Les trous noirs supermassifs «dévorent» fréquemment les étoiles


Je trouve les trous noirs très mystérieux, ils avalent des étoiles, des galaxies… Ils sont très voraces. Un trou noir est présent dans chaque galaxie et notre galaxie ne fait pas exception. Un jour, la terre et notre galaxie, dans environs 5 milliards seront engloutis par ce trou noir
Nuage

 

Les trous noirs supermassifs «dévorent» fréquemment les étoiles

Au centre de chaque galaxie, y compris la... (Photo AFP)

 

Au centre de chaque galaxie, y compris la nôtre, siège un trou noir supermassif. Leur gravité est si puissante que même la lumière ne peut s’en échapper. Leur masse représente entre un million et un milliard de fois celle du Soleil.

PHOTO AFP

Les étoiles sont déchiquetées et dévorées par les trous noirs supermassifs 100 fois plus souvent qu’on ne le pensait jusqu’alors, lorsque deux galaxies entrent en collision, affirme une étude publiée lundi.

Les astronomes pensaient que ce type d’événement était très rare et se produisait tous les 10 000 à 100 000 ans par galaxie, notent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Astronomy.

Au centre de chaque galaxie, y compris la nôtre, siège un trou noir supermassif. Leur gravité est si puissante que même la lumière ne peut s’en échapper. Leur masse représente entre un million et un milliard de fois celle du Soleil.

Normalement, ces trous noirs supermassifs sont en sommeil et les étoiles tournent autour de lui.

Mais si l’orbite d’une de ces étoiles se modifie légèrement, celle-ci risque de s’approcher trop près du trou noir.

Sous l’effet du champ gravitationnel de celui-ci, l’étoile se déchire. La matière qui s’en échappe est irrésistiblement attirée vers le trou noir, elle fonce de plus en plus vite, s’échauffe et émet une lumière très importante. Les astronomes ont appelé ce phénomène TDE, pour Tidal Disruption Event (événement de rupture lié aux effets de marée).

Une équipe de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni), menée par le professeur Clive Tadhunter, a détecté un de ces flashs de lumière provenant d’une étoile en train de se faire dévorer, au sein d’un «petit» échantillon de 15 galaxies.

«Chacune de ces galaxies est en train de vivre une collision avec un galaxie voisine», précise James Mullaney, l’un des auteurs de l’étude.

«Nos travaux ont permis de découvrir que lorsque deux galaxies entrent en collision, celle-ci accroît considérablement la fréquence des événements où les étoiles sont avalées par un trou noir supermassif», déclare-t-il à l’AFP.

«Nous pensons que la collision modifie l’orbite de l’étoile», qui est alors attirée vers le trou noir, explique-t-il.

Les astronomes ont utilisé les données du télescope spatial infrarouge Herschel développé par l’Agence spatiale européenne.

En comparant les observations de la zone des 15 galaxies réalisées en 2005 puis en 2015, les astronomes ont noté un changement notable pour l’une des galaxies située à 1,7 milliard d’années-lumière de la Terre.

Grâce aux données du Catalina Sky Survey qui surveille notamment la luminosité des objets célestes, ils ont pu mettre en évidence la survenue d’un TDE en 2010 dans cette galaxie (F01004-2237).

«Sur la base de nos résultats, nous nous attendons à ce que ce type d’événement TDE devienne commun lorsque notre galaxie, la Voie lactée, finira par fusionner avec la galaxie voisine d’Andromède, dans environ 5 milliards d’années», anticipe Clive Tadhunter.

«A ce moment-là, le trou noir de la Voie lactée mettra en pièce une étoile tous les 10 ou 100 ans», selon James Mullaney. «Vu de la Terre, on verrait des +éclats» de lumière durant des mois ou des années», plus brillants que toutes les étoiles, ajoute-t-il.

Une sorte de bouquet final? Mais il n’y aura vraisemblablement plus personne pour profiter du spectacle.

http://www.lapresse.ca/

Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016


2016 a été une année productive pour la science dans différents domaines
Nuage

 

Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016

 

De la détection d’ondes gravitationnelles à la naissance d’un premier enfant conçu par deux mères et un père, l’année qui se termine a été riche en premières et en découvertes. Voici notre rétrospective scientifique de l’année 2016.


