La grande tragédie de la vie


Vivre sans vivre n’a pas vraiment d’intérêt, c’est pourquoi, qu’il faut trouver des défis à relever, bien s’entourer pour continuer à rire de bon coeur
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La grande tragédie de la vie


La grande tragédie de la vie n’est pas la mort.
C’est arrêter de rire, d’aimer, de rêver. C’est ce que nous laissons mourir en nous alors que nous sommes en vie.


Inconnu

Pourquoi nous avons plus de compassion pour un enfant que pour des millions de réfugiés


Le comportement humain est parfois étrange mais explicable. Imaginez, des millions de réfugiés semblent ne pas trop nous affecter, mais montré un enfant mort ou victime d’un terrible drame, nous fait réalisé avec horreur ce que peuvent vivre ses gens, malheureusement, ce sentiment de compassion ne dure pas très longtemps, jusqu’à temps que les médias puisse trouver un enfant avec une expression qui devient un symbole de la misère
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Pourquoi nous avons plus de compassion pour un enfant que pour des millions de réfugiés

 

Des Syriens fuyant Alep à la frontière turque, au nord de la Syrie, le 5 février 2016.
BULENT KILIC / AFP

Des Syriens fuyant Alep à la frontière turque, au nord de la Syrie, le 5 février 2016. BULENT KILIC / AFP

Repéré par Diane Frances 2

Repéré sur Vox

Pour Paul Slovic, psychologue et chercheur, c’est le «psychic numbing», la difficulté de se représenter la réalité des grands nombres, qui explique que plus le nombre de victimes d’une tragédie augmente, plus notre empathie et notre volonté d’aider diminuent.

Il y a actuellement 65,3 millions de réfugiés à travers le monde, selon le dernier rapport des Nations unies. Pensez à ce nombre: 65,3 millions. Pouvez-vous seulement l’imaginer? Vous pouvez le rapporter à la population française (66,9 millions d’habitants) et en déduire que ça correspond à une foule immense. Ou bien l’associer au fait que jamais, de toute l’histoire de l’humanité, il n’y a eu autant de réfugiés et de demandeurs d’asile que maintenant, pour en venir à la même conclusion. Mais vous représenter mentalement 65.300.000 personnes, c’est impossible. Ce n’est qu’une abstraction.

Les recherches de Paul Slovic, psychologue à l’Université de l’Oregon, tentent de lever le voile sur une question qu’il se pose depuis des décennies:

«Pourquoi le monde ignore-t-il souvent les atrocités et souffrances de masse?»

L’une des réponses est la suivante: l’esprit humain a du mal à concevoir des millions d’individus, et donc à éprouver de l’empathie pour eux. C’est ce que le chercheur a appelé «psychic numbing», que l’on pourrait traduire par «paralysie psychique par les nombres». Lorsque le nombre de victimes d’une tragédie augmente, notre empathie et notre volonté d’aider diminuent considérablement.

«On a l’impression que la différence entre 0 dollar et 100 dollars est plus grande qu’entre 100 et 200 dollars, énonce le scientifique lors d’un long entretien avec un journaliste de Vox, Brian Resnick. Si vous prenez 5.800 et 5.900 dollars, ça semble être la même chose. Pourtant, il y a bien 100 dollars d’écart. J’en ai parlé avec Amos Tversky [spécialisé en psychologie cognitive et mathématique, ndlr] et nous nous sommes demandé si ce phénomène s’appliquait à la vie. On a tous deux pensé que c’était le cas. Ça signifie que nous n’attribuons pas de valeur constante à la vie humaine, et que la valeur d’une seule vie diminue dans le contexte d’une tragédie plus vaste.»

Les histoires particulières comme celle d’Aylan attirent l’attention sur un problème plus large

Le «psychic numbing» explique, par exemples, pourquoi six Américains sur dix se prononcent en faveur du décret anti-immigration de Trump, ou pourquoi les gens se mobilisent massivement en donnant de l’argent aux parents pauvres d’un enfant qui a besoin de se faire opérer, et dont l’histoire est relayée par les médias.

En ce qui concerne les réfugiés, Paul Slovic a mené une étude sur Aylan Kurdi, le petit Syrien noyé dont la photo a fait le tour du monde au début du mois de septembre 2015. À ce moment-là, la guerre en Syrie faisait rage depuis plus de quatre ans et avait déjà tué près de 300.000 personnes. L’intérêt pour cette catastrophe était moindre, jusqu’à la diffusion de la photographie du corps inerte d’un enfant sur une plage.

