Certaines caractéristiques des taches du girafon sont transmises par sa mère


Les girafes sont facilement identifiables avec leur long coup et leurs taches. Ce que les scientifiques ont pu constater est la forme, la couleur et la circularité des taches sont transmises par la mère. Cela pourrait être un moyen d’identifier les girafes d’une même famille étant donné qu’ils ne changent pas avec l’âge
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Certaines caractéristiques des taches du girafon sont transmises par sa mère

Taches d'une girafe

Certaines caractéristiques des taches des girafes seraient transmises par la mère à ses girafons.

© XAVIER ORTEGA/SOLENT/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

A quoi servent les taches des girafes ? Ces motifs sont-ils héréditaires ? Une équipe de chercheurs a apporté des éléments de réponse à ces questions dans une nouvelle étude parue dans le journal scientifique PeerJ.

Un long cou, des taches dispersées sur le corps : il n’en faut souvent pas plus pour distinguer une girafe d’un autre animal. Mais à l’instar des rayures du zèbre, il reste difficile d’expliquer les variations de ces motifs ainsi que leur utilité. Selon une étude parue le 2 octobre 2018 dansPeerJ, ces taches seraient particulièrement importantes pour la survie et certaines de leurs caractéristiques seraient génétiques.

Une survie accrue grâce à des motifs spécifiques

Les motifs présents sur le corps des animaux et notamment des mammifères, peuvent jouer plusieurs rôles : la régulation de la chaleur corporelle, le camouflage ou encore la reconnaissance entre congénères. Bien souvent, ils influencent la survie de l’animal et/ ou sa reproduction. Soutenus par l’Université de Pennsylvanie, trois chercheurs ont photographié des girafons Masaï (Giraffa camelopardalis tippelskirchii) en Afrique et ont évalué leur survie. Première constatation : la forme des taches et leur taille joue un rôle dans la survie de l’animal. Les girafons arborant des taches plus larges (et donc moins nombreuses) et dont les contours sont moins lisses ont plus de chances de survivre durant les premiers mois de leur vie.

« Il est possible que ces caractéristiques favorisent le camouflage de ces girafons dans la végétation », supposent les chercheurs.

Sur 11 caractéristiques, 2 sont transmises par la mère

Cette étude a également permis de valider une hypothèse vieille de 50 ans.

 « Le Dr Anne Innis Dagg – la pionnière des recherches de terrain sur les girafes en Afrique – a montré en 1968 que la forme, le nombre, les zones et la couleur des taches des girafes peuvent être hérités mais son analyse provenait une petite population vivant dans un zoo, explique dans un communiqué Monica Bond, co-auteure de l’étude. Nous avons utilisé sur des girafes sauvages des moyens modernes d’imagerie et des techniques d’analyse pour confirmer ses conclusions ».

En photographiant les robes des girafes et en comparant celles des petits à celles de leur mère grâce à un logiciel, les chercheurs ont noté que deux caractéristiques sur 11 semblent héritées : la circularité (taches sphériques ou plus elliptiques) et la forme des contours (lisses ou dentelés). Cependant, il leur a été impossible de confirmer la transmission de la couleur à cause des variations de luminosité entre les photos.

Comparaison de la forme des taches des mères (à gauche) avec celle des girafons (à droite) © PeerJ / DE Lee

Ces motifs ne changeant pas avec l’âge, ils pourraient être d’excellent moyen d’identification des animaux et pourquoi pas, permettre de supposer des liens de parenté entre eux. En outre, étudier ces taches permettra peut être un jour de comprendre pourquoi et comment ces formes complexes ont évolué sur leur corps.

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La pollution lumineuse, alliée du virus du Nil occidental


On sait que la pollution lumineuse affecte autant l’humain que les animaux.D’après certaines études cette pollution aurait aussi un impact sur l’évolution du virus du Nil en plus des changements climatiques en Amérique du Nord.. Les oiseaux aussi en souffrent car cette même pollution les rends moins résistants à ce virus
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La pollution lumineuse, alliée du virus du Nil occidental

 Image de la terre la nuit composée de plus de 400 images satellites qui montre bien les lumières diffusées par les grands centres urbains de la planète. Elle est utilisée par les chercheurs de la NASA pour étudier les températures autour des zones urbaines.

