Le Saviez-Vous ► 12 Sons Étranges Que la Science ne Peut Pas Expliquer


Il existe des sons bizarres sur Terre qu’on ne sait ni la provenance, ni la cause.
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12 Sons Étranges Que la Science ne Peut Pas Expliquer


Depuis plusieurs années, les scientifiques s’efforcent à trouver des explications à des sons étranges. Certains se répètent régulièrement, d’autres n’ont été entendus qu’une seule fois, mais tous font partie intégrante de la vie de notre planète.

Que ce soient des grondements étranges, des bourdonnements lointains, ou des grognements inquiétants, oui oui, des grognements, l’atmosphère est littéralement remplie de phénomènes acoustiques surprenants. Et la plupart de ces sons occupent encore les scientifiques à trouver une explication à leur origine.

SOMMAIRE :


Ce son varie entre hautes fréquences et basses fréquences et vice-versa,
et on l’entend plus facilement au printemps et en automne qu’en hiver et en été.


Vous n’avez pas besoin de vous rendre dans une région précise pour entendre un « tremblement de ciel ». De mystérieux bang sonique venant du ciel ont été enregistrés aux États-Unis jusqu’en Inde, en passant par le Japon.
 


Jusqu’à récemment, personne ne pouvait expliquer l’origine de ce son, mais selon la NASA il n’y a pas de quoi paniquer. Ce bruit pourrait aussi venir de notre propre planète.
   


Tout a commencé à Bristol, en Angleterre, dans les années 70, lorsque des centaines d’habitants ont commencé à se plaindre d’un bruit bizarre qui ne se faisait entendre que la nuit.
Ce bruit ressemblait un bourdonnement de faible intensité, et personne ne pouvait l’identifier, ni en retracer la source.  


C’est un léger bourdonnement à basse fréquence qui résonne dans l’air du désert et qui a tendance à taper sur les nerfs. Encore plus étrange, seulement 2% des habitants de Taos entendent ce bruit.
  


Vous avez déjà entendu ce sifflement agaçant lorsqu’une bouilloire vous informe que l’eau est prête pour le thé ?
Eh bien, vous pouvez imaginer à quoi ressemble le Whistle.  


L’un des plus célèbres et plus puissants sons inexpliqués de notre planète a été enregistré  en 1997,
par la US National Oceanic and Atmospheric Administration, et il a duré environ  1 minute.   


Ce phénomène sonore a reçu ce nom curieux parce qu’il dure habituellement environ 7 minutes, et sa fréquence diminue graduellement.
   


Ce son est souvent appelé « Baleine 52 hertz » parce que l’animal qui semble le produire le fait à une fréquence assez unique pour les baleines :
52 hertz. Quand on écoute ce bruit, on dirait une note grave.   


Les scientifiques pensent que ce son pourrait être produit par un iceberg de l’antarctique qui s’est échoué, mais alors, quelle pourrait bien être sa taille pour créer autant de bruit ?  


Alors que la sonde spatiale Juno de la NASA approchait de sa destination – Jupiter – le 4 juillet 2016, les astronomes ont enregistré un étrange mélange de rugissements et de cris.
Ce vacarme ne s’est pas arrêté pendant plus de deux heures.  


Non seulement les astronomes ont confirmé que les trous noirs peuvent chanter, mais ils en ont trouvé un qui le fait depuis 2 milliards d’années !

HORODATAGE :


L’Upsweep 0:38
Les Skyquakes 1:31
Le son de l’apocalypse 2:42
Le Bristol Hum 3:38
Le Taos Hum 4:45
Le Whistle 5:43
Le Bloop 6:29
Le Slow Down 7:49
La baleine la plus seule au monde 8:33
Julia 9:23
Tempêtes de Jupiter 9:56
Le trou noir chantant 10:37



Musique par Epidemic Sound https://www.epidemicsound.com/

Pour vraiment apprécier ce trou noir, vous devez voir à quel point il est


Même si on parle d’un trou noir de 40 km de diamètre, il peut être difficile de s’imaginer une telle mesure dans notre galaxie. Si on met le Soleil, Pluton, et même Voyager qui est vraiment rendu très loin de son point d’origine, on s’aperçoit que ce trou est gigantesque. Nous sommes vraiment petits dans ce grand Univers
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Pour vraiment apprécier ce trou noir, vous devez voir à quel point il est

 

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La toute première photo d’un trou noir. Crédits : eventhorizontelescope.org

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Il y a quelques heures une équipe d’astronomes présentait au monde la première photo d’un trou noir jamais capturée, dans le cadre du projet Event Horizon Telescope. Difficile néanmoins de s’imaginer un tel monstre cosmique. C’est pourquoi quelques précisions s’imposent.

