Quand les algorithmes influencent les peines de prison


Je veux bien croire que tout est mathématique, il n’est pas judicieux à mon avis, de laisser les algorithmes faire des prédictions sur un détenu dans un tribunal, et cela, même, si le dernier mot revient au juge.
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Quand les algorithmes influencent les peines de prison

 

Un marteau de bois et le plateau d'une balance.

L’utilisation des algorithmes pour prédire les crimes et les risques de récidive est vivement critiquée par les organismes de défense des libertés civiles. Photo: iStock

Des algorithmes s’invitent de plus en plus dans les procès aux États-Unis, où ils aident à déterminer le risque de récidive d’un accusé… et à décider s’il devrait être emprisonné ou relâché. Des prédictions trop souvent faussées par des données historiques non pertinentes, rapporte le magazine MIT Technology Review.

Devant composer avec l’impératif de réduire le nombre de prisonniers sans augmenter le taux de criminalité, le système judiciaire américain se tourne de plus en plus vers des outils technologiques pour tenter d’améliorer son efficacité.

Après les algorithmes prédicteurs de crimes pour les policiers, voilà maintenant que l’intelligence artificielle prétend pouvoir accorder un pointage aux accusés en cour. Ce pointage, obtenu en colligeant des données sur le profil de la personne et des données historiques, permettrait de connaître le risque que poserait l’accusé s’il était remis en liberté.

Il revient ensuite au juge de tenir compte ou non de ce pointage dans ses décisions : choix des services de redressement, emprisonnement ou non pendant le procès, sévérité de la peine, etc.

Les personnes en faveur de l’utilisation de l’intelligence artificielle par les tribunaux estiment que les algorithmes pourraient réduire, voire éliminer la partialité des juges en basant les décisions uniquement sur des données.

Des algorithmes biaisés, dénoncent des opposants

Mais c’est justement la question de la partialité qui dérange les opposants à cette technologie. Ceux-ci croient plutôt que ces algorithmes sont intrinsèquement biaisés, puisqu’ils se basent sur des données historiques pour effectuer certaines prédictions.

Les outils de ce genre tentent de trouver des corrélations dans de grandes quantités de données. Comme les communautés à faible revenu et les minorités ont historiquement été davantage ciblées par les forces de l’ordre, les outils d’intelligence artificielle ont plus de chances de conclure qu’une personne issue de ces communautés pose un risque pour la société, explique le MIT Technology Review.

Or, la corrélation entre deux catégories de données ne signifie pas qu’il y a un lien de cause à effet. En basant leurs conclusions sur des données biaisées, les algorithmes auraient donc tendance à amplifier ces biais, alimentant un cercle vicieux qui pénaliserait les communautés judiciarisées.

Malgré l’appel, en juillet(Nouvelle fenêtre), de l’American Civil Liberties Union et de la National Association for the Advancement of Colored People, des organismes américains de défense des libertés civiles, à tourner le dos à cette technologie, de plus en plus d’États commencent à s’en servir, espérant réduire le taux d’occupation de leurs prisons

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Avec les informations de MIT Technology Review

https://ici.radio-canada.ca/

Aux États-Unis, un bébé d’un an sans ses parents devant le juge de l’immigration


En plus d’être un tribunal froid et effrayant sans adaptations aux différents âges des enfants d’immigrants clandestins aux États-Unis, il arrive des situations vraiment grotesque presque une idiotie sans nom. Je peux comprendre qu’il y a des procédures, mais un bébé d’un an qui se fait demander s’il comprend les procédures juridiques, il y a de quoi à être gêné.
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Aux États-Unis, un bébé d’un an sans ses parents devant le juge de l’immigration

 

JOHN MOORE VIA GETTY IMAGES

Des enfants jouant dans un centre de jour pour migrants au Texas, en février 2018

Le juge s’est dit « gêné » de lui demander s’il comprenait les procédures juridiques.

ÉTATS-UNIS – Surréaliste. Alors que la justice américaine tente désormais de réunir les familles d’immigrés qu’elle a séparées sous le décret anti-immigration « tolérance Zéro » de Donald Trump, des témoignages circulent sur des enfants présentés seuls face au juge afin d’être renvoyés dans leur pays d’origine. Dernière situation invraisemblable en date: celle d’un enfant d’un an, présenté face à la cour d’Arizona, en pleurs et sans ses parents.

