Le Saviez-Vous ► Ce mystérieux cryptogramme conduirait au trésor d’un légendaire pirate français


Les pirates furent un temps le cauchemar de tout navigateur. Parmi eu, un pirate d’origine française, après avoir servi le roi a décidé d’orienter sa carrière vers la piraterie. Il a fini par être capturé et pendu, mais juste avant, il aurait lancé un cryptogramme pour trouver son trésor que personne ne pues le déchiffrer
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 Ce mystérieux cryptogramme conduirait au trésor d’un légendaire pirate français

Crédits : David Deheim/DR/Ulyces.co

La Buse, la Bouche… Olivier Levasseur n’était pas en reste de surnoms. Cette légende aussi célèbre que crainte de la piraterie française a vécu durant la première moitié du XVIIIe siècle.

Avant d’être exécuté, il aurait laissé un mystérieux cryptogramme, révélant soi-disant l’emplacement d’un trésor qu’il aurait caché, raconte la BBC. Malgré de multiples tentatives, personne n’a jamais réussi, au cours des trois derniers siècles, à déchiffrer l’énigmatique message.

Né à Calais à la toute fin du XVIIe siècle dans une riche famille bourgeoise, Levasseur fut éduqué dans les meilleures écoles, avant de devenir officier de marine. Pendant la guerre de Succession d’Espagne, Louis XIV lui demanda de devenir corsaire au service de la Couronne française. Une période durant laquelle la future Buse aurait perdu un œil, devenant une icône de l’imaginaire pirate. À la fin de la guerre, ne souhaitant pas abandonner ses activités, Levasseur se tourna vers la piraterie et intégra le Flying Gang, groupe basé à Nassau, dans les Bahamas. Plus tard, il devint capitaine d’un sloop de pirates répondant au doux nom de Postillon, dans le cadre duquel il aurait collaboré avec de grands pirates, tels que Samuel Bellamy et Benjamin Hornigold.

Après avoir évité la capture en 1718, il perdit son navire et s’échappa sur un petit voilier en compagnie de quelques-uns de ses hommes. Ils finirent par atterrir au large de la côte ouest-africaine, où La Buse retrouva un navire dont s’emparer pour poursuivre ses activités de banditisme. Capturé en 1730 dans l’océan Indien et envoyé à La Réunion, il y fut pendu pour piraterie : à l’heure de sa décapitation, il aurait envoyé dans la foule un cryptogramme, en déclarant que son trésor appartiendrait à la personne qui déchiffrerait le message. Mais si certains y ont dédié leur vie, personne n’a réussi, trois siècles plus tard, à percer le mystère de la Buse.

Crédits : Tonton Bernardo/ CC BY SA 3.0

Source : BBC

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Un trésor médiéval rare découvert à l’abbaye de Cluny


J’aurais été excitée si j’aurais été cette étudiante qui travaillais avec d’autres pour délimité l’ancienne infirmerie de l’abbaye de Cluny en France. Ce fut sa première fouille et elle trouve un étonnant trésor car ils contient des dinars alors que les musulmans étaient loin de leur zone de commerce.
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Un trésor médiéval rare découvert à l’abbaye de Cluny

 

Les 21 dinars musulmans en or, retrouvés parmi 2200 deniers et oboles en argent dans un trésor enfoui à Cluny.

Les 21 dinars musulmans en or, retrouvés parmi 2200 deniers et oboles en argent dans un trésor enfoui à Cluny.

ALEXIS GRATTIER / UNIVERSITÉ LUMIÈRE LYON

Par Sarah Sermondadaz

Un pactole médiéval du 12e siècle contenant (entre autres) plus de 2200 deniers d’argent et 21 dinars musulmans en or a été découvert à l’abbaye de Cluny. Et c’est une étudiante en archéologie qui, la première, a vu le trésor au cours des fouilles !

TRÉSOR. 

« C’est une découverte exceptionnelle par sa nature inédite, mais surtout par les questions qu’elle suscite sur l’abbaye et ses secrets », s’enthousiasme Nathalie Dompnier, présidente de l’Université Lumière Lyon 2.

 Car c’est un trésor médiéval du 12e siècle, rien de moins, qui a été retrouvé sur le site de fouilles de l’abbaye de Cluny (en Saône-et-Loire) : plus de 2.200 deniers et oboles en argent, 21 dinars musulmans en or, un anneau sigillaire (par exemple utilisé afin de sceller et de cacheter la correspondance) et divers éléments en or.

« C’est la première fois qu’on retrouve de tels éléments à Cluny », se réjouit Anne Baud, enseignante-chercheuse à l’Université Lyon 2 au laboratoire archéologie et archéométrie.

Un trésor enfoui à 70 cm du sol sous l’ancienne infirmerie monastique… repéré par une étudiante !

Le pactole attendait sagement, enfoui sous le jardin abbatial actuel, depuis 800 ans.

« Nous l’avons découvert en sondant les sols dès le premier jour de fouilles, alors que nous cherchions à localiser l’angle de la grande salle de l’infirmerie monastique médiévale, dont il ne reste aujourd’hui plus rien en surface. Il faut savoir l’on ne dispose que d’un seul plan historique de l’abbaye : le plan dit anonyme de 1700, qui décrit certes les bâtiments… mais après le vaste démembrement de 1623 qui a vu la déconstruction des anciens bâtiments pour en reconstruire de nouveaux », explique Anne Flammin, ingénieur CNRS dans le même laboratoire. « Le trésor était caché dans un simple trou de remblai, pour combler un ancien mur aujourd’hui disparu. »

ÉTUDIANTS. Une belle histoire à laquelle ont d’ailleurs participé les étudiants du Master Archéologie de l’université, qui interviennent sur les fouilles afin de se former.

