Le Saviez-Vous ► La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle


Avec les années d’essais, la transplantation d’organe, on évoluée, les réussites ont été plus grandes quand ils ont compris le rejet des greffons et ont pu réussir à contourner le problème. La liste est longue sur les organes qui ont été transplantés, tel que le coeur, rien, visage, peau, utérus etc ..
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La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle

 

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Corps morceaux

La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle

CREATIVE COMMONS

Il y a 50 ans, en 1967, Christiaan Barnard réalisait la première greffe de coeur

En novembre 1967, Christiaan Barnard réalisait la première transplantation cardiaque en Afrique du Sud. 50 ans après, retour sur les dates clés ayant marqué le progrès médical dans le domaine de la greffe

Cinquante ans après la première transplantation cardiaque réalisée par Christiaan Barnard en Afrique du Sud le 23 novembre 1967, voici un rappel des grandes premières en matière de greffes d’organes, de membres et de tissus.

Les années 50 : 1ers essais sur le rein

REIN – DONNEUR DECEDE. Juin 1950 à Chicago (Etats-Unis) : le Dr Richard Lawler transplante le rein d’une personne décédée sur une femme atteinte d’une affection rénale. Le rein greffé est rejeté au bout de dix mois mais la patiente survit cinq ans.

REIN – DONNEUR VIVANT. Deux ans plus tard, la France se distingue avec la première greffe à partir d’un donneur vivant par l’équipe de Jean Hamburger à l’hôpital Necker à Paris. Le jeune receveur décède 21 jours après l’opération.

REIN – DONNEUR JUMEAU – En 1954 à Boston, l’équipe du Dr Joseph Murray réalise la première transplantation réussie d’un organe venant d’un donneur vivant : il s’agit de la transplantation d’un rein entre vrais jumeaux.

Les années 60 : on comprend la raison du rejet de greffe

1958-1964 Les travaux du Pr Jean Dausset aboutissent à la découverte du système HLA, une sorte de carte d’identité génétique de l’Homme, qui lui vaut le prix Nobel de Médecine en 1980. On comprend alors que pour qu’une greffe réussisse, il faut des systèmes HLA du donneur et du receveur proches et affaiblir le système immunitaire du receveur pour empêcher le rejet du greffon.

PEAU. En novembre 1869, le médecin suisse Jacques-Louis Reverdin réalise à Paris la première greffe moderne de peau : il a l’idée de couvrir avec de l’épiderme une plaie sur le coude gauche d’un malade en prélevant de la peau sur le bras droit du même patient.

FOIE. Mars 1963 à Denver (Etats-Unis) : la première greffe de foie est tentée par le professeur Thomas Starzl. Le patient décède peu après l’intervention.

POUMON. Juin 1963 à Jackson (Etats-Unis) : le Dr James Hardy réalise la première greffe de poumon. Le patient survit 18 jours.

CŒUR. Décembre 1967 au Cap (Afrique du Sud) : le Dr Christiaan Barnard effectue la première transplantation cardiaque. Le greffé survit 18 jours.

Les années 80 : arrivée de la ciclosporine, immunosuppresseur qui diminue le risque de rejets

La découverte des effets immunosuppresseurs de la ciclosporine, dérivé d’un champignon microscopique, a donné un nouvel élan aux greffes à partir du début des années 1980, permettant de réduire fortement les risques de rejet. Quelques années après en 1986 en France, les Prs Jean Dausset et Jean Bernard créent un Registre national de volontaires au don de moelle osseuse pour offrir aux malades sans famille une chance de trouver un donneur compatible.

CŒUR ARTIFICIEL. En décembre 1982, la première greffe d’un cœur artificiel, l’appareil américain Jarvik 7, est réalisée en à l’hôpital de Salt Lake City (Etats-Unis). Le greffé survit 122 jours.

Les années 90 : Bioéthique et greffe de main

En 1994 la loi de Bioéthique, relative au respect du corps humain, au don et utilisation des éléments du corps humain, est mise en vigueur en France.

LARYNX. Janvier 1998 (annoncée en 2001) à Cleveland (Etats-Unis) : greffe de larynx réussie sur un homme qui avait perdu ses cordes vocales dans un accident de moto.

MAIN.  Septembre 1998 à Lyon (France) : l’équipe du Pr Jean-Michel Dubernard greffe sur un Néo-zélandais de 47 ans la main d’un donneur (allogreffe). Clint Hallam se fera amputer en février 2001, après avoir abandonné son traitement anti-rejet.