A la cour, le bébé appelé Johan et originaire d’Honduras a « bu une bouteille de lait », « joué avec une petite balle » mais aussi « pleuré de façon hystérique, relate l‘Associated Press ce dimanche 8 juillet.

Face au juge, le bébé était accompagné d’un avocat -ce qui en fait l’un des enfants les plus « chanceux », parmi les centaines de cas similaires, car il est rare que ces derniers puissent bénéficier d’une aide juridique. Il a tout de même reçu un « ordre de départ volontaire » afin que le gouvernement le ramène au Honduras où son père avait déjà été renvoyé. Il avait été séparé de son père à la frontière américaine en vertu de la politique d’immigration de Donald Trump.

Le juge en charge de l’audition a avoué avoir été « gêné » de demander à Johan s’il comprenait les procédures juridiques dont il faisait l’objet.

« Je ne sais pas à qui vous pourriez les expliquer, à moins que vous pensiez qu’un enfant d’un an pourrait apprendre la loi sur l’immigration » a simplement rétorqué l’avocat du bébé.

Les défenseurs de l’immigration se sont plaints de l’ambiance des tribunaux vis à vis des enfants, les qualifiant de stressants et effrayants. Il n’y a aucun logement pour les enfants, dont beaucoup ne peuvent même pas voir au-dessus des tables de défense sans réhausseur.

« Il n’y a pas de siège d’appoint … pas d’ours en peluche. C’est un tribunal d’immigration froid, et ces enfants sont assis sur des chaises qui sont trop grandes pour eux; leurs pieds ne touchent même pas le sol », a expliqué l’avocat de l’immigration Lindsay Toczlowski sur CNN.

Plus de 2300 enfants séparés de leur famille

Plus de 2300 enfants, dont environ 100 de moins de cinq ans, avaient été séparés de leur famille en quelques semaines et hébergés dans des centres d’accueil gérés par le ministère de la Santé (HHS). Plusieurs centaines d’entre eux ont déjà retrouvé leurs parents mais le gouvernement peine à tenir le rythme. Le HHS a admis jeudi devoir recourir à des tests ADN et à des procédures accélérées pour identifier les enfants et leurs parents.

« Le juge a dit clairement qu’il n’allait pas laisser l’administration Trump traîner des pieds pour réunir les enfants avec leurs parents », s’est félicité Lee Gelernt, directeur adjoint du projet sur les droits des migrants d’ACLU, l’organisation de défense des droits civiques à l’origine de l’injonction contre la police de l’immigration (ICE).

D’après un responsable gouvernemental, le juge n’a toutefois pas formellement exclu de rallonger un peu ce délai, et une autre audience aura lieu ce lundi.

LOREN ELLIOTT / REUTERS

Au total, quelque 11.800 mineurs migrants sont actuellement retenus par les autorités américaines après avoir franchi illégalement la frontière, mais 80% d’entre eux sont des adolescents arrivés seuls.

Dans sa requête à la cour de San Diego, le ministère de la Justice (DOJ) assurait que le HHS « travaille d’arrache-pied pour réduire le fardeau de la confirmation de parenté et accélérer les vérifications par ADN ». « Dans certains cas, toutefois », affirme le DOJ, « cette procédure n’est pas concluante pour établir une parenté et l’étude de documents disponibles peut être nécessaire ».

Cette procédure peut aussi prendre du temps si les parents ont été libérés des centres de rétention.

« Dans ces cas-là, il pourrait être plus difficile de réunir certaines familles dans les délais de la cour », arguait le ministère.

Le ministère de la Justice demandait également à la cour de supprimer un paragraphe de la décision du 26 juin, qui interdit la détention de migrants sans leurs enfants car il pourrait être interprété comme une demande de libération des parents qui n’auraient pas retrouvé leurs enfants passé le délai.

