été chercher un tel petit détail pour nos yeux humains. C’est en remettant l’ancien tapis le temps d’une lessive du nouveau qu’elle a compris en voyant sa minette se rouler comme une folle sur le tapis de son cœur, câline et reconnaissante…

Comme quoi « il en faut peu pour être heureux » !

http://wamiz.com/

«Ma fille se trouve laide et grosse»


Il est triste de voir que de plus en plus jeune, les enfants se soucient de leur apparence physique. Il y a une urgence d’agir, mais comment parler de l’apparence physique alors que tout parle du culte de la minceur pour les femmes et des corps musclés pour les hommes.
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«Ma fille se trouve laide et grosse»

 

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ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

On le répète, comme pour s’en convaincre: il n’y a pas que l’apparence qui compte. On insiste auprès de nos enfants, aussi perméables que les adultes – c’est dire… – au culte de la minceur ou des torses musclés. L’impact est réel: à 10 ans, une fillette sur deux voudrait être plus mince. Et ce n’est pas nécessairement plus simple pour les garçons, rapporte notre journaliste Alexandre Vigneault.

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Porter le poids de son image

«Ma fille se trouve laide et grosse», se désole une maman sur Facebook. L’enfant en question n’a pas encore 9 ans. Cassandre*, la mère qui signe le billet, lui a fait valoir qu’elle n’est ni laide ni grosse, mais ses bons mots ne pèsent pas bien lourd dans la tête de sa fillette qui désire trouver sa place dans la cour d’école.

Cassandre n’a pas grimpé dans les rideaux la première fois que sa fille lui a fait part de sa souffrance par rapport à son apparence.

«Je ne voulais pas faire la mère freak et dire que mon enfant était fuckée, dit-elle. Mais après plusieurs fois, j’ai commencé à la questionner.»

«Ça vaut la peine de prendre le temps d’en parler. Ce n’est pas un hasard si un enfant répète une chose plusieurs fois. C’est probablement qu’il a envie d’en parler», estime Annie Aimé, professeure de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais et spécialiste des problèmes liés au poids.

La fille de Cassandre n’est pas seule. Il y a aussi celle de Claudia, qui fait de l’embonpoint, et celle de Marie, qui a un ventre rondouillet. Se trouver trop grosse à 9 ans est malheureusement très courant.

«En avril 2014, on a publié un rapport de recherche dans lequel un peu plus de 40 % des enfants de 8 à 12 ans interrogés disaient vouloir être plus minces, expose Annie Aimé. Si on avait regardé toutes les insatisfactions par rapport au poids, on serait peut-être arrivé à 50 %.»

Ces chiffres correspondent aux constats aussi faits aux États-Unis et en Australie, précise la psychologue.

Les filles sont les principales affectées par le culte de la minceur, mais les garçons aussi sont touchés: à 9 ans, 33 % d’entre eux aimeraient être plus minces.

«On a été surpris de voir que nos garçons aussi voulaient être plus minces», admet Annie Aimé.

En fait, chez les garçons, deux tendances coexistent: vouloir mincir et prendre du muscle.

Un facteur d’intimidation

«Ce qui me sidère, c’est que ma fille est tout à fait normale», lance Cassandre.

Elle croit que cette idée lui vient de l’école. Marie et Claudia n’en doutent pas, elles.

«Il y a des commentaires des amis à l’école», confirme Marie. «Ma fille commence à se faire écoeurer à l’école», dit aussi Claudia.

Le poids est le trait physique le plus susceptible de devenir une source d’intimidation, rapporte Annie Aimé.

«On a tendance à percevoir le poids comme une chose qu’on peut contrôler. Si une personne est grosse, ce n’est pas « pauvre toi », mais plutôt: « qu’est-ce que tu fais pour être grosse de même? » On va blâmer la personne, la culpabiliser.» Annie Aimé,
professeure de psychologie à l’Université du Québec

«L’impression que j’ai, dit Cassandre, c’est qu’on vit dans une société de la performance comme travailleur, comme homme, comme femme, comme parent, comme amoureux. Il y a tellement de messages qui nous disent qu’on doit être parfait. Il n’est pas facile de se développer une pensée autonome.»

Les enfants les plus conformistes et ceux qui ont une faible estime d’eux-mêmes sont plus susceptibles d’être insatisfaits de leur apparence. Par ailleurs, ils sont perméables aux conversations entre adultes au sujet du poids, des régimes et de la nécessité d’améliorer sa silhouette. Ils sont aussi exposés aux publicités d’aliments minceur et d’appareils d’exercice.

