Pour un instant


Ah l’amour !!! Un ami avait une peine d’amour, après une grande discussion sur sa tristesse, ce poème a suivi A noter que quand j’écris des souffrances provenant d’amis, je le met presque toujours a la première personne sans pour autant vivre la même chose
Nuage

Pour un instant

Amour d’un instant de doux plaisirs
Sombre soudain dans les ténèbres sans avertir
Emportant comme un coup de vent tous les espoirs
Ma romance n’est maintenant qu’illusoire

Vite, lumière éclaire-moi, j’ai peur de ce noir
Lance-moi une bouée avant que je me noie
Que ma vie, je puisse revivre sans cette transe
Oubliant une partie de mon existence

Soyez patients amis
Laissez moi vivre ma peine, mes soucis
Toucher le fond des abîmes que je ne puis détourner
Peut-être  es-ce mon purgatoire que je ne peux éviter

Soyez patients amis
Je resterais blessé oui mais grandi
Car n’ayez de craintes, je me relèverai
Pour vaincre cette nuit noire, oui je me relèverai

Rachel Hubert (Nuage)
25 Octobre 2000

Transe


J’avais écrit ce poème lors d’une nuit d’insomnie assisse dans la noirceur sur une chaise berçante ayant une faible lumière pour laisser aller la plume ..
Nuage

Transe

Seul enfin loin des cris
Je n’entends que les craquements du bois
Je m’envole loin dans un rêve sans bris
Parcourir l’être intérieur en moi

Je partage ce calme parmi les âmes
Qui chuchotent doucement
Laissant tout pour les suivre sans drame
Bercé par des illusions du moment

Je ne ressens ni joie ni peine
Simplement une tiédeur qui m’envahit
Humant une parcelle de la mort dans mes veines
Qui s’approche à pas feutrée dans la nuit

Dois je lutter contre cette fatalité?
Qu’un jour on viendra me prendre
Vers ce tunnel noir et ce sans alliés
Cherchant en vain à qui je dois me rendre

Je ne sais pas
Perdu dans mes espoirs
Qui m’ont trahi avec ses rats
J’abandonne ces lois
   
Plaisir et sérénité
Ne sont que mensonges
Je n’ai qu’un refuge, la nuit étoilée
Car la vie me ronge

Oh! Comme j’aimerais être la haut
Regarder en bas et pleurer
Devant l’indifférence des sots
Mes larmes ne seraient que pour les mal-aimés

Mais ce soir…
Les âmes quittent mon intérieur
A la conquête de la nuit noire
Me laissant seul avec mes peurs

Je retrouve le vide que je voulais battre
Éveillée par le même silence
Voyant mon corps blessé, sans combattre
Je reviens à l’amer réalité de faïence

Rachel Hubert (Nuage)
5 Juin 2000