1.UNE NOUVELLE ÈRE GÉOLOGIQUE S’AMORCE POUR LA TERRE

Photo : NASA

La planète est entrée dans l’anthropocène, une nouvelle ère géologique marquée par l’impact des activités humaines sur l’écosystème terrestre, ont annoncé 35 géologues. L’accumulation de matériaux polluants dans l’environnement comme le plastique, l’érosion de la biodiversité et les changements climatiques provoqués par les gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère marqueront l’avenir de la planète et deviendront la signature humaine.

Ce passage marque la fin de l’holocène, qui a duré plus de 10 000 ans, et qui avait commencé avec la fin de l’ère glaciaire.


2. DES ONDES GRAVITATIONNELLES ENFIN DÉTECTÉES

Photo : NASA

Des ondulations de l’espace-temps, appelées ondes gravitationnelles, ont été détectées directement pour la première fois par des astrophysiciens américains. La détection confirme une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale énoncée par Albert Einstein en 1915 et promet de révolutionner l’étude de notre Univers.

Les scientifiques ont déterminé que les ondes détectées sont nées pendant la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs, des objets célestes encore mystérieux résultant de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives.

Cette détection est, par le fait même, la première observation de la « danse » finale de deux trous noirs qui finissent par fusionner.


3. UNE NEUVIÈME PLANÈTE DANS NOTRE SYSTÈME SOLAIRE

Photo : La Presse canadienne/R. Hurt

Dotée d’une masse d’environ 10 fois celle de la Terre, cette planète se trouverait sur une orbite 20 fois plus éloignée que celle de Neptune. Très lente, elle mettrait entre 10 000 et 20 000 ans pour boucler son tour autour du Soleil.

Ce sont des astronomes américains de l’Institut de technologie de Californie (Caltech) qui, à partir de calculs mathématiques et de simulations par ordinateur, ont établi la présence de la planète.

Jusqu’à présent, l’astre en question n’a pas été observé directement. Il pourrait être détecté par un télescope d’ici cinq ans. – http://bit.ly/2hawfOe


4.DES VACCINS CONTRE LE VIRUS ZIKA DÉJÀ EN PRÉPARATION

Photo : Reuters/Juan Carlos Ulate

La médecine répond plus rapidement que jamais à la menace présentée par un virus. Plusieurs vaccins contre le Zika sont actuellement en préparation sur la planète, dont l’un créé par Gary Kobinge et ses collègues du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval.

Il a été le premier au monde à obtenir l’autorisation de la Food and Drug Administration des États-Unis et de Santé Canada pour son développement. M. Kobinger a d’ailleurs été nommé scientifique de l’année 2016 de Radio-Canada pour sa contribution à la mise au point d’un vaccin contre le virus Ebola.


5. L’EXOPLANÈTE LA PLUS PROCHE DE NOUS

Photo : ESO/M. Kornmesser

L’Observatoire européen austral a découvert Proxima B, l’exoplanète la plus proche de la Terre détectée à ce jour. Située à quatre années-lumière du système solaire, soit 40 000 milliards de kilomètres, cette planète rocheuse d’une dimension semblable à celle de la Terre gravite autour de l’étoile la plus proche en dehors du système solaire, Proxima du Centaure.

Elle se trouve dans une zone qui rend possible la présence d’eau liquide. Mais, il y a un petit problème : une sonde utilisant la technologie actuelle mettrait des milliers d’années pour y parvenir.


6. LA MACHINE DÉPASSE ENCORE L’HUMAIN

Photo : Google

Un ordinateur a battu un joueur professionnel au jeu de go, un exercice de stratégie d’origine chinoise. Aucune machine n’avait réussi l’exploit de battre un humain expérimenté à ce jeu, considéré comme l’un des plus complexes du monde.