Un trou noir gargantuesque

Au centre de quasiment chaque grande galaxie se trouve un trou noir supermassif, des millions de fois plus massif que le Soleil. Dans notre Galaxie, la Voie lactée, c’est Sagittarius A qui commande avec ses quatre millions de masses solaires. C’est déjà un beau bébé, influençant par sa seule force gravitationnelle l’ensemble de notre Galaxie. Mais il n’est rien à côté de ce monstre présenté au monde ce mercredi. Niché au cœur de Messier 87 – une galaxie massive située dans l’amas de la Vierge à 55 millions d’années-lumière – ce trou noir est 6,5 milliards de fois plus massif que notre étoile.

Prenez ainsi la substance constituante du Soleil, et multipliez par 6,5 milliards. Il est cependant impossible de calculer sa taille. L’angle de la photo ne permet en effet pas de calculer son spin, c’est-à-dire sa vitesse de rotation. Certains estiment néanmoins que son diamètre pourrait être 8 à 9 fois plus grand que l’orbite de Pluton, soit environ 320 UA. On rappelle qu’une UA équivaut à la distance Terre – Soleil, soit environ 150 millions de km. En partant de ce principe, il nous suffit de multiplier 150 millions par 320. À titre de comparaison, rappelons que le trou noir de la Voie lactée ne présente un diamètre que de 20 millions de kilomètres environ.

Mais une image vaut mille mots. En voici une vous permettant de vous faire à l’idée. De quoi se sentir tout petit :

trou noir

 

Un ogre cosmique à 55 millions d’années-lumière. Crédits : Randall Munroe/ XKCD

Mieux vaut ne pas s’y frotter

Notons par ailleurs que le gaz chaud qui encercle ce trou noir tourne autour à des vitesses allant jusqu’à 1 000 km/s. Les astronomes estiment qu’environ une masse solaire tombe dans le trou tous les dix ans. L’attraction de l’objet est si forte que pour avoir la chance de s’échapper, un photon devrait se situer à environ 18 000 000 000 kilomètres du centre. Ça équivaut à environ 122 fois la distance entre la Terre et le Soleil. Plus proche, et le photon sera perdu.

On rappelle que pour observer cet objet, c’est bien sur ce gaz gravitant autour du trou noir que les radiotélescopes ont dû se concentrer. Forcément, puisqu’un trou noir est par définition, noir, donc invisible. Juste avant le “point de non-retour”, le gaz devient en effet très chaud, et émet des rayons X. C’est donc en captant ces rayons puis en les convertissant en lumière visible que nous sommes en mesure de pouvoir observer ce véritable monstre posté au centre.

Source

https://sciencepost.fr

La toute première photo d’un trou noir présentée au monde entier


Avec un réseau de télescopes implanté un peu partout dans le monde, une bon synchronisation de ce réseau, des données analysé par un super ordinateur, voici une image d’un trou noir. Un trou noir qui a quand même un diamètre 40 milliards de km …
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La toute première photo d’un trou noir présentée au monde entier

 

 

Le trou noir au centre de la galaxie Messier 87.

Le trou noir au centre de la galaxie Messier 87. Photo: Event Horizon Telescope

Alain Labelle

La toute première photo d’un trou noir, un des objets les plus mystérieux de l’Univers, a été présentée au monde entier lors d’une conférence de presse tenue par les responsables du radiotélescope virtuel EHT (Event Horizon Telescope), qui est un réseau international d’observation.

Ce trou noir, dont le diamètre mesure 40 milliards de kilomètres, soit trois millions de fois celui de la Terre, a été qualifié de « monstre » par les scientifiques qui l’ont observé.

Les rumeurs célestes laissaient entrevoir la publication d’une première photographie de Sagittaire A*, le trou noir situé au centre de notre galaxie, mais c’est plutôt l’image du trou noir au centre de Messier 87 qui a été présentée aujourd’hui. Celui-ci est distant de quelque 55,3 millions d’années-lumière de la Terre et est doté d’une masse équivalant à 6,5 milliards de masses solaires. Par comparaison, Sagittaire A* se trouve à « seulement » 36 000 années-lumière de notre planète.