«Ça fait longtemps que ma fille veut qu’on achète un vélo stationnaire», glisse d’ailleurs Marie.

Jouets, pub et jeux vidéo

«Les jeunes sont de plus en plus exposés aux médias et le sont de plus en plus tôt. Même avant 2 ans, les enfants peuvent commencer à interagir avec une tablette électronique, par exemple», fait valoir Thierry Plante, spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias, organisme basé à Ottawa.

En plus de l’inévitable publicité, il évoque l’internet et les jeux vidéo. YouTube est en effet le site le plus populaire chez les jeunes Canadiens de quatrième année et plus, selon lui. Certains des jeux les plus populaires chez les jeunes Canadiennes sont aussi, en résumé, des jeux de magasinage et de maquillage de modèles stéréotypés «soit légèrement ou très sexualisés».

Les jouets colportent aussi des messages. L’icône du genre, pour les filles, c’est bien sûr la Barbie et sa taille d’une finesse démesurée. Une étude américaine qui date de 1999 signale également que les figurines du genre G.I. Joe et Star Wars avaient considérablement pris du muscle depuis les années 70.

«L’impact sur l’image corporelle et l’estime de soi des garçons va se faire sentir plus vers l’adolescence», précise Thierry Plante.

Que faire?

L’insatisfaction quant à l’image corporelle est une situation complexe. Le fait de jouer avec une Barbie ne rend pas anorexique, évidemment. L’exposition prolongée aux stéréotypes dominants peut par contre avoir un effet à long terme si la personne – enfant ou adulte – ne développe pas son sens critique.

C’est pourquoi Thierry Plante suggère de s’intéresser aux émissions et aux jeux qui captivent nos enfants, sans porter de jugement, mais en les remettant en contexte.

«Ça commence avec l’image corporelle, mais plus tard, à l’adolescence, ça touchera la sexualité, sa représentation et les comportements», dit-il.

«On peut aussi planifier l’utilisation des médias, plutôt que leur accès soit toujours une possibilité en arrière-plan, ajoute-t-il.

«Envisager le temps d’utilisation d’un média comme un choix a une influence sur leur utilisation: les enfants sont plus conscients des choix qu’ils font dans un tel contexte.» Thierry Plante,spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias

Parler sans juger et accompagner les enfants constituent aussi des pistes de solution, selon Annie Aimé. Il faut essayer de naviguer entre l’éducation à l’alimentation, la nécessité de bouger et le développement du regard critique à l’égard des modèles dominants.

«On évite les extrêmes: il ne faut pas partir en peur, prévient-elle, mais on ne fait pas semblant que ce n’est pas là non plus.»

* Certains noms des mères qui témoignent ont été changés

Une fille sur deux

S’observer et se comparer est un comportement normal. Les recherches montrent toutefois que les enfants sont nombreux à se trouver inadéquats.

3 ANS

Âge auquel on commence à se préoccuper de son image corporelle et où on distingue clairement les gens minces des plus en chair. Cassandre dit d’ailleurs que dès 3 ou 4 ans, il était clair pour sa fille qu’une princesse «ne pouvait pas être grosse».

47 %

Presque une fillette de 9 ans sur deux souhaiterait être plus mince, selon une enquête réalisée au Québec. Il s’agit d’un bond spectaculaire puisque, à 8 ans, 25 % d’entre elles formulaient le même souhait. Après 10 ans, la proportion s’élève à 50 % et demeure stable au cours de l’adolescence.

8 ANS

Le regard des autres contribue à façonner notre image corporelle à partir de 8 ans. Avant, les enfants construisent surtout leur image à travers le regard de leurs parents.

15 %

Pourcentage de garçons de 9 à 11 ans qui voudraient être plus musclés. Une enquête menée au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2002 a révélé en outre que 73 % des garçons de 14 ans souhaitaient gagner du muscle.

Sources: Institut national de la statistique du Québec, Canadian Obesity Network, Annie Aimé (Université du Québec en Outaouais)

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Vers les troubles alimentaires?

Claudia ne tourne pas autour du pot: en voyant sa fille «manger ses émotions», elle craint que celle-ci ne développe un trouble alimentaire.

«Est-ce qu’elle va se faire vomir à l’adolescence? Si on ne règle pas ça en ce moment, ça va être pire plus tard, pense-t-elle. Ça ne peut pas aller en s’améliorant.» Pas tout seul, du moins, selon elle.

Entendre sa fillette se plaindre de son poids et de son apparence suscite une inquiétude semblable chez Cassandre, qui ne voudrait pas que sa fille souffre plus tard d’anorexie.