Le programme qui a réussi l’exploit est AlphaGo, mis au point par DeepMind, une entreprise appartenant à Google. Il y a 20 ans, le programme Deep Blue d’IBM avait battu le champion d’échecs Garry Kasparov.


7. DEUX MÈRES, UN PÈRE ET UN COUFFIN

Bébé naissant dans les mains d'une femme

Un bébé Photo : iStock

Pour la première fois, un bébé est né d’un embryon constitué de l’ADN de deux femmes. La technique utilisée a permis d’éviter la transmission d’une maladie héréditaire de la mère à l’enfant.

Les médecins à l’origine de cette prouesse controversée ont implanté l’ADN du noyau de l’ovule de la mère dans l’ovule d’une donneuse, duquel le matériel génétique nucléaire avait été retiré, mais qui contenait de l’ADN mitochondrial normal.


8. LE SPECTRE DE LA LUMIÈRE DE L’ANTIMATIÈRE MESURÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS

L'expérience ALPHA

L’expérience ALPHA   Photo : CERN/ALPHA

Le spectre optique d’atomes d’antihydrogène a été mesuré pour la première fois par des scientifiques de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Les atomes ont été capturés dans un piège magnétique mis au point par les chercheurs de l’expérience ALPHA. Le résultat obtenu est en fait la première observation d’une raie spectrale dans un atome d’antihydrogène, ce qui permet de comparer pour la première fois le spectre de lumière de la matière et de l’antimatière.

Dans les limites de l’expérience, la conclusion est qu’il n’y a pas de différence par rapport à la raie spectrale équivalente de l’hydrogène.


9. LA THÉORIE DE L’ESPRIT N’EST PAS UNIQUE À L’HUMAIN

Photo : iStock

La capacité d’attribuer aux autres des capacités mentales invisibles comme des émotions, des désirs et des croyances n’est pas réservée aux humains. L’aptitude a été observée chez trois espèces de grands singes.

La primatologue américaine Frans de Waal, professeur à l’Université Emory, a montré que les chimpanzés, les bonobos et les orangs-outans parviennent à comprendre les fausses croyances d’autrui. Cette nouvelle connaissance laisse à penser que cette capacité était peut-être présente chez leur ancêtre commun, qui est aussi le nôtre.


10. VOLER PENDANT 10 MOIS

Photo : iStock

Le martinet noir (Apus apus) a battu le record de vol sans se poser de toutes les espèces d’oiseaux en restant dans les airs jusqu’à 10 mois, ont déterminé des ornithologues suédois.

Pour le constater, le Pr Anders Hedenström, biologiste à l’Université Lund, et ses collègues ont utilisé les données transmises par de petits récepteurs attachés à 13 martinets. Ils ont ainsi pu déterminer que ces oiseaux, qui mesurent de 16 cm à 17 cm de longueur, se posaient seulement pendant deux mois de l’année, au moment de la reproduction.

Pendant les 10 autres mois, ils sont en vol, se nourrissant et hibernant tout en migrant vers le sud du Sahara.


11. DE GRANDS YEUX SUR L’UNIVERS

Photo : Reuters

Le plus grand radiotélescope du monde est entré en service cette année dans le sud-ouest de la Chine. Le Five-hundred-meter Aperture Spherical Radio Telescope (FAST), qui présente une ouverture sphérique d’un diamètre de 500 mètres, couvrant une surface équivalente à 30 terrains de football, est installé dans une zone rurale de la province du Guizhou, entre trois collines karstiques. Les scientifiques l’utilisent pour sonder la présence d’hydrogène dans les galaxies lointaines, déceler la présence d’étoiles à neutrons et peut-être détecter une vie intelligente extraterrestre.


12. UN OS SYNTHÉTIQUE STIMULE LA RÉGÉNÉRESCENCE OSSEUSE

Un os synthétique

Un os synthétique   Photo : Adam E. Jakus

Des chercheurs américains ont mis au point une imprimante 3D qui fabrique des os synthétiques composés d’un biomatériau malléable et résistant stimulant la régénérescence osseuse. Cette percée permet d’espérer la création d’implants et de prothèses bon marché pour traiter un ensemble de blessures osseuses et dentaires, mais aussi pour la chirurgie plastique.