«Les gens se sont soudainement intéressés à la guerre syrienne et aux réfugiés, alors que l’attention qu’ils portaient aux centaines de milliers de morts était faible en comparaison. (…) Les histoires singulières et les photos d’un seul individu peuvent avoir un effet pendant un certain temps. Elles captent notre attention, nous permettent d’appréhender la réalité à une échelle telle qu’on puisse la comprendre et s’y connecter émotionnellement.»

Mais cet intérêt s’avère, le plus souvent, aussi soudain qu’éphémère.

 Dans le cas de la photo d’Aylan, «il est resté élevé durant un mois environ puis s’est de nouveau effondré», déclare Paul Slovic, qui le prouve avec les chiffres des recherches des termes «Syria», «refugees» et «Aylan» sur Google

 

http://www.slate.fr/

La tragédie des 100 000 enfants envoyés de force au Canada


    Une enquête publique au Royaume-Uni sur les 100 000 enfants envoyés de force au Canada et d’autres enfants ont connu le même sort un peu partout dans le monde, après la Deuxième Guerre Mondiale. Leur crime était la pauvreté, et ou être orphelin. La majorité des enfants ont subi des sévices psychologiques, physiques et sexuels. En ce temps-là, le gouvernement britannique et Canadien, avaient fermé les yeux devant cette abomination …
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ENQUÊTE PUBLIQUE AU ROYAUME-UNI

La tragédie des 100 000 enfants envoyés de force au Canada

 

Plus de 100 000 enfants pauvres anglais ont été envoyés de force au Canada de la fin de XIXe siècle jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. Souvent traités comme des esclaves, ils ont souffert d’agressions et de violences sexuelles, rappelle une enquête qui vient de s’ouvrir cette semaine au Royaume-Uni.

NICOLAS BÉRUBÉLA PRESSE

FAIT MAL CONNU

Ils étaient des enfants de familles pauvres, des enfants de la rue et des orphelins. Dans la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu’au milieu du XXe siècle, le gouvernement anglais a décidé de les envoyer, souvent de force, aux quatre coins de l’Empire britannique, où ils pourraient travailler. Plus de 100 000 enfants non accompagnés ont ainsi « émigré » dans des fermes canadiennes, dont plus de 8000 au Québec.

« Pour la quasi-totalité, ils ont travaillé dans des champs, dans des conditions d’esclavagisme », explique Lori Oschefski, présidente de l’Association canadienne des « Home Children » anglais. « Les agressions physiques, psychologiques et sexuelles qu’ils ont subies étaient courantes et sont bien documentées. »

LE GOUVERNEMENT A FERMÉ LES YEUX

Les enfants ne recevaient souvent aucune éducation et habitaient à l’écart de la maison familiale de la ferme.

« À cette époque, la pauvreté était vue comme une maladie infectieuse, alors ces enfants étaient souvent isolés, dit Mme Oschefski. Certains dormaient dans des granges non chauffées, même durant l’hiver. Les enfants étaient transportés d’une ferme à l’autre, ils pouvaient déménager des dizaines de fois. Ma tante Mary était une de ces enfants. Elle a été battue, fouettée, violée. Elle a donné naissance à un enfant mort-né à l’âge de 14 ans. Quand ma tante est morte, on pouvait encore voir les cicatrices des coups de fouet sur son dos. »

LOI DU SILENCE

Au début du programme, ces histoires étaient peu connues.

 « Mais durant les années 1890, le gouvernement britannique et le gouvernement canadien savaient que le programme envoyait les enfants dans une vie de misère et d’abus, et ils ont continué à le soutenir », dit Lori Oschefski.

Cette semaine, le gouvernement britannique a lancé une enquête publique sur les enfants qui ont émigré de force, un phénomène qui a continué jusqu’en 1974, notamment en Australie. David Hill, qui a été envoyé de force et violé en Australie à l’âge de 12 ans, a témoigné qu’il voulait que les responsables soient « nommés sur la place publique ». Ce mois-ci, la Chambre des communes à Ottawa a reconnu « la souffrance et l’abus » des enfants qui ont émigré de force au Canada. Mme Oschefski aimerait désormais entendre le premier ministre Trudeau s’excuser au nom du Canada auprès des familles de ces enfants.

GILLES DUCEPPE, PETIT-FILS D’ENFANT ÉMIGRÉ

Des enfants émigrés ont éventuellement eu des familles, et leurs descendants sont nombreux au pays. Parmi eux, l’ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, dont le grand-père paternel, John James Rowley, est arrivé à Montréal en 1906.