Face au tollé créé par les images de jeunes enfants en pleurs, le président Donald Trump avait mis fin par décret le 20 juin aux séparations. Il appelle maintenant le Congrès à réformer les lois sur l’immigration.

https://www.huffingtonpost.fr/

Des scènes de crime virtuelles au tribunal


Cela peut être intéressant, voir très utile pour avoir une meilleur idée en temps que juré lors d’un procès.
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Des scènes de crime virtuelles au tribunal

 

Test d'un casque HTC Vive à la Staffordshire University. Jon Thorne Photography/Staffordshire University

Test d’un casque HTC Vive à la Staffordshire University. Jon Thorne Photography/Staffordshire University

L’université anglaise du Staffordshire travaille à des reconstitutions en 3D virtuelle utilisables lors de procès, à destination des jurés.

SCHÉMA. Dans les films, on voit ce genre de scènes de procès : un avocat distribue aux jurés des photos des lieux du crime, d’un détail sur une pièce à conviction trouvés sur le terrain ou sollicite un expert pour expliquer un schéma sur les circonstances du drame. La Staffordshire University compte bien mettre fin à ce genre de pratique artisanale pour, à la place, faire entrer dans les tribunaux les procédés de réalité virtuelle. L’idée ? Littéralement immerger les jurés dans une scène de crime modélisée en 3D, en vision à 360° et photo-réaliste. Le projet associe le centre d’archéologie et le département de forensique et de criminologie de l’université et la société Advanced Laser Imaging, spécialiste du scan laser de scènes de crime.

MILLIMÈTRE.

« L’établissement bénéficie également d’un partenariat sur la forensique avec la police du Staffordshire si bien que nous pourrons collaborer avec eux pour tester nos méthodes sur des scènes de crime correspondants à des affaires réelles », explique Caroline Sturdy Colls, enseignante chercheuse en archéologie forensique (l’archéologie au service des enquêtes criminelles) qui mènera ces travaux avec le chercheur italien Dante Abate, expert en imagerie laser.

Observer une scène de crime sous tous les angles en préservant son intégrité

Les développements vont convoquer tout un éventail de techniques : drone, scan laser, photogrammétrie et méthodes issues de l’archéologie comme du jeu vidéo, le tout pour un rendu en haute définition dont la précision se situerait en deçà du millimètre.

« En tant qu’archéologue  forensique de formation, je suis très intéressée par la manière dont ces techniques peuvent permettre de détecter et enregistrer des sites d’inhumation ou des lieux cachés, continue Caroline Sturdy Colls. Le projet ne compte pas modéliser des corps mais enregistrer les preuves in situ et les restituer dans un environnement 3D. »

Dans ce cadre, les visiocasques de type Oculus Rift ou HTC Vive, qui ne s’appliquent qu’à une seule personne à la fois, ne sont que l’un des dispositifs d’immersion possibles (voir ici une démonstration vidéo succincte par la BBC).

LOGISTIQUE. En tout cas, l’intérêt de ce genre de projet est multiple. D’abord, s’épargner la logistique du transport de tout un jury sur place. Ensuite, permettre d’observer une scène de crime sous tous les angles, au plus près des détails, tout en en préservant l’intégrité. Sans compter que la simulation peut être conservée indéfiniment, enregistrée quelque part sur un serveur avec possibilité pour la « revisiter » autant de fois que nécessaire, en première instance, en appel, en cas de réouverture d’une affaire déjà jugée.

Bien sûr, chaque reconstitution virtuelle devra être validée officiellement par les autorités judiciaires. En la matière, il y aura une procédure à définir, d’autant que les chercheurs veulent rapidement travailler avec diverses forces de police du pays, avant de vraiment démarrer les simulations en mars 2017.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► L’étrange histoire des procès d’animaux au Moyen Âge


Au Moyen-Âge, il y a eu des procès d’animaux et insectes, leur sentence pouvait aller à la prison, à la mutilation, excommunication ou là la mort. Il y a eu aussi quelques cas au XX ème siècles.
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L’étrange histoire des procès d’animaux au Moyen Âge

 

En 1457, à Lavegny, une truie qui avait en partie dévoré un enfant fut pendue pour meurtre | Auteur inconnu via Wikimedia Commons (domaine public)

En 1457, à Lavegny, une truie qui avait en partie dévoré un enfant fut pendue pour meurtre | Auteur inconnu via Wikimedia Commons (domaine public)