À la différence des autres greffes osseuses synthétiques existantes, ce nouveau matériau est à la fois élastique et très solide. Il peut aisément et rapidement être mis en place dans un bloc opératoire.


13. UNE TÊTE TRANSPLANTÉE

Photo : iStock/Jeff J Mitchell

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero a annoncé avoir supervisé la greffe de la tête d’un singe sur le corps d’un autre singe. Cette opération a été réalisée avec la collaboration du Dr XiaoPing Ren Ren, de l’Université de Harbin, en Chine. Les expérimentateurs ont laissé vivre le singe greffé une vingtaine d’heures avant de le débrancher. À ce jour, ces expériences sur des souris ont été répétées des centaines de fois avec de bons résultats, explique le Dr Canavero.

Ce n’est pas la première fois qu’une greffe semblable est réalisée. En 1970, le neurochirurgien américain Robert White en avait effectué une, mais le primate, paralysé, n’avait survécu que quelques jours. Le Dr Canavero se dit prêt à passer aux choses sérieuses et à expérimenter la méthode sur des humains. Il a déjà un volontaire, Valery Spiridonov, un Russe qui souffre d’une maladie dégénérative.


14. UN SEUL EXODE AFRICAIN AURAIT PEUPLÉ LA PLANÈTE

Photo : iStock

Nos ancêtres ont-ils quitté leur berceau africain en une seule grande vague migratoire? C’est ce que tendent à montrer trois analyses génétiques publiées cette année.

L’homme moderne aurait ainsi quitté l’Afrique il y a de 60 000 à 80 000 ans pour coloniser le reste du globe. Ces résultats contredisent d’autres études qui laissaient entendre que l’Asie du Sud-Est et l’Australie auraient été peuplées lors d’une migration distincte.


15. UNE ENZYME AU RÔLE CRUCIAL POUR LE CONTRÔLE DU SUCRE ET DE L’OBÉSITÉ

Photo : iStock

Une équipe québécoise a découvert une enzyme qui pourrait contribuer à la lutte contre l’obésité et le diabète. Le glycérol-3-phosphate-phosphatase (G3PP), dont on ignorait l’existence dans les cellules des mammifères, a pour rôle d’éliminer les effets liés à un excès de sucre.

Les travaux des chercheurs, dirigés par Marc Prentki et Murthy Madiraju, du CRCHUM, ont démontré que cette enzyme régule l’utilisation du glucose et des lipides dans les organes.

À partir de cette découverte, les chercheurs veulent créer « de petites molécules capables d’activer l’enzyme G3PP ».

La réussite de l’expérience, qui devra être testée sur des animaux, ouvrira la porte à la création de nouveaux traitements pour les personnes qui souffrent de diabète ou d’obésité.


16. AU PLUS PRÈS DE JUPITER

Photo : NASA

Cinq ans après son lancement et un périple d’environ 3 milliards de kilomètres, la sonde Juno de la NASA s’est placée en orbite autour de Jupiter pour une mission qui vise à percer les mystères de la plus grande planète du système solaire.

Les images en haute définition prises par une caméra « JunoCam » révèlent des tempêtes et des systèmes météorologiques jamais observés auparavant. Des images en infrarouge des deux régions polaires ont également été transmises, lesquelles révèlent des zones de chaleur méconnues.

http://ici.radio-canada.ca/

Télescope géant cherche signaux extraterrestres


Le plus grand radiotélescope va être fonction en septembre. Il est situé en Chine et on a beaucoup d’espoir pour entre diverses ondes et peut-être une civilisation extraterrestre cachée quelque part
Nuage

 

Télescope géant cherche signaux extraterrestres

 

Pour mieux comprendre l'évolution du cosmos, FAST captera... (Photo Liu Xu, Associated Press/Xinhua)

Pour mieux comprendre l’évolution du cosmos, FAST captera notamment les ondes émises par l’hydrogène, premier élément qui s’est formé dans l’univers.

