Chacun ses secrets


C’est vrai que l’on juge les gens trop vite, et tout le monde le fait, alors que si nous mettons en tête, qu’eux aussi peuvent avoir vécu des situations difficiles, des peines, des pertes … Peut-être que nous serions plus tolérant, plus compréhensif
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Chacun ses secrets

 

« Chaque cœur a ses chagrins secrets que le monde ne connait pas, et souvent nous jugeons qu’un homme est froid alors qu’il est seulement triste. »

Henry Wadsworth Longfellow

Le Saviez-Vous ►Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse


Le mal du pays a déjà été une maladie reconnue par nos ancêtres. Le traitement, laisser le temps agir, sortir, voir des gens. Si c’est pour des soldats, des médecins pouvaient prescrire une permission d’aller visiter les siens … Avec le va et viens de la population mondiale, cette maladie semble refaire surface et revenir une maladie qui se doit d’être traitée
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Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse

 

 Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s'ils souffraient de mal du pays.  | fdecomite via Flickr CC License by

Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s’ils souffraient de mal du pays. | fdecomite via Flickr CC License by

Jusqu’au XXe siècle, les symptômes dépressifs causés par un déracinement étaient traités médicalement.

Erasmus et échanges universitaires, WWOOFing, travail au pair, couchsurfing,programmes Vacances Travail Nous voyageons aujourd’hui beaucoup plus que nos ancêtres (et plus tôt). La popularisation des études à l’étranger, la réduction du temps et du coût des transports et la diversification des modes d’hébergement incitent les gens à élargir leurs horizons, et parfois même à s’expatrier pour une plus ou moins longue durée. Un aspect n’est pas nouveau, néanmoins: le mal du pays.

Dès 1553, un Joachim du Bellay isolé pendant quatre ans à Rome exprimait ses Regrets et son amour pour sa région natale. Si le mal du pays est aujourd’hui pris un peu à la légère, traité avec des conseils à l’emporte-pièce comme «Tu verras, tu vas t’habituer» et «Sors, rencontre des gens, ça va passer», ces symptômes étaient traités avec beaucoup plus de sérieux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, rappelle le New York magazine. Les médecines européenne et américaine traitaient, en effet, le mal du pays comme une vraie maladie, qui pouvait même être fatale si elle n’était pas traitée.

Dans son livre The Book of Human Emotions (Le livre des émotions humaines), la philosophe Tiffany Watt Smith évoque notamment le cas de soldats suisses au XVIIe siècle qui, aspirant à rentrer chez eux, furent frappés de léthargie et de tristesse à l’évocation de leur pays natal. Certains se privèrent même de nourriture, et moururent sur place. En 1688, relate Smith, le médecin suisse Johannes Hofer publia un rapport sur cette étrange épidémie, la nommant «nostalgie», contraction des termes grecs nostos, le retour, et algos, la douleur.

Le mal du pays à l’origine du terme «nostalgie»

Jusqu’au début du XXe siècle où le terme a commencé à changer de signification, la «nostalgie» était un terme médical utilisé pour décrire un désir fort, potentiellement dangereux, de retourner dans son pays natal.

Même si tous les médecins n’étaient pas d’accord sur les symptômes, nuance Susan Matt, historienne à la Weber State University,«plusieurs descriptions concordent: essoufflement, palpitations cardiaques, dysenterie, fièvre, problèmes pulmonaires».

«Cela pouvait aussi se traduire par un désir ardent, puis le corps commençait à se renfermer sur lui-même.»

En comparaison, seul un soldat durant la Première Guerre mondiale a succombé à la «nostalgie». La mobilisation de l’Ouest, la multiplication des voyages et un goût de l’aventure dans l’air du temps sont un début d’explication, selon le New York Magazine. Pas sûr non plus que le mal du pays ait été une excuse suffisante pour échapper à la bataille de Verdun, malgré une indubitable envie des soldats de rentrer chez eux. Dans son livre Homesickness: An American History (Le mal du pays: une histoire américaine), Susan Matt évoque aussi la tolérance des médecins pendant la guerre de Sécession. Il n’était pas rare qu’un soldat obtienne une permission car sa maison, ses proches lui manquaient. Plus de 5.000 soldats ont ainsi été diagnostiqués de nostalgie, et 74 soldats de l’Union en sont morts. 