Les années 2000 : le début de la greffe de visage

DEUX MAINS. Janvier 2000 : greffe des deux mains et de la partie inférieure des avant-bras, réalisée par le Pr Dubernard.

LANGUE. Juillet 2003 à Vienne (Autriche) : première transplantation de la langue réalisée sur un patient atteint d’un cancer.

VISAGE PARTIEL. Novembre 2005 à Amiens (France) : greffe de visage partielle (nez-lèvres-menton) sur une femme défigurée par son chien, réalisée par les équipes des professeurs Dubernard et Bernard Devauchelle.

PENIS. Une première greffe de pénis est pratiquée avec succès sur un Chinois en 2006. Celui-ci demande ensuite que l’organe soit retiré en raison de problèmes psychologiques.

Les années 2010 : greffe d’utérus fonctionnel réussie

VISAGE. Mars 2010 à Barcelone (Espagne) : une équipe de l’hôpital Vall d’Hebron dirigée par Joan Pere Barret réalise la première greffe totale réussie du visage sur un homme souffrant de difformité après un accident.

VISAGE ET OREILLES. Août 2015 à New York : l’équipe du professeur Eduardo Rodriguez au centre NYU Langone de New York réalise une greffe totale du visage avec cuir chevelu, oreilles et conduits auditifs, présentée comme la plus complète à ce jour.

UTERUS. Septembre 2014 à Gothenburg (Suède) : pour la première fois une femme donne naissance à un bébé après avoir bénéficié d’une greffe d’utérus.

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Impression en 3D d’un cœur en silicone


On cherche à remplacer le manque de donneurs de coeur pour les transplantations cardiaque. Déjà le coeur artificiel Carmat a fait beaucoup de progrès. En Suisse, ils ont réussi presque à fabriquer un coeur avec l’imprimante 3D, mais il faut encore améliorer le prototype avant de penser à des essais cliniques
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Impression en 3D d’un cœur en silicone

 

 

coeur en silicone

Le cœur en silicone, imprimé en 3D, ressemble à l’organe humain et pompe le sang de la même manière.

ZURICH HEART

Sylvie Riou-Milliot

Spécialiste santé au magazine Sciences et Avenir

Des chercheurs suisses sont parvenus à concevoir un cœur en silicone à l’aide d’une imprimante 3D qui, pour l’instant, ne peut battre que durant trente minutes.

CARDIOLOGIE. C’est un cœur doux qui bat (presque) comme celui d’un être humain. Les chercheurs du laboratoire de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ ) viennent d’avoir recours à l’impression 3D pour imprimer un cœur 100 % en silicone.

Ce prototype comporte deux ventricules, gauche et droit, comme dans un véritable cœur humain. Mais les deux cavités ne sont pas, comme dans la réalité, séparées par une paroi, le septum. Les ingénieurs ont conçu une chambre supplémentaire qui joue le rôle de l’incontournable pompe, nécessaire à la propulsion du sang vers le restant du corps. Pour cela, un dispositif gonflable permet, selon la quantité d’air mise sous pression, de gonfler ou de dégonfler la chambre.

26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque

Affichant un poids de 390 grammes et un volume de 679 cm3, des valeurs très proches des dimensions humaines, “il s’agit d’ un monobloc en silicone”, explique dans le communiqué de l’EPFZ  son développeur, NIcholas Cohrs, étudiant en doctorat qui a travaillé avec Anastasios Petrou.

 

Mais attention, pas d’emballement, ce modèle n’est absolument pas prêt pour une implantation chez l’humain. Car si la ressemblance anatomique avec un cœur humain est parfaite et s’il est trois fois plus léger que celui développé par la société de biotechnologie française Carmat, ce cœur siliconé a encore des progrès à faire. Il ne résiste en effet qu’à 3000 battements, soit à environ 30 minutes de fonctionnement !

Forte de cette première étape de faisabilité franchie avec succès, l’équipe zurichoise va donc devoir poursuivre ses travaux et tenter d’en améliorer nettement les performances. La course vers le cœur artificiel parfait sera rude, car ‘autres travaux sont en cours, le plus avancé dans les essais cliniques restant celui développé en France par Carmat.

 Aujourd’hui, 26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque et les donneurs sont peu nombreux. 