PHOTO LIU XU, ASSOCIATED PRESS/XINHUA

PHILIPPE MERCURE
La Presse

C’est la plus grande machine à scruter le ciel jamais construite par l’homme. Elle fouillera le cosmos avec une sensibilité inégalée, se tenant notamment à l’affût de signaux provenant de civilisations extraterrestres. Et elle marque les ambitions de la Chine dans le domaine scientifique. FAST, le plus grand radiotélescope du monde, vient d’être achevé au milieu des montagnes chinoises. Autopsie d’un géant.

Dimanche dernier, des travailleurs chinois ont fixé le... (Photo Reuters/China Daily) - image 1.0

Dimanche dernier, des travailleurs chinois ont fixé le dernier des panneaux mobiles formant l’immense coupole de FAST.

PHOTO REUTERS/CHINA DAILY

FAST en construction, à la fin du mois... (Photo archives Agence France-Presse) - image 1.1

FAST en construction, à la fin du mois de juillet 2015.

PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

500 m de diamètre

Dimanche dernier, au milieu d’un cratère naturel entouré de montagnes dans la province du Guizhou, des travailleurs chinois ont fixé le dernier des 4450 panneaux mobiles formant l’immense coupole de FAST – un acronyme pour Five-hundred-meter Aperture Spherical Telescope. Le résultat est le plus gros télescope jamais construit par l’homme.

« Ça crée beaucoup d’excitation, confirme Ingrid Stairs, professeure au département de physique et d’astronomie de l’Université de la Colombie-Britannique. C’est tout un instrument, nous avons tous très hâte de voir ce qu’il va permettre de faire. »

Avec un diamètre de 500 m, FAST surpasse le radiotélescope d’Arecibo, à Porto Rico, qui détenait le record mondial avec une coupole de 300 m. Plus la surface d’un télescope est grande, plus sa sensibilité est élevée. La surface de FAST équivaut à près de 30 terrains de soccer. Le temps de faire des réglages et le télescope devrait entrer en fonction en septembre.

Extraterrestres et pulsars

Comme leur nom l’indique, les radiotélescopes détectent les ondes radio. Ces ondes invisibles, aux longueurs d’onde élevées, sont émises par les planètes, les étoiles, les pulsars… et aussi, qui sait, par d’éventuelles civilisations extraterrestres. La recherche de tels signaux a été soulignée à grands traits lors du dévoilement du télescope.

« On en parle beaucoup. Je crois que la plupart des scientifiques ne voient pas cette quête comme la raison principale de construire le télescope, mais on y prêtera attention quand on analysera les données », dit la professeure Ingrid Stairs.

FAST captera notamment les ondes émises par l’hydrogène, le premier élément qui s’est formé dans l’univers, afin de mieux comprendre l’évolution du cosmos. On espère aussi découvrir de nouveaux pulsars, ces étoiles à neutrons qui tournent en émettant des radiations électromagnétiques.

Ondes gravitationnelles

Ingrid Stairs fait quant à elle partie d’une collaboration internationale, appelée NANOGrav, qui espère tirer profit de FAST pour détecter un autre type de phénomène : les ondes gravitationnelles. Prédites par Albert Einstein il y a un siècle, ces ondes secouent l’espace-temps lui-même. L’automne dernier, des détecteurs spéciaux ont réussi à les capter pour la première fois. Mais la chercheuse espère cette fois que FAST, en combinaison avec les autres radiotélescopes de la planète, permettra de détecter des ondes gravitationnelles qui durent des années plutôt que des millisecondes. Ces vagues géantes seraient causées par des trous noirs super massifs tournant l’un autour de l’autre.

« L’idée est de regarder un grand nombre de pulsars. Si on détecte un retard ou une avance dans les ondes émises par tous les pulsars en même temps, cela peut indiquer qu’une onde gravitationnelle passe près de la Terre », explique Mme Stairs.