John James Rowley, grand-père de Gilles Duceppe

« Mon grand-père a été chanceux, car il a été adopté par une bonne famille, qui voulait un enfant, à Saint-Benoît-du-Lac. Personne ne parlait anglais, alors mon grand-père allait parler avec les autochtones de la réserve de Kanesatake. »

La pièce Ne m’oublie pas, actuellement présentée au Théâtre Jean-Duceppe, salle nommée en l’honneur du père de Gilles Duceppe, raconte justement l’histoire d’un « Home Child » envoyé en Australie. M. Duceppe dit souhaiter que cet épisode difficile et peu glorieux de l’histoire du Québec et du Canada soit mieux enseigné.

« Nous, les descendants des British Home Children, on représente entre 3,5 et 4 millions de personnes à travers le Canada. Ce n’est pas rien, et pourtant, c’est une histoire qui est inconnue. »

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Comment parler de fusillade aux enfants?


Avec les évènements malheureux de la semaine en France, il est normal que tout le monde en parle autant dans les médias et dans les réseaux sociaux, mais il faut faire attention devant les enfants. Comment réagir de l’enfance vers l’adolescence s’ils posent des questions, semblent être anxieux ? Bien sûr, j’ose espérer que devant de jeunes enfants, on essaie d’éviter ce genre de nouvelles même si l’on croit qu’ils ne comprennent pas grand chose
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Comment parler de fusillade aux enfants?

 

À la suite d'événements tragiques comme une fusillade, comment faut-il aborder... (Photothèque Le Soleil)

Photothèque Le Soleil

Nadielle Kutlu

Collaboration spéciale

La Presse

À la suite d’événements tragiques comme une fusillade, comment faut-il aborder et expliquer un tel drame à nos enfants, jeunes et moins jeunes? Comment les rassurer? Et que faire de nos propres inquiétudes? Nancy Doyon est éducatrice spécialisée, coach familial et auteure du livre Parent gros bon sens. Elle répond à nos questions pour mieux outiller les parents.

CHEZ LES PETITS

 

Comment doit-on réagir avec les tout-petits?

Avec les enfants d’âge préscolaire, on essaie de les tenir le plus loin possible de ces images. On évite de regarder les nouvelles avec eux. Car ce type d’événements risque de créer des inquiétudes chez eux. À cet âge, ils ont de la difficulté à intégrer l’information et à comprendre ce qui se passe.

Si l’enfant a été exposé à ces images, pose des questions ou semble inquiet, comment doit réagir le parent?

Chez un enfant d’âge préscolaire ou scolaire, il faut d’abord être attentif à son état émotif avant de répondre directement à ses questions pour lui permettre d’exprimer ses inquiétudes et ses questionnements. On peut lui demander :

« Est-ce que ça t’inquiète? Qu’est-ce que tu en penses? »

 On valide ensuite son émotion en disant :

« Oui, c’est vrai, ce n’est pas le fun de voir ça à la télé. Moi aussi, ça m’inquiète un peu. Je trouve ça triste. »

Sans amplifier la situation ou mentir. Ensuite, on peut expliquer et rassurer. Mais quand on rassure trop vite, comme beaucoup de parents ont tendance à faire, c’est comme si on ne leur donne pas le droit d’avoir des émotions négatives.

Lorsqu’un enfant de 3-4 ans demande à ses parents : « Mais pourquoi il a fait ça? », que doit-on répondre?

Vers 3 ans, l’enfant ne comprend pas le concept de la permanence de la mort. Alors, on peut répondre :

« Je ne sais pas. C’est bizarre, parfois il y a des gens qui font des drôles de choses dans la vie qu’on ne comprend pas. »

Si ensuite, l’enfant continue de jouer, on n’a pas à aller plus loin. Mieux vaut éviter de dire que « c’est un méchant » afin de ne pas développer la peur « des méchants ».

Comme l’imagination des enfants est très fertile, cela peut-il nuire à leur compréhension des événements?

Ça peut à la fois nuire et aider. Quand l’enfant ne comprend pas quelque chose, il a tendance à combler ce vide avec son imagination et ça peut le rendre plus anxieux. Si on sent son enfant tendu, on n’hésite pas à revenir sur le sujet à différents moments pour clarifier la situation en lui demandant s’il y a des choses qu’il ne comprend pas ou qui l’inquiètent. Souvent, c’est aussi à travers son monde imaginaire que l’enfant exprime et évacue ses inquiétudes, comme par des jeux de rôles avec des poupées, des bonshommes ou des dessins. On peut l’encourager à dessiner ce qui l’inquiète, discuter du dessin puis le jeter.

Comment gérer ses propres inquiétudes devant les enfants?