Image de la Terre la nuit composée de plus de 400 photos satellites qui montre bien les lumières diffusées par les grands centres urbains de la planète. Photo : NASA

Les nombreux lampadaires des grandes villes auraient une part de responsabilité dans l’expansion du virus du Nil occidental au début des années 2000. C’est ce qu’indiquent les résultats obtenus par une équipe de chercheurs américains, selon lesquels la pollution lumineuse a un rôle à jouer dans la progression rapide de certains virus.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les maladies transmises par des piqûres d’insectes sont un fléau de plus en plus important, surtout dans le contexte des changements climatiques qui favorisent la survie, l’activité et la reproduction de plusieurs espèces d’insectes qui transportent ces microbes ou ces parasites.

Toutefois, ces maladies ne se limitent pas à une transmission des insectes aux humains : plusieurs virus utilisent d’autres animaux comme réservoirs au cours de leur cycle de reproduction.

Des chercheurs commencent à constater que l’état de santé des animaux eux-mêmes, souvent mis à mal par les activités humaines, peut avoir une grande influence sur la progression de ces maladies, qui seront par la suite retransmises aux humains.

C’est ce que laissent entendre les résultats obtenus par une équipe de l’Université de Floride du Sud, à Tampa, qui a fait un lien entre la progression du virus du Nil occidental à travers les États-Unis et l’effet de la pollution lumineuse sur les oiseaux.

Autre époque, mêmes peurs

Remontons un peu dans le temps. En 1999, presque 20 ans avant la panique provoquée par le virus Zika, le virus du Nil faisait son apparition en Occident.

Ce dernier, découvert en Afrique en 1937, est transmis par les piqûres de moustiques. Dans la vaste majorité des cas, une personne infectée n’aura aucun symptôme ou ressentira quelque chose de semblable à une grippe.

Toutefois, dans de rares cas, les personnes atteintes développent des méningites particulièrement graves. Jusqu’à maintenant, 2000 personnes en sont mortes en Amérique du Nord.

Il n’y a pas que les humains qui peuvent être infectés par le virus du Nil; les oiseaux y sont aussi particulièrement sensibles. Ces derniers sont morts par milliers à l’arrivée du virus, les principales victimes étant les corneilles, les geais et les pies.

La fin de la nuit

Comment ces chercheurs ont-ils fait un lien entre la progression de ce virus et la pollution lumineuse? C’est en s’appuyant sur l’effet de la lumière sur notre horloge biologique. Elle indique à notre cerveau qu’il est temps de diminuer les hormones de sommeil, comme la mélatonine, et de produire des hormones de stress, comme le cortisol, afin de faire face à la journée.

La vaste majorité des formes de vie ont évolué ainsi de sorte que les activités corporelles s’ajustent à la présence de lumière le jour (ou à l’absence de lumière, dans le cas des animaux nocturnes).

C’est par ce mécanisme que l’exposition à la lumière nocturne peut avoir une influence sur la santé. Un éclairage à des heures inhabituelles modifie notre production hormonale, ce qui affecte notre sommeil, notre l’humeur, notre métabolisme et même notre système immunitaire.

Toutes les formes de vie qui sont exposées à la pollution lumineuse en sont ainsi affectées. Les conséquences sur le système immunitaire ont donc intéressé ces chercheurs, qui ont voulu vérifier l’effet de la pollution lumineuse sur la progression du virus du Nil occidental chez les oiseaux.

Faire la lumière sur l’efficacité de transmission

Pour comprendre, les chercheurs ont infecté 50 moineaux avec le virus du Nil et divisé le groupe en deux, l’un qui passait la nuit dans le noir et l’autre, avec une veilleuse. Dans les deux groupes, la majorité des animaux sont tombés malades dans les mêmes délais et la moitié en sont morts.