Les ambitions chinoises

La construction de FAST n’est que l’un des signes d’un phénomène aujourd’hui impossible à nier : la Chine se dote d’infrastructures scientifiques de calibre mondial à un rythme effréné. Détecteur de neutrinos creusé à 700 m sous le sol, usine de clonage, navire de recherche océanique à la fine pointe : c’est sans compter la station spatiale que la Chine veut construire. Des doutes ont plané à ce sujet, mais le gouvernement chinois a assuré que le télescope FAST sera mis à la disposition des chercheurs du monde entier.

« Il est clair que nous allons essayer d’obtenir du temps d’observation, probablement au sein d’une collaboration internationale, car tout le monde va vouloir en avoir », dit Ingrid Stairs.

http://www.lapresse.ca/

Cette vidéo d’un trou noir est sublime (et de nouvelles découvertes aident à la comprendre)


Les énigmatiques trous noirs sont fascinants. C’est de toute beauté de voir une étoile avalée par ce curieux phénomène de l’espace. Le résultat ressemble beaucoup à l’iris de l’oeil
Nuage

 

Cette vidéo d’un trou noir est sublime (et de nouvelles découvertes aident à la comprendre)

 

Un aperçu du phénomène d’absorption d’une étoile par un trou noir | via Nasa

Repéré par Robin Panfili

Une étude publiée dans le magazine Science permet de mieux comprendre comment les trous noirs se «nourrissent» des étoiles (et de regarder cette vidéo en étant plus éclairé).

Quand une étoile a le malheur de s’approcher trop près d’un trou noir, ses chances de survie sont faibles. En fait, il est bien plus probable que l’étoile se fasse avaler, voire déchiqueter, par ce dernier. C’est ce que montre cette vidéo d’illustration, mise en ligne par la Nasa en octobre 2015 et qui simule l’influence gravitationnelle d’un trou noir sur l’absorption et la destruction d’une étoile de passage, ici l’étoile ASASSN-14li.

Ce phénomène rare –décrit comme une absorption par «force de marée», en référence au mécanisme des marées terrestres– est une des conséquences de l’importante force d’attraction du trou noir sur ASASSN-14li. Une force d’attraction si puissante que l’étoile se disloque totalement et voit sa matière disparaître, laissant place à un disque d’accrétionautour des trous noirs.

Après des années de recherche, de nouvelles découvertes, publiées dans le magazine Science de janvier 2016, permettent de mieux comprendre le rôle des jets de matière qui s’élèvent perpendiculairement au disque d’accrétion des trous noirs dans la destruction et l’absorption des étoiles passantes.

«Ces résultats aideront à mieux comprendre comment les trous noirs se “nourrissent” et le processus de formation des jets», explique Sciencedans l’introduction de l’étude.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Et si la Terre était aspirée par un trou noir?


Les trous noirs ont toujours eu un aspect très mystérieux, personne n’a pu voir de l’autre côté de ce trou béant. La terre pourrait-elle être aspirée par un trou noir ? Peut-être, mais les probabilités du moins pour le moment sont faibles
Nuage

 

Et si la Terre était aspirée par un trou noir?

 

Et

Et si un trou noir apparaissait dans le voisinage de la Terre?Capture d’écran Gentside

Aussi gigantesque que redoutable, les trous noirs n’en finissent plus de fasciner les chercheurs. Selon la définition communément admise, un trou noir est un endroit dans l’espace où la force gravitationnelle est tellement intense qu’elle empêche toute lumière ou matière de s’en échapper. Toutefois, les astronomes savent aujourd’hui qu’il existe différents types de trous noirs.

Certains se forment à la suite de la mort d’une étoile par exemple, d’autres apparaissent au centre de galaxie. C’est ce qu’on appelle des trous noirs supermassifs parce qu’il présente des tailles bien plus importantes que les autres, pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards de fois celle du Soleil.

Mais que se passerait-il si un tel objet apparaissait à proximité de la Terre? Actuellement, les astronomes estiment qu’il y a une chance sur un trillion pour que cela arrive.

Cela ne les a pas empêchés d’établir le scénario que nous connaitrions si un tel évènement se produisait. La vidéo ci-dessus dévoile la réponse. Comme on peut l’imaginer, l’apparition d’un trou noir serait tout sauf bénéfique pour la Terre et ses habitants, elle conduirait même à une vraie apocalypse.