C’est ainsi « une étudiante, lors du tout premier jour de fouilles en septembre 2017, qui a vu tomber les pièces vertes dans le trou creusé pour le sondage, après avoir été effleuré par une pelle mécanique ! », révèle Anne Flammin.

Le « plan anonyme » de 1700

La mystérieuse présence de devises étrangères en or

La composition (devises en argent, en or, anneau et autres éléments d’or) de ce trésor soulève de nombreuses questions. À commencer par la présence de dinars musulmans en or, bien loin de leur zone de commerce habituelle, alors qu’en Europe continentale, on utilise à l’époque surtout des monnaies en argent.

« Il est très rare de retrouver des monnaies du 12e siècle in situ, dans leur contexte historique, rappelle Anne Flammin. La plupart des trésors sont retrouvés par des particuliers à l’aide de détecteurs de métaux et sont alors perdus pour l’histoire, alors qu’il s’agit d’une source essentielle. »

DATATION.

« Ces dinars ont été frappés en Espagne et au Maroc, il est facile de les dater puisque leur date de fabrication y a été gravée, indique Vincent Borrel, doctorant au Laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident. Ils datent ainsi de 1121 à 1131 et ont été frappés en Espagne et au Maroc sous le règne d’Ali Ben Youssef de la dynastie berbère des Almoravides. » 

Quant aux deniers et oboles en argent, leur datation est plus complexe, car fait intervenir plusieurs origines :

 l’évêché de Meaux entre 1120 et 1134, le roi de France, « sûrement Louis VII », mais aussi l’abbaye de Cluny elle-même, qui avait le droit de battre monnaie ! « Les deniers clunisiens forment même la vaste majorité des deniers d’argent retrouvés », ajoute Anne Baud.

Origine des monnaies retrouvées

Les hypothèses soulevées par une « découverte romanesque »

« L’abbaye de Cluny avait des contacts avec l’Espagne, qui était alors dans la sphère d’influence musulmane, il est donc logique d’y retrouver des dinars. Toutefois, on n’a découvert que 10 échantillons de dinars en or en France, ce qui montre que de tels échanges étaient réservés aux personnages et aux échanges importants », évoque Vincent Borrel.

Et que valait ce trésor, à l’époque ? Guère plus qu’une fortune personnelle :

« À l’échelle d’un particulier, cela représente de 3 à 8 chevaux, soit une somme conséquente, mais seulement 6 jours d’approvisionnement à l’échelle de l’abbaye ! » 

MYSTÈRES.

 Le trésor semble ainsi avoir appartenu à un particulier, « peut-être à un dignitaire religieux, ce que suggère l’anneau sigillaire », avance Anne Baud. « Mais il faut savoir que des laïcs pouvaient entrer à l’abbaye pour y mourir… et parfois en ressortir. » 

Le 12e siècle s’avère aussi, pour Cluny, une époque de difficultés financières.

« C’est le moment où se bâtit la nouvelle abbatiale, où les moines font appel à de nouveaux financements. »

 Peut-être la découverte aidera-t-elle à éclairer la vie économique de l’abbaye, qui reste peu connue. Quant à l’identité du propriétaire du trésor, le mystère reste entier.

« Pourquoi cacher un tel trésor, puis l’oublier ?, s’interroge Anne Baud. Nous sommes face à une découverte historique, mais aussi romanesque ».

L’anneau sigillaire retrouvé  / Crédits : Alexis Grattier / Université Lyon II

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Le Saviez-Vous ► Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


En avril 2016, nous apprenons qu’une vieille robe  qui a séjourné 400 ans dans l’eau à été retrouvé (en 2014) quasi-intact. Voici un peu l’histoire de cette robe et du commerce international maritime de cette époque
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Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


Photo:
©Kaap Skil/AFP / Peiter de Vries

Il y a environ 400 ans, un navire marchand sombrait dans la mer des Wadden aux Pays-Bas. À son bord, du buis, de l’encens, du tabac et de l’anis. Mais aussi un coffre bien protégé par les sables, dont le contenu émerveille le Web … Parmi les trésors de ce coffre se trouvaient des vêtements, dont une très rare robe en soie de damas dans un très bon état!

Les Pays-Bas et le commerce international :


Photo:
Famille nantie du XVIIe siècle

Aux XVIe – XVIIe siècles, à l’époque des découvertes en Amérique et conséquemment du colonialisme, les Pays-Bas étaient une puissance commerciale et maritime très importante dans le monde, avec les royaumes d’Espagne et du Portugal. Le pays s’enrichit considérablement par le commerce, entre autres avec l’Orient, et multiplia les innovations militaires, scientifiques et artistiques. À un point tel que le XVIIe siècle est considéré comme l’Âge d’or hollandais.


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Rembrandt, la guilde des drapiers

À cette époque, leurs excellents navires et instruments de navigation comme le sextan, leur permirent de faire des conquêtes de territoires en Amérique du Nord (Manhattan), en Amérique du Sud, en Afrique et dans l’océan indien. Mais ils furent plus particulièrement reconnus pour le commerce, développant les compagnies des Indes orientales et occidentales à l’aube du XVIIe siècle. La «Compagnie des Indes orientales» les amena à développer le commerce des épices et des soieries avec l’Inde et l’Indonésie, de même que du thé et de la porcelaine avec la Chine.