Par Eric Grundhauser Journaliste

Veaux, vaches, cochons, rats et autres charançons étaient poursuivis en justice, mais pas aussi souvent qu’on ne le croit…

Des charançons ont détruit vos récoltes? Des cochons ont mutilé vos enfants? Vous souhaitez vous venger de ces viles créatures? En Europe, au Moyen Âge, on pouvait tout simplement les traîner en justice. Ils devaient alors faire face à des sentences qui allaient de la mutilation pure et simple à l’excommunication. Ou en tout cas, c’est ce que prétendent de nombreux rapports, même si les preuves formelles de l’existence de telles actions de justice sont plus qu’insuffisantes.

Et pourtant, la pratique absurde d’intenter des procès à des animaux comme s’il s’agissait d’êtres humains subsiste encore aujourd’hui.

Pour Sara McDougall, professeure de droit criminel au John Jay College, le principal problème pour comprendre cette étrange pratique provient des sources:

«Les sources que nous possédons sont des écrits d’érudits du XIXe siècle qui ne prenaient pas vraiment le temps de donner des explications sur les origines des informations qu’ils trouvaient. Comme toujours avec les archives médiévales, on sait qu’une bonne partie de ces histoires ont été inventées, ou tout simplement utilisées en classe pour éviter que les étudiants ne s’endorment.»

McDougall raconte également que, en suivant un raisonnement encore plus étrange, un autre cas de faux procès contre des animaux mettant en scène des rats «avait été inventé pour diffamer l’avocat qui était censé être chargé de la défense des rongeurs».

Tribunaux laïques et ecclésiastiques

Mais même si de nombreux exemples de faux procès d’animaux ont été découverts, McDougall assure que certains ont bien eu lieu.

La source la plus détaillée des études de cas (qu’ils soient réels ou imaginaires) que nous possédons pour la pratique médiévale (entre le XIIIe et le XVIe siècles) des procès contre les animaux est le traité d’E.P. Evan sur le sujet, Poursuites criminelles et peine capitale des animaux, publié en 1906. Evans y distingue deux types de procès d’animaux:

«Il existe une distinction technique très fine entre les Thierstrafen et les Thierprocesse: les premiers concernent les peines capitales infligées par des tribunaux laïques à des cochons, des vaches, des chevaux et tout autre animal domestique comme punition pour homicide; les derniers regroupent les procédures judiciaires entamées par des tribunaux ecclésiastiques à l’encontre des rats, des souris, des sauterelles, des charançons et des autres nuisibles pour les empêcher de dévorer les récoltes et pour les bannir des vergers, des vignes et des champs cultivés grâce à l’exorcisme et l’excommunication.»

Autrement dit, la plupart des grands animaux étaient poursuivis pour meurtre et finissaient exécutés ou exilés, alors que les petits animaux nuisibles étaient le plus souvent excommuniés ou dénoncés par un tribunal religieux. En revanche, tous semblent être passés un jour devant un juge.

Excommunications et condamnations à mort

Le livre d’Evans établit une liste de 200 procès dans lesquels des créatures de toutes tailles ont été poursuivies pour pléthore de raisons.

La plupart des plaintes à l’encontre des petits animaux pour l’infestation ou la destruction des récoltes se soldait souvent par une excommunication de l’Église, ou une dénonciation officielle. Evans explique que tout cela était en général orchestré pour que les gens aient moins de scrupules à les exterminer. Les charançons, les limaces et les rats étaient aussi considérés comme des créatures de Dieu. Ainsi, la dévastation qu’ils provoquaient devait forcément être le fait de la volonté de Dieu. Les détruire aurait donc constitué un acte à l’encontre de la volonté de Dieu et de ses créatures. En revanche, si ces créatures comparaient devant un tribunal et étaient excommuniées (ou condamnées dans le cas des animaux et des insectes), on se sentait tout de suite moins coupable.

Un tel procès a eu lieu dans les années 1480. Il impliquait le cardinal-évêque du diocèse d’Autun, en France, ainsi que des limaces qui détruisaient les terrains qui étaient sous sa responsabilité. Il a ordonné trois jours de procession quotidienne durant lesquels on ordonnait aux limaces de partir sous peine d’être maudites, ce qui était l’équivalent d’une autorisation pour les exterminer.