Le mal du pays pourrait de nouveau être considéré comme un sujet plus sérieux qu’une déprime passagère ressentie lors de la première quinzaine de son Erasmus. Une étude publiée en 2011, menée sur des immigrants latino-américains à Barcelone, présente le stress engendré par une expatriation comme un facteur de risque pour l’anxiété et la dépression. Le mal du pays est traité de plus en plus sérieusement et parfois mêmeconsidéré comme un état clinique, pouvant être soigné grâce un suivi psychologique ou des antidépresseurs.

http://www.slate.fr/

Cet enfant n’arrive pas à manger son dîner parce qu’il est «trop mignon


Que c’est triste ! Une maman voulait rendre attrayants les aliments offerts à son fils. Elle lui a dessiné un visage souriant. L’enfant a été tellement bouleversé qu’il a refusé de manger quelque chose qui est trop mignon. Et lui a demandé de ne plus faire quelque chose d’aussi mignon pour le repas
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Cet enfant n’arrive pas à manger son dîner parce qu’il est «trop mignon

 

«Je ne sais pas comment être heureux»


La dépression n’a pas de définition simple, car elle peut être complexe à différents degrés. Il y a des dépressions qui sont clairement visibles alors que d’autres c’est plus difficile à comprendre. Ces personnes qui sont éternellement malheureuses (malgré que parfois, ils ont un quelques sauts de bonne humeur) peuvent espérer d’avoir une aide professionnelle pour espérer de cibler les causes Ces personnes qui sont éternellement malheureuses (malgré que parfois, ils ont un quelque saut de bonne humeur) peuvent espérer d’avoir une aide professionnelle pour espérer de cibler les causes
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«Je ne sais pas comment être heureux»

 

 

Camillo Zacchia, PhD

Psychologue, conférencier, chroniqueur

Pourquoi certaines personnes sont-elles plus enclines à faire des dépressions que d’autres? La réponse est complexe. Bien des gens sont tristes parce que ça ne va pas bien dans leur vie.

L’échec de relations et les problèmes au travail comptent pour une bonne partie de ces facteurs. Mais je connais des tas de gens qui sont simplement tristes sans pouvoir cerner une raison. Certains diront même : «Je ne sais pas comment être heureux.»

Alors, c’est quoi une dépression? Elle n’est pas une maladie qu’on peut mesurer. Pour cette raison, je crois que la meilleure façon de voir la dépression est de la considérer comme un symptôme. C’est un état d’esprit caractérisé par la tristesse ou la perte de plaisir. Et qu’est-ce qui crée ce symptôme? Qu’est-ce qui fait qu’une personne se sent désespérée? Est-ce physique? S’agit-il de circonstances difficiles? Est-ce lié à la personnalité? La réponse est probablement l’ensemble de ces facteurs, à divers degrés.

Les circonstances

Parfois, la cause de la dépression est évidente. Par exemple, l’échec d’une relation, la perte d’un être cher, les difficultés financières peuvent abattre la personne la plus résiliente. Même si nous réagissons tous différemment, et que certains d’entre nous gardent le moral quoiqu’il arrive, la grande majorité des gens sont portés à se sentir déprimés lorsque la vie leur envoie une gifle. Ce n’est peut-être pas une maladie, au sens médical, mais à mes yeux, ça semble être une dépression.

Les causes physiques

Même si je ne crois pas que cela s’applique à la plupart des gens déprimés, il y en a effectivement beaucoup qui sont déprimés simplement parce que quelque chose dans leur cerveau cause de la tristesse. La dépression est plus présente dans certaines familles que d’autres. Même si cela peut être lié davantage au tempérament qu’à la maladie, comme nous le verrons plus bas, à l’occasion, la dépression frappe certaines personnes de façon inattendue, comme la plupart des maladies. Certaines personnes semblent mener des vies normales qui dérapent lors d’un épisode de dépression. Inutile de pointer du doigt ces personnes elles-mêmes ou les circonstances. C’est physique, point final.