Photo:
Faïence de Delft

Une fabuleuse découverte:


Photo:
Pochette de velours rouge brodée @Kaap Skil

Au mois d’août 2014, des plongeurs ont fait la découverte d’artefacts émergeant des sables près de l’île Texel, provenant des vestiges d’une épave d’un navire marchand du XVIIe siècle déjà connue. À leur grande surprise, un coffre pointait sous la vase. Lorsque le coffre fut remonté à la surface, le contenu émerveilla tous les gens présents…


Photo:
Couverture de livre en cuir ©Kaap Skil

Le coffre contenait les effets personnels d’une dame de la noblesse, Jean Kerr, comtesse de Roxburghe, liée à la famille royale britannique des Stuarts. Le coffre contenait des bas de soie, des sous-vêtements, une pochette de velours rouge en bon état, un peigne et des couvertures de livres en cuir. Mais la découverte la plus spectaculaire fut celle d’une robe de soie de damas dans un étonnant état de conservation… considérant qu’elle avait séjourné 400 ans sous l’eau!


Photo:
@Kaap Skil

Bien qu’elle ait été sortie de la mer en 2014, la découverte de la robe (et des autres artefacts) a été gardée secrète jusqu’à tout récemment, pour éviter que des pilleurs cherchent le lieu de l’épave d’où provenaient les objets. Les analyses ont confirmé qu’il s’agissait d’une robe de soie du XVIIe siècle de qualité exceptionnelle, portée par une dame de haut rang. La robe était fort probablement un vêtement de tous les jours cependant, puisqu’il n’y a pas de fils d’argent ou d’or sur l’étoffe. 


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Un exemple possible d’une robe similaire à celle découverte

Ce coffre et le reste des objets découverts sur l’épave, comme des cargaisons d’épices, offrent une vitrine rarissime sur le commerce oriental, le transport et la vie de la noblesse au XVIIe siècle.

Coup de théâtre, cette découverte met aussi en lumière une histoire de complot! En effet, le navire appartenait à une flotte partie de Dover, en Angleterre, en 1642. Plusieurs navires avaient sombré en février de cette année-là, en raison du mauvais temps en mer. La comtesse de 56 ans à laquelle appartenait la robe, faisait le voyage en tant que dame de compagnie d’Henriette Marie de France, épouse du roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, Charles Ier. 


Photo:
Henriette Marie de France

Le voyage, en apparence pour permettre à la fille de Charles 1er de rejoindre son mari, était en réalité un voyage visant à vendre des bijoux royaux afin d’amasser des fonds pour financer l’armée des royalistes dans le cadre de la guerre civile anglaise (1642-1651). La comtesse de Roxburghe a survécu au naufrage, mais selon les archives, elle serait décédée la même année.

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Le Saviez-Vous ► Un trésor Romain rarissime découvert en Angleterre


Plus tôt en juin, les archéologues ont annoncé une découverte en Angleterre de tablettes d’écorce de bouleau qui étaient étonnamment bien conservées. Il semble que ce soit écrit par un militaire qui décrivait la vie à cette époque
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Un trésor Romain rarissime découvert en Angleterre


Photo:
Vindolanda Trust

La série Game of Thrones  : le mur qui a inspiré celui du monde de Westeros, le célèbre mur de l’empereur Hadrien dans le nord de l’Angleterre, a mené il y a quelques jours à une découverte exceptionnelle. Les archéologues travaillant dans le secteur du fort de Vindolanda ont en effet découvert une cachette contenant des tablettes d’écorces rédigées par des militaires de l’époque romaine!

Une découverte très rare:


Photo:
Vindolanda Trust

La découverte annoncée cette semaine a été réalisée le 22 juin dernier dans une section près du mur d’Hadrien dans le Northumberland et intrigue et émerveille depuis les archéologues et surtout les historiens spécialisés en histoire romaine. Les archéologues ont effectivement mis au jour dans une tranchée, 25 tablettes d’écorce de bouleau sur lesquelles se trouvent des textes écrits à l’encre par des militaires romains qui étaient postés dans ce secteur de l’Angleterre vers la fin du Ier siècle de notre ère. 


Photo:
Vindolanda Trust

Il s’agit donc de documents précédant la construction du célèbre mur et qui témoigne très possiblement de la vie des militaires romains sur la frontière « britannique » de l’Empire romain et ce qu’est aujourd’hui l’Écosse. La survie de ces fines plaquettes ou tablettes d’écorce dans un climat humide comme celui du nord de l’Angleterre est presque miraculeuse et le fait que des textes rédigés à l’encre y soient encore visibles l’est davantage! Comme l’encre de l’époque était généralement fabriquée avec des mélanges de plantes, de charbon et de fumée, recettes qu’on connait en réalité assez mal, cette dernière est très fragile et résiste peu à l’humidité. C’est dans le climat aride des déserts comme en Égypte et en Israël que les archéologues ont généralement plus de chances d’en retrouver en bon état.

Que pourrons-nous découvrir?


Photo:
Vindolanda Trust

Cette découverte fait écho à une autre réalisée en 1992 dans le même secteur et qui est aujourd’hui très précieuse pour les historiens. Les archéologues de l’époque avaient découvert les premiers textes de la Bretagne antique rédigés à l’encre qui témoignaient du quotidien des militaires romains sur la frontière. Les hommes se plaignaient à titre d’exemple du froid ou de la bière qui allait bientôt manquer! Et voilà exactement ce que les historiens espèrent de cette nouvelle découverte exceptionnelle, qu’elle nous donne d’autres informations sur la vie des hommes, des femmes et des enfants qui habitaient dans les zones frontalières du puissant Empire romain à cette époque. 


Tablettes de la découverte de 1992
(
Source)

Les tablettes sont tellement bien préservées que les chercheurs ont pu en lire certaines directement et identifier entre autres le nom de Masclus, auteur aussi de tablettes mises au jour en 1992! Celle sous analyse semble indiquer qu’il demande cette fois un congé… peut-être en raison d’une gueule de bois.