À première vue, la lumière ne semblait rien changer. Toutefois, dans le groupe avec la veilleuse, les animaux sont restés infectieux deux fois plus longtemps.

Normalement, quand un oiseau tombe malade, son système immunitaire va combattre le virus et en diminuer la quantité dans le sang. À terme, il n’y aura plus assez de virus pour qu’un moustique, s’il pique l’oiseau, l’attrape et le retransmette. On dit alors que l’oiseau n’est plus infectieux, même s’il est encore malade.

Cependant, les oiseaux exposés à la lumière de nuit sont restés infectieux deux fois plus longtemps que ceux qui ont dormi dans le noir. Cela augmente donc le risque qu’ils contaminent d’autres animaux ou humains et répandent plus rapidement le virus.

Les chercheurs n’ont, par ailleurs, remarqué aucune différence entre les deux groupes en ce qui concerne le niveau de stress et pensent donc que cet effet est causé par l’influence de la pollution lumineuse sur la production de certaines hormones. Il faudra toutefois d’autres études pour confirmer l’effet exact de la lumière sur la transmission des virus.

Cela pourrait avoir des conséquences importantes, car une autre étude, publiée en novembre dernier, a montré que la pollution lumineuse a augmenté de 2 % par an partout sur Terre entre 2012 et 2016.

Mieux connaître l’impact de notre utilisation intensive de lumière dès maintenant pourrait éviter de futurs problèmes de santé publique.

Les résultats de cette étude de l’équipe de l’Université de Floride du Sud ont été présentés au début du mois de janvier au congrès annuel de la Société pour une biologie intégrative et comparative, à San Francisco.

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Des chauves-souris vampires boivent du sang humain


Les chauves-souris vampires semblent être capables de s’adapter si elles n’ont pas le sang de certains animaux qui sont généralement dans son menu. Grâce à certaines études, ils ont découvert du sang humain. Ce qui complique les choses, car elles peuvent transmettre des virus à l’être humain
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Des chauves-souris vampires boivent du sang humain

 

Des chauves-souris vampires boivent du sang humain

Les vampires attaquent les humains au Brésil.Capture d’écran Gentside Découverte

Et si des vampires menaçaient les humains? Non, pas ces êtres ténébreux, séduisants mystérieux et inaccessibles (sauf pour la fille timide, introvertie à la vie difficile dont les parents sont divorcés) dont on nous inonde depuis quelques temps au cinéma. Des créatures bel et bien réelles qui s’abreuveraient de sang humain.

Des chauves-souris vampires que l’on pensait se nourrir uniquement de sang d’oiseaux auraient pour la première fois commencé à boire du sang humain. Avec tous les risques pour la santé que cela implique. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’Université fédérale du Pernambouc au Brésil.

Pour en arriver là, les scientifiques se sont basés sur une analyse de 70 échantillons de matières fécales provenant d’une colonie de chauves-souris hématophages: des Vampires à  pattes velues, Diphylla ecaudata, qui vivent dans le parc national de Catimbau au nord-est du pays.

LE SANG HUMAIN EST À PRÉSENT AU MENU

Les conclusions de l’étude indiquent que 3 échantillons sur les 15 dont les scientifiques ont réussi à extraire l’ADN, contiennent des traces de sang humain.

«Nous sommes assez surpris», explique au New Scientist Enrico Bernard, auteur de la publication. «Cette espèce n’est pas adaptée pour se nourrir de sang des mammifères».

Les vampires à pattes velues ciblent généralement de grands oiseaux pendant la nuit. Ils sont ainsi adaptés pour ingérer du sang riche en graisse, comme celui des oiseaux, contrairement au sang épais et protéiné des mammifères. Une cuillerée de sang d’un seul animal est suffisant pour satisfaire une chauve-souris le temps d’un repas.