«Je me dis que c’est maintenant qu’il faut que je m’en occupe, avant que ce soit cristallisé et pendant que la communication est possible, dit-elle. J’ai travaillé avec des ados et je sais qu’à un moment donné, ils se referment…»

Les troubles alimentaires touchent bien sûr un certain nombre de garçons, mais ce sont d’abord les filles qui sont à risque de devenir anorexiques ou boulimiques. Des observateurs s’en inquiètent d’autant plus que, à l’ère de l’internet, des sites présentent la minceur extrême comme un mode de vie («lifestyle») et glorifient les petites cuisses, les ventres plats et les corps d’une minceur parfois extrême.

Inspiration minceur

Thierry Plante, spécialiste de l’éducation aux médias chez Habilo Médias, cite notamment des pages qui utilisent des variations des termes «thinspo» (de «thinsporation», contraction de «thin» et «inspiration») et «Pro-Ana» (raccourci de proanorexie), appellations cool pour désigner des pages consacrées à l’inspiration minceur ou faisant la promotion de comportements associés à l’anorexie. Sur l’un de ces blogues, on aperçoit même une fille impeccablement coiffée et habillée, qui se fait vomir avec style…

Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE, spécialisée dans les problèmes de nutrition et d’image corporelle, confirme que le risque que la situation empire est réel.

«Le facteur de risque le plus solide des troubles alimentaires, c’est l’image corporelle négative. Alors pour toute femme qui développe un trouble alimentaire, il y a des insatisfactions corporelles.» Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE

Elle précise néanmoins que ce n’est pas le seul facteur: il y a aussi l’anxiété, la dépression et l’isolement, notamment. L’image corporelle devrait être abordée à l’école, selon elle, et bien sûr à la maison.

«Il faut que la communication soit toujours ouverte», conseille-t-elle.

Même si elle est très embêtée par les inquiétudes de poids de sa fille, Marie peut au moins se réjouir de deux choses: son enfant «est relativement bien dans sa peau» et sa confiance en elle n’a jamais été un problème jusqu’ici.

Claudia se trouve dans une situation plus délicate. Elle ne veut pas mettre de pression sur sa fille et dit ne pas vouloir la voir maigrir pour maigrir.

«Ce que je voudrais, c’est qu’elle se sente en forme, qu’elle puisse courir comme les autres, précise-t-elle. Qu’elle ait du fun comme les autres enfants.»

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Un médecin retire une boule de cheveux de 4 kilos de l’estomac d’une jeune fille!


Un cas grave d’un trouble de l’alimentation qu’on nomme pica. Avaler autant de cheveu et même ceux sur le tapis, feraient lever le cœur à n’importe qui.
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Un médecin retire une boule de cheveux de 4 kilos de l’estomac d’une jeune fille!

 

Ayperi Alekseeva, une jeune fille de 18 ans, a été transportée d’urgence à l’hôpital car elle avait perdu beaucoup de poids et n’était même plus capable de boire un seul verre d’eau sans tomber malade

.Une fois rendue sur place, le médecin a découvert une boule de cheveux de 4 kilos (9 livres) dans l’estomac de la jeune fille!

Mais comment cette boule de cheveux s’est-elle retrouvé là? Eh bien la jeune fille se mordillait souvent le bout des cheveux et mangeait ses cheveux qu’elle trouvait dans le tapis de la maison… La seule façon de sortir la boule de cheveux de son estomac a été de l’opérer.

Voici la boule de cheveux une fois sortie de son ventre:

http://www.insoliteqc.com

Hausse fulgurante des hospitalisations pour troubles alimentaires


Les troubles alimentaires semblent augmenter chez nos jeunes, et de plus en plus jeunes.. Il ne faut pas oublier  que ce n’est qu’une maladie juste pour les filles, mais des garçons sont aussi atteints. Les causes sont multiples, mais, ces troubles ne peuvent pas être pris à la légère
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Hausse fulgurante des hospitalisations pour troubles alimentaires

 

Depuis 2008, le nombre de jeunes admis au Centre hospitalier universitaire... (Photo Archives Le Soleil)

Photo Archives Le Soleil

Katia Gagnon
La Presse

Depuis 2008, le nombre de jeunes admis au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine pour des troubles alimentaires n’a cessé d’augmenter: en quatre ans, le nombre de ces hospitalisations a bondi de 44%.

En 2008, 83 jeunes ont été hospitalisés à Sainte-Justine pour anorexie dans les départements de pédiatrie ou de psychiatrie. Par la suite, chaque année, ce chiffre a grimpé pour atteindre les 120 hospitalisations l’an dernier.