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► Les trésors des sept mers


Les découvertes archéologiques ne sont pas juste enfouie dans le sol, mais aussi sous l’eau, que ce soit des épaves, un jardin, des sites historiques, c’est toujours spectaculaire !
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Les trésors des sept mers

 

Les restes de la tour de garde du... (Photo fournie par l'Université de Copenhague)

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Les restes de la tour de garde du port de Salamis.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DE COPENHAGUE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des baleiniers en Alaska, des rebelles chinois, un potager de 3800 ans sur la côte Ouest, l’or de Churchill. Les archéologues sous-marins ont plein d’histoires fabuleuses à raconter. Voici six de leurs découvertes récentes.

La bataille  de Salamine

La base navale d’où sont partis les navires athéniens qui ont vaincu les Perses lors de la bataille de Salamine, en 480 avant Jésus-Christ, vient d’être mise au jour par des archéologues grecs. Travaillant avec des collègues de l’Université de Copenhague, ils ont identifié des tours de garde et des hangars utilisés par les navires de guerre qui ont réussi à repousser la première tentative d’invasion par Xerxès de la Grèce. Le commandant athénien Thémistocle avait réussi à mettre en échec la marine perse, deux fois plus nombreuse, en exploitant le faible tirant d’eau du détroit de Salamine, léguant à la postérité l’une des premières histoires de batailles navales.

Les «patates» ancestrales

Des archéologues ont découvert près de Vancouver un jardin d’un type de tubercules ancestraux comestibles qui était recouvert par les eaux depuis 3800 ans. Les chercheurs de l’Université Simon Fraser, qui ont collaboré avec des autochtones de la bande Katzie, ont mis au jour en décembre dernier ce site du fleuve Fraser, qui montre que les habitants des lieux se servaient alors de morceaux de bols en terre cuite pour délimiter les rangées de plants. La bande Katzie a décidé de relancer la culture de la sagittaire à larges feuilles, que les anglophones appellent wapato, dont le goût s’apparente à celui de l’asperge, selon un article du Vancouver Sun.

La manne de Fourni

25 % en deux ans. C’est le bilan de la campagne de l’Université de Southampton, en Angleterre, dans les eaux de Fourni, archipel grec situé près de la Turquie, depuis deux ans. Avec une quarantaine de nouvelles épaves de l’Antiquité, les chercheurs grecs et britanniques ont augmenté du quart le nombre d’épaves de cette époque recensées en eaux grecques. La moitié de ces épaves a été découverte lors d’une campagne à l’été 2015, l’autre l’été dernier, à une profondeur de moins de 70 mètres. Les chercheurs avancent que ce foisonnement montre la persistance des réseaux commerciaux du Proche-Orient au fil des aléas politiques de la fin de l’Antiquité.

Les baleiniers de l’Alaska

Au milieu du XIXe siècle, les baleiniers américains ont écumé les eaux de l’Alaska. Mais en 1871, ils ont connu leur Waterloo. Une trentaine de navires ont été piégés par des glaces hâtives dans la mer de Tchoukotca, au nord de l’État, et ont dû être abandonnés. Une campagne d’imagerie des fonds marins de la région de l’administration océanographique et atmosphérique des États-Unis (NOAA) a identifié deux des 32 navires qui ont sombré. Les 1200 marins ont franchi à pied les 200 kilomètres qui les séparaient des sept autres navires de la flotte, amarrés sur la côte occidentale de l’Alaska, et ont regagné Honolulu sains et saufs. La perte d’une quantité aussi importante de navires a sonné le glas de l’industrie baleinière de la Nouvelle-Angleterre.

Le trésor d’un rebelle chinois

Des chercheurs chinois ont mis au jour le trésor d’un rebelle paysan du XVIIe siècle, Zhang Xianzhong, qui a dirigé une révolte paysanne contre l’empire chinois. Le trésor a été retrouvé au fond d’une rivière de la province du Sichouan, que Zhang a conquise en 1644 et conservé jusqu’en 1646, quand la nouvelle dynastie mandchoue qui avait pris le pouvoir à Pékin a repris le contrôle du Sichouan. Des témoignages de l’époque rapportaient que Zhang avait fui avec un trésor considérable qui avait coulé avec ses navires fuyant les forces mandchoues, mais aucune trace de ces richesses n’avait jusqu’à maintenant été retrouvée.

L’or de Churchill

Une entreprise a été lancée l’automne dernier pour financer la recherche de trois navires chargés d’une partie des réserves d’or du gouvernement britannique, qui ont été coulés au début de la Seconde Guerre mondiale par les nazis. L’entreprise, Britannia’s Gold, se base sur une trentaine d’années de recherches par les découvreurs du HMS Edinburgh qui, en 1986, ont mis au jour une cargaison d’or soviétique – en paiement d’armes britanniques – valant 70 milliards CAN en dollars courants. Plus de 700 épaves de l’époque auraient été examinées par Britannia’s Gold avant que la société de recherche de l’« or de Churchill » ne soit lancée.

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Le trésor était dans le piano


Un accordeur de pianos qui a dû être content de s’être déplacé dans le cadre de son travail.. Et l’école secondaire en Angleterre va pouvoir profiter aussi de ce piano qui avait gracieusement donné à l’école
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Le trésor était dans le piano

 

Les pièces d'or et d'argent, frappées entre 1847... (Photo AP)

Les pièces d’or et d’argent, frappées entre 1847 et 1915, sont le trésor le plus important de ce type découvert en Angleterre.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Londres

Un trésor de centaines de pièces d’or et d’argent datant de l’époque victorienne a été découvert sous les touches d’un piano droit par un accordeur qui va en hériter, le mystère planant sur ses propriétaires.