La personnalité

Et quel rôle joue la personnalité? Là, c’est plus difficile. Car tout est dans le cerveau, y compris la personnalité, alors, techniquement, toutes les causes de dépression sont physiques. Mais lorsque je songe à la personnalité, je la vois comme distincte de l’aspect physique, s’il s’agit des variations normales ou courantes du tempérament d’une personne, par opposition à un processus de maladie spécifique. En voici quelques exemples.

Certaines personnes ne sont tout simplement pas capables de lâcher prise. Rien ne leur semble parfait. Il semble que toutes les tâches qu’elles entreprennent constituent une bataille. Cela peut être à leur avantage lorsqu’elles contrôlent la situation, mais peu d’entre nous y parviennent tout le temps. La dépression est le résultat courant de cette façon de penser.

D’autres personnes ont un tempérament qui fait qu’elles veulent toujours plaire. Cela les pousse à en faire tellement pour les autres qu’elles s’oublient elles-mêmes. Lorsque les choses ne fonctionnent pas, elles s’effondrent.

Il y en a d’autres qui ont une très faible estime d’eux-mêmes. Il ne semble pas y avoir d’explication claire à ce phénomène. Plusieurs ont eu une enfance normale, entourée d’affection. C’est tout simplement le tempérament qu’ils ont reçu à la naissance. Mais en raison de la façon dont ils se voient, toutes les erreurs mineures leur semblent des preuves de leurs échecs, et tous leurs succès leur semblent des coups de chance. Ce schème alimente leur piètre estime d’eux-mêmes.

Je pourrais continuer ainsi, mais finalement, nous venons tous au monde avec une personnalité ayant certaines tendances, qui sont façonnées par le contexte dans lequel nous vivons et apprenons. Cela signifie que bien des gens déprimés sont incapables de cerner les causes précises de leur mal-être. Aucun processus de maladie particulier n’est en cause. Ces personnes devront plutôt examiner la manière dont elles se voient et leur expérience de la vie.

Quelles que soient les causes de la dépression, les traitements médicaux et psychologiques peuvent être efficaces. Mais ceux qui semblent avoir les effets les plus durables sont centrés sur notre façon de voir le monde. Nos personnalités sont des filtres à travers lesquels nous vivons les événements. La dépression est beaucoup plus souvent liée aux filtres qu’aux événements. Et ce sont ces filtres que ciblent les traitements qui donnent les meilleurs résultats.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Être triste peut modifier notre perception des couleurs


Vous connaissez les expressions « broyez du noir » ou « Voir tout en gris » et bien il semble que scientifiquement parlant c’est vrai et c’est une hormone en soit la cause .. Et oui encore une histoire d’hormone qui jouerait sur la perception des couleurs selon nos émotions
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Être triste peut modifier notre perception des couleurs

Dans le film d'animation "Vice-versa" de Pixar, chaque personnage représente une émotion. © Pixar/AP/SIPA

Dans le film d’animation « Vice-versa » de Pixar, chaque personnage représente une émotion. © Pixar/AP/SIPA

Par Lise Loumé

Avoir le « blues » peut rendre l’identification de certaines couleurs plus difficiles, révèlent des chercheurs américains.

Quand nous sommes tristes, le monde qui nous entoure peut paraître terne et sombre. On dit que même que nous « broyons du noir ». Ou que l’on voit tout en gris ! Autant d’expressions qui sont scientifiquement valables, comme le révèlent des chercheurs américains. Selon leur étude publiée dans Psychological Science, le sentiment de tristesse peut en effet changer la manière dont nous percevons certaines couleurs.

La tristesse rend l’identification du bleu et du jaune difficile

Pour cette étude, les chercheurs ont recruté 127 personnes. La moitié (répartie au hasard) a été invitée à regarder une scène de film censée induire la tristesse (extraite du film d’animation « Le Roi lion »), le reste des volontaires a visionné un spectacle comique, censé divertir. Les participants ont ensuite rempli un questionnaire sur leur état émotif.