Nous avons observé ce que nous pensions être invisible. Nous avons finalement vu un trou noir et l’avons pris en photo. Le voilà, il est là. Sheperd Doeleman, Université Harvard

La conférence était orchestrée par la Fondation nationale pour la science à partir de Washington, aux États-Unis, mais des représentants de plusieurs autres organisations internationales, notamment européennes, chiliennes, et japonaises, participaient également à la rencontre.

Nous avons réussi quelque chose qu’on jugeait impossible il y a une génération à peine

Sheperd Doeleman, Université Harvard

Messier 87  est une énorme galaxie elliptique visible dans la constellation de la Vierge.

Messier 87 est une énorme galaxie elliptique visible dans la constellation de la Vierge. Photo : ESO

Un mégatélescope

Ce réseau de huit télescopes terrestres est né en 2012. Ces instruments partenaires sont situés un peu partout dans le monde, ce qui a permis de créer l’équivalent virtuel d’un radiotélescope de plusieurs milliers de kilomètres de diamètre.

Carte illustrant les endroits où sont situés les instruments du radiotélescope virtuel EHT.

Les endroits où sont situés les instruments du radiotélescope virtuel EHT. Photo : ESO

L’image est née à la suite de l’analyse de téraoctets de données recueillies en avril 2017.

Plus de 200 astrophysiciens ont participé à l’effort collectif qui a permis de déceler la « silhouette » de l’ogre au centre de la galaxie M87.

Il faut savoir que chaque télescope a produit d’énormes quantités de données – environ 350 téraoctets par jour – qui ont été entreposées dans des disques durs haute performance remplis d’hélium. Ces données ont ensuite été envoyées à des supercalculateurs hautement spécialisés à l’Institut au Max Planck en Allemagne et au MIT Haystack Observatory pour être combinées. Elles ont été méticuleusement converties en une image à l’aide de nouveaux outils informatiques à la disposition de la collaboration internationale.

L’astrophysicien Olivier Hernandez, directeur du Planétarium Rio Tinto Alcan, explique que le défi d’une telle observation réside dans la synchronisation des différents télescopes connectés au réseau.

Plus on ajoute de télescopes, plus l’image sera brillante, et plus la distance entre chaque antenne est grande, meilleure sera la résolution obtenue. Olivier Hernandez

Le saviez-vous?

  • Si le centre d’une galaxie est difficile à observer, il laisse cependant percevoir dans certaines longueurs d’onde une activité intense.
  • Cette activité serait liée à la présence du trou noir supermassif autour duquel évoluent une douzaine d’étoiles supermassives et des nuages de gaz.
  • Un trou noir est un objet céleste qui possède une masse extrêmement importante dans un volume très petit. Comme si le Soleil ne faisait que quelques kilomètres de diamètre ou que la Terre était comprimée dans la tête d’une épingle.
  • Le concept de trou noir a émergé à la fin du 18e siècle.
  • Ils sont si massifs que rien ne s’en échappe, ni la matière ni même la lumière. Ils sont donc pratiquement invisibles, si bien qu’aucun télescope n’a encore réussi à en « voir » un.

L’horizon des événements

Les astrophysiciens ont réussi à reconstruire une image de l’horizon des événements qui marque la limite immatérielle de l’entrée dans le trou noir. Ce « contour » du trou noir est considéré comme l’un des endroits les plus violents de l’Univers, et le point de non-retour au-delà duquel tout – c’est-à-dire les étoiles, planètes, gaz, poussière, et toute forme de rayonnement électromagnétique, y compris la lumière – serait irréversiblement aspiré.

Concrètement, cette image montre la « silhouette » de l’horizon des événements du trou noir sur le fond étoilé et permet par le fait même d’obtenir pour la première fois la preuve que l’objet que l’on observe au centre de notre galaxie est bien un trou noir.

Une image déjà historique

Cette silhouette sombre est donc l’image la plus proche possible du trou noir que nous puissions acquérir avec les instruments actuels. Plusieurs méthodes de calibration et d’imagerie ont permis de mettre en évidence cette structure en forme d’anneau encerclant une région centrale sombre.