Le Québec suit donc une tendance observable à l’échelle canadienne, puisque l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a révélé la semaine dernière que le nombre de femmes de moins de 20 ans hospitalisées pour des troubles alimentaires dans le reste du Canada est en hausse de 42% depuis 2006. Ces données dévoilées par l’ICIS excluaient cependant le Québec.

L’hôpital Sainte-Justine n’était pas en mesure de fournir l’âge moyen de ses patients. Mais les médecins observent que la maladie touche des enfants de plus en plus jeunes. Il n’est pas rare de voir des fillettes de 11 ou 12 ans être hospitalisées. Régulièrement, les médecins traitent aussi de jeunes garçons atteints de troubles alimentaires, qui représenteraient 10% des patients, selon des données de l’Institut Douglas.

«La détresse et la peur de devenir gros sont aussi intenses chez un garçon atteint. Mais la maladie est aussi vécue dans la honte parce que c’est considéré comme une maladie de fille», souligne la Dre Danielle Taddeo, pédiatre à Sainte-Justine et chef de la médecine de l’adolescence.

Pourquoi une telle augmentation de cas?

«Il y a de la génétique, de l’environnement, la contagiosité des images. Avant, on feuilletait une revue et on était complexés, mais là, les images viennent de toutes parts», souligne la Dre Taddeo.

Les campagnes contre l’obésité ont-elles l’effet pervers de pousser certains jeunes vers l’anorexie?

«On n’a pas de preuves, mais c’est sûr qu’il y a des risques à ces campagnes. Ça se rend jusque dans les cours d’éducation physique, où on pèse et on mesure les jeunes. Il va falloir apporter des nuances à ces campagnes», croit la Dre Taddeo.

Pour qu’un jeune soit hospitalisé à cause de troubles alimentaires, sa santé doit être clairement compromise. En plus d’un amaigrissement important, la tension artérielle de ces jeunes patients est souvent très basse, leur taux de potassium est peu élevé et le rythme cardiaque se situe généralement sous les 50 battements par minute. La détresse psychologique de ces jeunes est également très présente – certains sont allés jusqu’à la tentative de suicide.

Après une ou deux semaines d’hospitalisation, leur état physique s’améliore, mais ils demeurent en moyenne six semaines à l’hôpital.

«On n’attend pas la guérison complète pour donner le congé. Le rétablissement est beaucoup plus long, mais c’est possible!», tient à souligner la Dre Taddeo.

Une tendance inquiétante
Nombre de jeunes patients hospitalisés au CHU Sainte-Justine pour des troubles alimentaires graves
 
Années            Cas

 

2008-2009 ► 83

2009-2010 ► 99

2010-2011 ► 104

2011-2012 ►  106

2012-2013 ► 120

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L’anorexie, ce fléau tombé dans l’oubli


Les troubles alimentaires tels que l’anorexie et la boulimie sont difficiles à soigner et il semble selon, une personne anorexie, qu’il manque cruellement des traitements spécialisés. Pourtant les troubles alimentaires sont de 3% des filles âgées de 15 à 25 ans souffrent de troubles alimentaires. Environ 90% des personnes atteintes d’anorexie ou de boulimie sont des femmes, juste au Québec, selon aqpamm.ca Côté médical, ils sont moins alarmant, mais je pense que les patientes qui le vivent sont plus en mesure de voir la réalité des besoins
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L’anorexie, ce fléau tombé dans l’oubli

 

L'anorexie est loin d'être une maladie qui passe... (PHOTO: CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE)

L’anorexie est loin d’être une maladie qui passe avec l’adolescence et plusieurs en meurent, rappelle Laurence Doucet, 22 ans, qui souffre de cette maladie depuis l’âge de 15 ans.

PHOTO: CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

Louise Leduc
La Presse

Est-il normal que de 5 à 20% des personnes atteintes d’anorexie meurent de ses complications, si l’on en croit Statistique Canada, et qu’on en parle si peu? Est-il acceptable que le Québec ne compte que six lits pour traiter tous les adultes atteints d’anorexie ou de boulimie? Est-il souhaitable qu’on en vienne à proposer à des gens d’ici d’aller se faire traiter gratuitement à New York?

Ce sont quelques-unes des questions que pose Laurence Doucet, âgée de 22 ans, qui raconte s’être sentie carrément coupable d’occuper pendant huit semaines l’un des six lits de l’hôpital Douglas spécialisés dans le traitement des troubles alimentaires.