Les chercheurs ont donc pu confirmer que chaque vidéo avait induit à tous les participants l’effet escompté. Ces derniers ont ensuite reçu 48 patchs de couleurs dont la saturation avait été abaissée jusqu’à ressembler quasiment au gris. Ils ont été invités à indiquer si chaque patch était rouge, jaune, vert ou bleu.

Verdict : les participants les plus tristes ont été moins précis dans l’identification des couleurs que les participants qui ont regardé le spectacle divertissant. Même chose lorsque le spectacle divertissant est remplacé par une vidéo « induisant des émotions neutres » : les volontaires tristes ont là encore eu davantage de difficultés que les autres à distinguer le spectre de couleurs allant du bleu au jaune. De manière étonnante, leur difficulté ne concernait que les nuances de bleu et de jaune, et aucunement celles de rouge et de vert.

« Ces résultats ne sont pas liés à des différences au niveau de l’effort, de l’attention ou de l’engagement des participants à accomplir cette tâche », précisent les chercheurs. » Nos travaux suggèrent donc que la tristesse est spécifiquement responsable de différences dans la perception des couleurs ». 

Un phénomène lié à la sécrétion d’une hormone

Quel mécanisme cérébral est à l’origine de phénomène ?

« Des travaux antérieurs ont mis en évidence le fait que la perception des nuances de bleu et de jaune est liée à la sécrétion d’un neurotransmetteur, la dopamine », ajoutent les auteurs de l’étude.

Surnommée « hormone du bien-être », celle-ci est peu sécrétée lorsque nous sommes tristes.

« La tristesse affecte ainsi spécifiquement des processus visuels cérébraux qui sont impliqués dans la perception de certaines couleurs. » 

Des études antérieures ont démontré que l’état d’esprit d’une personne peut modifier la perception de l’espace et des formes.

« Notre humeur et nos émotions peuvent affecter la façon dont nous voyons le monde autour de nous », souligne dans un communiqué Christopher Thorstenson de l’université de Rochester aux États-Unis et co-auteur de l’étude.

Mais comme il le souligne, des études ultérieures menées sur des cohortes plus importantes seront nécessaires pour prouver que ce phénomène est généralisable.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Quand notre cerveau déprime


La dépression peut toucher tout le monde à des moments de la vie qui est souvent en baisse de nos capacités physique, économique et psychologique. Il n’est pas facile pour les proches de voir une personne qui s’écroule et souvent, ils ne sont pas assez outillés pour l’aider d’ou l’importance de chercher de l’aide
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Quand notre cerveau déprime

 

François Richer Devenir fan
Chercheur en neuropsychologie, professeur à l’UQAM

Tout le monde sait que la dépression est un trouble de l’humeur. Mais alors, pourquoi certaines personnes déprimées peuvent être irritables ou apathiques plutôt que tristes? La dépression est bien plus qu’un trouble de l’humeur. C’est une panne de plusieurs systèmes du cerveau.

Les stresseurs importants déclenchent des émotions négatives (déception, tristesse, peur, irritation) qui nous mobilisent pour trouver des solutions ou pour s’adapter (changer nos habitudes, mieux prévoir les coups …). Mais quand on atteint les limites de l’adaptation, des états émotifs plus durables peuvent nous envahir tel que l’épuisement, le deuil, les blues ou la dépression. La dépression frappe souvent les personnes vulnérables (personnes âgées, seules, démunies …). Mais elle frappe aussi ceux qui ont tendance à amplifier le stress parce qu’ils sont impatients, impulsifs, anxieux ou susceptibles. Selon nos fragilités, les stresseurs peuvent dérégler plusieurs systèmes cérébraux différents et déclencher une dépression.

1) L’attachement: La dépression est souvent similaire au deuil lié à la perte d’un être cher, un manque douloureux qui rappelle les symptômes de sevrage d’une drogue.

