Drame dans une garderie: un psychologue répond aux questions de La Presse


Suite à la tragédie de la garderie Les Racines de vie Montessori à Gatineau secteur Hull, en temps que parent et grand-parent, nous sentons concerner. Des conseils sont donnés et qui peuvent servir pour les enfants et parents lors de d’évènement tragique pour ne pas anticipé les émotions et transmettre nos propres peurs aux enfants, car eux peuvent vivre des drames bien différemment des adultes
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Drame dans une garderie: un psychologue répond aux questions de La Presse

 

Les 53 enfants de la garderie Les Racines de vie Montessori, à Gatineau, ont... (Photo Étienne Ranger, Le Droit)

PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT

HUGO PILON-LAROSE
La Presse

Les 53 enfants de la garderie Les Racines de vie Montessori, à Gatineau, ont vécu une journée remplie en émotions fortes. Ce matin, un homme armé s’est pointé, a tiré plusieurs coups de feu et a tué un homme qui était présent sur les lieux. Une enquête policière est en cours.

La Presse s’est entretenue avec le psychologue Éric Bergeron sur le traumatisme que pourraient avoir vécu les enfants présents lors du drame. Voici un résumé de l’entrevue.

Q: Comme parent, quels sont les premiers gestes à poser pour sécuriser notre enfant?

R: Premièrement, je vous dirais qu’il ne faut pas décider pour l’enfant si ce qu’il a vécu est un traumatisme ou non. Ce n’est pas au parent de le dire, mais bien à l’enfant de l’exprimer. Si le développement cognitif de l’enfant ne lui permet pas de comprendre l’ampleur du drame qu’il a vécu, il ne vivra pas son expérience comme un traumatisme. En tant que parent, il ne faut pas s’emballer et aussi prendre du temps pour soi. Si on est personnellement dépassé par les événements, vaut mieux prendre un certain recul et aller chercher l’aide nécessaire.

Q: Quels signes permettent de croire qu’un parent est dépassé par les événements?

R: Il serait normal que les parents des enfants qui ont vécu le drame de ce (hier) matin, à Gatineau, se sentent dépassés par les émotions. Nos enfants sont ce qu’on a de plus cher à nos yeux. Quand on va les reconduire à la garderie, on met la vie de nos enfants entre les mains de personnes responsables. On est certain que l’environnement où ils sont confiés est sécuritaire. Des drames comme celui de ce matin peuvent toutefois survenir n’importe où. Après le drame, le parent peut être lui-même placé dans une situation de traumatisme. Il peut ressentir de la colère envers la garderie, ou contre les éducatrices. Il peut vivre de l’anxiété, de l’angoisse à l’idée même de confier à nouveau son enfant à cette même garderie. Dans cette situation, avant de vouloir prendre soin de son enfant, les parents doivent prendre soin d’eux-mêmes. Ils peuvent demander de l’aide et de l’appui de la famille, du milieu social, ou des amis.

Q: Ensuite, quel rôle le parent peut-il jouer dans la vie familiale?

R: Les parents agissent comme des contenants pour leurs enfants. Ils doivent être vus comme des repères stables, sur qui l’enfant peut s’appuyer. Les parents doivent s’assurer que dans les jours qui suivent, la maison est un cocon de sécurité. On veut rapidement créer un environnement d’amour autour de l’enfant, où il ne se sent pas en danger. On peut le faire en proposant des repas avec les mets préférés des enfants, ou en faisant des activités que l’enfant affectionne particulièrement, comme écouter un film en famille.

Q: Quels sont les signent qui pourraient permettre aux parents de détecter un traumatisme chez leur enfant?

R: Les enfants réagissent tous différemment à des situations traumatisantes. Souvent, on verra un changement marqué dans leur comportement. Ils peuvent exprimer de la colère, ou beaucoup de tristesse. Certains enfants seront aussi complètement figés, et ne donneront plus autant de signes de joie. Parfois, les enfants auront des réactions anxieuses. Un enfant qui dormait dans le noir peut demander à ce qu’on lui installe une veilleuse. Un enfant qui était propre peut après le drame développer des problèmes de propreté. Ce sont des réactions normales.

Q: Face à ces réactions, quels sont les recours des parents?

R: Il faut faire sentir à l’enfant qu’on est là pour les écouter, sans les forcer à parler. Il faut démontrer de l’empathie, rassurer l’enfant et l’écouter lorsqu’il manifeste son désir de parler. Cependant, rappelons aux parents de faire attention de ne pas projeter leurs propres émotions sur leur enfant. Les enfants, surtout en bas âge, sont beaucoup plus résilients que les adultes. Ils peuvent vivre des situations pénibles et quelques heures ou quelques jours plus tard, agir comme si rien n’était arrivé. C’est normal. Si le comportement de l’enfant change et inquiète les parents, ils peuvent rapidement consulter leur médecin de famille, qui saura les diriger vers les bonnes ressources.

http://www.lapresse.ca

Des traumatismes gravés dans le cerveau


La violence chez l’enfant fait ses ravages abuseur, pédophiles, parents violents .. et laisse des marques beaucoup plus profondes qu’on peut l’on peut présumé .. et qui pourraient avoir de graves répercussions a l’âge adulte .. Si c’est maintenant confirmer .. peut-être que ces enfants pourrraient être pris en charge plus sérieusement pour les aider a mieux grandir
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Des traumatismes gravés dans le cerveau

 

Les traumatismes de l’enfance laissent une empreinte durable dans le cerveau, ont établi pour la première fois des chercheurs suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

Selon Carmen Sandi et ses collègues, cette modification de la structure du cerveau prédispose même à la violence.