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Un cœur humain quasi transplantable créé à partir de cellules souches


Une personne qui peut recevoir un nouveau coeur a le risque de subir un rejet de l’organe étranger. La médecine semble faire des grands pas pour créer un nouveau coeur avec les cellules souches du malade et éviter le rejet. La technique n’est pas encore totalement au point, mais on peut espérer que dans un proche avenir, un coeur in vitro transplantable sera possible
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Un cœur humain quasi transplantable créé à partir de cellules souches

 

Un cœur nettoyé des cellules du donneur et repeuplé par les cellules souches du receveurLEGENDE | Bernhard Jank, MD, Ott Lab, Center for Regenerative Medicine, Massachusetts General Hospital via Eurekalert

Un cœur nettoyé des cellules du donneur et repeuplé par les cellules souches du receveurLEGENDE | Bernhard Jank, MD, Ott Lab, Center for Regenerative Medicine, Massachusetts General Hospital via Eurekalert

Repéré par Peggy Sastre

La bio-ingénierie n’a jamais été aussi près d’offrir une nouvelle solution thérapeutique aux malades.

Dans le monde, plus de 25 millions de personnes souffrent actuellement d’insuffisance cardiaque. En France, en 2014, 361 personnes étaient en attente d’une transplantation cardiaque ou cardio-pulmonaire et un peu plus de 20% d’entre elles sont mortes faute de greffe. Mais le manque de donneurs n’est pas le seul obstacle que doivent surmonter les malades. Une fois l’organe remplacé, ils courent encore le risque d’un rejet du greffon, mortel dans un peu moins de 5% des cas.

Pour lutter contre tous ces problèmes, la médecine œuvre depuis plusieurs années à la conception d’un cœur synthétique créé à partir des propres cellules du patient. Et selon une étude publiée début 2016 dans la revue Circulation Research, une équipe du Massachusetts General Hospital –l’hôpital de la faculté de médecine de Harvard–, c’est un cœur humain quasi transplantable qui vient d’être généré en laboratoire.

En vidant l’organe d’un donneur de ses cellules les plus dangereuses en matière d’histocompatibilité, les chercheurs ont pu concevoir une armature-matrice conservant les structures les plus essentielles –et les moins facilement copiables– d’un cœur fonctionnel, avant de la repeupler par les cellules souches du receveur, générées à partir de cellules cutanées.

«Machine à cœur»

Menée par Harald Ott, cette même équipe avait mis au point en 2008 la procédure permettant de «nettoyer» les cellules vivantes de l’organe du donneur et de la recellulariser avec des cellules parfaitement compatibles avec le receveur. Une technique éprouvée avec succès sur des cœurs, des poumons et des reins de souris mais aussi de plus grands mammifères. L’étude publiée dans Circulation Research est la première à en détailler la réussite sur des cœurs humains.

Pour ce faire, les scientifiques ont dû concevoir un bioréacteur capable de contenir un cœur humain entier pendant tout le processus de recellularisation. Cette «machine à cœur» aura été testée avec succès sur soixante-treize organes collectés par l’agence de biomédecine de Nouvelle-Angleterre. Chaque organe est resté en culture pendant 120 jours et les études de compatibilité effectuées à la fin du processus montrent une absenced’antigènes HLA, molécules responsables des réactions de rejet.

Pour le magazine Popular Science, nous n’avons jamais été aussi loin dans la conceptionin vitro de cœurs humains transplantables –et la bio-ingénierie jamais été aussi près d’offrir une nouvelle solution thérapeutique aux malades, capable, cerise sur le gâteau, de contourner bien des obstacles bioéthiques. 

http://www.slate.fr/

Un cœur réanimé après la mort grâce à une machine


Une nouvelle avancée en cardiologie pour les transplantations cardiaques. Au lieu d’amener l’organe dans de la glace, il est tout chaud, tout battant pour être mis dans un autre corps
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Un cœur réanimé après la mort grâce à une machine

 

Capture d'écran de la vidéo du cœur transplanté dans une machine.

Capture d’écran de la vidéo du cœur transplanté dans une machine.

Repéré par Leïla Marchand

Le cœur d’un donneur d’organes continue à battre grâce à une technologie développée aux États-Unis qui l’alimente en sang et en oxygène.

Un dispositif qui ranime les organes prélevés sur des patients décédés a montré des résultats très prometteurs en chirurgie de transplantation cardiaque, explique le MIT Technology Review. Il s’appelle le «heart in a box» (le «cœur dans une boîte»).