Comme le manque, les sentiments de tristesse ou de vide et le besoin criant d’amour et de réconfort sont liés à des perturbations du système d’attachement. Ce système est aussi impliqué dans la dépendance aux drogues comme l’héroïne et les opiacés. Les stress d’attachement comme les deuils, les séparations et les déracinements provoquent facilement des dépressions. S’ennuyer de ses enfants ou de son conjoint est la version plus bénigne de ce sentiment de manque. Mais parfois, on ne sait pas de quoi on manque et on construit des interprétations (ex.: «Ma vie manque de sens»). On cherche à combler ce vide (par le travail, le sport, la télé, la fiction, les fantasmes…) . Ou encore on cherche à l’exprimer. Cette sensibilité extrême a inspiré de nombreux auteurs et artistes. Les personnes qui ont des peurs de l’abandon exagérées (anxiété de séparation, personnalité limite) sont fortement sujets à la dépression. Parfois, le blues survient quand on sort d’un stress, d’un effort soutenu ou d’une maladie qui structurait notre vie et qui contribuait à notre identité (perdre sa raison d’être). L’écoute, l’amitié et la chaleur humaine combattent la dépression parce qu’elles réduisent le sentiment de manque.

2) La douleur: Dans la dépression, le manque est souvent accompagné d’une détresse psychologique qui peut ressembler à une torture insoutenable et qui peut conduire aux idées suicidaires. Le système de douleur du cerveau s’emballe comme dans certaines douleurs chroniques. Dans certains cas les traitements anti-douleur peuvent soulager la dépression.

3) L’assurance: Plusieurs stresseurs nous rappellent que nous ne sommes pas invincibles (maladies graves, échecs, rebuffades, intimidation, humiliation, catastrophes naturelles, conflits, insécurité …). Ces stresseurs peuvent provoquer une perte d’assurance ou de combativité (doutes, hésitation à foncer, auto-critique). Dans la dépression, le système de fierté ou d’assurance se met souvent en mode soumission comme si on devait soudainement s’adapter à la misère à la souffrance ou à la défaite. On peut ressentir des niveaux irréalistes de honte ou de culpabilité, ou vivre de véritables hallucinations émotives de dévalorisation ou de grande fragilité. On amplifie les signes qui confirment notre auto-évaluation négative comme nos erreurs et nos défauts. Le regard des autres est anticipé comme négatif, ce qui favorise l’isolement et la non-affirmation. Le virage négatif du système d’assurance se répand aussi à nos évaluations des situations, on devient pessimiste à outrance, on a une perte d’espoir («Pourquoi se battre si on va tous crever?») La perturbation de l’assurance contribue aussi à l’indécision chronique d’une personne qui a subi un choc ou à la crise existentielle d’un adolescent qui se sent à part. Les succès, les encouragements et la reconnaissance combattent la dépression parce qu’ils réduisent la tempête dans le système d’assurance.

4) La motivation: On a tous eu des petites pannes de motivation ou d’intérêt. Un environnement démotivant ou conflictuel qui conduit à l’épuisement, à une perte d’enthousiasme et d’inspiration. La dépression, elle, fausse nos signaux de valeur, elle réduit le plaisir anticipé et la fierté d’accomplir quelque chose et elle exagère notre évaluation des efforts nécessaires, ce qui conduit souvent à l’apathie («Bof, ça ne vaut pas la peine»). Les personnes déprimées peuvent voir comme une montagne le simple fait de ranger la vaisselle ou de sortir du lit. La motivation peut aussi fluctuer entre l’apathie et l’inspiration euphorisante (manie). Ces fluctuations peuvent être étendues sur plusieurs mois (maladie bipolaire) ou sur quelques jours. La motivation est aussi touchée chez les personnes désillusionnées ou désabusées. La baisse de motivation a des coûts humains et économiques astronomiques. Elle affecte l’ambition et le gout du risque, les bases de l’innovation et de l’amélioration de notre sort. Les sources de l’épuisement motivationnel et les personnes qui en sont atteintes devraient être la première priorité des employeurs. La passion et l’inspiration des autres peuvent améliorer l’épuisement motivationnel.