«Dans mon département, il y avait une fille qui avait attendu sept mois à l’hôpital Notre-Dame avant d’avoir sa place à l’hôpital Douglas et une autre qui avait attendu quatre mois à l’hôpital Pierre-Boucher. Et moi, j’ai passé cinq semaines dans une unité non spécialisée dont je suis sortie sans avoir pris un seul kilo.»

Au nom de toutes celles qui sont toujours sur des listes d’attente, elle tient aujourd’hui à dire toute son indignation devant le peu de ressources spécialisées.

À son plus bas, Laurence a pesé 38 kilogrammes. Son régime composé surtout de laxatifs et d’amphétamines – «pour me donner de l’énergie» – l’a conduite à maintes reprises aux urgences.

Après avoir passé huit semaines à l’hôpital Douglas, elle a demandé sa sortie. Elle demeure très fragile.

«Je suis partie en étant convaincue que j’allais rechuter et que j’allais mourir d’anorexie.»

Deux semaines plus tard, elle tient le coup.

«Je n’ai perdu qu’un demi-kilo, ce qui n’est pas alarmant», dit-elle.

Elle compte néanmoins toujours le nombre de calories précis qu’elle ingurgite, elle continue de mesurer ses aliments et elle ne voit pas le jour où elle aimera mieux prendre une part de gâteau qu’une branche de céleri.

Une maladie qui reste

L’anorexie, dit-elle, est loin d’être une maladie qui passe avec l’adolescence. Elle-même en est atteinte depuis l’âge de 15 ans et plusieurs en meurent, rappelle-t-elle. En moyenne, selon une étude menée en 2007 (par Hudson et coll.), les personnes atteintes en souffrent pendant 8,3 ans.

Dans ces conditions, comment se fait-il que les soins spécialisés pour les adultes soient si rares? demande-t-elle.

Chef du service des troubles alimentaires de l’hôpital Douglas et professeur titulaire de psychiatrie à l’Université McGill, le docteur Howard Steiger ignorait que Laurence Doucet entendait lancer ce cri d’alarme.

«J’appuie son message et j’espère qu’il sera entendu, dit-il. Nous avons effectivement besoin de plus de programmes spécialisés.»

Cela dit, insiste-t-il, il ne faut surtout pas que les personnes en crise en concluent qu’elles n’ont nulle part où aller.

«Quand la situation est critique, on voit les personnes en deux jours. S’il n’y a pas toujours un lit spécialisé disponible tout de suite, on peut hospitaliser la personne dans un autre département.»

Oui, admet-il, les besoins sont énormes et la liste d’attente pour être évalué par l’hôpital Douglas est de six mois.

Cela ne veut pas dire pour autant que la solution passe par beaucoup plus de lits. En matière de troubles alimentaires, relève-t-il, l’hospitalisation est loin d’être toujours la meilleure solution. L’hôpital Douglas propose donc aussi un suivi en centre de jour, ce qui lui permet de voir 15 autres personnes.

Le docteur Howard Steiger croit aussi beaucoup au partage d’expertise. Son idée, c’est de former des gens un peu partout au Québec pour que des services non spécialisés dans les troubles alimentaires soient mieux outillés pour soigner des personnes qui en souffrent.

Des lacunes

Laurence Doucet sait tout cela, mais elle demeure très sceptique.

Va pour le partage d’expertise, dit-elle, «mais concrètement, même si l’on donne une formation à quelqu’un dans un CLSC ou un hôpital en région, ça ne nous donne pas pour autant davantage de traitements spécialisés».

Le problème avec le centre de jour, par ailleurs, «c’est qu’on y va seulement quatre jours par semaine. La fin de semaine, les filles ne mangent rien et reviennent amaigries au centre. Alors toi, si tu as mangé et gagné du poids, tu te sens démotivée et mal à l’aise par rapport aux autres».

Un séjour dans un service non spécialisé, par ailleurs, ne fait souvent que retarder le processus de guérison, à son avis. «Quand j’y étais, on m’apportait de l’Ensure, je le jetais dans les toilettes et le personnel n’y voyait que du feu.»

Quand on est très malade, un suivi spécialisé et personnalisé est impératif, selon elle, et elle trouve fort dommage que l’état d’une personne doive être critique pour qu’une prise en charge adéquate soit possible.

«On nous propose même d’aller à New York, au centre médical de l’Université Columbia, où l’on nous soigne gratuitement si l’on accepte de faire partie d’une étude. Personnellement, ma mère étant très malade, je n’avais pas envie de m’éloigner.»

«C’est très grave, l’anorexie, rappelle Laurence Doucet. On en meurt souvent et les gens qui sont atteints font très souvent des tentatives de suicide. Il faudrait qu’on se le dise davantage.»

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