UN SYSTÈME SOLAIRE COMPLÈTEMENT DÉTRAQUÉ

D’après les astronomes, si un trou noir s’approchait à 1000 années-lumière (1000 billions de kilomètres) ou moins, cela suffirait à conduire l’humanité à sa perte. Mais à cette distance, nous bénéficierons de quelques centaines de milliers de répit avant d’y arriver.

La présence de cet ogre spatial et de son intense force gravitationnelle commencerait par détraquer le système solaire en modifiant l’orbite des planètes.

Peu à peu, la Terre se déplacerait, soit en s’éloignant, soit en se rapprochant du Soleil, ce qui induirait une hausse ou une baisse considérable des températures. Sans surprise, nous n’y survivrions pas et finirions tous brûler ou geler. Mais ceci ne constituerait que la première partie du processus. La seconde encore plus apocalyptique, conduirait à la destruction totale de notre planète.

Quand la Terre serait suffisamment proche, elle commencerait à se fragmenter et tomberait en morceaux. Ces derniers seraient alors aspirés peu à peu, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de la planète bleue.

http://fr.canoe.ca/

Et si un trou noir s’approchait de la Terre?


Un scénario de fin du monde si notre système solaire était dans la mire d’un trou noir. Heureusement, cette situation fictive a peu de chance d’arriver. Nous pouvons encore espérer que le ciel ne nous tombe pas sur la tête
Nuage

 

Et si un trou noir s’approchait de la Terre?

 

Et

Quand la Terre affronte un trou noir… Capture d’écran Gentside

C’était un peu la seconde star du film Interstellar, mais vous n’aimeriez pas le rencontrer: on parle bien entendu du trou noir. Actuellement, les astronomes estiment qu’il y a une chance sur un trillion que la Terre soit un jour dévorée par un trou noir. Mais comment cela se passerait-il?

Déjà, même à une année-lumière de notre système solaire, un trou noir pourrait fortement le perturber. Sa force gravitationnelle est si forte qu’il pourrait déjà altérer l’orbite des planètes extérieures.

Ceci menacerait les autres planètes, en les envoyant se fracasser les unes sur les autres, mais cela menacerait aussi le Soleil.

Et ce n’est encore rien…

UNE INCURSION DESTRUCTRICE DANS LE SYSTÈME SOLAIRE

 

En s’approchant de nous, le trou noir commencerait par rencontrer le nuage d’Oort, une zone où les comètes s’accumulent. Cela projetterait violemment un grand nombre de ces astres vers la Terre et les autres planètes.

Nous commencerions à le voir lorsqu’il arriverait au niveau des géantes gazeuses comme Saturne et Jupiter. Un disque d’accrétion, composé de gaz et de poussières très chaudes, se formerait alors autour de lui à mesure qu’il dévore les planètes.

Arrivé à la ceinture d’astéroïdes, comme pour le nuage d’Oort, de nombreux croiseurs seraient projetés dans la direction de notre planète. Quand la Terre serait assez proche, son atmosphère elle-même serait arrachée par le trou noir, avant qu’il n’avale la planète entière, morceau par morceau.

Un cataclysme qui provoquerait de terribles tremblements de terre et l’apparition de super-volcans.

Le Soleil est finalement le seul qui pourrait peut-être survivre à sa rencontre avec le trou noir. Si celui-ci est assez petit, il n’aura pas la force gravitationnelle nécessaire pour dévorer notre étoile.

Néanmoins, les chances sont grandes qu’elle rejoigne le reste du système solaire piégé dans le disque d’accrétion. Au final, il ne resterait alors qu’un trou noir entouré d’un disque de plusieurs millions de kilomètres de diamètre.

http://fr.canoe.ca/

Un signal radio de l’espace ébranle les astronomes


Des ondes radios se sont manifestées dans l’espace. Est-ce E.T qui vient nous dire bonjour ? Probablement pas. Il parait que ce genre d’ondes se produit très souvent dans ce grand ciel rempli d’étoile, de trous noirs, de pulsar … etc
Nuage

 

Un signal radio de l’espace ébranle les astronomes

 

Un signal radio de l'espace ébranle les astronomes

Photo Fotolia

Un signal radio provenant non pas de la Terre, mais bien de l’espace, a été détecté dernièrement et secoue les astronomes de partout dans le monde.