Les enfants vont beaucoup se fier à la réaction des adultes pour évaluer la dangerosité d’une situation. Si on en parle sans arrêt devant eux, qu’on se dit inquiet, ils risquent de développer des craintes démesurées. Attention aussi au ton que vous employez. Et il faut savoir que c’est quand on ne s’adresse pas directement à eux que les enfants nous écoutent le plus ! Dès 2 ans, ils sentent d’instinct que ce qu’on leur dit directement peut sonner faux et n’est pas toujours le reflet de ce qu’on pense.

CHEZ LES PRÉADOS ET LES ADOS

 

Avec les enfants plus âgés, est-il préférable d’amorcer la conversation?

Oui, dès que l’enfant a environ 9 ans, il faut vraiment aborder la discussion avec lui, même s’il n’en parle pas. Ne serait-ce que pour avoir une discussion sur nos valeurs familiales, sociales, sur l’actualité internationale et vérifier la compréhension de l’enfant. Malheureusement, comme beaucoup d’adultes, les enfants mélangent un peu tout. Les ados et préados ont aussi tendance à déformer la vérité et généraliser les choses. Alors, ces discussions peuvent aider à nuancer leur jugement, à différencier dans ce cas un islamiste intégriste d’un musulman au sens large, et éviter l’intimidation à l’école auprès d’enfants musulmans.

Comme ils passent beaucoup de temps sur le web, certains adolescents qui se remettent en question peuvent être une proie facile pour les intégristes.

Comment les parents peuvent-ils s’assurer que leurs enfants ne tombent pas dans les idées des extrémistes?

Comme parent, initier la discussion peut nous donner une idée de la pensée de l’adolescent. Avec nos plus vieux, il est donc important de parler de la violence en général. Et d’en discuter à différents moments. Jaser avec nos jeunes, ça ne se fait pas en 20 minutes la seule journée où il se passe une tragédie. Ce sont des petites discussions ici et là, au quotidien. Beaucoup de parents oublient de le faire et ne s’adressent à leurs jeunes que lorsqu’il est question de leur dire quel comportement adopter. Ils n’ont pas vraiment de discussions philosophiques, éthiques ou psychologiques de façon régulière.

Si l’ado ne veut pas nous parler, comment doit-on réagir?

Si on sent notre ado inquiet, perturbé et qu’il refuse d’aborder le sujet, on peut réagir de deux façons.

D’abord, on peut lui exprimer nos propres inquiétudes par rapport à la fusillade. Si elles reflètent les siennes, il aura peut-être envie d’en parler un peu. Attention de ne pas trop le questionner ! S’il se sauve quand on veut lui parler, on peut aussi communiquer par écrit, par courriel ou même en laissant une note dans sa chambre. Même s’il ne répond pas, il saura qu’on se préoccupe de son état émotif et que la porte est toujours ouverte s’il veut discuter.

La deuxième option : on peut demander à une autre personne en qui il a confiance de lui parler, une tante, l’éducateur spécialisé de l’école, un enseignant. Les parents ne doivent pas laisser tomber juste parce qu’il s’enferme dans sa chambre et refuse de nous parler.

Quand demander de l’aide?

Mieux vaut consulter un psychologue si on se rend compte que notre jeune commence à avoir des symptômes d’anxiété ou de stress élevé durant plusieurs jours, des troubles de l’appétit ou des difficultés de sommeil. Aussi, si l’enfant parle de ces événements sans arrêt, pose trop de questions, se plaint de maux de tête, de ventre ou s’empêche de faire des choses qu’il aime normalement, car il manifeste ses craintes, il est préférable d’aller chercher de l’aide d’un professionnel.

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Morts de la télé-réalité : Ces émissions vont-elles trop loin ?


Je pense qu’à la suite de ce billet les gens devraient boycotter ces émissions. J’ai vu quelques émissions de télé-réalité quand cela a commencé, mais aux premiers épisodes, cela m’a écoeuré, car je trouve qu’ils allaient trop dans l’intimité des gens, mais je vois qu’avec le temps ces émissions en empirer dans leur intrusion des émotions des gens. C’est vraiment une forme de voyeurisme, de cruauté et de jugements, d’intimidation et d’humiliation pour ceux qui ne sont pas choisis, qui sont rejetés
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Morts de la télé-réalité : Ces émissions vont-elles trop loin ?

 

Alors que les émissions de télé-réalité se multiplie sur toutes les chaînes, que ce soit en France ou ailleurs, de trop nombreux incidents dramatiques commencent à poser sérieusement la question des limites à ne peut-être pas franchir si l’on préfère éviter que le divertissement ne tourne à la tragédie humaine, même s’il est déjà trop tard pour certains.