L’autre fait qui rend cette découverte encore plus surprenante: des expériences antérieures ont montré que lorsque les chauves-souris n’avaient à disposition que du sang de porc et de chèvre, elles préféraient mourir de faim plutôt que de se nourrir de ces seuls sangs disponibles. Alors comment les chauves-souris du parc brésilien en sont-elles arrivées à  se nourrir de l’Homme?

DES VAMPIRES QUI S’ADAPTENT

L’installation de familles humaines dans le parc et la disparition des proies habituelles de ces prédatrices à cause de la déforestation font partie des possibles explications à ce changement de comportement.

Outre le sang humain, les chercheurs ont aussi trouvé des traces de sang de poules, communément élevées dans des fermes de la région.

«Les vampires s’adaptent à leur environnement et exploitent les nouvelles ressources», affirme Enrico Bernard. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’un changement de comportement est observé chez des vampires.

Une étude publiée en 2016 a révélé que dans une situation similaire, une autre espèce originaire d’Amérique centrale et du sud, des vampires communs (Desmodus rotundus), avait été aperçue se nourrissant de cochons sauvages invasifs. Avec les Vampires à pattes velues, ces changements sont plus inquiétants parce qu’ils impliquent des risques pour la santé humaine.

UN RISQUE DE TRANSMISSION DE MALADIES

La rage est l’une des maladies majoritairement transmises par l’espèce dans cette région. Mais il n’est pas exclu qu’elle porte aussi d’autres micro-organismes dangereux.

«Des travaux antérieurs ont révélé que l’espèce porte le hantavirus», un virus qui peut causer une maladie respiratoire mortelle chez l’homme, selon Daniel Becker qui étudie les vampires dans le paysage agricole à l’Université de Géorgie aux États-Unis.

Ce spécialiste appelle ainsi à étudier les maladies infectieuses portées par l’espèce. Plus de connaissances sur la façon dont les chauves-souris attaquent les humains permettront également d’évaluer les risques pour la santé publique. Enrico Bernard et son équipe soupçonnent qu’elles entrent dans les chambres à travers des trous dans les toits, par les fenêtres, ou qu’elles ciblent des personnes dormant à la belle étoile.

Pour en savoir plus, l’équipe a commencé à réaliser des visites chez les résidents proches du parc.

«Nous voulons savoir à quelle fréquence mordent [les vampires], quand et comment», conclut Enrico Bernard.

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Oui, les caries sont contagieuses!


C’est important de faire soigner ses caries surtout qu’ils peuvent se transmettre à cause d’une bactérie. Et les enfants sont souvent sujets aux caries dentaires à cause du sucre, mais peuvent aussi être contaminée par les adultes
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Oui, les caries sont contagieuses!

Oui, les caries sont contagieuses!

Ouch! Qui est le coupable?Photo Fotolia

Faites attention à qui vous embrassez! Ça devrait aller de soi, encore plus lorsqu’on apprend que les bactéries qui causent les caries sont transmises d’une personne à l’autre, un peu comme on se partage une vilaine gastro ou une grippe.

Les caries dentaires surviennent lorsque certains types de bactéries transforment le sucre présent sur les dents en acide. Ce dernier déminéralise les couches protectrices de la dent: l’émail, la dentine, le cément. C’est alors qu’un trou peut apparaître et l’infection se propager à l’intérieur de la dent.

Les bactéries de type Streptococcus mutans sont les plus susceptibles de causer des caries, selon le Dr Eugene Gambler, un spécialiste dentaire britannique interrogé par Medical Daily.

Une étude australienne avait démontré en 2008 révélait que dès l’âge de deux ans, près de 80 % des bambins avaient été infectés à cette bactérie. Ils avaient donc plus de risques de développer des caries.

Chez les jeunes enfants, les parents sont souvent la source de l’infection. Ils peuvent transmettre des bactéries de leur bouche à celle de leur bébé en partageant des ustensiles, par exemple, mais aussi en éternuant ou en embrassant.

Alors si les conseil général de limiter la consommation de sucres est impératif pour éviter de nourrir les vilaines bactéries, des précautions hygiéniques peuvent également aider à limiter la transmission de celles-ci, particulièrement chez les jeunes parents.