5) L’irritabilité: On oublie trop souvent qu’une personne irritable peut être déprimée et que sous les élans désagréables se cache souvent de la souffrance. L’irritabilité peut même être le signe prédominant de la dépression chez les enfants et chez les hommes. Plusieurs râleurs chroniques pleurent des idéaux ou des attentes déçues et certains restent fâchés pendant des décennies envers tout ce qui ne va pas comme ils le souhaiteraient. L’irritabilité et les colères sont liées à un système d’agressivité défensive qui est hypersensible aux stresseurs y compris les contrariétés ou les déceptions.

6) L’anxiété: Les préoccupations excessives et l’hypersensibilité au stress sont des compagnes fréquentes de la dépression qui peuvent l’entretenir. L’anxiété nous fait aussi éviter des situations qui pourraient atténuer notre souffrance comme les évènements sociaux, les échanges humains ou les petits efforts jugés trop stressants. L’anxiété est liée à l’activité du système de peur qui entretient des boucles d’idées inquiétantes. La réactivité émotive excessive peut aussi entretenir la dépression en biaisant nos pensées (dramatiser, généraliser, sauter aux conclusions).

7) Le Google du cerveau: Manque de concentration, oublis, perte d’imagination, les moteurs de recherche du cerveau sont aussi affectés dans la dépression et leurs ratés contribuent à nous faire sentir dysfonctionnel. Les difficultés cognitives peuvent en outre nous faire oublier nos buts, nous priver de nos idées et de notre imagination, ou nous faire perdre de la cohérence.

8) Les fonctions corporelles: La dépression affecte souvent les fonctions vitales comme l’appétit (ex.: perdre 10 kg en 3 semaines), le sommeil (ex.: se réveiller trop tôt), la libido et même les réponses immunitaires (résistance aux infections, aux cancers…). En plus, un dérèglement immunitaire peut affaiblir les systèmes émotifs du cerveau et faire apparaitre la dépression. De nombreuses pathologies (infections virales, troubles métaboliques…) favorisent la dépression en affectant le système immunitaire. Plusieurs maladies dégénératives qui perturbent les réponses immunitaires du cerveau (Alzheimer, Parkinson…) commencent par une dépression. Même lors d’un évènement heureux comme un accouchement, les réponses immunitaires peuvent interagir avec les perturbations hormonales et les fragilités pour déclencher une dépression.

La dépression est un des problèmes de santé qui a le plus d’impact négatif sur notre vie. Elle est plus handicapante que bien des handicaps physiques, mais comme elle moins visible, elle attire moins l’empathie (ex.: «Pourquoi il/elle ne se prend pas en main?»).

Trop de personnes doivent la subir pendant des années, car les traitements actuels sont souvent d’une efficacité limitée. On sait que l’exercice physique améliore nettement la motivation et l’assurance. Ce traitement naturel réduit la sensibilité au stress et l’inflammation et il favorise le rétablissement métabolique des neurones. On sait aussi que les proches ont un rôle capital pour panser notre détresse et nos manques, mais aussi en nous aidant à réévaluer nos capacités et nos réactions. Un jour on pourra évaluer la fragilité de différents systèmes du cerveau chez un individu et peut-être développer des interventions ciblées ou même prévenir la dépression. L’espoir fait vivre.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les oiseaux de la tristesse


Il y a des mauvais jours, et cela, nous ne pouvons pas tous les éviter. Mais, les ressasser ne sert à rien, qu’il faut se changer les idées pour voir les éclaircis
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Les oiseaux de la tristesse

 

Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux.

Proverbe chinois

Facebook rend-il malheureux ?


Facebook rend malheureux ? Cela doit sûrement dépendre de ce que nous faisons avec ce réseau social, ce que nous recherchons comme discussion, si nous attardons a des sujets épineux entre amis, ou si nous comparons aux autres, cela doit probablement avoir un effet sur l’estime de soi
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Facebook rend-il malheureux ?

 

Un milliard de personnes sont sur Facebook, et 500 millions de personnes interagissent quotidiennement sur ce réseau social. Mais l’utilisation de Facebook influence-t-elle le bien-être des  personnes connectées ?