Cette petite chambre stérile permet de «brancher» le cœur à des tubes qui l’alimentent en sang, en oxygène et en nutriments. Développé par Transmedics, dans le Massachussetts, cette nouvelle technologie a déjà été utilisée avec succès une quinzaine de fois au Royaume-Uni et en Australie.

Mort cérébrale

La transplantation cardiaque est une opération très lourde, souvent proposée en dernier recours, à des patients porteurs d’une insuffisance cardiaque grave. Ils sont alors mis sur une liste d’attente et peuvent être appelés à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pour recevoir le cœur d’un donneur en état de mort cérébrale.

Pour transporter un organe d’un patient à l’autre, les chirurgiens le stockaient à des températures très froides

Mais les greffons se font rares, les donneurs manquent et les files d’attente s’allongent. Jusqu’à présent, seuls certains patients en mort cérébrale disposaient d’un cœur en assez bon état pour qu’il soit transplanté.

Garder en vie

À la seconde où un cœur s’arrête, il est privé d’oxygène et ses cellules musculaires commencent à mourir. Pour transporter efficacement un organe d’un patient à l’autre, les chirurgiens le stockaient habituellement à des températures très froides. Ce nouveau dispositif, à l’inverse, maintient le cœur à des températures chaudes et l’alimente, ce qui permet de le garder en vie plus longtemps.

Cela permettrait d’augmenter le nombre de cœurs transplantés de 15 à 30% et d’utiliser des cœurs provenant de personnes qui n’étaient pas éligibles auparavant. Seul ennui, son coût: environ 250.000 dollars (220.000 euros).

http://www.slate.fr/

Greffe de cœurs ayant cessé de battre : une première en Europe


Dans les premières années des greffes du coeur en 1960, le coeur des donneurs avait arrêté de battre, mais plus tard, le coeur battant d’une personne qu’on dit mort cérébrale était devenu courant avec toute la technique qui l’entoure (comme on voit dans les films) Aujourd’hui, on parle d’un retour au coeur arrêté avec une technique de conservation améliorée qui peut devenir un autre moyen pour sauver encore plus de vie
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Greffe de cœurs ayant cessé de battre : une première en Europe

 

 

Une équipe médicale britannique vient d'effectuer la transplantation d'un cœur qui avait cessé de battre.  © POL EMILE / SIPA/SIPA

Une équipe médicale britannique vient d’effectuer la transplantation d’un cœur qui avait cessé de battre. © POL EMILE / SIPA/SIPA

Une équipe de chirurgiens britanniques a réussi à transplanter un cœur après l’arrêt cardiaque de son donneur. Une nouvelle technique qui pourrait sauver de nombreuses vies.

PREMIÈRE. C’est une première européenne. Une équipe médicale britannique vient d’effectuer la transplantation d’un cœur qui avait cessé de battre. Cette nouvelle technique, inaugurée en octobre 2014 par des chirurgiens australiens de l’hôpital Saint Vincent, pourrait sauver « 30 % de vies en plus », selon cet hôpital. En outre, elle devrait régler des difficultés éthiques dans certains pays (comme le Japon ou le Vietnam) où la mort cérébrale n’est pas reconnue.

Une technique améliorée de conservation du cœur

L’équipe de l’hôpital Papworth, à Cambridge au Royaume-Uni est parvenue à prélever le cœur d’un donneur, qui, tout comme les poumons de cette personne, ne fonctionnait plus, révèle laBBC. Cinq minutes après la mort clinique du patient, le battement du cœur a été réactivé. Pour cela, l’organe a été placé dans une boîte conçue pour le conserver à une température semblable à celle du corps humain, tout en lui fournissant le sang et les nutriments dont il a besoin, et dans laquelle il est resté trois heures, le temps d’être transplanté chez un patient. Cette technique améliorée de conservation du cœur a été mise au point il y a une dizaine d’années par des Américains. Auparavant, le cœur était placé dans de la glace avant d’être transplanté. Le receveur, un Londonien âgé de 60 ans, semblait bien se remettre de l’intervention, selon la BBC.

MORT CÉRÉBRALE. Les premières greffes réalisées dans les années 1960 l’avaient été dans la plupart des cas avec des cœurs arrêtés. Mais depuis les médecins n’utilisent que les organes de donneurs en état de mort cérébrale (ou mort encéphalique) dont le cœur continue de battre. 

Le temps entre le prélèvement et la greffe est alors un facteur déterminant.

« Aucun adulte n’avait reçu de greffe cardiaque DDAC (donneur décédé après arrêt circulatoire) depuis les toutes premières dans les années 1960 », avait confirmé en octobre 2014 Peter MacDonald, directeur de l’unité de transplantation au St Vincent.