Ils peuvent notamment porter attention à ce qu’ils mettent dans leur bouche, pour ne pas que cela se retrouve dans celle de leur progéniture. Ou ne pas les embrasser sur la bouche.

Mais, presque inévitablement, il faudra amener un jour le petit chez le dentiste, car les caries sont les maladies infectieuses les plus répandues chez les enfants.

Et évidemment, le brossage des dents régulier est essentiel!

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Grippe aviaire : un cas inédit de transmission du chat à l’Homme


Un rare cas de transmission de grippe aviaire à été transmis dans un refuge à New-York d’un chat à l’homme. Heureusement en plus de sa rareté, les symptômes sont légers
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Grippe aviaire : un cas inédit de transmission du chat à l’Homme

 

 
Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

 

Pour la première fois, les autorités sanitaires de New York annoncent qu’une souche rare de grippe aviaire (H7N2) a été transmise du chat à l’Homme. Ce virus faiblement pathogène infecte une centaine de chats dans des refuges new-yorkais.

Depuis la semaine dernière, plus d’une centaine de chats ont été testés positifs au virus H7N2 dans des refuges de New York. C’est dans ce contexte que les autorités sanitaires de la ville ont présenté dans un communiqué le premier cas connu d’un humain qui ait contracté cette souche de grippe influenza A après avoir été exposé à un chat infecté. Un des vétérinaires d’un refuge de Manhattan, où au moins 45 chats ont été infectés, y aurait attrapé le virus.

Sur 350 personnes testées, entre les professionnels travaillant au refuge et les particuliers qui ont adopté des chats, c’était le seul cas confirmé. Le risque d’infection pour cette personne était élevé en raison de son exposition prolongée aux sécrétions respiratoires des animaux malades. Il y a eu deux autres cas précédemment de virus H7N2 transmis à l’Homme aux États-Unis : en 2002 pendant une épidémie chez des dindes et des poulets et un autre cas en 2003.

Le risque de transmission du virus à l’Homme est faible

D’après Science alert, cette souche rare de grippe aviaire n’est pas très virulente. Le vétérinaire n’a eu que des symptômes légers et s’est rétabli.

Il n’y aurait pas de cas connus de transmission du virus H7N2 d’Homme à Homme. Le virus se transmettrait rapidement de chat à chat. Il aurait également été transmis de l’oiseau au chat. Le vaccin contre la grippe saisonnière ne protège pas contre ce virus. Les autorités assurent que le risque de transmission d’un chat à son propriétaire est extrêmement faible.

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Certains virus font la différence entre hommes et femmes


Des virus intelligents qui se permettent de prendre des stratégies différentes si c’est un homme ou une femme
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Certains virus font la différence entre hommes et femmes

Certains virus font la différence entre hommes et femmes

Pour des raisons stratégiques de transmission, certains virus seraient capables de s’adapter au sexe de la personne infectée et de se développer différemment.

La communauté scientifique sait que les différences entre les systèmes immunitaires des hommes et des femmes provoquent des réactions distinctes face à la maladie. Mais d’après une étudepubliée par la revue Nature Communications, les virus eux-mêmes ont évolué pour affecter différemment les sexes.

Les auteurs de ces travaux, Francisco Úbeda et Vincent Jansen de l’École des sciences biologiques de l’université Royal Holloway au Royaume-Uni, ont observé une évolution particulière chez certains virus. Ils seraient capables de s’adapter pour provoquer une maladie moins grave et moins létale chez les femmes que chez les hommes dans le but de mieux se propager. En effet, la grossesse, l’accouchement et l’allaitement sont d’excellents moyens pour transmettre une maladie infectieuse.

Une stratégie de propagation

Les scientifiques se sont intéressés au virus HTLV-1, capable de provoquer une leucémie chez les personnes infectées. Il touche actuellement entre 10 et 20 millions de personnes dans le monde et se transmet par voie sexuelle et par le sang. D’après leurs observations, les variations de l’infection par ce virus et la forme de leucémie qu’il induit dans différentes populations s’expliquent par cette stratégie de propagation via le sexe féminin.