 

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Un avenir tumultueux pour la Voie lactée


Dans un milliard d’années, s’il reste des êtres vivants sur terre, ils seront témoins d’un spectacle grandiose lors de la collision du Grand Nuage de Magellan. Il semble qu’en principe la Terre, s’en sortira bien, mais dans 4 milliards d’années, ce sera la catastrophe avec Andromède.
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Un avenir tumultueux pour la Voie lactée

 

On voit le ciel étoilé et un observatoire au sol.

La Voie lactée est bien visible au centre de cette image prise à l’observatoire de La Silla, au Chili. À droite, on voit le Grand Nuage de Magellan et en bas à droite, le Petit Nuage de Magellan. Photo: ESO/Z. Bardon

On sait que notre galaxie, la Voie lactée, se trouve actuellement dans la trajectoire de notre voisine, la galaxie d’Andromède, avec laquelle nous entrerons en collision dans plus de 4 milliards d’années. Or, une autre voisine pourrait la précéder et bouleverser le ciel étoilé de nos descendants beaucoup plus tôt que prévu, soit d’ici un milliard d’années.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Vue de la Terre, la Voie lactée ressemble à une longue bande blanche, lumineuse et diffuse. Depuis que l’humanité existe, elle est là, paisible et inchangée. Or, cette situation n’est que le calme avant la tempête.

Les galaxies entrent fréquemment en collision les unes avec les autres. Notre Voie lactée n’est pas différente et percutera sa voisine Andromède dans environ 4 milliards d’années. Des chercheurs ont toutefois découvert qu’une autre menace bouleversera notre galaxie bien avant ce terrible impact.

De nouvelles données, obtenues par des chercheurs de l’Université de Durham(Nouvelle fenêtre), en Angleterre, montrent que le Grand Nuage de Magellan, une galaxie naine en périphérie de la Voie lactée, changera de trajectoire et nous percutera de plein fouet dans un peu plus d’un milliard d’années.

La Voie lactée passera à travers cette collision sans trop de séquelles, mais les bouleversements subis entraîneront des changements profonds, qui modifieront considérablement la vue que nous avons du ciel étoilé.

Une voisine imprévisible

Situé à 160 000 années-lumière de la Voie lactée, le Grand Nuage de Magellan est la troisième galaxie la plus proche de nous, après les galaxies naines du Sagittaire et du Grand Chien.

On dit qu’il s’agit d’une galaxie naine, car elle ne comporte qu’une trentaine de milliards d’étoiles, un nombre beaucoup moins élevé que les centaines de milliards qui sont contenues dans les galaxies classiques.

Or, malgré ce nombre, des observations récentes ont montré que le Grand Nuage de Magellan serait une galaxie plus massive que ce qui avait été précédemment estimé, un changement que les chercheurs expliquent par le fait qu’elle possède une masse importante de matière noire.

Cette masse additionnelle augmente l’effet de la gravité entre elle et la Voie lactée. Selon les calculs des chercheurs, bien que le Grand Nuage de Magellan s’éloigne en ce moment de notre galaxie, cette force va ralentir notre voisine pendant des centaines de millions d’années, jusqu’à ce qu’elle lui fasse faire demi-tour, la plaçant ainsi directement dans une trajectoire de fusion avec la Voie lactée, un milliard d’années plus tard.

Un spectacle éblouissant

Bien que de tels impacts aient le potentiel de transformer radicalement les galaxies impliquées, ces événements sont loin d’être destructeurs.

Ces collisions font croître les galaxies qui en découlent grâce à un apport de nouvelles étoiles. L’agitation et les forces gravitationnelles qui secouent la région échauffent aussi des nuages de gaz qui s’effondrent alors sur eux-mêmes pour créer des pouponnières d’étoiles.

Selon les astrophysiciens, s’il reste quelqu’un sur Terre à cette époque, cette personne pourra alors assister à un spectacle stupéfiant!

Alors que notre galaxie absorbera sa voisine, une grande quantité de gaz affluera directement vers le trou noir supermassif Sagittarius A, qui se cache au centre de la Voie lactée. Cet apport de matière lui fera prendre une taille huit fois plus grande que ce qu’il a actuellement, en plus de générer un disque de matière surchauffée tournoyant vers le trou noir. Cette phase d’activité, nommée quasar, est l’un des phénomènes les plus lumineux de l’Univers.