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Des médecins pourront bientôt vous imprimer un nouveau cœur


Cette entreprise travaille surtout pour les femmes, celles qui ont subi une mastectomie, mais une ouverture possible dans l’avenir a la conception de coeur en 3D. Ce qui serait un espoir pour ceux qui attendent un don d’organe.
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Des médecins pourront bientôt vous imprimer un nouveau cœur

 

Explaining the Future

LAURENT LASALLE

BIOIMPRESSION 3D

 

Ce qui semble tiré tout droit d’un film de science-fiction deviendra réalité d’ici une vingtaine d’années : des chercheurs travaillent au développement de techniques d’impression 3D visant à reproduire des organes humains.

Bien qu’elle en soit à ses balbutiements, la bioimpression 3D promet de régler bien des maux de tête causés par la rareté de donneurs d’organes compatibles avec les patients dans le besoin du milieu de la santé. Cette technologie actuellement en développement tente de permettre l’impression d’organes humains à partir de cellules adipeuses d’un patient. Visiblement, l’impression 3D n’a pas fini de nous surprendre.

Soulignons que des chirurgiens emploient déjà l’impression 3D quand vient le moment de se préparer pour une opération : à partir de l’imagerie médicale d’un patient (un CT scan ou une IRM), on reproduit les organes en plastique afin de déterminer concrètement comment aborder la chirurgie. L’impression 3D est également utilisée par des médecins pour effectuer la reconstruction d’os, de cartilage et de tendons à partir de matières plastiques. Dans ces deux cas, il s’agit d’une utilisation plutôt traditionnelle de cette technologie.

Tout le contraire du projet de la startup américaine TeVido BioDevices, qui s’intéresse particulièrement au sort des femmes atteintes de cancer du sein.

Dans le cadre d’une conférence à SXSW, la PDG et cofondatrice de l’entreprise Laura Bosworth et le directeur de la technologie Scott Collins ont dévoilé les fruits de leurs travaux, qui se déclinent deux procédés. D’abord la reproduction par extrusion, soit le dépôt de fines couches de matière organique, un procédé identique à l’impression 3D conventionnelle. Ensuite la reproduction par suspension, où des couches de différents types de cellules sont mélangées avec une matrice extracellulaire – un gel permettant de les orienter – propulsée par une imprimante à jet d’encre spécialement conçue pour cette tâche.

Le tout demeure pour l’instant que théorique. Comme le soulignait le blogueBackchannel au début du mois, personne n’est encore parvenu à reproduire un organe humain fonctionnel à l’aide de la bioimpression 3D.

Le plus grand défi pour les médecins à l’heure actuelle est de greffer l’organe biosynthétique pour faire en sorte que le sang y circule et le maintienne en vie. Pour ce faire, il faut imprimer des canaux microvasculaire à même l’organe afin que le corps puisse y connecter automatiquement ses capillaires. Puisque le corps humain crée de nouveaux capillaires au besoin (par exemple, lors d’un exercice physique), cette tâche n’est pas aussi utopique qu’elle peut sembler. Elle représente néanmoins un défi.

Alors, c’est pour bientôt?

Tout dépend de votre définition de bientôt. Il va de soi que la bioimpression 3D d’un cœur fonctionnel ne se concrétisera pas demain matin. Pour le moment, les chercheurs de TeVido BioDevices se penchent sur la reproduction d’un organe significativement plus petit : le complexe aréolo-mamelonnaire. Puisque le principal intérêt de l’entreprise est lié aux femmes atteintes de cancer du sein, elle souhaite être en mesure de reproduire un mamelon biosynthétique afin d’en faire bénéficier les femmes ayant subies une mastectomie.

Les avantages que propose la bioimpression 3D sont multiples. Notamment, la greffe d’un organe produit à partir des cellules du patient signifie que celui-ci n’aura pas à prendre d’immunosuppresseurs – en prévention du rejet de l’organe – puisque son corps interprétera le nouvel organe comme étant le sien.