Aux Caraïbes, le virus provoque la même réaction chez les hommes et les femmes, tandis qu’au Japon, il touche plus de femmes. Dans ce pays, une proportion plus élevée de mères allaitent leurs enfants et le font plus longtemps par rapport aux femmes des Caraïbes. L’infection a donc 2 à 3 fois plus de possibilités d’être transmise et de faire des victimes chez les Japonais que chez les Japonaises. 

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Rhume : pas besoin de prendre des médicaments


En période de froid, il est plus facile de contracter un rhume et ce même si nous faisons attention. Alors quand le rhume nous a pris au piège, mieux vaut l’endurer. En effet que nous prenons ou pas des médicaments, elle dura le même temps. Cependant, rien n’empêche de prendre un bon bouillon de poulet ou se faire une tasse infusée de gingembre râpée, zeste et jus de citron avec un peu de miel, c’est réconfortant
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Rhume : pas besoin de prendre des médicaments

 

Rhume : pas besoin de prendre des médicaments

par Agathe Mayer

En cas de rhume, il ne serait pas nécessaire de prendre des médicaments, selon la revue médicale Prescrire. Car aucun traitement ne raccourcit la durée de cette pathologie. En revanche, éviter au maximum la transmission du virus est essentiel.

Aucun médicament ne réduit la durée d’un rhume qui évolue généralement entre 1 et 2 semaines. En cas de maux de tête, de gorge ou de fièvre, les malades et les femmes enceintes peuvent prendre du paracétamol. En revanche, certains traitements sont à éviter.

La revue Prescrire de décembre 2014 rappelle que :

-les décongestionnants vasoconstricteurs par voie nasale ou orale provoquent des effets indésirables neuropsychiques et cardiovasculaires ;

– les antibactériens et antiseptiques par voie nasale provoquent des irritations et des allergies ;

-les antitussifs opioïdes (codéine, etc.), et les expectorants mucolytiques (qui fluidifient les mucus), exposent à divers effets indésirables (réactions allergiques ou troubles digestifs)

La revue souligne également que les solutions nasales en spray exposent les nourrissons à des fausses routes et à des arrêts cardiorespiratoires réflexes.

Les gestes anti-rhume

Pour lutter contre les infections hivernales, il faut surtout aider l’organisme à se battre contre le virus en faisant le plein de vitamine C. Il est donc essentiel de consommer au moins 5 fruits et légumes au cours de la journée, parmi lesquels des oranges, du chou, des kiwis ou des fruits rouges (ce qui permet d’atteindre l’apport journalier recommandé de 110 mg).

Pour se protéger du rhume, il est important de se laver le nez. Une pulvérisation de solution nasale à base d’eau de mer dans les narines nettoie la muqueuse et permet d’épurer l’air inspiré avant qu’il n’atteigne les poumons. Un véritable geste de prévention en période d’apparition des virus.

Limiter les risques de transmission

D’origine virale, le rhume se transmet par les éternuements, la toux ou par contact. Il passe directement d’une personne à l’autre par les mains ou par l’intermédiaire des poignées de porte, des claviers d’ordinateur, des téléphones…

Comme il existe plus de 200 virus responsables du rhume, il est impossible d’être totalement immunisé. Il est donc important de limiter les risques de transmission en se lavant régulièrement les mains, en jetant systématiquement les mouchoirs et en se protégeant à chaque éternuement et quinte de toux.

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Souvenirs d’enfance


Est que l’ère d’Internet pourrait changer la transmission de notre propre patrimoine aux plus jeunes ? Je ne sais pas, je ne crois pas, a cause qu’il y a les émotions du moments qui seraient difficile a transmettre
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Souvenirs d’enfance

 

 

Les souvenirs de notre propre enfance ne sont fait que d’instants sublimés qui constitue un véritable patrimoine personnel et intime, bien difficile à transmettre aux plus jeunes.