La télé-réalité va-t-elle trop loin ? Le question se pose à nouveau alors qu’en Corée du Sud, une jeune femme participant à une émission de dating s’est suicidée mardi 5 mars invoquant l’humiliation découlant des pratiques de tournage. Produit par SBS, l’une des 3 principales chaînes du pays, et diffusé depuis 2011 le programme intitulé Jjak (Le Partenaire) est censé permettre à 10 hommes et 10 femmes de trouver l’âme soeur (entre eux) après avoir passé une semaine isolés dans un hôtel au nom prometteur de « Cité de l’Amour » sur l’île de Jeju et y avoir vécu une série d’épreuves permettant de trouver le bon. Mais visiblement, plutôt que d’insister sur les couples potentiels, la production se concentrerait beaucoup sur la solitude et l’isolement des candidats éconduits, les forçant à manger seuls, mais face caméra.

« Je n’arrête pas de pleurer. J’ai eu tellement de malheurs dans ma vie, et je veux la terminer ici« , aurait écrit Chun, 29 ans, avant de se pendre à l’aide du câble de son sèche-cheveux, selon la police.

Pendant son aventure, elle aurait plusieurs fois fait comprendre à ses proches qu’elle se sentait tellement humiliée qu’elle préférait quitter le pays.

Dans un sms envoyé à des amis, elle indiquait que l’équipe tournait « beaucoup de scènes d'[elle] seule (..) pour mieux attirer l’attention sur les couples formés » et renvoyer l’image d’une jeune femme impopulaire et « sombre ».

Le quotidienDong-a Ilbo a par la suite recueilli de nombreux témoignages d’anciens candidats rapportant des vexations incessantes. Depuis cette tragédie, la chaîne a annulé la diffusion de l’émission et a présenté des excuses publiques à la famille de Chun et aux téléspectateurs. Mais Jjak est un programme parmi tant d’autres et même si la production décidait de l’arrêter, une autre prendrait le relais dans les semaines qui suivent.

Le double drame de Koh-Lanta

​En la matière, Koh-Lanta l’a bien prouvé. Suspendu suite à la mort de Gérald Babin, un candidat de 25 ans décédé d’une crise cardiaque, et du suicide du médecin de l’émission indirectement tenu pour responsable de cette disparition, le tournage de la nouvelle saison du programme mettant à l’épreuve tant physiquement que psychologiquement des candidats sur une île déserte devrait finalement reprendre cette année. Et si la défaillance cardiaque du jeune homme était notamment du à une malformation et qu’il a été conclu qu’elle était accidentelle, la gestion de son malaise a vivement été pointée du doigt par ses proches pour qui la production aurait caché certains détails.

La version française de l’émission n’est cependant pas la première à tourner au drame. En effet, en 2009, l’émission bulgare a également perdu l’un de ses candidats d’un arrêt cardiaque, sous l’oeil des caméras. Le tournage n’a pas été interrompu et le décès du participant avait même été utilisée au montage et diffusée à la télé. La même année, en Thaïlande, un candidat pakistanais d’un programme similaire a trouvé, en plein tournage, la mort en se noyant alors qu’il tentait de traverser un fleuve à la nage en portant un sac de 7 kilos.

Les tendances suicidaires d’anciens candidats

Elle était la bimbo de la toute première véritable émission de télé-réalité. Et si personne ne l’a véritablement oubliée, Loana n’a jamais vécu la vie rêvée que le succès éphémère de Loft Story laissait présager. Malgré une tentative infructueuse de percer dans les milieux de la musique, de la mode et de la télé, la jeune femme a suivi une pente douce vers les enfers depuis 2001. Aujourd’hui, c’est suite à ses fréquentes disparitions mais surtout à ses tentatives de suicide répétées que l’ex-candidate fait tristement parler d’elle. Dans plusieurs interviews, elle a confié son mal-être et l’absence de soutien psychologique après l’émission et son buzz intense mais bref a plus d’une fois été dénoncée.

Cette question a à nouveau été posée en 2011 après la mort d’un ancien participant de Secret Story 3, François-Xavier Leuridan, alias FX. Décédé dans un accident de la route dans la nuit du 8 au 9 août non loin du domicile de sa mère et de son petit frère à Bouée (Loire-Atlantique), le jeune homme de 22 ans au look androgyne s’est tué en se jetant sous une voiture. Lui qui était pourtant une figure emblématique de cette saison n’était pas parvenu à maintenir le cap et avait lui aussi multiplié les échecs (un single qui n’a pas fonctionné, une émission annulée au bout de deux semaines ou encore un rejet de la part de la production des Anges de la télé-réalité) qui l’ont mené à la dépression puis au suicide.