La médecine savait déjà depuis plusieurs années que les individus violents ont souvent subi des traumatismes psychologiques dans l’enfance. Elle avait entre autres déjà établi que certains d’entre eux présentent des altérations du cortex orbitofrontal.

Un lien à confirmer

Le lien entre ces empreintes physiques dans le cerveau et une enfance difficile restait toutefois à établir, ce que l’équipe suisse a réussi à faire.

Les chercheurs ont constaté, chez des rats, que les traumatismes chez l’enfant conduisaient à des comportements agressifs accompagnés d’altérations du cerveau identiques à celles retrouvées chez des humains violents.

Conclusion : les blessures de l’enfance gravent une empreinte biologique qui perdure dans le cerveau de l’adulte.

« Cette recherche montre que les personnes exposées aux traumatismes dans l’enfance ne souffrent pas seulement sur le plan psychologique, mais elles subissent une réelle altération de leur cerveau. » —  Carmen Sandi

La chercheuse estime que cette connaissance ajoute une dimension plus profonde aux conséquences des traumatismes avec des implications non seulement médicales, mais également thérapeutiques et sociales.

Le détail de ses travaux est publié dans la revue Translational Psychiatry.

http://www.radio-canada.ca

Phobies → La peur des clowns : un trouble sérieux


Aucune personne qui a une peur, une phobie de quelque chose ne devrait subir le sarcasmes, l’humiliation des moqueries des autres. Ces peurs sont incontrôlable jusqu’a temps que la personne puisse comprendre sa peur et l’affronter .. Certains y arrivent d’autres pas
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Phobies :  La peur des clowns : un trouble sérieux

 

© Shutterstock

La phobie des clowns pourrait mener à des attaques de panique puisque ceux qui en souffrent perçoivent le personnage comme un monstre.

La peur des clowns se nomme la coulrophobie.Coulro vient du grec ancien et désignait les gens qui marchaient sur la scène.

Les symptômes de la coulrophobie sont la transpiration, la peur, les nausées, l’augmentation du rythme cardiaque, l’envie de crier et de pleurer ainsi que la colère.

Certaines personnes savent pourquoi les clowns les effraient, mais d’autres l’ignorent.

Le psychologue et directeur de la North Shore Stress and Anxiety Clinic de Vancouver, Rami Nader, croit que cette peur pourrait venir du fait que le coulrophobe ne peut voir qui se cache derrière le masque du clown.

«Vous ne pouvez pas voir le visage et vous ne pouvez pas savoir quelle est la signification derrière le masque, même s’il y a quelque chose à propos de ce masque qui est rigolo», affirme-t-il.

Aussi, il ajoute que les personnes souffrant de ce type de phobie ne devraient pas faire rire d’elles ou être forcées à aller vers les clowns. Cela pourrait causer une aggravation de leur traumatisme, qui peut même dégénérer et évoluer en maladie mentale.

Traiter la coulrophobie est comme traiter n’importe quelle phobie; il s’agit de remonter dans la vie du patient et de déterminer ce qui peut déclencher cette peur.

http://fr.canoe.ca

Étude sur la schizophrénie Des liens avec les traumatismes de l’enfance


Quand on dit que les enfants oublient vite … qu’en grandissant les problèmes et  traumatismes  qu’ils ont vécu a l’enfance seront loin derrière eux … ce ne serait pas tout a fait vrai .. Quand un enfant vit un traumatisme, il est important de bien l’entourer et de lui redonner la confiance et l’estime de soi, car on ne sait jamais comment ses traumatismes pourraient refaire surface
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Étude sur la schizophrénie

Des liens avec les traumatismes de l’enfance

 

Agence QMI

Les enfants qui éprouvent de graves traumatismes sont trois fois plus susceptibles de souffrir de schizophrénie lorsqu’ils grandissent, suggère une nouvelle étude britannique.

Plus grave est le traumatisme dans l’enfance, plus le risque est grand de développer cette maladie mentale, qui affecte la réaction émotionnelle des gens et la capacité à penser logiquement et, qui dans certains cas, provoque de graves hallucinations.

«Les causes des troubles psychotiques, en particulier la schizophrénie, sont une source de controverse parmi les psychiatres, les psychologues et les médecins. Il y a également désaccord sur la façon dont les troubles sont définis.

Il n’est pas rare, par exemple, pour un patient d’avoir un diagnostic de schizophrénie par un psychiatre, mais de troubles bipolaires par un autre», selon le coauteur Richard Bentall de l’Université de Liverpool.

La plupart des études récentes sur les troubles psychotiques comme la schizophrénie, la dépression psychotique et le trouble bipolaire ont tendance à se concentrer sur les facteurs biologiques et génétiques à l’origine des maladies, notent les chercheurs.

Mais cette nouvelle preuve suggère que la biologie ne suffit pas pour bien comprendre ces troubles complexes.

«Nos résultats suggèrent que des études sur les facteurs neurologiques et génétiques associés à ces conditions, qui ne sont pas encore entièrement compris, sont plus susceptibles de faire progresser nos connaissances si l’on tient compte des expériences de la vie d’un patient», a déclaré M. Bentall.

«Maintenant que nous savons que l’environnement est un facteur majeur dans la psychose et qu’il existe des liens directs entre les expériences spécifiques et les symptômes de cette condition, il est encore plus vital que les services psychiatriques interrogent régulièrement leurs patients sur leur expérience de vie», a-t-il dit.

«Étonnamment, certaines équipes psychiatriques n’abordent pas ces questions et se concentrent uniquement sur le traitement d’un patient avec des médicaments», a-t-il ajouté.

Les résultats sont basés sur les données des chercheurs de l’Université de Liverpool, extraits de 27 000 documents de recherche couvrant 30 ans.

http://tvanouvelles.ca