Un cas similaire est censé avoir eu lieu un an plus tard. Il s’agissait alors de taureaux, de cochons, de chiens, de vaches et de chèvres. En théorie, les animaux incriminés auraient pu être conduits au tribunal pour leur procès. Mais la sentence s’est avérée plus sévère pour ces quelques bestiaux. Les cochons recevaient le plus souvent les peines les plus lourdes, pour une raison très simple.

«Ils tuaient des gens», explique McDougall.

À une époque où les animaux étaient souvent en liberté dans les rues et où les enfants passaient beaucoup de temps dans les champs, les accidents étaient fréquents. Evans décrit un cas plutôt typique de 1379. Deux groupes de porcs étaient en train de manger, quand un trio de cochons s’est soudainement affolé et a chargé le fils du fermier, qui a plus tard succombé à ses blessures.

L’ensemble des cochons des deux groupes ont été poursuivis et, «après application régulière de la loi, condamnés à mort».

Par chance, seuls les trois cochons responsables ont été exécutés, après que tous les autres ont été reconnus complices puis pardonnés.

En prison comme les humains

Dans la plupart des cas, le tribunal s’efforçait de juger les animaux avec autant d’attention que les humains, jusqu’à leur sentence. Tout comme certains meurtriers de l’époque, les animaux condamnés (encore une fois, des cochons dans la plupart des cas) étaient condamnés de manière horrible pour leurs crimes.

Evans décrit un cochon en 1266, brûlé sur la place publique pour avoir mutilé un enfant. Un autre en 1386 est «mutilé à la tête et aux pattes avant, avant d’être pendu, pour avoir arraché les bras et la tête d’un enfant».

La zoophilie était également une accusation occasionnelle qui pouvait conduire au procès d’un animal, même si cette accusation était souvent en faveur de l’animal

.«L’homme comme l’animal pouvait être exécuté, mais, dans certains cas, ils ont conclu que ce n’était pas la faute de l’animal, qu’il n’avait jamais consenti au rapport, explique McDougall. Quand c’était le cas, l’animal n’était pas puni.»

D’autres animaux étaient emprisonnés tout comme des criminels humains. Quand ça arrivait, comme personne ne croyait vraiment que l’animal était parfaitement responsable de ses actions, le propriétaire devait payer son incarcération comme une forme de punition indirecte.

Aussi barbares, étranges et débiles que puissent nous paraître les procès d’animaux, on en trouve encore aux temps modernes.

En 1916 dans le Tennessee, une éléphante prénommée Mary a assassiné son dresseur et a été pendue à l’aide d’une grue.

En 2008, en Macédoine, un ours a été condamné après avoir volé du miel à un apiculteur. Le Service des parcs nationaux a été forcé de payer 3.500 dollars de dommages et intérêts. Il semblerait que la soif de justice de l’homme, aussi irrationnelle et absurde qu’elle puisse être, ne connait toujours aucune limite.

http://www.slate.fr/

Hawk, un chien au tribunal pour soutenir des enfants


Des chiens d’assistance aux victimes ont déjà fait leurs preuves. Pourquoi pas dans un tribunal quand des enfants qui doivent témoigner dans un monde d’adulte ? C’est, je pense une très bonne idée pour aider ces enfants pour les mettre en confiance dénoncer les actes horribles qu’ils ont véçus
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Hawk, un chien au tribunal pour soutenir des enfants

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Meghan Grant/CBC

En décembre prochain, Hawk, le chien d’assistance aux victimes du service de police de Calgary, dans la province canadienne d’Alerta, sera autorisé à pénétrer dans le tribunal de la ville.

Une première au Canada

Le chien viendra s’assoir près de deux enfants victimes d’agression sexuelle. Le Labrador noir âgé de 4 ans sera là pour apaiser les deux très jeunes témoins, à la demande de la procueure de la Couronne Rose Greenwood.

Si des chiens d’assistance ont déjà été autorisés à assister à des procès aux Etats-Unis, c’est la première fois que cela se produira au Canada, a souligné la procureure.