Il n’y a généralement aucune collision entre les étoiles dans ces scénarios, car malgré leur nombre considérable, la distance qui les sépare les unes des autres est démesurée.

Toutefois, le « brassage » subi par les étoiles de la galaxie en éjectera plusieurs dans le vide intergalactique. Selon les chercheurs, il existe une très mince probabilité que le Soleil soit parmi les malchanceuses. Il s’agit toutefois d’un risque minime, et nos « descendants » auront davantage la chance d’admirer, chaque nuit, un spectacle lumineux sans précédent.

La collision avec Andromède, une galaxie d’une taille semblable à la nôtre, quelques milliards d’années plus tard, ne sera toutefois pas aussi clémente.

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Le Saviez-Vous ► Que se passerait-il si un trou noir supermassif passait près de la Terre ?


Si nous rencontrions un trou noir super massif, nous n’survirons pas. Il semble peu probable que cela arrive, au pire peut-être quand notre Voie lactée fusionnera avec la galaxie Andromède et la, il pourrait avoir au passage un trou noir, sauf qu’il n’y aura plus de vie à ce moment-là sur Terre. Mais qu’arriverait-il si cela était possible avec la Terre habitée ?
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Que se passerait-il si un trou noir supermassif passait près de la Terre ?

 

Crédits : ESO / M. Kornmessers

par Brice Louvet

L’Univers est gigantesque, étrange, et beaucoup de choses échappent encore aux scientifiques. Mais s’il vous arrive parfois de vous poser des questions sur son fonctionnement, sachez qu’il existe sur le Web une plateforme sur laquelle vous pourrez sûrement trouver des réponses à toutes vos interrogations : Ask an Astronomer. Des scientifiques volontaires de l’Université Cornell (États-Unis) sont ici disposés à vous répondre.

Parmi toutes les questions proposées : que se passerait-il si un trou noir supermassif passait près de la Terre ? Peut-être vous êtes-vous déjà posé cette question. Nous mourrions tous, évidemment, mais cela pourrait-il arriver ? Et si oui, à quoi ressemblerait le processus ? L’astronome Christopher Springob a récemment répondu à cette énigme. Il explique notamment que bien que ce soit très improbable, il n’est pas impossible qu’un trou noir supermassif – habituellement situé dans les centres galactiques – puisse passer près de la Terre si la Voie lactée fusionnait avec une autre galaxie.

En se basant sur un trou noir supermassif pesant un million de soleils, Springob a calculé que nous commencerions à remarquer quelque chose d’étrange dans l’orbite du système solaire autour de la galaxie, à une distance d’environ 1000 années-lumière.

 «Une fois que le trou noir serait à quelques centaines d’UA (1 UA = distance entre la Terre et le Soleil, soit environ 150 millions de km), il commencerait à perturber sérieusement les orbites des planètes dans notre système solaire, y compris la Terre, dit-il. Nous pourrions alors soit bouillir, soit geler, car nous serions soit trop près ou trop loin du Soleil».

L’astronome poursuit en expliquant que notre planète pourrait alors soit tomber dans le Soleil, soit être expulsée du système solaire, se retrouvant sur une orbite elliptique autour du trou noir supermassif. Si nous finissions par tomber dans le trou noir – de toute façon ne ne serions plus là depuis longtemps – les forces de marée gravitationnelles intenses déchireraient notre planète en lambeaux.

Notons que la Voie lactée va probablement fusionner avec la galaxie d’Andromède – située à deux millions d’années-lumière – dans environ 4 milliards d’années. Un trou noir pourrait intervenir dans ce processus, mais une fois encore, nous aurons déjà disparu depuis longtemps. La date d’expiration de l’Humanité – si elle n’est pas détruite avant – est d’environ un milliard d’années. Notre étoile va en effet grossir et la Terre deviendra alors trop chaude pour garantir toute habitabilité

Comme le dit l’astronome, «c’est tellement improbable que cela ne vaut pas la peine d’être considéré, mais c’est toujours amusant de penser à ça».

Vous pouvez lire sa réponse complète ici.