Toujours en France, une émission avait été entièrement déprogrammé après le suicide de l’un de ses participants. Candidat de Trompe-moi si tu peux, dont le concept était de caché son couple, quitte à tromper son partenaire, Jean-Pierre, un coiffeur de 32 ans, avait, selon ses proches, avait très mal vécu la fin de son couple avec son compagnon Akim, vraisemblablement provoquée par leur participation au programme.

Mais la liste est plus longue. Selon Télérama, la mort de la jeune Coréenne porterait au nombre de 18 le nombre de morts suite à une télé-réalité. Aux Etats Unis, un père célibataire s’était tué après avoir participé à l’émissionSupernanny. L’homme aurait craint de devenir comme son père dont il avait subi les abus étant enfant et d’être incapable de gérer ses propres fils. En 1997, en Suède, un autre candidat d’un programme type Koh-Lanta s’était donné la mort après avoir mal supporté d’être éliminé dès le début de l’émission. Simple fragilité des candidats ou jeu des émissions sur leurs faiblesses qui les pousseraient à bout ? Les mêmes questions resurgissent à chaque drame, sans pour autant obtenir de réponses, ni même une baisse du succès de ces programmes, toujours plus nombreux.

http://www.aufeminin.com/

Les tragédies


Dans tous les grands drames humains, par exemple dans la guerre, la surconsommation, causée par l’homme, il y a quelqu’un qui se démarque pour tendre la main, changer les choses, améliorer le sort des autres
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Les tragédies

 

 

« Les tragédies de l’Histoire révèlent les grands hommes ; mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies.  »

Maurice Druon

7 clés pour comprendre la solidarité après une tragédie


Je trouve que c’est un article très intéressant pour une communauté ou une école/université par exemple qui vivent des catastrophes, comme une tuerie ou le déraillement du Lac-Mégantic. Les points positifs et négatifs de la solidarité. Mais quand la solidarité est bien équilibrée cela aide à mieux passé au travers, Je crois que le Lac-Mégantic penche beaucoup sur le côté positif de la solidarité
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7 clés pour comprendre la solidarité après une tragédie

 

Des résidants de Lac-Mégantic se réconfortent après la tragédie – Photo: Ryan Remiorz / Presse Canadienne

Des résidants de Lac-Mégantic se réconfortent après la tragédie ferroviaire. Photo: Ryan Remiorz / Presse Canadienne

Le sociologue américain James Hawdon s’intéresse aux bienfaits de l’entraide et de la cohésion qui émergent dans la foulée d’un désastre (la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, par exemple)… mais aussi à leurs côtés un peu plus sombres

Les monuments spontanés à la mémoire des victimes. Les oursons et bouquets de fleurs déposés près du site du drame. Les veillées à la chandelle, les envolées de colombes. Les effusions de sympathie provenant de partout au pays.

Le sociologue américain James Hawdon a tout vu. Non pas à Lac-Mégantic, lieu de la tragédie ferroviaire qui a fait une cinquantaine de victimes et réduit en miettes le cœur du village, mais à l’université Virginia Tech, en 2007. Il était là lors de la fusillade qui a fait 33 victimes, l’une des plus meurtrières de l’histoire des États-Unis.

Ce spécialiste de la sociologie du crime s’intéressait depuis longtemps aux communautés qui s’unissent pour combattre la violence. L’événement du printemps 2007 lui a inspiré un nouveau programme de recherche : la solidarité sociale après les tragédies.

« C’est une réaction courante et tout à fait spontanée, dit le chercheur. On assiste à des moments extrêmement intenses émotivement, qui dirigent l’attention de chacun sur la communauté. Leur fonction est très semblable à celle des funérailles : dire haut et fort que, bien qu’un de ses membres ne soit plus de ce monde, le groupe, lui, est toujours là. Nous sommes peut-être éclopés, mais pas vaincus. »

Avec des collègues américains et finlandais, James Hawdon a produit au moins une douzaine d’articles savants sur la réaction des collectivités aux catastrophes, dont celle de Virginia Tech, mais aussi une fusillade survenue la même année dans un centre d’achats d’Omaha, au Nebraska, qui a fait 9 victimes; deux tueries dans des établissements scolaires de Finlande – à Jokela, en 2007, et à Kauhajoki, en 2008 –, de même que l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, en 2010, dans le golfe du Mexique.

Ses travaux jettent un éclairage plein de finesse sur les bienfaits de l’entraide et de la cohésion qui émergent dans la foulée d’un désastre, mais aussi sur leurs côtés sombres.