L’accordeur Martin Backhouse a découvert un trésor dans ce piano âgé de 110 ans.

PHOTO AP

Selon le British Museum, chargé d’évaluer le trésor, la découverte a été faite en novembre dernier lorsque Martin Rickhouse, 61 ans, a été appelé pour accorder un piano âgé de 110 ans donné à l’école secondaire de Bishop’s Castle (centre ouest de l’Angleterre).

Martin Rickhouse trouvait que les touches étaient un peu lourdes et en vérifiant les dessous du clavier, il a découvert une dizaine de paquets en tissu soigneusement cousus et une bourse en cuir qui se sont avérés contenir 900 souverains d’or et d’argent.

«En les ouvrant, je ne m’attendais pas à de l’or, je pensais que c’était des pièces ordinaires (…). Mais non, c’était gros!», a-t-il raconté au blogue du British Museum.

Les médias estimaient vendredi la valeur de la découverte entre 300 000 et 500 000 livres (520 000 et 865 000 $ CAN).

Les pièces, frappées entre 1847 et 1915, sont le trésor le plus important de ce type découvert dans le pays, selon le musée.

Elles auraient été cachées au plus tôt à la fin des années 20, comme en atteste une publicité  pour la compagnie Shredded Wheat enveloppant l’un des paquets, «peut-être en réaction à la Grande dépression ou aux événements conduisant à la Seconde Guerre mondiale». «Ce sont sans doute les économies de toute une vie», a relevé Peter Reavill, du British Museum.

Tous les efforts pour retrouver les propriétaires initiaux se sont avérés vain. Le trésor appartient à présent à la couronne qui va récompenser le propriétaire actuel et celui qui l’a découvert, après l’avoir estimé.

Quant aux généreux donateurs du piano, un couple qui l’avait acheté en 1983 pour ses enfants, ils n’auront pas un sou.

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En Allemagne, découverte d’un trésor sur le site d’un des plus grands désastres militaires de Rome


Une découverte en Allemagne d’un conflit entre les germanique et des légions romaines qui fut pour ces derniers un véritable enfer, une humiliation ultime pour la Rome Antique causé par la traîtrise par un gouverneur romain et un chef chérusque
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En Allemagne, découverte d’un trésor sur le site d’un des plus grands désastres militaires de Rome

 

deniers d'argent romains

Deniers d’argent romains du 1er siècle de notre ère découverts sur le site de la bataille de Teutoburg, en Allemagne.

CRÉDITS: VARUSSCHLACHT GGMBH MUSEUM UND PARK KALKRIESE

Bernadette ArnaudSpécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

Un trésor monétaire de plus d’une centaine de pièces vient d’être mis au jour sur le site de la plus sévère défaite de Rome, en Germanie. Une catastrophe qui arrêta net la politique d’expansion impériale au-delà du Rhin.

C’est le théâtre d’un des plus grands désastres militaires romain. Là, dans les collines de l’actuelle Kalkriese en Westphalie (Allemagne), trois légions romaines et leurs troupes auxiliaires (25.000 hommes) furent totalement massacrées par des tribus germaniques en l’an 9 après J.-C. Et c’est précisément dans ce sol de Teutoburg, qui recèle encore de nombreux vestiges, que des archéologues allemands de l’université Louis-Maximilien de Munich (LMU) viennent de retrouver un spectaculaire trésor monétaire.

Fin mars 2017, une des monnaies romaines exhumées dans la forêt de Teutoburg. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

« Il s’agit de 102 deniers d’argent. Ce qui porte actuellement nos trouvailles à 220 monnaies du règne de l’empereur Auguste, sans compter les aurei* d’or exhumés l’an dernier », précise Marc Rappe, l’archéologue du musée de Kalkriese responsable des fouilles, contacté par Sciences et Avenir.

Comment ce pactole s’est-il retrouvé enfoui dans le sol ?

« Un légionnaire romain pris au piège aura sans doute voulu dissimuler rapidement sa fortune avec l’espoir de la retrouver à l’issue de la bataille… », imagine-t-il.

Aurei d’or provenant de Teutoburg. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

Cette bataille vit s’affronter les légions de Publius Quinctilius Varus aux hommes d’une puissante coalition de peuples germaniques (Chérusques, Bructères..) conduits par Arminius. Son emplacement a été longtemps discuté. En effet, depuis le XIXe siècle, Teutoburg est outre-Rhin ce qu’Alésia est à la France : un mythe national longtemps manipulé à des fins politiques, assorti de fortes tensions entre localités, plusieurs d’entre elles s’étant disputé l’honneur d’avoir été le lieu de l’antique affrontement. Des discussions finalement closes en Allemagne depuis la fin des années 1980 avec la localisation définitive du site à Kalkriese au nord d’Osnabrück. Plus de 5500 vestiges d’objets romains et d’éléments d’équipements militaires y ont déjà été récoltés : des épées, des poignards, des pointes de javelots, des flèches, des fragments d’armure, des casques, – dont un extraordinaire masque facial en bronze que l’on peut admirer dans le musée de la ville. Sans oublier tout ce que pouvait transporter une armée en campagne : chaudrons, haches, clous, marteaux, amphores, etc.