Bien entendu, alors que l’avenir semble prometteur pour cette technologie, les risques de dérives sont également bel et bien présents.

http://branchez-vous.com/

Décès du premier porteur d’un coeur artificiel autonome


Même si cet homme est mort, il a eu droit a un sursit et a pu faire avancer la science en santé cardiaque. Bien sûr, il y aura des ajustements autant par la façon de faire, que l’appareil lui-même, mais c’est un pas en avant. Juste espérer que le coût baissera dans les années à venir pour que ce ne sont pas juste les riches qui en profitent
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Décès du premier porteur d’un coeur artificiel autonome

 

Un employé de la compagnie Carmat travaille sur... (Photo FRANCK FIFE, Archives AFP)

Un employé de la compagnie Carmat travaille sur un coeur artificiel connecté à une machine simulant le système circulatoire du corps humain, en 2009.

PHOTO FRANCK FIFE, ARCHIVES AFP

LISABETH ZINGG
Agence France-Presse
PARIS

Le malade de 76 ans qui avait bénéficié de la première implantation d’un coeur artificiel autonome conçu par la société française Carmat est décédé dimanche à Paris, 75 jours après avoir reçu cette prothèse cardiaque porteuse de grands espoirs pour des patients ne pouvant bénéficier d’une greffe.

 

Le coeur artificiel bioprothétique Carmat

PHOTO FRANCK FIFE, AFP

«Soixante-quinze jours après l’implantation du premier coeur artificiel bioprothétique Carmat chez un homme de 76 ans souffrant d’une insuffisance cardiaque terminale, le malade est décédé le 2 mars 2014», a annoncé lundi l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

L’établissement a rendu hommage à ce patient en fin de vie qui «pleinement conscient de l’enjeu, a, par sa confiance, son courage et sa volonté, apporté une contribution mémorable aux efforts engagés par les médecins pour lutter contre une maladie en pleine évolution».

Souffrant d’insuffisance cardiaque terminale, le patient dont l’identité n’a pas été rendue publique, avait été choisi pour recevoir le premier coeur artificiel autonome Carmat pour pallier la pénurie de coeurs à greffer mais aussi apporter une solution aux contre-indications à la transplantation.

Des coeurs artificiels sont implantés dans le monde depuis une dizaine d’années mais il s’agissait de machines temporaires, posés dans l’attente d’une greffe.

En outre, jusqu’à présent la mise en place de «coeurs artificiels» devaient être accompagnées de traitements anti-coagulation lourds, ce qui avait pour gros inconvénient d’accroître fortement les risques d’hémorragies. L’espoir avec Carmat est précisément de se passer de tels traitements.

L’intervention qui avait duré une dizaine d’heures avait été réalisée le 18 décembre dernier dans le service du Pr Jean-Noël Fabiani, sous la direction du Pr Alain Carpentier, concepteur du projet.

Prothèse high tech et coûteuse

Peu après l’intervention, le Pr Fabiani avait souligné le caractère innovant de la prothèse Carmat, « un coeur artificiel total, biologique et définitif», capable de remplacer totalement la pompe cardiaque.

Il soulignait également qu’il était «totalement biologique à l’intérieur», une caractéristique essentielle pour éviter que le sang – comme il le fait sur des surfaces étrangères, non biologiques – ne forment des caillots.

Aucune réaction n’a pu être immédiatement obtenue auprès de la société Carmat, cotée en bourse, qui avait annoncé dès le 20 décembre que plusieurs autres implantations auraient lieu prochainement à Paris et en province.

Cette première phase destinée à «tester la sécurité de la prothèse» et portant sur un total de quatre patients, devait être suivie par une deuxième phase, avec une vingtaine de patients, focalisée sur des «aspects qualitatifs d’efficacité» de la prothèse conçue pour durer «au moins cinq ans».

Mais tous les patients en insuffisance cardiaque ne pourront pas en bénéficier. Cet appareil de 900 grammes, plus lourd qu’un coeur humain (300 g), ne peut pour l’instant être implanté que chez des personnes corpulentes : il est compatible avec 70% des thorax des hommes et 25% de ceux des femmes.

Autre obstacle, le prix. Ce coeur high-tech coûte environ 160 000 euros (soit 244 300 $CAN), autant qu’une greffe et ses suites opératoires. Seuls les plus fortunés, sauf si la Sécurité sociale le rembourse, pourront se l’offrir.

Dans son communiqué, l’hôpital Georges Pompidou relève que les causes du décès du patient de 76 ans «ne pourront être connues qu’après l’analyse approfondie des nombreuses données médicales et techniques enregistrées».

Mais il souligne également «l’importance des premiers enseignements» que les médecins impliqués ont pu tirer de cette expérience «concernant la sélection du malade, le suivi postopératoire, le traitement et la prévention des difficultés rencontrées».

http://www.lapresse.ca/