L’actualité l’a joint à son bureau de Virginia Tech, à Blacksburg, en Virginie, d’où il a suivi attentivement les développements à Lac-Mégantic.

1. C’est bon pour le moral
La solidarité a un effet protecteur à long terme contre la détresse psychologique.

« Dans toutes les localités que nous avons étudiées, plus les gens expriment de la solidarité envers leur communauté, meilleure est leur santé mentale, selon des tests qui mesurent la détresse émotionnelle, les symptômes de dépression et de stress post-traumatique. Ces effets étaient observables 6 mois, un an ou même 18 mois après la tragédie.

Bien sûr, on peut se poser la question de l’œuf ou la poule : est-ce vraiment la solidarité qui favorise la santé mentale, ou est-ce leur bonne santé mentale qui amène ces gens à se montrer solidaires ? Nous avons pu le vérifier à Virginia Tech, en suivant le même groupe d’étudiants, de professeurs et d’employés pendant plus d’une année. Ceux qui étaient les plus solidaires immédiatement après le massacre étaient psychologiquement moins mal en point que les autres lorsqu’on les a sondés de nouveau 13 mois plus tard.

Et ce n’est pas seulement parce que la solidarité nous fait bénéficier d’un meilleur réseau social. C’est autre chose : c’est être fier de faire partie de la communauté, sentir qu’on partage les mêmes valeurs, qu’on peut faire confiance à ses voisins, que les gens travaillent ensemble pour le bien de la collectivité. Et cette solidarité a des effets protecteurs, que l’on ait ou non accès à du soutien dans son cercle intime. »

2. Solidarité sélective
Certaines conditions doivent être réunies pour que ce sentiment se manifeste après une catastrophe.

« D’abord, les survivants doivent posséder une identité collective. Les habitants d’une ville en ont une, pas les passagers d’un vol. Après les attentats du 11 septembre 2001, notamment, les gens avaient l’habitude de dire : « Nous sommes tous New Yorkais ». Après un écrasement d’avion, vous n’entendrez personne déclarer que nous sommes tous des voyageurs aériens. On a de la peine pour les défunts et leurs proches, bien sûr, mais on n’est pas pris d’un élan de solidarité envers eux.

Ensuite, la communauté doit se définir collectivement comme une victime de la catastrophe. C’est-à-dire que ce ne sont pas seulement les morts, les blessés et leurs familles qui sont touchés, mais la collectivité tout entière, en tant qu’entité – comme à Lac-Mégantic, où le cœur même de la communauté a été atteint.

Finalement, les victimes doivent être perçues comme étant morales et n’ayant pas mérité leur sort. C’est évidemment le cas, ici aussi, de Lac-Mégantic. Mais il y a des tragédies dont les victimes sont dépeintes sous un jour moins favorable. À la suite de l’ouragan Katrina, par exemple, des cas de pillage et de violence à la Nouvelle Orléans avaient été rapportés dans les médias. Quoique la vaste majorité de ces histoires se soient révélées fausses, c’était néanmoins plus difficile de se solidariser avec les rescapés. Nous étions empathiques, mais nous ne nous sentions pas « tous Néo-Orléanais ». »

3. N’annulez pas les matchs de soccer
L’élan de solidarité qui suit une tragédie s’essouffle au bout de quelques mois. Voici comment la cultiver.

« On sait qu’après une tragédie, la solidarité demeure élevée pendant environ six mois avant de revenir à son niveau d’avant. Ainsi, nous n’avons pas vraiment été surpris de voir toutes ces effusions de solidarité dans la foulée du massacre de Virginia Tech. Ce qui nous intéressait surtout, c’était de savoir comment la maintenir.

Nos recherches suggèrent que pour entretenir la solidarité à long terme, il ne suffit pas de se joindre aux intenses rituels collectifs qu’un groupe organise pour faire son deuil. Il faut aussi prendre part à la vie communautaire, c’est-à-dire aux activités locales qui n’ont rien à voir avec la catastrophe – fréquenter les commerces du coin, le marché, l’église, les ligues sportives des enfants, les clubs sociaux. À Virginia Tech, nous avons constaté que les gens qui avaient participé à ce genre d’activités immédiatement après la tuerie se montraient plus solidaires, même un an plus tard. Le réflexe est souvent de tout annuler, par respect pour les victimes. Parler de la floraison des glaïeuls au club de jardinage, par exemple, peut sembler tout à coup frivole. Pas besoin de causer des fleurs. L’idée est avant tout de se réunir, pour montrer que la communauté, bien qu’abîmée, bien que souffrante, existe encore. »

4. Partir ou rester ?
Certains survivants pourraient être tentés de s’exiler pour aller panser leurs plaies ailleurs. Ont-ils raison ?