Source

http://sciencepost.fr/2

Cette étoile qui ne veut pas mourir


En science, quand on croit comprendre un phénomène, il arrive qu’un événement vienne tout chambouler les théories qui sont acceptées par les scientifiques. Comme c’est le cas pour cette étoile qui devenu une supernova continue a brillé malgré 2 explosions. On croit que l’explosion finale la transformera en trou noir
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Cette étoile qui ne veut pas mourir

 

Représentation artistique d'une supernova comme iPTF14hls

Représentation artistique d’une supernova comme iPTF14hls   Photo : NASA/ESA/G. BACON

Une étoile arrivée en fin de vie continue malgré tout de briller, affirment des astronomes, qui se demandent maintenant si notre compréhension des étapes de l’évolution stellaire doit être remise en question.

Un texte d’Alain Labelle

Des supernovas sont observées par milliers depuis des centaines d’années, et, dans tous les cas observés, ce type d’explosion marque la dernière étape de la vie des étoiles.

Toutefois, des scientifiques associés à l’Observatoire de Las Cumbres (OLC), aux États-Unis, ont peut-être trouvé une exception à la règle. Le chercheur Peter Nugent et ses collègues ont repéré une étoile qui semble refuser d’arrêter de briller. Elle aurait déjà explosé à plusieurs reprises dans les dernières décennies sans jamais arrêter de luire dans le ciel.

Cette supernova ne ressemble en rien à ce que nous avons observé à ce jour, particulièrement dans les 20 dernières années, où 5000 supernovas ont été découvertes.-Peter Nugent

« Bien que les spectres de lumière ressemblent à ceux des explosions habituelles de supernovas lors de l’effondrement du noyau riche en hydrogène, ils s’éclaircissent et s’atténuent au moins cinq fois plus lentement, ce qui allonge un événement qui dure normalement de 100 jours à plus de deux ans. », ajoute le chercheur.

Cette supernova, joliment nommée iPTF14hls, a d’abord été découverte en septembre 2014. À l’époque, elle ne présentait rien d’anormal et était considérée comme une supernova ordinaire.

Toutefois, après quelques mois, des astronomes ont remarqué que sa luminosité s’était remise à augmenter après avoir pourtant disparu.

Cette particularité a poussé les auteurs de ces travaux publiés dans le magazine Natureà pousser leurs recherches. Ils ont alors constaté avec étonnement qu’une explosion s’était produite au même endroit en 1954.

L’étoile a donc survécu à cette explosion pour exploser à nouveau en 2014.

Cette supernova démolit tout ce que nous pensions savoir sur leur fonctionnement. C’est le plus grand casse-tête que j’ai rencontré dans mon étude des explosions stellaires.

Iair Arcavi, Université de la Californie à Santa Barbara

Selon les informations rassemblées, cette étoile serait au moins 50 fois plus massive que le Soleil. Elle pourrait être l’explosion stellaire la plus importante jamais détectée. D’ailleurs, l’ampleur de cette explosion expliquerait peut-être pourquoi elle ne peut être associée à aucune des théories traditionnelles de la mort des étoiles.

Ainsi, iPTF14hls pourrait être le premier exemple d’une nouvelle catégorie de supernova (Pulsational Pair Instability Supernova).

Selon cette théorie, il est possible que le phénomène naisse lorsqu’une étoile très massive et très chaude génère de l’antimatière dans son noyau. Daniel Kasen, Laboratoire Lawrence Berkeley

« Cela provoquerait une violente instabilité de l’étoile et des éruptions lumineuses répétées pendant des années », explique Daniel Kasen.

Un processus qui pourrait se répéter sur plusieurs décennies avant l’explosion finale et l’effondrement de l’étoile, qui deviendra un trou noir.

Jusqu’à maintenant, les scientifiques pensaient que de telles explosions étaient survenues dans l’univers primitif, mais qu’elles ne pouvaient pas être observées de nos jours.

C’est comme si nous trouvions un dinosaure aujourd’hui. Si c’est le cas, la question serait de savoir si c’est vraiment un dinosaure!

Andy Howell, OLC

En effet, la nouvelle théorie (Instabilité Pulsational Pair Instability) ne peut pas expliquer complètement toutes les données obtenues pour cet événement astronomique. Par exemple, l’énergie libérée par la supernova est supérieure aux prévisions théoriques.

Cette supernova pourrait donc appartenir à un phénomène complètement nouveau pour la science.