« Au cours des deux dernières années, il y a eu un certain nombre de chiens autorisés dans les palais de justice américains. Ce n’était pas seulement pour des enfants, mais aussi pour des personnes vulnérables » a expliqué Rose Greenwood.

Et d’ajouter qu’elle comptait bien demander à nouveau la présence du chien Hawk lors d’audiences à venir.

Une présence réconfortante et rassurante

Les deux enfants, une fillette âgée de 7 ans et un garçon de 9 ans, dont le père est accusé de les avoir sexuellement agressés, ont déjà fait connaissance avec Hawk lors de deux rencontres, des séances de jeu visant à les mettre en confiance en présence du chien venu les soutenir.

Le Labrador est régulièrement envoyé auprès de personnes ayant vécu des expériences traumatisantes. Il était notamment présent aux côtés des étudiants revenus sur les lieux de la tuerie de Brentwood qui a couté la vie à 5 jeunes gens en avril dernier.

http://wamiz.com

Il obtient un nouveau procès car un juré «tweetait»


Il y a des gens qui ont un manque total d’étique, qu’on trouve ou non que jugé devant jurie est dépassé, étant donné qu’on continu cette méthode, il y a des gens qui devraient prendre un peu plus de sérieux,
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Il obtient un nouveau procès car un juré «tweetait»

Il obtient un nouveau procès car un juré «tweetait»

Photo: AFP

Agence France-Presse
Washington

Un condamné à mort dans l’Arkansas a obtenu jeudi le droit à un nouveau procès car, lors de sa première comparution, un juré dormait et un autre tweetait.

La Cour suprême de l’Arkansas a annulé la condamnation à mort d’Erickson Dimas-Martinez et a ordonné la tenue d’un nouveau procès.

«Le fait qu’un juré dorme et qu’un second gazouille constitue une faute du jury», a justifié la Cour dans sa décision rendue publique jeudi et dont l’AFP a obtenu une copie.

Après une condamnation à la peine de mort et la prison à perpétuité pour meurtre et cambriolage aggravé, les avocats de M. Dimas-Martinez avaient fait appel en 2010.

La requête avait été rejetée en première instance, puis en appel avant d’aboutir devant la Cour suprême de l’État de l’Arkansas.

Dans leur requête, les avocats avaient pointé «une faute du jury mettant en doute l’impartialité du tribunal», selon la décision.

Ils avaient souligné qu’«un juré gazouillait pendant le procès en dépit des instructions précises du juge» de ne pas communiquer sur internet à propos de l’affaire.

Ils avaient également relevé qu’«un juré s’était endormi pendant» une phase du procès, «un fait qui avait été porté à l’attention du tribunal».

Selon le document, le juge avait interrogé l’intéressé, mais avait décidé de ne pas le récuser et de poursuivre l’audience.

Pendant une pause déjeuner, un autre juré avait écrit ces mots sur son compte Twitter:

«des choix doivent être faits, des coeurs vont se briser… chacun, nous devons trancher». Cinquante minutes avant que le verdict soit annoncé, il avait à nouveau gazouillé: «C’est fait».

«C’est une violation flagrante des instructions du tribunal interdisant les gazouillis», avait estimé l’avocat de M. Dimas-Martinez, en alertant le tribunal.

Il avait souligné qu’un des abonnés de ce juré était un journaliste.

Mais là aussi, le juge avait été convaincu par le juré arguant qu’il «n’avait pas parlé du tout de l’affaire» dans ses gazouillis, et l’avait maintenu dans le jury.

«Plus grave encore», souligne ce document, le juré avait continué de tweeter pendant le procès et les délibérations, en dépit des alertes du juge.

«Ne gazouillez pas, n’utilisez pas votre téléphone portable pour parler à quiconque de cette affaire, si ce n’est, peut-être, pour souligner la longueur de l’affaire ou quelque chose comme ça», avait prévenu le juge.

«Twitter étant un média social sur internet, les gazouillis du juré sur le procès devenaient une discussion publique. Même si ces discussions ne venaient que d’une partie, il n’était en aucun cas, approprié pour un juré de publier ses pensées, ses impressions ou toute autre information sur cette affaire», a conclu la Cour suprême d’Arkansas, dans sa décision.

http://www.cyberpresse.ca