Les archéologues de l’université Louis-Maximilien de Munich (LMU), en compagnie de Marc Rappe du Museum and Park Kalkriese, le responsable des fouilles, sur le site de Teutoburg (Allemagne), en avril 2017. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

Le dernier livre Histoire des guerres romaines, de l’historien Yann Le Bohec (Taillandier, 2017), permet de revivre ces trois journées terribles qui virent la chute – et le déshonneur –  par la perte de leurs aigles, des légions romaines XVII, XVIII et XIX. Des nombres à jamais bannis ensuite des enseignes de Rome ! Deux hommes sont au cœur de cette tragédie sur fond de trahison : le gouverneur romain Publius Quinctilius Varus, légat consulaire commandant l’armée de Germanie, et Arminius, un chef chérusque. Ce dernier, qui avait obtenu la citoyenneté romaine et le rang de chevalier, s’était en fait secrètement rallié aux révoltés germains. Accompagnant les troupes impériales sur ces terres de Germanie qu’il connaissait bien, il avait ainsi conseillé à Varus d’emprunter un raccourci pour rejoindre ses camps d’hiver sur le Rhin, en traversant la forêt de Teutoburg.

Un conseil « d’ami » qui s’est révélé être en fait « une véritable souricière », écrit Yann Le Bohec.

Un des plus célèbres vestiges de la bataille de Teutoburg: un masque facial de cavalerie romaine. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

Les soldats de Rome se sont en effet retrouvés acculés dans une épaisse forêt. Parti en éclaireur, Arminius a en fait rejoint les Germains qui décident alors de passer à l’attaque. Lorsque les premiers bruits de combats parviennent aux oreilles du chef romain, Varus entraine son armée au cœur de la forêt pour porter secours à l’avant-garde… Le piège se referme : réparties en cohortes habituées à combattre en formation, les légions ne peuvent se déployer. Au milieu des arbres, cuirasses et boucliers gênent les légionnaires. En outre, impossible de manœuvrer les machines de guerre ! De leur côté, les Germains, dont Arminius a pris la tête, mènent des embuscades. Pris entre marais et collines d’où dévalent les combattants germains en flots continus, les soldats romains sont mis en pièces. Plus tard, les descriptions de l’historien romain Dion Cassius (155-235) raconteront que ceux qui étaient à l’arrière, ignorant les massacres à l’avant, continuaient à se jeter dans la gueule du loup. Le désastre est tel que Varus préfèrera se suicider plutôt que de tomber aux mains de ses ennemis. Et son nom sera à jamais associé au clades Variana, le « désastre de Varus ».

Le suicide de Varus, dans une illustration du XIXe siècle. © Leemage/AFP

« Vae victis… Malheur aux vaincus » !

Vécu comme un traumatisme, le désastre de Teutoburg porte un coup d’arrêt à la politique d’expansion impériale romaine. La légende raconte que l’empereur Auguste se réveillait la nuit en hurlant :

« Varus, rends-moi mes légions ! ».

 A la mort de celui-ci, le nouvel empereur Tibère envoya un nouveau corps expéditionnaire en Germanie. En l’an 15, revenant sur les lieux de la bataille, les légionnaires romains dont les croyances voulaient que les défunts connaissent une vie dans la tombe après la mort, découvriront horrifiés que pour les humilier un peu plus, les vainqueurs Germains avaient laissé les corps des 25.000 soldats pourrir sans sépulture…

« Vae Victis… Malheur aux vaincus » !

Germanicus, célèbre général romain envoyé par Tibère à la tête de huit légions fit inhumer sur place ce qui restait des dépouilles, dont beaucoup avaient été crucifiées et mutilées. Quant à Arminius, qui avait infligé à Rome l’une de ses pires défaites, il mourra assassiné en l’an 21… trahi à son tour par un proche!

*Aureus : (pluriel aurei ) ou denier d’or est une monnaie romaine. Son émission date de la République romaine, et sera régulière sous le règne de Jules César, puis d’Auguste (fin 1er siècle av.J-C.). Elle sera ensuite frappée pendant tout l’Empire romain. Un aureus d’or équivalait à 25 deniers d’argent, soit 100 sesterces. 

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Le Saviez-Vous ►Fabuleux trésor cachés


Quelle chance de trouver des vestiges du passé dans sa cour ou son grenier. C’est l’histoire cachée qui sera difficile de découvrir pourquoi ces objets se sont retrouvé là
Nuage

 

Fabuleux trésor cachés


(Source)

PAR EVELYNE FERRON

Spécialiste en histoire ancienne

Il y a les trésors découverts par des archéologues à la suite de fouilles méticuleuses ou ceux découverts par de patients chasseurs de trésors amateurs, souvent armés d’un détecteur de métaux. Mais parfois, certains trésors sont découverts par hasard, dans des lieux aussi inusités que des murs, des puits ou des greniers.

Découvrons trois fabuleux trésors mis au jour au gré du hasard dans des lieux inattendus!

1- Un trésor de 650 ans… dans une cour arrière!


Photo crédit:
AP

En 2007, un citoyen de la ville autrichienne de Wiener Neustadt faisait des travaux pour agrandir un petit étang sur sa propriété. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il mit au jour, à travers la boue, des objets métalliques qui se révélèrent être des bijoux incrustés de pierres précieuses et de la vaisselle très ancienne! Comme ils n’étaient pas nettoyés et peu attrayants au départ, l’homme en question a remisé le tout dans des boîtes, qu’il a redécouvertes lors de la vente de sa maison en 2009. Leur apparence ne lui avait pas laissé penser qu’il aurait pu s’agir d’un véritable trésor!


(Source)

L’homme a enfin rapporté les objets aux autorités autrichiennes qui ont ensuite procédé au nettoyage et à l’analyse avant d’annoncer en 2011 qu’il s’agissait d’un véritable trésor de plus de 200 objets en or, en argent et en pierres précieuses vieux de 650 ans! Un butin estimé à une valeur de plus de 150 000$ aujourd’hui. À qui appartenaient ces fabuleux objets? Pourquoi étaient-ils tous enterrés au même endroit? Nous l’ignorons encore pour le moment.