Les astronomes continuent de suivre son évolution et espèrent réussir à l’expliquer dans les prochaines années.

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100 millions de trous noirs près de chez vous!


Il y a les trous noirs supermassifs qui leur création demeure encore un mystère et les trous noirs stellaires que les scientifiques commencent à comprendre de plus en plus, lors  de l’effondrement d’étoiles qui explosent en supernova. Ils ont pu estimer comment il pourrait y avoir de ces trous noirs
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100 millions de trous noirs près de chez vous!

 

Représentation artistique d'un trou noir

Représentation artistique d’un trou noir   Photo : ESO

Notre voisinage galactique contiendrait des dizaines de millions de trous noirs stellaires, montre un recensement cosmique réalisé par des astrophysiciens américains.

Un texte d’Alain Labelle

Les trous noirs stellaires se forment lors de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives qui explosent en supernovae. Ils sont différents des trous noirs supermassifs qui, eux, se forment au cœur de certaines galaxies, comme notre Voie lactée, dont le mode de création reste mystérieux.

Le chercheur James Bullock et ses collègues de l’Université de la Californie à Irvine ont ainsi dressé l’inventaire des trous noirs stellaires pour s’apercevoir qu’ils étaient beaucoup plus nombreux que ce que l’on estimait à ce jour.

Nous pensons qu’il pourrait y avoir pas moins de 100 millions de trous noirs uniquement dans notre galaxie.James Bullock

M. Bullock et son équipe ont commencé leur recensement il y a un an et demi, après l’annonce, par des collègues, de la détection d’ondes gravitationnelles nées pendant la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs.

« Fondamentalement, la détection de ces ondes fut une énorme percée; elle confirmait une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein », explique M. Bullock.

Lorsque nous regardons le phénomène astrophysique derrière ces résultats, c’est fascinant : la fusion de deux trous noirs représentant chacun 30 fois la masse du Soleil. James Bullock

Les scientifiques se sont alors demandé si des trous noirs de cette grosseur étaient communs et si leur fusion était un phénomène rare.

Représentation artistique montrant la fusion de deux trous noirs produisant des ondes gravitationnelles.

Représentation artistique montrant la fusion de deux trous noirs produisant des ondes gravitationnelles.   Photo : LIGO

L’équipe californienne s’est donc penchée sur leur nombre à partir des données recueillies lors de la détection d’ondes gravitationnelles.

En se basant sur ce que l’on sait de la formation d’étoiles dans les galaxies de différents types, on peut déduire quand et combien de trous noirs se sont formés dans chaque galaxie. Oliver Elbert

« Les grandes galaxies abritent des étoiles plus anciennes, et elles hébergent aussi des trous noirs plus anciens », explique Oliver Elbert

Ainsi, les scientifiques estiment que le nombre de trous noirs d’une masse donnée dans une galaxie dépend de sa taille.

La raison est simple. C’est que ces grandes galaxies contiennent de nombreuses étoiles riches en métaux, et que les plus petites galaxies sont dominées par de grandes étoiles possédant moins de métaux.

Les étoiles qui contiennent beaucoup d’éléments plus lourds, comme notre Soleil, les brûlent au cours de leur existence.

Ainsi, quand arrive la dernière étape de leur vie, l’explosion en supernova, il y a moins de matière, ce qui entraîne un trou noir de masse inférieure.

De leur côté, les grandes étoiles avec une faible teneur en métaux ne perdent pas autant de leur masse durant leur vie, alors, lorsque l’une d’entre elles meurt, la quasi-totalité de sa masse se retrouve dans le trou noir.

Nous avons une très bonne compréhension de l’ensemble des populations d’étoiles dans l’Univers et de leur masse lorsqu’elles naissent, de sorte que nous pouvons estimer combien de trous noirs peuvent s’être formés avec 100 masses solaires ou 10 masses solaires par exemple. James Bullock

C’est ainsi que l’équipe de recherche a pu établir le nombre approximatif de trous noirs dans la Voie lactée.

Elle a aussi été en mesure d’estimer le pourcentage de fusion du type des trous noirs observés lors de la détection d’ondes gravitationnelles. Entre 0,1 % et 1 % des trous noirs doivent fusionner pour permettre l’observation de ce type d’ondes.

Le détail de ces travaux est publié dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

http://ici.radio-canada.ca