« Lors d’une cérémonie à la suite de la fusillade de Virginia Tech, une professionnelle de la santé mentale avait recommandé aux étudiants d’aller « là où ils recevraient les meilleurs câlins » : autrement dit, chez leurs parents, dans leur ville natale. Je me souviens avoir pensé que c’était la pire chose à leur dire; ce sont plutôt les parents qu’il aurait fallu faire venir ici.

Nos travaux l’ont confirmé. Les étudiants qui sont retournés chez eux et qui n’étaient toujours pas revenus à l’université 5 mois, 9 mois ou un an plus tard, étaient en moins bonne santé psychologique que ceux qui sont restés. Ceux qui sont partis n’ont pas pu être témoins de la résilience de leur communauté. Ils n’ont pas pu voir qu’il y avait aussi sur le campus des étudiants qui placotaient et riaient, pas seulement les jeunes en pleurs qu’on voyait à la télé.

Bien sûr, pour ceux qui sont directement affectés par un drame – ceux qui ont perdu un mari, une épouse, un fils, une fille –, c’est une autre histoire. Mais pour les victimes indirectes, il faut éviter le repli sur soi, se garder de mettre trop l’accent sur le traumatisme psychologique individuel, afin de ne pas priver les gens de leur communauté. Non seulement est-ce important d’être là pour les autres, mais c’est aussi important de voir que les autres sont là pour nous. »

5. Facebook ne suffit pas
Il n’y a rien comme un contact direct avec un être humain pour se réconforter.

« Pendant la semaine qui a suivi le drame, les étudiants de Virginia Tech ont discuté de l’événement avec leur entourage : ils ont parfois échangé en personne, d’autres fois par texto, par courriel ou par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Dans l’une de nos études, nous avons évalué l’efficacité de ces différents modes de communication comme sources de réconfort après une tragédie.

Qu’ils en parlent à leurs parents, à leurs amis ou à leurs connaissances ne changeait pas grand chose. La fréquence des interactions n’était pas non plus d’une importance capitale. Mais le médium utilisé, lui, faisait une différence. Chercher du réconfort en communiquant en ligne avec ses proches, c’est bel et bien bénéfique pour la santé mentale… mais seulement si on le fait aussi face à face. Les interactions virtuelles peuvent compléter les échanges en personne, mais ne peuvent pas les remplacer. »

6. Trop, c’est comme pas assez
Une solidarité mal placée peut devenir un fardeau pour celui qui la reçoit.

« Certains survivants, surtout ceux qui sont les plus directement touchés par une catastrophe, peuvent se sentir submergés par les expressions de sympathie à leur endroit. Quand on perd un être cher, on peut avoir besoin d’un câlin, mais préférablement de la part de quelqu’un qu’on connaît ! Des étudiants – surtout des étudiantes – m’ont raconté que de parfaits étrangers les prenaient spontanément dans leurs bras à la suite de la tuerie de Virginia Tech. D’autres se faisaient suivre par des gens qui tenaient à leur exprimer leurs condoléances. D’autres encore se sont sentis envahis par la quantité de visiteurs venus leur offrir leurs sympathies à la maison. La solidarité pousse parfois les gens à dépasser les limites. »

7. Le côté sombre
Ce sentiment fait pour nous unir peut, paradoxalement, nous diviser.

« Le danger, c’est que l’esprit de corps intense qui naît entre les survivants peut faire en sorte d’exclure ceux qui ne font pas partie du groupe. À Jokela, en Finlande, les jeunes ont tissé entre eux des liens extrêmement forts à la suite de la fusillade qui a fait neuf victimes dans leur école secondaire, au point de tenir à distance leurs propres parents. De la même manière, les étudiants qui ont fait leur entrée à Virginia Tech en 2008, l’année suivant le massacre, se sont sentis exclus pendant toute la durée de leurs études : seuls ceux qui avaient vécu l’événement étaient considérés comme des « vrais ».

Il arrive aussi que la solidarité elle-même ne fasse pas l’unanimité, creusant un fossé au sein de la collectivité. La ville finlandaise de Kauhajoki, par exemple, s’est retrouvée divisée en deux clans après la fusillade dans laquelle 11 personnes ont péri à l’université. Certains résidants estimaient que la solidarité prolongeait la tragédie au lieu de les aider à s’en remettre. D’autres se sentaient rejetés s’ils montraient trop de chagrin.

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