(Source)

II- Un Van Gogh non signé remisé dans un grenier:


Photo crédit:
AP

Une famille norvégienne possédait depuis longtemps un tableau illustrant une scène campagnarde composée de chênes, de buissons et d’un ciel nuageux. Un homme de la famille avait tenté de faire authentifier le tableau en question pour se faire dire qu’il n’avait aucune valeur. Il fut conséquemment remisé dans un grenier et oublié. 


Photo crédit:
AP

Le musée Van Gogh avait lui-même réfuté que la toile puisse être celle d’un grand peintre comme Vincent Van Gogh dans les années 1990. Or, un collectionneur privé à l’oeil aiguisé a fini par acquérir la toile pour la faire analyser en détail. Une véritable enquête s’ensuivit. La toile n’était pas signée, mais les coups de pinceaux épais et la représentation du paysage rappelaient fortement le grand peintre hollandais.


(Source)

En lisant la correspondance de Van Gogh, les experts purent retracer la toile dans une lettre que le peintre avait envoyée à son frère Theo et dans laquelle il donnait avec précision les détails de la toile qu’il avait réalisée la veille, soit le 4 juillet 1888. Nommée Coucher de soleil à Montmajour, il s’agit de la seule toile pleine grandeur de Van Gogh découverte depuis 1928!

III- Une montagne d’or dans une chambre souterraine en Inde:


(Source)

À l’été 2011, le temple de Sree Padmanabhaswamy, situé dans la province de Kerala dans le sud de l’Inde et dédié au dieu Vishnou, a été fouillé par ordre de l’État par des archéologues.  Ce temple avait été construit au XVIIIe siècle par le roi de Travancore et les offrandes des fidèles étaient supposées êtres conservées dans des chambres souterraines.

Suite à la requête d’un avocat, inquiet des conditions de sécurité sur ce site très célèbre de l’Inde, l’inspection du sous-sol du temple put commencer. Si les gens savaient qu’il y avait des chambres souterraines pour conserver des offrandes, personne ne s’attendait à un tel spectacle!


(Source)

En ouvrant la chambre dite A en juin 2011, les archéologues découvrirent une quantité impressionnante d’objets en or et en pierres précieuses de toutes sortes. Des bijoux, des couronnes, divers objets du quotidien et des statues. Le trésor est évalué à plus de 22 milliards de dollars!


Photo: Porte de la chambre B

La Cour suprême indienne a ordonné que le temple soit géré par l’État, afin de mieux assurer la protection de ce trésor national. Toutes les chambres, dont la B, n’ont cependant pu être ouvertes et analysées en raison d’un débat entre la famille Travancore et l’État indien. En effet, les membres de la famille et des gestionnaires du temple souhaitent garder cette chambre sacrée et donc fermée. La légende associée au temple laisse penser que même les murs de cette chambre pourraient être en or. Par crainte de pillage entre autres, il se pourrait bien que la cour indienne ordonne la fouille et la protection de la chambre B, qui pourrait bientôt révéler de nouveaux trésors

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► La folle histoire du chasseur de trésor prisonnier tant qu’il ne livrerait pas la cachette de son butin


Une histoire rocambolesque causée par la cupidité après une découverte d’un trésor d’un bateau, le S.S. Central America qui a sombré dans les eaux en 1857 lors d’un passage d’un ouragan
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La folle histoire du chasseur de trésor prisonnier tant qu’il ne livrerait pas la cachette de son butin

 

Fishpool gold coins | Lawrence OP via Flickr CC License by

Fishpool gold coins | Lawrence OP via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Ses créanciers veulent savoir où il a placé l’or qu’il a trouvé en1988 dans l’Atlantique.

Il était considéré comme l’un des plus grands chasseurs de trésors des temps modernes. Aujourd’hui, il est devenu le prisonnier avec l’un des secrets les plus fascinants de ce début de siècle.

Tommy G. Thompson s’est fait connaître en 1988 lorsqu’il a retrouvé un navire rempli d’or dans l’Océan Atlantique. En 1857, un ouragan avait fait sombrer le S.S. Central America, coûtant la vie à 425 personnes et envoyant au fond de l’eau au moins trois tonnes du précieux métal. Après des années de recherches, l’expédition de Thompson a réussi à trouver l’emplacement exact du naufrage et y a envoyé un sous-marin du nom de Nemo pour plonger à plus de deux kilomètres de profondeur et récupérer le trésor, fait principalement des lingots et des pièces d’or. C’était le plus gros jamais découvert dans l’histoire des États-Unis.

Sauf que, comme le raconte aujourd’hui le Washington Post, la suite ne s’est pas passée comme prévue. Pour mener à bien les recherches nécessaires à la découverte et lancer l’expédition, Tommy Thompson a eu besoin d’investisseurs capables de croire en lui et de financer son expédition. Le trésor ayant révélé son potentiel, tous se frottaient les mains. Il leur a fallut de longues années pour comprendre que Thompson ne voulaient pas payer ses dettes.

«Deux des plus gros investisseurs de l’expédition ont amené l’affaire devant la justice dans les années 2000, écrit le journal, l’accusant d’avoir vendu presque tout l’or et gardé l’ensemble des profits pour lui.»

En 2012, un juge fédéral ordonne à Thompson de se présenter, ce qu’il ne fera pas, y compris quand un mandat d’arrêt est délivré contre lui.

Pendant trois ans il s’est caché avec sa compagne, louant une énorme maison en Floride sous un faux nom et qu’il payait avec l’or du S.S. Central America.

Il est devenu «l’un des fugitifs les plus intelligents», dira à l’époque un enquêteur.