Pierre Szalowski

Grippe «d’homme» ou «saisonnière»?


Le spectre de la grippe est toujours présente surtout en hiver et aux changements de saisons .. Car nous sommes plus confinée dans des endroits clos, les pièces moins aéré que les grippes cherchant un hôte accueillant a vite trouver une maison …
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Grippe «d’homme» ou «saisonnière»?

 

Grippe  «d'homme» ou «saisonnière»?

La grippe saisonnière frappe généralement entre la fin de l’automne et la fin de février, tandis que la grippe pandémique implique un nouveau virus. Pour ce qui est de la grippe dite «d’homme», elle pourrait n’affecter que les personnes de sexe masculin. Quoique personne ne l’a confirmé!

Photothèque Le Soleil

Jean-François Cliche
Le Soleil

(Québec) «Qu’est-ce que la grippe « saisonnière »? Pourquoi n’y a-t-il presque pas de grippe l’été? Est-ce parce que le virus de la grippe ne se développe qu’avec l’arrivée du froid? Souffre-t-on de la grippe en Haïti ou dans les autres pays chauds?» demande Christiane Baril, de Québec.

On parle de grippe saisonnière parce qu’elle frappe généralement entre la fin de l’automne et la fin de février, mais on aurait tout aussi bien pu l’appeler «grippe ordinaire» ou «commune», car son opposé n’est pas la «grippe désaisonnalisée» – n’en déplaise aux économistes -, mais bien la grippe pandémique. La saisonnière porte d’ailleurs aussi le nom de grippe épidémique.

«La grippe pandémique, normalement, ça implique qu’il y a un nouveau sous-type de virus qui infecte une population donnée, qui n’a pas d’anticorps pour se défendre. Et, deuxième condition, il faut que ce sous-type de virus soit hautement transmissible entre humains», explique le Dr Guy Boivin, infectiologue de l’Université Laval et spécialiste de l’influenza, le virus qui cause la grippe.

(Petite parenthèse: le Dr Boivin ne nous l’a pas dit explicitement, ni même implicitement d’ailleurs, mais on croit comprendre ici que la «grippe d’homme» est une grippe pandémique qui n’affecte qu’une seule personne, de sexe masculin il va sans dire. À moins qu’une pandémie ne soit une grippe d’homme qui est parvenue à se multipler… Enfin, revenons aux choses sérieuses.)

Trois types d’influenza

Il y a trois grands types d’influenza, simplement nommés A, B et C. Ce dernier étant rare, ce sont habituellement les deux autres qui causent la grippe (saisonnière ou pandémique), et c’est le type A, parce qu’il mute plus rapidement, qui a le plus grand potentiel épidémique.

Pour leur part, les «sous-types» auxquels le Dr Boivin fait référence sont déterminés par des protéines logées sur l’enveloppe des virus. On en trouve deux sortes: les hémagglutinines et les neuraminidases – les fameuses lettres H et N que l’on utilise parfois pour nommer des grippes.

Qu’est-ce que ces protéines font là? L’hémagglutinine se fixe sur un récepteur (une sorte de sucre) à la surface des cellules de nos poumons et sert de «clé» au virus pour entrer dans la cellule. Une fois à l’intérieur, le virus prend le contrôle de la cellule et la contraint à produire d’autres virus qui, pour ressortir, auront besoin d’une autre «clé», la neuraminidase. Il existe 16 sortes d’hémagglutinine, désignées simplement de H1 à H16, et neuf sortes de neuraminidase, N1 à N9, mais ces protéines ne sont pas toutes capables d’agir efficacement sur les récepteurs des cellules de poumons humains – seules H1, H2, H3 ainsi que N1 et N2 le peuvent.

Habituellement, la «grippe saisonnière» dont on parle au singulier est en fait un mélange de souches particulières d’influenza B, de A (H1N1) et de A (H3N2). Ce sont d’ailleurs celles-ci que visent les vaccins saisonniers, et ce, depuis des années – même avant l’éclosion de la «grippe porcine» en 2009, que l’on nommait A (H1N1).