Des chercheurs des Universités du Michigan (Etats-Unis) et de Louvain (Belgique) ont voulu comprendre si les gens déjà tristes deviennent accros à  Facebook, ou si Facebook rend en fait les gens malheureux. Les conclusions de cette étude semblent prouver que Facebook a une influence négative sur l’humeur et qu’il existe une  « dépression Facebook ».

Quatre-vingt-deux américains  ont été recrutés pour cette étude sur Facebook.  Ces participants ont rempli une série de questionnaires, pour évaluer  leur estime de soi, leur bien-être et leur éventuel niveau de dépression. Les chercheurs ont aussi voulu savoir comment les participants utilisaient Facebook.

98 % des utilisateurs se connectent pour rester en contact avec des amis, 23 % pour trouver de nouveaux amis, 78 % pour partager les bonnes choses avec des amis, 36 % pour partager mauvaises choses avec des amis et 62% pour obtenir de nouvelles informations.

Pendant 14 jours, les chercheurs ont évalué l’évolution et le niveau de bien-être des participants. Ils leur ont envoyé une série de 5  messages (sms) par jour pour qu’ils décrivent en temps réel, leur humeur, leur anxiété, leur degré de solitude, et leur utilisation de Facebook.

Facebook rend malheureux

A la fin de l’étude, les chercheurs ont à nouveau évalué, grâce au même questionnaire, l’estime de soin, le bien-être et l’ éventuel niveau de dépression des 82 américains.

Les chercheurs ont conclu que plus ils avaient utilisé Facebook, plus les participants se sentaient  «mal ».  Leur bien-être et leur satisfaction personnelle étaient négatives. 

L’interaction sur Facebook permettrait de créer un bien être affectif mais diminuerait le bien-être cognitif.

Les chercheurs ne remettent pas en cause l’utilité de Facebook :

« Facebook peut constituer une ressource inestimable pour satisfaire le besoin humain de créer du lien social. Mais, plutôt que d’améliorer le bien-être, il semble le miner »

http://www.topsante.com

Les chiens consolent les humains tristes


Ceux qui aiment les chiens seront sûrement d’accord avec cette étude qui démontre que l’animal comprend les émotions des humains et ce même si ce n’est pas son maitre
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Les chiens consolent les humains tristes

 

Les chiens ont des comportements empathiques lorsque les humains montrent de la tristesse, selon une étude publiée dans la revue Animal Cognition.

Deborah Custance et Jennifer Mayer du département de psychologie de l’Université de Londres et ses collègues ont mené cette étude avec 18 chiens d’âges et de races différentes pour déterminer s’ils peuvent identifier les états émotifs des humains et y répondre.

Les chiens étaient exposés à quatre situations expérimentales distinctes de 20 secondes dans lesquelles soit le propriétaire du chien ou soit une personne inconnue feignait de pleurer, chantonnait d’une manière étrange, ou menait une conversation.

Les chiens ont montré des comportements cohérents avec l’expression d’une préoccupation empathique. Plus de chiens regardaient, s’approchaient et touchaient les humains quand ils pleuraient que quand ils fredonnaient. Et aucun chien n’a réagi quand ils menaient une conversation.

La majorité des chiens ont répondu à la personne qui pleurait d’une
manière docile, compatible avec une préoccupation empathique et l’offre d’un réconfort. Le chantonnement se voulait un comportement relativement nouveau susceptible de piquer la curiosité des chiens.

Le fait que les chiens différenciaient les pleurs et les fredonnements indique que leur réponse aux pleurs n’était pas simplement poussée par la curiosité, expliquent les chercheurs.

Les chiens répondaient à la personne qui pleurait indépendamment du fait qu’il s’agisse de leur propriétaire ou de la personne inconnue. Si les approches des chiens avaient été motivées par la recherche de confort pour eux-mêmes, ils auraient été plus susceptibles de s’adresser à leur source habituelle de réconfort, leur propriétaire, estiment les chercheurs.

Ainsi, ils répondaient à l’émotion de la personne, et non à leurs propres besoins, ce qui est évocateur d’un comportement d’offre de réconfort qui ressemble à un comportement empathique, concluent les chercheurs.

http://www.psychomedia.qc.ca/