Est-ce un signe qu’il y a bel et bien présence d’une vie extraterrestre? Les experts restent prudents et se questionnent toujours.

Ce n’est pas la première fois que de très brefs signaux radio qui proviennent de l’espace sont découverts, mais ces phénomènes sont rarement captés. En 2007, l’observatoire de Parkes, en Australie, détectait un «sursaut radio» de très forte intensité. Il faudra toutefois attendre cinq ans plus tard, en 2012, avant qu’un autre observatoire n’observe ce genre de signal radio.

Est-ce le signal d’une présence extraterrestre? Probablement pas. Un article scientifique publié dans The Astrophysical Journal confirme que ces phénomènes radios cosmiques se produiraient 10 000 fois par jour dans le ciel. Sauf si vous envisagez l’éventualité que les extraterrestres nous envoient des messages aussi souvent chaque jour, il faudrait entrevoir une autre hypothèse qui expliquerait ces manifestations radio.

Selon le quotidien Le Parisien, d’autres hypothèses sont envisagées, comme celle des trous noirs qui s’évaporent, par exemple. Même chose pour des étoiles à neutrons naissantes ou mourantes ou même des pulsars nouveau genre. Lorsqu’on avait découvert ces pulsars, un signal radio avait aussi été détecté.

Si plusieurs questions se posent toujours au sujet de ces «sursauts radio», l’astrophysicien James Cordes a affirmé au Parisien qu’«à ce stade, nous ne savons pas par quoi ces sursauts sont provoqués».

http://fr.canoe.ca

Selon des astrophysiciens : Une «super-Jupiter» avalée par un trou noir


On dirait que le trou noir va la chasse et avec patience il a pu se gaver d’une planète … Difficile a s’imaginer ce qui se passe vraiment dans ces trous .. C’est une vraie aubaine qu’on eu ces astrophysiciens d’avoir pu faire de telles observations
Nuage

 

Selon des astrophysiciens

Une «super-Jupiter» avalée par un trou noir

 

Selon des astrophysiciens - Une «super-Jupiter» avalée par un trou noir

Photo HO / Nasa / AFP

Agence France-Presse

GENÈVE – Des astrophysiciens de l’Université de Genève (UNIGE) ont détecté une «super-Jupiter» se faisant avaler par un trou noir dans une galaxie située à 47 millions d’années lumières.

L’observation a été réalisée grâce au satellite européen INTEGRAL, auquel collaborent également la NASA et la Russie.

Placé en orbite depuis 2002, ce satellite astronomique de quatre tonnes étudie les rayons gamma.

Au cours de leurs recherches, les scientifiques, qui gèrent à Genève le Centre de données de la mission INTEGRAL, ont remarqué un signal lumineux qui émanait d’un trou noir localisé au centre de la galaxie NGC 4845, d’une masse 300 000 fois supérieure à celle du Soleil et endormi depuis plus de 30 ans, a indiqué mardi l’UNIGE dans un communiqué.

«Cette observation était totalement inattendue venant d’une galaxie tranquille pendant au moins vingt à trente ans», relève Marek Nikojuk, de l’université de Bialystok en Pologne, le principal auteur d’un article paru dans la revue Astronomy and Astrophysics.

Ce trou noir s’est réveillé en absorbant une planète dont la masse correspond à quinze fois celle de Jupiter.

Selon cette découverte, qui fait l’objet d’une publication dans la revue Astronomy and Astrophysics, le trou noir a mis trois mois pour détourner cette «super-Jupiter» de sa trajectoire et avaler 10% de sa masse totale, tandis que la plus forte densité reste en orbite.

Les astronomes estiment qu’il y a presque autant de planètes errantes que d’étoiles dans la galaxie.

http://fr.canoe.ca