Alors comment cette dernière a-t-elle pu être déclarée pandémique, même si le sous-type A (H1N1) était présent auparavant, et même banal?

D’abord, comme l’explique le Dr Boivin, «l’hémagglutinine [cible habituelle des vaccins et des anticorps] est une protéine qui se replie sur elle-même, alors ce sont surtout les parties en surface que notre système immunitaire « voit » et attaque. Et ce sont ces parties-là de la protéine qui mutent le plus rapidement pour contourner nos défenses».

L’intérieur de la protéine repliée mute beaucoup plus lentement, mais nos anticorps n’y ont pas accès. Cela explique pourquoi un même sous-type peut nous infecter année après année.

A (H1N1) et la grippe espagnole

Dans le cas de A (H1N1), il s’agit d’un sous-type apparu avec la pandémie de grippe espagnole de 1918. Une partie des virus sont restés dans la population humaine depuis lors, et nos défenses naturelles ont eu amplement le temps de s’y faire. Cependant, poursuit le Dr Boivin, certains des virus A (H1N1) du début du XXe siècle ont muté pour infecter des porcs, espèce dans laquelle ils ont continué d’évoluer pendant des années, voire des décennies avant de muter une fois de plus, en 2009, pour repasser chez l’humain. Et après tout ce temps, dit le Dr Boivin, cette souche de A (H1N1) – son nom complet est: A/California/7/2009(H1N1), ce qui signifie «souche de A (H1N1) identifiée pour la première fois en Californie, septième lignée de 2009» – avait beaucoup changé.

«Si on voulait être puriste, dit le Dr Boivin, on ne pourrait pas dire que la grippe de 2009 était pandémique, parce que le sous-type A (H1N1) était déjà là, mais c’était quand même un virus porcin pas mal différent de ce qui circulait chez les humains. […] On sait maintenant que la grippe de 2009 équivalait à une bonne épidémie.»

Ceci dit, y a-t-il de la grippe dans les «pays chauds»? Et pourquoi l’influenza frappe-t-elle nos latitudes quand il fait froid?

«On n’a pas de réponse complète à ces questions-là, dit le Dr Boivin. On sait par des études en laboratoire que le virus survit mieux par des températures froides et sèches. On sait aussi qu’en hiver, les gens passent plus de temps à l’intérieur, ce qui augmente la promiscuité et les chances de transmission.

«Mais ça n’explique pas tout : il y a de la grippe à l’année longue dans les zones tropicales.»

On a d’ailleurs longtemps cru que l’Asie du Sud-Est et de l’Est agissait comme une sorte de «camp de base» pour l’influenza, parce que cette région est la plus peuplée du monde – près du tiers de l’humanité y vit – et qu’on y trouve plusieurs mégapoles où le virus peut se transmettre facilement, quelle que soit la saison.

Une étude parue l’automne dernier dans les Proceedings of the National Academy of Science a cependant montré que la grippe est un «virus sans domicile fixe». Ses auteurs ont analysé 105 génomes de A(H3N2) de Hong Kong et 75 autres prélevés dans sept régions – New York, Europe, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Hong Kong et Asie du Sud-Est – entre 2003 et 2006 et ont constaté que «les épidémies annuelles ne sont pas parties d’un endroit unique».

Mais il reste quand même, nuance le Dr Boivin, que les chances sont plus grandes pour que les épidémies partent d’Asie pour les raisons énumérées plus haut.

Autres sources

» Justin Bahl et al. «Temporally structured metapopulation dynamics and persistence of influenza A(H3N2) virus in humans», PNAS, 2011.

» Comité consultatif national sur l’immunisation, Déclaration sur la vaccination antigrippale pour la saison 2008-2009, 2008

http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/08vol34/acs-3/index-

fra.php

» Center for Disease Control, Seasonal Flu, 2012, http://www.cdc.gov/flu/

http://www.cyberpresse.ca