 Derrière lui, il ne laisse que de maigres indices, comme un livre intitulé Comment être invisible. Finalement, il est arrêté en janvier 2015 lorsque les forces de l’ordre réussissent à pister la nuit d’hôtel payé par sa compagne.

Au début, la recherche des pièces d’or semble prendre une tournure positive: Thompson a plaidé coupable et semblait même accepter de donner l’emplacement du trésor, situé au Belize. Puis plus rien. Son avocat a récemment affirmé que Thompson avait des problèmes de mémoire, un argument vite balayé par le juge. La quête du trésor volé semble donc bloquée, à moins que le chasseur décide de parler. Une confession qui lui permettrait de quitter sa cellule dans un futur proche. En attendant, il doit payer une amende de mille dollars par jour. Ça en fait des pièces d’or. 

http://www.slate.fr/

Des épaves par dizaines dans la mer Noire


C’est toute une découverte qui n’était pas du tout prévue. Une étude qui avait pour but d’explorer les fonds marins ont eu toute une surprise en voyant autant d’épave très bien conserver malgré les siècles que les vagues dansent sur elles
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Des épaves par dizaines dans la mer Noire

 

Épave d'un navire médiéval. Il s'agit du vestige... (PHOTO FOURNIE PAR L'UNIVERSITÉ DE SOUTHAMPTON)

Épave d’un navire médiéval. Il s’agit du vestige le plus complet de ce type de navire jamais découvert.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DE SOUTHAMPTON

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Les chercheurs exploraient les fonds marins afin de déterminer à quelle époque le niveau de la mer Noire a commencé à monter. Puis ils se sont mis à découvrir des épaves à un rythme effarant, si bien que ces découvertes ont complètement volé la vedette. Pas moins de 41 navires datant de l’Empire byzantin et de l’Empire ottoman ont été repérés.

Explications.

Le navire de recherche Stril Explorer est à... (Photo fournie par l’Université Southampton) - image 1.0

Le navire de recherche Stril Explorer est à la fine pointe de la technologie.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ SOUTHAMPTON

Épave d'un navire datant de l'Empire byzantin découverte... (Photo fournie par l’Université Southampton) - image 1.1

Épave d’un navire datant de l’Empire byzantin découverte à 95 m de profondeur

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ SOUTHAMPTON

LES TRÉSORS DE LA MER NOIRE

Les chercheurs le savaient : la mer Noire s’annonçait comme un véritable coffre aux trésors. Le faible niveau d’oxygène qui y règne en profondeur empêche les artéfacts de se dégrader, créant un terrain de jeu rêvé pour les archéologues. Les membres du Black Sea Maritime Archaeology Project, une expédition sans précédent destinée à en explorer le fond, a qualifié la mer Noire de « l’un des plus impressionnants laboratoires sous-marins du monde ». L’expédition est dirigée par des chercheurs de l’Université de Southampton, au Royaume-Uni, en collaboration avec plusieurs chercheurs de la Bulgarie.

SOUS-MARINS TÉLÉGUIDÉS

L’expédition visait surtout à comprendre à quel moment le niveau de la mer Noire a monté et submergé des terres de la Bulgarie, il y a des milliers d’années. À cette fin, le groupe compte sur un navire de recherche à la fine pointe de la technologie et deux sous-marins bien spéciaux, contrôlés à distance. Le premier prend des photos et vidéos à haute résolution à partir desquelles on peut reconstituer le fond marin en trois dimensions. L’autre est un petit submersible qui file à environ quatre fois la vitesse normale des engins du genre, balayant les environs de ses lasers, lumières, caméras et autres instruments spécialisés.

« Nous voulons répondre à des questions chaudement débattues à propos du moment où le niveau de la mer a monté, à quelle vitesse cela s’est produit et quels effets cela a eus sur des populations humaines qui vivaient sur cette portion de la côte bulgare de la mer Noire », a expliqué le professeur Jon Adams, chercheur principal de l’expédition, dans des explications envoyées à La Presse.

DES ÉPAVES INCROYABLEMENT BIEN CONSERVÉES

Même si ce n’était pas leur objectif, les outils des chercheurs ont rapidement repéré des épaves. Puis d’autres, et d’autres encore. Aux dernières nouvelles, ils en avaient trouvé 41.

« Les épaves sont un bonus complet, mais représentent des découvertes fascinantes », a commenté le professeur Adams.

Plusieurs des épaves datent de l’Empire ottoman (de 1299 à 1923), d’autres sont plus anciennes et correspondent à l’Empire byzantin (de 395 à 1453). Elles sont incroyablement bien préservées, au point où l’on peut parfois distinguer des gouvernails finement gravés et même des cordes. Puisqu’ils ont sombré souvent loin des côtes, le professeur Adams suppose que la plupart de ces bateaux étaient des navires commerciaux, et non des vaisseaux de guerre, qui ont été victimes du mauvais temps.

RECONSTITUTIONS 3D SAISISSANTES

Les chercheurs ont reconstitué les épaves grâce aux moyens technologiques qu’ils avaient en main pour recréer l’histoire géologique de la mer Noire.

« En utilisant les dernières techniques d’enregistrement 3D pour les structures sous-marines, nous avons été en mesure d’obtenir des images saisissantes sans perturber le fond marin », explique le professeur Jon Adams.

Selon lui, de tels modèles 3D d’épaves se trouvant à de telles profondeurs sont uniques au monde. Les images présentées sont donc des modèles créés par des ordinateurs à partir des photos prises par les submersibles. Les couleurs et les textures proviennent des photos et sont représentatives de ce qui se trouve au fond de l’eau.

http://www.lapresse.ca/